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Achille(s) (Traducteur)
ISBN : 291516813X
Éditeur : Akileos (08/10/2004)

Note moyenne : 4.3/5 (sur 72 notes)
Résumé :
Courtney Crumrin déménage.
Et ce n'est pas fait pour lui faire plaisir. Après avoir vécu des années au-dessus de leurs moyens, son père et sa mère ont enfin trouvé une solution à leurs difficultés financières. Ils partent en banlieue, dans la maison de leur très riche oncle, le Professeur Aloysius Crumrin. L'immense manoir victorien du vieux Crumrin ne détonne pas dans le quartier huppé de Hillsborough. Toutefois, Courtney va bientôt découvrir que l'oncle Alo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
Moro
  26 octobre 2014
En observant les éditions de cette bande dessinée, je me rends compte qu'il existe une version couleur, et une version noire et blanche. Même si j'aurais préféré lire la version noire et blanche, que je suppose être l'originale, ce n'est malheureusement pas le choix de ma bibliothèque ! Je pense que le passage à la couleur enlève de la force au récit, mais malheureusement, je ne peux guère plus en juger. Cette bd m'a surtout tentée pour sa couverture sombre, et l'air très agacé de cette jeune héroïne sur la couverture... Curieusement Courtney en elle-même est un personnage assez classique dans sa marginalité : un peu peste, misanthrope, elle n'arrive pas à s'intégrer car elle se trouve en décalage avec les autres, adultes ou autres adolescents (de ce fait la plupart des autres personnages n'ont pas de développement approfondi...Mais son esprit frondeur nous embarque malgré tout, elle-même guidée par l'ennui qui la tenaille, et la curiosité dans cette grande maison lugubre tenue par un oncle encore plus lugubre. Ses troubles sont ceux de l'adolescence, chaque histoire s'appuie à la fois sur les problèmes de Courtney, notamment d'acceptation, mais aussi d'éléments fantastiques qui écaillent une réalité un peu trop lisse. Car il n'y a guère de bons sentiments : le fantastique s'incruste partout, même dans les lits de bébés, et conduit parfois à la mort. Courtney fait ses premiers pas de sorcière, épaulée de loin par son oncle, mais les histoires restent agréables tant les fins savent ne pas être moralisatrices, et insistent plutôt sur la cruauté de la vie. L'environnement hostile pour Courtney est moins la forêt et le manoir peuplé de créatures fantastiques et malignes, que la banlieue américaine où ses parents se sont abîmés. On retrouve bien cette ambiance si particulière propre aux Etats-Unis, mais contaminée par la présence du fantastique : les fins sont rarement celles attendues, et la critique s'en fait plus cinglante, surtout sur le paraître et les apparences. Je ne suis pas très emballée par le style graphique, même si le travail sur les ombres est très intéressant, ainsi que les couleurs, souvent douces et crépusculaires, mettant en valeur l'opposition entre scènes de jour et de nuit, aux teintes violettes. J'ai un peu de mal avec le fait que Courtney soit aussi frontalement différente des autres personnages ; elle n'a pas de nez, et des yeux vraiment trop grands (cela est dû au fait qu'elle est la seule à les avoir de couleur aussi noire, une conséquence du passage à la couleur). Peut-être est-ce pour souligner sa marginalité, mais elle détonne un peu trop pour sembler réelle. le rythme est bon, les histoires reprennent des éléments parfois classiques (comme le double maléfique), parfois moins, inspirés de légendes. Pour l'instant il n'y a guère d'enjeux, mais j'ose espérer qu'une histoire complexe va se tisser au fur et à mesure des tomes, tout comme le lien entre Courtney et son mystérieux oncle. Je vais certainement me pencher sur la suite avec attention.
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lunch
  08 juin 2013
La plupart des gens aiment à cataloguer un récit dans un style qui va le définir. Une oeuvre aura alors son public cible : une tranche d'âge ou un goût prononcé pour un genre bien particulier.
Certaines oeuvres, plus rares, savent s'affranchir de ces limites et sont assez intelligentes pour ne pas se laisser cadenasser dans un moule. C'est le cas de Courtney Crumrin.
Courtney est une petite fille en pleine adolescence. Ses parents, fauchés, ont décidé d'emménager dans la maison du grand-oncle Aloysius pour pallier à leurs problèmes financiers. Issue d'un quartier modeste, la petite famille déboule alors dans la grande maison lugubre du vieil homme et tente de se faire une petite place au sein de l'aristocratie environnante de Hillsborough (littéralement « arrondissement de la colline »).
L'adolescence est une période de vie fascinante qui se situe entre l'enfance et l'âge adulte. Il y a cette irrémédiable envie de grandir qui se caractérise souvent par un conflit plus ou moins violent avec les parents. Et puis il y a aussi cette curiosité des choses de la vie, ce besoin de se sentir concerné, de prendre son indépendance.
Courtney se retrouve, avec ce déménagement, chamboulée dans ses repères. Elle est en pleine reconstruction. de plus, l'arrivée dans un quartier riche pour une fille issue de la banlieue ne plaide pas en faveur de son intégration : elle est esseulée, tenue à l'écart par ses camarades de classe. Il faut dire qu'elle habite dans « la maison hantée de la ville », celle qui effraie tout le voisinage : cela n'aide pas !
Mais la jeune fille est curieuse, un tantinet espiègle... et elle n'a peur de rien !

On pourrait faire un quelconque rapprochement avec l'univers d'Harry Potter. Cette envie de parler aux enfants par le biais d'une histoire qui les heurte et les mets mal à l'aise. La préface écrite par l'amie de l'auteur (il faut dire que cette petite fille atypique et courageuse porte le même nom qu'elle et qu'elles semblent toutes deux avoir vécu le même problème d'intégration), elle-même écrivain, l'exprime bien : « Les seuls contes pour enfants qui sont de véritables classiques, intemporels et aimés, sont aussi ceux qui sont subversivement honnêtes sur les horreurs de la vie. Les enfants font face à la réalité à un niveau beaucoup plus basique que les adultes, et ne croient pas aux histoires qui sont trop mignonnes. »
Ted Naifeh n'hésite pas à proposer un album, certes orienté jeunesse, mais surtout mature. Il prend le parti de ne pas choyer son lectorat, de lui montrer des choses flippantes, ce qui donne du caractère à l'album qui en devient aussi savoureux pour les plus jeunes que pour les adultes.
[...]

La suite de la chronique sur BenDis... !
Lien : http://bendis.uldosphere.org..
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Melisende
  22 mars 2014
J'avais vaguement entendu parler de la petite Courtney mais ne m'étais jamais vraiment penchée sur la question. La demoiselle s'est rappelée à mon bon souvenir lorsque je l'ai croisée - très surprise ! - dans le fonds BD de la bibliothèque (ça change des livres de droit ou de socio…). Malheureusement, seul le premier volume (la série en compte 6) est disponible, je n'ai donc pas pu poursuivre les aventures de Courtney… mais un jour, c'est sûr !
Prenez Mercredi de la Famille Adams, ajoutez-y un soupçon d'Emily the Strange et pas mal d'éléments du folklore « celtique » et vous obtenez les aventures de la jeune Courtney Crumrin, jeune adolescente parachutée dans une nouvelle vie à cause du déménagement de sa famille. Marginale dans une école d'enfants riches, la demoiselle ne vit pas des journées de tout repos… et ce ne sont pas ses nuits dans le manoir de son oncle Aloysius, nuits agitées de présences étranges, qui égayent son quotidien. Heureusement, le dit oncle ne la laisse pas en plan et lui ouvre les yeux sur un univers parallèle, sur les choses de la nuit.
Chaque journée et aventure se voit ainsi accompagnée d'un soupçon de surnaturel : rencontre avec le gobelin Butterworm qu'elle réussira à amadouer pour qu'il lui rende service, baby-sitting auprès d'un nouveau-né plus que bizarre (changeling et tout le toutim)… Ted Naifeh surfe constamment entre répliques humoristiques et situations horrifiques et n'en oublie pas moins de proposer des thèmes universellement approuvés et utilisés dans la littérature pour la jeunesse (puisque oui, apparemment, cette série est destinée aux adolescents) : la solitude des enfants « pas comme les autres » et les situations qu'ils rencontrent à l'école (racket, brimades…), les relations difficiles avec ceux qui représentent l'autorité (les parents, les professeurs…), les questionnements « existentiels » liés à cet âge…
Courtney, courageuse, espiègle et au caractère bien trempé, est une héroïne attachante que j'ai aimée suivre et que je regrette de ne pas pouvoir retrouver rapidement dans les volets suivants. Je regrette également de ne pas pouvoir me plonger à nouveau dans les illustrations de Ted Naifeh, illustrations en noir et blanc hyper détaillées et jouant sur les ombres avec brio. Certaines vignettes (parfois en pleine page), valent le coup d'oeil !
Derrière une esthétique clairement « gothique », l'auteur/illustrateur n'oublie pas de distraire, évidemment, mais aussi de faire passer quelques messages intelligents.
Lien : http://bazardelalitterature...
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IdeesLivresMandarine
  07 janvier 2016
Critique commune Tome 1, tome2 et tome 3
Je finis cette année 2015 sur cette Bande dessinée trouvée par hasard à la bibliothèque et j'en suis ravie. Cette Bande dessinée sort de l'ordinaire et cela fait du bien
J'ai emprunté à la bibliothèque les trois premiers tomes tout de suite : mon instinct me disait qu'un seul tome, cela ne serait pas assez ! Et effectivement, une fois le premier volume avalé, les deux autres n'ont pas duré longtemps et je me tâte pour acheter cette BD qui trouverait sa place dans ma bibliothèque sans problème.
Tout d'abord cette Bande dessinée est en noir et blanc et malgré cela, j'avoue ne pas avoir à un seul moment de la lecture été embêtée et j'avoue que cela lui confère un plus ! La grande force de cette BD, c'est la plume du dessinateur Ted Naifeh et l'histoire.
La plume, disais-je donc, de Ted Naifeh a de quoi étonner : les personnages sont très caractéristiques, les faciès sont particuliers. Croutney Crumrin par exemple, n'a pas de nez !, On le devine bien sûr mais cela lui donne un visage très original et particulier. Les mains des personnages sont là aussi étonnantes : des doigts anguleux, sans ongles pour les humains ou les personnages de la nuit.
La variété et la richesse des personnages est impressionnante : dans le premier tome, on fait connaissance avec beaucoup d'espèces tel que des chats qui parlent, les changeling qui prennent la place des bébés des mortels, des gobelins à tête de lion et j'en passe... car je préfère vous laisser découvrir.
Mon personnage préféré est celui que l'on voit au tome 2 "Skarrow" personnage énigmatique mi-humain mi-personnage de l'ombre, muet, un peu androgyne, avec des doigts immenses et une queue. J'aime beaucoup le mystère que dégage ce Skarrow.
Les tomes font plus de 120 pages, ce qui est beaucoup pour une bande dessinée, mais le gros avantage, c'est qu'on a le temps de s'immerger dans l'histoire. Ted Naifeh prend le temps de préparer ses personnages, d'asseoir l'intrigue, d'expliquer les tenants et les aboutissants, et de nous montrer à mon grand plaisir le monde des gobelins et le marché sombre. L'auteur prend plusieurs pages et utilise des grandes vignettes sur une ou deux pages pour nous montrer la richesse de ce monde (le marché aux esclaves p82 du tome 1).
Une dernière chose, le tome 3 est sorti en couleur, et je trouve cela presque décevant. Il me semble que cela dénature le style de l'auteur. Donc, vous l'aurez compris, je ne suis pas pour.
Conclusion : une belle fin d'année avec cette BD hors du commun que j'ai, vous l'aurez compris, adoré. de beaux albums à acheter ou à offrir en priorité en noir et blanc.

Lien : http://ideeslivres.jimdo.com..
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Zinzinette
  18 mars 2014
Une belle BD, tout à l'encre au scénario noir, et à l'ambiance feutrée...
La série des « Courtney Crumrin » est une véritable perle dans l'univers de la BD : l'encre noire pour le dessin, des visages pointus, parfois effrayants, un scénario atypique avec des personnages mystérieux, plutôt sombre.
Courtney est une petite fille d'environ 5-6 ans qui arrive chez son oncle un drôle de monsieur, car ses parents sont irresponsables (et évaporés !). Elle se pose des questions sur la maison effrayante et son oncle si mystérieux. Elle s'intéresse aux livres dans le bureau de son oncle, d'un peu trop prêt. La curiosité la gagne, et elle s'empare d'un de ces grimoires. Elle apprend l'existence du monde effrayant des choses de la nuit.
Courtney a déjà un caractère fort, son oncle dépeint en premier lieu comme un ermite et hurluberlu peu aimable évolue doucement, et se prend d'affection pour cette petite fille et lui apprend finalement l'autre facette du monde.
Le monde de Courtney est effrayant tant par le dessin que par ce scénario si sombre. L'idée d'utiliser le monde des cauchemars des enfants est particulièrement bien pensée, et très bien exploitée, et nous emmène très vite dans un autre univers, très singulier. Ted Naifeh nous offre une belle perle, différente des autres BD que j'ai pu voir jusqu'alors !
Peut se lire à partir de 15 ans.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
NoctenbuleNoctenbule   21 avril 2013
Mark Twain, Roald Dalh et Judy Blume, trois des auteurs préférés des enfants, savaient cela. Leurs livres sont souvent interdits dans les écoles ou des bibliothèques à cause de ce besoin, chez les parents, de croire que les enfants ignorent tout de la douleur et de la cruauté et qu'ils doivent être protégés de la noirceur de la nature humaine.
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NoctenbuleNoctenbule   21 avril 2013
L'enfance est un monde plus sombre que ne veulent bien se souvenir les adultes. Dans un sens, l'enfance est plus terrifiante et envahie de passions, que la vie qu'elle devient le fruit de la nature, des créatures tribales tentant de survivre. Ils écartent les faibles du groupe, détestent instinctivement ceux qui sont différents, laids ou simples.
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NoctenbuleNoctenbule   21 avril 2013
Les enfants comprennent la peur. Mais il est des peurs infantiles qui vont encore plus loin que la torture sociale expérimentée quotidiennement dans les écoles élémentaires du monde entier.
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lunchlunch   08 juin 2013
Qu'est-ce que c'est que ces conneries ?
Tu crains à mort dans mon rôle.
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NoctenbuleNoctenbule   21 avril 2013
Bizarrement, malgré les terreurs plus ou moins réelles qu'ils doivent affronter chaque jour et chaque nuit, les enfants adore avoir peur, être horrifiés; ils adorent, par dessous tout, être pris par surprise.
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Videos de Ted Naifeh (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ted Naifeh
Tony Moore et Ted Naifeh font escale à Tours avant Angoulême.
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