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Suzanne V. Mayoux (Traducteur)
EAN : 9782259195768
239 pages
Éditeur : Plon (26/09/2002)
3.25/5   20 notes
Résumé :
Certains romanciers sont plus romanciers que d'autres. Allez savoir pourquoi. Ils savent mieux imposer une connivence avec leur héros, faire rouler une petite musique enchanteresse et donner une âme retentissante au monde qu'il décrive. Naipaul, écrivain anglais d'origine indienne, possède cette grâce. Et c'est ainsi, avec lui, que le génie de l'écriture s'accomplit. Dans La Moitié d'une vie, son dernier roman, Naipaul re... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
bilodoh
  23 octobre 2014
Inde, Angleterre, Afrique, un roman de dépaysement, un texte du lauréat du prix Nobel de littérature 2001.

Un texte gris, l'histoire d'un héros mal dans sa peau et pas vraiment sympathique, un homme étrange et qui semble être devenu un étranger pour lui-même.

Né dans l'Inde des castes, avec un père fonctionnaire auprès d'un maharadjah et une mère d'une ethnie inférieure, il coupe avec sa famille pour faire des études à Londres. Il y amorce une vie sociale où il se sent un imposteur, il s'essaie à l'écriture puis continue sa fuite en allant habiter dans une colonie portugaise africaine.

Partout où il va, il a du mal à se sentir réel, en harmonie avec les autres. Ses relations avec les femmes sont particulièrement difficiles. Il lui semble que son éducation a inhibé sa sexualité, les mariages arrangés n'étant pas la meilleure façon d'entrer en contact avec l'autre sexe.

Malgré ses décors pittoresques, c'est un roman que je ne qualifierais pas d'agréable tant on y sent le mal-être, l'inconfort d'une personne qui aspire au changement social, qui n'accepte pas ses racines et n'arrive pas à définir sa propre identité.

Pour découvrir Naipaul, « Miguel Street » est plus attrayant.
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Commenter  J’apprécie          392
cathe
  06 septembre 2015
Naipaul fait partie, avec Salman Rushdie, Amitav Gosh, Anita Desai ou Anita Bau Badami, des écrivains de l'exil. de parents indiens(brahmanes), il est né à Trinidad ; à 18 ans il obtient une bourse d'étude pour Oxford et devient journaliste, puis écrivain. Ses oeuvres (contes, récits de voyage, romans, autobiographie) sont inspirées par ses nombreux voyages dans le monde et bien sûr en Inde. Toutefois il est souvent sévère à l'égard des Indiens restés dans leur pays dont il critique l'immobilisme et le fatalisme. Il a reçu le prix Nobel de littérature en 2001.

Dans "La moitié d'une vie", il s'agit de Willie. Fils d'un brahmane qui, par révolte contre sa famille et l'ordre établi, a épousé sans amour une femme de basse caste, il vit une enfance perturbée entre des parents qui l'aiment mal et qu'il n'admire pas. A 18 ans il part à Londres où il doit tout apprendre, la vie sociale, les usages, l'histoire, les femmes,... Peu à peu il s'essaie au journalisme et à l'écriture de nouvelles. Mais sa condition de sang-mêlé l'empêche de se sentir à l'aise dans cette société. Il ne trouve pas sa place dans le milieu littéraire. Il ne découvre les plaisirs des sens que par des amours illicites ou payantes. C'est avec une Portugaise (métis Africaine) qu'il découvre enfin l'amour et qu'il part en Afrique pendant une vingtaine d'années. Mais le colonialisme vit ses dernières années et lui-même aura du mal à trouver sa place dans ce pays où il saura, toutefois, découvrir de vrais plaisirs sensuels.

Le constat est plutôt sombre, comme si la naissance du héros le condamnait à une existence ratée. Dans ce roman qui se lit au demeurant avec plaisir et facilité, on retrouve les thèmes chers à l'auteur : l'exil, le déracinement, le métissage et la quête identitaire. Une note positive peut-être : le roman se termine alors que notre héros quitte l'Afrique et revient en Europe. Il a 40 ans, il est au milieu de sa vie. Que va-t-il faire dans la seconde moitié ? Vous le saurez en lisant "Semences magiques" qui est la suite de ce roman..
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Shan_Ze
  08 septembre 2014
Willie Chandran s'interroge sur la signification de son deuxième prénom auprès de son père. Son père lui parle de sa rencontre avec l'écrivain William Somerset Maugham. Il va se chercher une identité et à s'interroger sur le sexe. Il part d'abord en Angleterre puis en Afrique…
Willie quitte l'Inde pour chercher un endroit, une identité qui lui conviennent. Beaucoup de sexe dans ce roman mais il reste qu'évoqué et permet à l'histoire d'être plus sensuelle. Malheureusement pour moi, je me suis beaucoup ennuyée dans cette histoire que j'ai trouvé plate et sans véritable point d'accroche. Je ne sais si je retenterai Naipaul
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Tiguidou
  27 janvier 2020
Le thème de ce roman est l'identité et l'enracinement. On a un jeune homme indien qui rejette la culture de son père, qui ne se sent pas à l'aise dans la culture de son pays et qui s'en va étudier à Londres où il est déçu dans un premier temps par son pays d'adoption et qui n'arrive pas à s'y faire une vraie place ni à s'enraciner. Il rencontre des gens avec lesquels il tisse des liens mais toujours en superficie sans jamais s'engager à fond. Il finit par rencontrer une jeune femme d'origine africaine mais de famille portugaise. Il part avec elle en Afrique et la même sensation d'être étranger se répète.
C'est bien écrit, le thème pourrait être intéressant mais je ne suis jamais arrivé à vraiment embarquer dans cette histoire, je n'ai pas été touché ni captivé par les péripéties de l'errance du héros. Certes j'ai été amusé par les courtes nouvelles écrites par le héros et par la méthode qu'il utilise pour trouver la trame de ses nouvelles. Il y a aussi quelques leçons de morale qu'on peut tirer de ce roman où presque tout le monde est faux, en plus de l'identité on peut dire que l'autre thème est la fausseté des apparences.
Malgré les bons thèmes et la belle écriture, je n'ai pas vibré, pourquoi? Je ne sais pas.
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majolo
  21 mai 2019
Abandonné au tiers du roman, donc je ne le critiquerai évidemment pas. Je me permets juste de dire que je l'ai abandonné parce que je n'arrivais pas à me sentir proche et intéressée par le personnage. Un rendez-vous manqué, ça arrive.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
bilodohbilodoh   20 octobre 2014
…une nouvelle doit avoir un début, une partie centrale et une fin. Mais en réalité, à bien y réfléchir, la vie n’est pas comme ça. La vie n’a pas un début en bonne et due forme, ni une fin ordonnée. La vie progresse sans arrêt. On devrait commencer au milieu, finir au milieu et tout devrait être là.
(p. 91)
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bilodohbilodoh   20 octobre 2014
…il commençait à comprendre qu’il était libre de se présenter à sa guise. Il pouvait pour ainsi dire, façonner sa propre révolution. Les possibilités étaient vertigineuses. Il pouvait, dans les limites du raisonnable, se réinventer, réinventer son passé et ses origines. (p.69)
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bilodohbilodoh   23 octobre 2014
« Je trouve simplement que tout est trop triste sur la terre. Et on n’a rien d’autre. Je ne vois pas de solution »
(p.57)
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Video de V. S. Naipaul (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de V. S. Naipaul
Discours de V. S. Naipaul à l'occassion de l'obtention du prix Nobel de littérature en 2001.
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