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ISBN : 2714480977
Éditeur : Belfond (07/02/2019)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Paul est un garçon fugueur. Dans sa ville au bord de la mer affluent des hommes qui espèrent franchir la frontière. Avec eux, Paul a trouvé son combat. Une camionnette, des affiches à coller la nuit en catimini. L’ordre aux habitants de ne plus tirer les rideaux sur ceux qui rôdent sous leurs fenêtres. Un jour, Paul disparaît définitivement. Louise se tient debout dans le cercle. Ses mots éclatent : « Mon fils est mort. Il avait vingt-sept ans. » Louise cherche un c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Ladybird123
  12 février 2019
Elle s'appelle Louise. Elle a cinquante-six ans. Elle est veuve. Son fils s'appelle Paul.
Louise et Paul sont éloignés, distants, incompris. Paul fugue de plus en plus souvent. Il vole des boîtes de conserve, les bijoux de sa mère. Il va sur la plage, là où des migrants veulent rejoindre l'Angleterre.
Louise ne comprend pas.
Paul finit par fuguer et par ne plus revenir.
Louise est en colère, haineuse, mal à l'aise.
Et moi avec tout ça, je suis mal aussi car je ne sais pas au fond où voulait m'emmener Laure Naimski. Je n'ai pas saisi le fil, je n'ai pas compris ni Louise ni Paul. C'est rempli de métaphores mais à trop imager l'histoire, j'ai fini par m'y perdre totalement. Les personnages manquent de relief, qui sont-ils, d'où viennent-ils, où vont-ils, je n'en ai aucune idée. Un roman puzzle qui oblige le lecteur à une sérieuse attention et réflexion pour assembler les pièces. Trop dispersé pour moi.
Alors que l'écriture n'est pas dénuée d'intérêt ni de charme, la forme prime sur le fond qui lui, ne suit pas.
Merci tout de même à Babelio et les éditions Belfond pour l'envoi de ce roman lu dans le cadre d'une masse critique privilégiée.
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cecille
  07 février 2019
Découverte d'une auteure, découverte d'une plume. Une belle écriture. En une heure j'ai essayé de partager la vie de cette femme, de cette mère Louise. Elle a 56 ans, elle est veuve et a un fils Paul. Elle est mal, très mal, se détruit dans l'alcool qui est son seul réconfort dans cette vie quelle ne comprend plus, parce qu'elle est en colère.
Au fil des pages, elle raconte à celui qui l'a questionne, l'homme en blouse blanche, son fils. Cet adolescent qui s'absente de plus en plus du foyer familial pour aller au secours des ces migrants qui débarquent en nombre dans leur ville sur les bords de mer. Pour elle, pour cette mère, ce sont ces hommes qui lui ont volé son fils. C'est ce qu'elle lui dit à l'homme en blouse blanche. Elle nous raconte comment tout a commencé et comment tout a fini. Mais cela je ne vous le dirai pas, je vous invite à ouvrir ce livre pour découvrir un adolescent engagé face à des parents complètement désabusés et perdus. Difficultés de la relation mère fils, quand tout oppose sensiblement ! Étrange de réagir ainsi, j'avoue qu'elle m'a agacée cette mère qui au final n'a rien compris ou qui trop emprise de blessures anciennes qui lui appartiennent, remet la faute ailleurs, sur celui qui est loin, l'étranger .... c'est si facile ! Alors qu'elle nous confie bien que sa relation avec son fils a toujours été compliquée : "Paul et moi étions comme deux arbres de la même espèce qui poussent côte à côte sans jamais se toucher." Voilà mon ressenti, un peu étrange, mais peut être que je n'aie pas tout bien compris non plus ! Je serais très heureuse de pouvoir partager avec l'auteure et avec vous, je suis impatiente de découvrir vos avis.
Merci à la plateforme NetGalley et aux éditions Belfond de m'avoir permis cette lecture.
#LaGuerreEnSoi #NetGalleyFrance
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ChtiBaboun
  10 février 2019
Merci à Babelio et aux Editions Belfond pour l'envoi du livre La guerre en soi de Laure Naimski.
Ce roman court de 136 pages vous attrape et ne vous lâche plus.
Louise ,56 ans, est dans le cercle des boit-sans-soif
"Louise, pourriez-vous nous en dire un peu plus ? Vous savez que vous pouvez être en confiance ici. Tout le monde est bienveillant "
C'est un homme en blouse blanche qui la interpellé
et Louise de répondre :
"Mons fils est mort . Il avait vingt sept ans, bientôt vingt huit".
Louise se tient debout dans le cercle
L'homme en blouse blanche en attend encore
"Comment s'appelait votre fils ? "
Paul , le fils de Louise s'appelle Paul , et ce court roman sera la quête , la recherche d'une mère.
comment a t'elle pu s'éloigner de son fils, comment n'a t'elle pas perçu l'éloignement progressif de Paul.
La guerre en soi est un roman qui porte bien son nom.
Le corps , l'âme de Louise est en guerre contre les autres, contre elle même.
La relation avec le père , la mère , le mari Aurélien ou le frère Mathieu sont autant de marqueurs qui l'entraîne vers les confins sournois de l'alcool.
Et puis il y a Paul , ce fils unique , si loin et si proche
Ce fils qui décide d'aider les migrants , et dont la vie côtoie les hors la loi.
Louise cherche un coupable.
Le migrant est tout trouvé. Mais ce coupable n'est il pas au fond d'elle même.
Dans un style hâché, percutant Laure Naimski nous entraîne loin dans les recoins de l'âme de Louise.
Un livre dérangeant , noir.

Lien : https://auventdesmots.wordpr..
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ChristianAttard
  14 février 2019
Alors que dans « Le veilleur infidèle » Marie Didier met en scène une femme qui a perdu tous ses proches et fini malade par trouver la ressource de continuer à vivre. Il se trouve qu'à peine fini ce livre, je reçois celui de Laure Naimski, « la guerre en soi ». Etrange coïncidence qui relie dans le temps ces deux livres au fond assez similaire.
A la différence près que la mère de l'ouvrage de Laure Naimski n'a que son frère d'une fidélité à toute épreuve pour tenter de veiller sur elle. 
Dense, ramassé, prenant et d'une très belle écriture sans affèterie de style, l'auteur fouille les méandres de la souffrance et de l'incompréhension familiale envers ce fils incontrôlé.

L'autre n'est que le prétexte à l'expression du mal-être, au nihilisme absolu que ce fils porte en lui. L'incompréhension, l'impossibilité de communiquer et de comprendre sont exprimés avec justesse. Et l'on comprend que nous sommes si peu préparés à lutter lorsque cette guerre en soi se déclare. 

Un second roman réussi et fort.

Merci aux éditions Belfond et à Babelio de m'avoir permis de connaître l'écriture de Laure Naimski.
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Lorrainedesmordusdelecture
  12 février 2019
La guerre en soi de Laure Naimski
Mon avis:
Une histoire prenante que j'ai dévorée en une demi journée.
Nous retrouvons Louise, veuve, qui raconte à l'homme en blouse blanche tous les différents passages de sa vie. Elle parle surtout de son fils, de leurs débuts jusqu'à leur fin. Un roman douleureux et noir comme l'amour de cette mère pour Paul, son fils. L'histoire d'un deuil. Et de sa colère.
L'écriture est très fluide, sans fioritures. Une auteure à suivre si vous ne la connaissez pas encore.
8/10
Résumé :
Paul est un garçon fugueur. Dans sa ville, au bord de la mer, affluent des hommes qui espèrent franchir la frontière. Avec eux, Paul a trouvé son combat. Une camionnette, des affiches à coller ma nuit en catimini. L'ordre aux habitants de ne plus tirer les rideaux sur ceux qui rôdent sous leurd fenêtres. Un jour, Paul disparaît définitivement. Louise se tient debout dans le cercle. Louise se tient debout dans le cercle. Ses mots éclatent " mon fils est mort. Il avait 27 ans." Louise cherche un coupable. Sur la plage balayée par un vent glacial, elle épie un homme à vélo, parmi ceux qui fuient la guerre...
À travers l'histoire de Louise et de Paul, Laure Naimski nous plonge de manière vertigineuse dans un deuil impossible attisé par la figure de l'étranger. Un roman puissant dont l'écriture aiguisée traque les symptômes d'une guerre en soi.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Ladybird123Ladybird123   12 février 2019
On ne peut rien contre l’espoir. C’est plus fort que tout. Ils en débordent. Ils n’ont plus que ça. Et ça les tient debout, plus sûrement que s’ils devaient se hisser sur la pointe des pieds, bras et muscles du dos tendus à se rompre pour décrocher d’un arbre un fruit inaccessible.
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Ladybird123Ladybird123   12 février 2019
À force de se préparer au pire, il finit bien sûr toujours par arriver.
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cecillececille   07 février 2019
Que cette horde de crève-la-faim s’étouffe avec ses coquillettes ! C’est ce qui me vient à l’esprit quand la tête me tourne. J’aime mieux l’ennui à crever de notre cul-de-sac à cette malédiction. Je me fais passer pour une bénévole au grand cœur et je cherche Paul dans les lieux de distribution des repas. Est-ce que mon fils leur prépare à manger ? C’est ce que je soupçonne quand j’ai l’idée d’intégrer une équipe, après avoir menti sur mes motivations à aider mon prochain. Je vais retrouver Paul. J’en suis certaine. J’interroge. Je montre sa photo. J’intègre d’autres équipes, je vais dans d’autres lieux de distribution. En vain.
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cecillececille   07 février 2019
Les mots parlent d’eux. Ils parlent de nous aussi. Eux et nous, la frontière est si mince que ça nous pendait au nez qu’on allait finir par nous imbriquer. Les mots se déroulent en lettres capitales. Ils disent : nous, habitants de cette ville, nous qui tirons nos rideaux sur ceux qui passent sous nos fenêtres, nous qui ne savons même pas nous dissimuler convenablement puisque ces mots parviennent tout de même à nous débusquer. Ils disent que nous haïssons ces hommes, ces femmes et ces familles qui veulent franchir la mer, passer de l’autre côté. Ils disent que nous les haïssons alors que nous pourrions être des amis. Ils nous exhortent à être ces amis. Je ne suis pas cette amie. Je refuse d’être cette amie !
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cecillececille   07 février 2019
Paul et moi étions comme deux arbres de la même espèce qui poussent côte à côte sans jamais se toucher. Les spécialistes appellent ce phénomène naturel une fissure de timidité. Dans les mangroves, dans les jungles, dans les forêts, des milliers d’arbres croissent sans jamais entremêler leurs branches. Il y a une fente qui serpente dans la canopée, par où la lumière s’engouffre. Mon fils a toujours mis cette distance entre lui et moi.
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