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Marc Mécréant (Traducteur)
ISBN : 2877303535
Éditeur : Editions Philippe Picquier (19/05/1998)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Dans un ton mélancolique, Kafû brosse un tableau sans fards des moeurs dans le quartier de plaisir de Tokyo: des hommes jaloux qui se battent entre eux pour dépenser les plus grosses fortunes, des clients furtifs, des prostituées égoïstes et des plaisirs `meurtriers'.

Le caractère principal, la jeune barmaid Kimie, vit d'un soir à l'autre en vendant sans la moindre honte ses services au premier venu. A un certain moment, elle se trompe et réserve quat... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
mh17
  09 février 2020
Magnifique portrait de femme
Le livre est une chronique des quartiers de plaisirs durant une saison, à Tokyo, au début des années 30. Nous suivons surtout Kimie, jeune serveuse de bar ( entraîneuse, prostituée) dans ses déambulations : tramways, ruelles infestés de rats, bars à enseignes lumineuses, taxis criards, garnis miteux, hôtels de passe, maisons de rendez-vous où se côtoient geishas de toutes catégories, serveuses, bourgeois, nouveaux riches etc. Kimie a choisi de fuir sa famille provinciale qui voulait la marier, elle refuse d'être entretenue par Kiyooka, riche écrivain populaire, Elle n'éprouve aucune honte et brûle la chandelle par les deux bouts tout en étant très pragmatique. Le narrateur adopte aussi par séquences le point de vue de Kiyooka, jaloux comme un pou et de la fiancée flouée de celui-ci, une femme moderne, occidentalisée, mais dépendante...
Le style est élégant, jamais vulgaire, plein de finesse et de sensibilité.
J'ai lu ce livre dans l'édition Picquier poche, traduit par Marc Mécréant.
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ericbo
  13 octobre 2017
Avec ce récit, on est bien loin de la nostalgie qui imprègne les personnages de "La Sumida". Nous sommes plongés dans les années 30 et les temps ne sont plus au regret d'une "époque enchanteresse". On entre dans la vie de Kumie, serveuse de bar fréquentant le monde de la nuit, celui des geishas, de la violence et de l'alcool. Avec ses compagnes, elles enchaînent les relations sans lendemain.
Inutile de chercher la tendresse et la mélancolie que l'on retrouve dans d'autres romans de Kafu. Ici, l'époque est sombre, tous comme le monde qui nous est dépeint. Les relations y sont triviales et sans espoir.
A lire pour la description de l'ambiance de cette époque.
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Mimeko
  11 janvier 2015
Ce court roman évoque les destins croisés de plusieurs personnes, toutes liées à la nuit, barmaids, geishas, protecteurs, tout un petit peuple qui s'anime.
Il y a un côté "Balzac" dans les situations et surtout dans les descriptions des personnages, dans leur médiocrité, leur lâcheté, dans les stratagèmes mis en place (par Susumu) écrivain qui se repose sur ses lauriers et veut conserver Kimie, la barmaid comme maîtresse.
On passe quelquefois d'un personnage à l'autre comme du coq à l'âne, s'intéressant provisoirement à un personnage qui disparaît 3 pages plus loin ou au contraire en faisant sortir du bois un personnage surgi du passé, bref, j'ai trouvé ce récit un peu fouillis avec l'avantage certain de nous faire découvrir la vie d'un quartier de plaisir et de s'apercevoir que les japonais peuvent se révéler bien médiocres.
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ASAI
  08 février 2020
Cette lecture a été une belle pause dans un Japon maintenant très ancien (1920-1930). Je ne veux pas raconter l'histoire (il n'y en pas vraiment). Pour aimer ce petit livre, il est indispensable de vouloir aimer et comprendre le Japon, sa culture et son histoire. le personnage principal est très intéressant mais à remettre dans le contexte et de son époque et de son pays. C'est bien écrit.
Personnellement, j'ai vraiment aimé cette lecture, mais je concevrai que ce ne soit pas le cas de tout le monde.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
OsmantheOsmanthe   03 janvier 2015
Elle se serra contre Kiyooka sur le point de s'engager dans l'escalier, approcha tout près son visage comme pour l'embrasser, en fermant à demi ses paupières aux longs cils. Il jugea le procédé exécrable; mais en présence de cette femme qu'il ne détestait pas foncièrement et qui était si troublante avec ses gestes de grande passionnée, il sentit à cette minute précise se perdre dans les airs le sourd ressentiment qui ne le quittait pas; face à une pareille fille née pour être une parfaite prostituée, tous les blâmes formulés au nom de la morale s'avéraient peut-être d'une dureté excessive. Si l'on voyait en elle une sorte d'instrument à allumer les bas instincts des hommes, encore moins était-il fondé à lui reprocher ce qu'elle pouvait faire quand il ne la voyait pas; ses amants n'étaient pour elle que des jouets et qu'elle mettait au rancart selon son bon plaisir ? Pourquoi pas, après tout ?
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ericboericbo   13 octobre 2017
En ce temps-là, malgré sa dépravation, ses épaules, ses reins conservaient encore quelque chose d'une fille vierge ; aujourd'hui, avec cet ovale du visage qui, des pommettes à la pointe du menton, était la grâce même, avec cette plénitude luxuriante des chairs que le peignoir entrouvert et la position assise en tailleur laissaient voir de la poitrine à la région des cuisses alors que les épaules et la nuque semblaient plus minces et plus flexibles que par le passé, ce qui retenait l'attention, c'était un charme ensorceleur qu'on ne trouve nulle part dans toute la personne d'une femme qui gagne honnêtement sa vie.
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MimekoMimeko   11 janvier 2015
Pour reprendre mes termes de tout à l'heure, il existe d'un objet sa réalité essentielle et son reflet illusoire. Qu'un objet donné produise une ombre est dans l'ordre de la nature; mais selon le temps et les circonstances, le phénomène inverse se présente lui aussi, où c'est l'ombre qui fait surgir l'objet. Voilà pourquoi si l'on commence par abolir l'ombre, l'ordre naturel et les choses de ce monde s'acheminement tranquillement vers un règlement tranquille.
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MimekoMimeko   11 janvier 2015
- Arranger quelque chose... tu veux dire que tu envisages son rachat ? Il faut y regarder à deux fois !
- J'ai pensé que si toi, tu menais l'affaire, ça marcherait.
- Pas la peine de lâcher la grosse somme; car ou bien la fille, avec le montant de sa rançon envisage la possibilité de se marier plus tard ou de réaliser quelque autre rêve et alors elle prendra d'elle-même sérieusement les choses en main; ou bien elle n'y verra qu'une péripétie sans intérêt et elle laissera tomber
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MimekoMimeko   11 janvier 2015
- Vous êtes tout à fait excusable de ne pas vous rappeler; c'est à cause de ma dégringolade au niveau de chauffeur de taxi. Mais vous-même avez beau être devenue barmaid, ce n'est pas une raison pour vous percher si haut : même montée en grade, une fille de bar reste fondamentalement ce qu'elle est.
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Video de Kafū Nagai (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kafū Nagai
Ryoko Sekiguchi Patrick Honoré le Club des gourmets et autres cuisines japonaises. Traduire. Où Ryoko Sekiguchi et Patrick Honoré tentent de dire de quoi est composé "Le Club des gourmets et autres cuisines japonaises", présenté par Ryoko Sekiguchi, et comment a été traduit du japonais ce recueil de Kôzaburô Arashiyama, Osamu Dazai, Rosanjin Kitaôji, Shiki Masaoka, Kenji Miyazawa, Kafû Nagai, Kanoko Okamoto, Jun?ichirô Tanizaki traduits par Ryoko Sekiguchi et Patrick Honoré, à l'occasion de sa parutuion en #formatpoche aux éditions P.O.L et où il est question notamment de la traduction à deux mains, de Patrick Chamoiseau et de mangas,et des mots pour dire la nourriture et la cuisine. "Si le Japon est connu comme un pays de fine gastronomie, sa littérature porte elle aussi très haut l'acte de manger et de boire. Qu'est-ce qu'on mange dans les romans japonais?! Parfois merveilleusement, parfois terriblement, et ainsi font leurs auteurs, Tanizaki, Dazai, Kafû du XIIe siècle à nos jours, dix gourmets littéraires vous racontent leur histoire de cuisine."
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