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ISBN : 2707128481
Éditeur : La Découverte (14/04/1998)

Note moyenne : 4.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Voici l'histoire édifiante d'un enfant du Limousin qui naquit au lendemain de Waterloo, commença à travailler comme maçon à quatorze ans, sachant à peine lire et écrire, fut désigné comme candidat à la députation en 1848, au cours d'une assemblée générale de travailleurs à la Sorbonne, se consacra à la défense des institutions républicaines, fut proscrit par l'Empire, fut professeur dans une académie militaire britannique et termina sa vie entouré de respects et d'h... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Epictete
  07 mars 2014
Martin Nadaud, fils de modeste paysan Creusois, va vivre un destin aussi exceptionnel qu'inattendu.
Né en 1815, à Soubrebost, en Creuse, il part dès 1830 sur les chantiers de construction à Paris, comme nombre de ses concitoyens creusois. En 1834, il adhère à la société des droits de l'homme et bientôt, il ouvre dans sa chambre une école afin d'instruire ses collègues.
En 1848 il participe aux événements révolutionnaires et devient président des Creusois de Paris. Il est élu représentant de la Creuse à l'assemblée législative en 1850, c'est lui qui prononce à l'assemblée la fameuse phrase « A Paris, quand le bâtiment va, tout va… »
Il est arrêté en 1851 comme opposant à Louis-Napoléon Bonaparte, puis exilé d'abord en Belgique, ensuite en Angleterre où il reprend les outils de maçon.
Il devient professeur de français, puis va enseigner à l'école préparatoire militaire de Wimbledon.
En 1870 il est nommé préfet de la Creuse par Gambetta, poste dont il démissionnera, et il entre au conseil de Paris, et est élu en 1876 député de la Creuse. Il effectuera trois mandats jusqu'en 1889, période à laquelle in va se retirer dans sa maison natale où il rédigera ses mémoires. Il meurt en 1898 à 83 ans.
Ce sont ces mémoires que nous proposent les éditions « La découverte », dans la collection « Sciences humaines et sociales » que j'aime beaucoup.
Le destin de Martin Nadaud rend le récit captivant. Mais le style à la fois travaillé, comme on était capable d'écrire au dix-neuvième siècle, et simple comme peut écrire un homme qui a beaucoup vécu, tout en restant proche de ses racines et de ses congénères.
Cet homme s'est toujours battu pour de nombreuses causes ou projets, auxquels son nom est associé, même si tout n'a pas toujours abouti immédiatement.
Il est à l'origine, entre autres sujets de :
- L'aménagement des rues de Rivoli et de l‘Opéra, à Paris.
- L'instauration du droit de grève.
- La réduction du temps de travail des femmes et des enfants.
- Les conditions de vie des détenus.
- le travail des enfants incarcérés.
- La création de l'enseignement professionnel.
- La loi sur les accidents du travail
- Etc …
Il est à mon avis très édifiant de lire des biographies de personnages de ce type. On se rend compte que les grandes causes sont à la portée de ceux qui veulent bien s'en occuper, et que les vies bien remplies sont destinées à ceux qui n'attendent pas que l'on ait tout organisé pour eux. Cela donne toujours une petite leçon ; tout au moins cela aide à réfléchir.
Il faut également garder assez de recul pour apprécier le côté humoristique du texte (Pas toujours volontaire…)
Un livre que je trouve très plaisant, instructif et qui remet en lumière un personnage un peu oublié de notre histoire.
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La31
  19 décembre 2018
Martin Nadaud est une figure emblématique de l'émigration creusoise.
Son livre est passionnant.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
EpicteteEpictete   07 mars 2014
Il y avait, à cette époque où le travail manquait souvent à certains ouvriers, un assez bon nombre de maîtres compagnons qui n'étaient pas honteux de se faire payer à boire par les malheureux qui battaient le pavé des rues à la recherche d'un chantier.
Ce reproche, jamais aucun ouvrier ne l'adressa à Maffrand parce qu'il n'eut jamais recours à de semblables moyens. Sa pensée dominante était d'inculquer à la jeunesse qui était autour de lui, l'amour du travail et des idées de sobriété et d'honneur.
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wentworth23wentworth23   19 avril 2013
« Dans cet intervalle arriva la révolution de 1830. La population se souleva et courut vers Paris ; mon père ne fut pas des derniers à se mettre en route, et d’un bon pas je le suivis. Nous rentrâmes dans Paris par la barrière de Montreuil. C’était le 31 juillet ; ai-je besoin d’ajouter que mon émotion fut grande en voyant barricades sur barricades jusqu’à la Bastille ? Mails il nous fut impossible d’aller plus loin.
Quel tableau pour un enfant qui sortait de son village ! C’était un coup d’œil grandiose, au-delà de toute expression, que de voir tout un peuple dans la rue, fier de sa victoire sur un roi et des ministres pervers qui avaient cherché à lui ravir les quelques lambeaux de liberté que lui avait octroyé la Chartes de 1815. Il y avait de quoi s’extasier et rester muet d’étonnement. »
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wentworth23wentworth23   19 avril 2013
« Parmi nous, Creusois, il y avait de petits clans, de mesquines rivalités de cantons et même de communes. On avait baptisé du nom de Brulas, les ouvriers qui étaient originaires de La Souterraine, du Grand-Bourg et de Dun , et de Bigaros ceux qui venaient de Vallière, Saint-Sulpice-les-Champs, Saint-Georges et Pontarion » et les deux groupes se regardent « en chien de faïence »
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wentworth23wentworth23   19 avril 2013
« Si je puis me flatter d’avoir rendu quelques services à mes concitoyens, les ouvriers de la Creuse, je considère cette époque comme n’étant pas la moins importante de ma vie. C’est assurément celle qui vit se former le parti républicain parmi les émigrants creusois. Car tout en donnant à mes élèves les premières notions d’une instruction élémentaire, je leur apprenais à aimer la république et à se représenter cette forme de gouvernement comme seule capable d’élever graduellement le peuple au niveau des autres classes de la société, tant au point de vue moral qu’au point de vue des droits politiques et sociaux ».

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wentworth23wentworth23   19 avril 2013
« Singulier logement que celui que j’allais occuper. Il était situé à l’entresol et si bas de plafond qu’on pouvait à peine y marcher droit. Dans ce local, sorte de fouillis, il y avait des auges, des règles de maçon, des planches, de la ferraille de toute sorte ; ajoutons qu’il était à peine aéré et que la moitié des carreaux manquaient sous nos pieds.
Aujourd’hui que nous avons des lois sur les logements insalubres, la police ne manquerait pas d’interdire ces sortes de taudis. Mais à cette époque notre chambre ne différait guère de celles réservées partout ailleurs aux ouvriers. »
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