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Pauline Verdun (Traducteur)
EAN : 9782070756988
242 pages
Éditeur : Gallimard (04/01/2000)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Pour l'étranger qui passe en voiture, Miguel Street n'est que l'image sordide de l'un des innombrables quartiers miséreux de Port of Spain, île de la Trinité, entre les années 1939 et 1947. Mais pour ceux qui y vivent, c'est un monde plein de ressources, brillant, coloré, unique ; un univers où toutes les excentricités sont possibles. L'étrangeté des personnages, leur tristesse, leur folie, leurs comportements comiques, leurs mésaventures, tout ceci nous est conté a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
bilodoh
  27 mars 2014
Des moments d'enfance à Port of Spain, Trinidad…
Dans ce petit ouvrage de moins de 250 pages, le récipiendaire du Nobel de littérature 2001 brosse une série de tableaux de personnages inspirés de sa jeunesse dans un quartier pauvre de la capitale de cette île des Caraïbes, au moment de la Deuxième Guerre mondiale.
Une écriture fort agréable, pleine d'humour, avec une naïveté enfantine qui permet de décrire, sans porter de jugement, la violence familiale et la misère ambiante, mais aussi la générosité et la beauté.
Pour découvrir un grand auteur et un autre coin du monde*…

*J'avais justement besoin d'un peu chaleur et de verdure, car cette année, l'hiver canadien n'en finit plus de blancheur glaciale…
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Pirouette0001
  21 février 2020
Dix-sept chapitres, qui sont, chacun, consacrés à un personnage particulier de ce quartier de Port d'Espagne, capitale de Trinité-et-Tobago. Même si l'on a croisé l'un ou l'autre protagoniste dans un chapitre précédent, chaque chapitre se lit comme une nouvelle.
L'on sent beaucoup d'empathie sous la plume de l'auteur pour ces laissés pour compte qui s'en sortent avec bonhomie, avec pour beaucoup le rêve d'émigrer au Vénézuela, situé à 15 kilomètres seulement de l'île de la Trinité, mais où ils savent qu'ils seront mal accueillis.
Seul point très peu politiquement correct au jour d'aujourd'hui, c'est une constante chez les hommes de passer des raclées à leur femme pour un oui ou un non. Certainement pas au goût du jour.
On retrouve le même charme un peu désuet que dans le livre A la courbe du fleuve, mais l'auteur n'atteint pas le niveau magistral de ce magnifique roman.
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Fuyating
  09 février 2020
Miguel Street est une lecture très agréable qui nous permet de nous évader pendant un moment. J'ai beaucoup aimé l'histoire qui se situe dans la rue qui a donné le titre, un quartier de Port of Spain (Trinidad). Nous suivons quelques habitants de cette rue, dont une bande d'amis, et chaque chapitre est dédié à une personne en particulier.
L'écriture est fluide et agréable, avec une pointe d'humour et une vision enfantine et naïve. le récit est très vivant et les personnages sont hauts en couleurs ! Nous découvrons une rue assez pauvre où les hommes battent leur femme et leurs enfants, où le rhum coule à flots et où il n'est pas toujours facile de joindre les deux bouts. Mais nous y voyons également une chaleur humaine omniprésente, de la solidarité et de l'entraide entre habitants ainsi que de l'amitié.
L'auteur nous donne un arrière plan historique en évoquant la deuxième guerre mondiale et la présence de soldats américains.
C'est une lecture que je recommande volontiers !
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Caphilo
  10 janvier 2017
Miguel Street est une rue d'un quartier populaire de la ville de Port of Spain à Trinidad. Ce livre raconte l'histoire de certains de leurs habitants, chaque chapître est dédié à l'un deux non pas sous forme d'un roman chorale mais par l'intermédiaire de narrateur, un petit garçon d'une dizaine d'année. Seulement dans le dernier chapitre, le narrateur se raconte lui, donnant alors tout son sens au reste du livre. Je l'ai commencé pendant les fêtes et dans cette cohue, j'ai eu un peu de mal à rentrer dans cette rue, peut être un peu aussi à cause de la petite étiquette sur le livre : Nobel 2001. Je n'avais rien lu de Naipul encore, même si son nom ne m'était pas étranger. Mais là encore je réalise à quel point j'aime en connaître le moins possible d'un roman ou d'un auteur que je lis pour la première fois. Mais cela n'a pas duré, une fois le calme revenu, je suis entrée dans cette rue pour ne plus en sortir. Les personnages sont terriblement attachants et nous rappelle l'essentiel: la fraternité est une valeur universelle dont tous les être humains ont besoin. C'était donc une très belle lecture, je relierai Naipul avec grand plaisir.
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DanielGauthier
  10 mars 2010
VS Naipaul est un très grand. Il le prouve encore avec "Miguel street".
C'est un patchwork de portraits - des personnages cotoyés pendant son enfance et son adolescence à Trinidad.
Extrêmement bien écrit (comme tout ce que fait Naipaul), "Miguel street" livre peu à peu son secret : tout le monde ici s'est construit un personnage, auquel il croit dur comme fer.
Si le "personnage" réussit à se faire une place dans "Miguel street", pas de problèmes. Sinon, restent la fuite, l'isolement, la folie...
Instructif, non ?
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
bilodohbilodoh   27 mars 2014
– Lorsque je serai grand et que j’aurai des enfants, je les battrai, battrai.
Je ne dis rien alors parce que je me sentais honteux ; mais j’avais ressenti la même chose quand ma mère me battait. (p.73)
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moraviamoravia   11 décembre 2020
Mais un simple coup d’œil nous suffit pour comprendre que Pleasure ne pouvait être la fille d'Eddoes.
Boyce commença à siffler le calypso :

Des petits Chinois m'appellent Papa !
J'suis noir comme du jais,
Ma femme est comme un bébé nègre,
Et pourtant...
Des petits Chinois m'appellent Papa !
Ô Jésus, quelqu'un a mis du lait dans mon café !
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bilodohbilodoh   27 mars 2014
– Petit quand tu auras mon âge, tu t’apercevras que du te moques des choses que tu pensais que tu aimais quand tu pouvais te les offrir. (p.22)
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lesmiscellaneesdepapierlesmiscellaneesdepapier   19 avril 2015
- A présent, dit B.Wordsworth, allongeons-nous dans l’herbe, levons les yeux vers le ciel et je veux que tu penses comme ces étoiles sont loin de nous.

Je fis e qu’il me dit et je compris ce qu’il voulait dire. Je me sentis moins que rien, et en même temps je n’avais jamais eu l’impression d’être aussi grand et aussi fort de toute ma vie. J’oubliai ma colère, mes larmes et les coups.
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moraviamoravia   11 décembre 2020
Il parlait très lentement et très correctement, comme si chaque mot lui coûtait de l'argent.
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Video de V. S. Naipaul (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de V. S. Naipaul
Discours de V. S. Naipaul à l'occassion de l'obtention du prix Nobel de littérature en 2001.
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature anglaise et anglo-saxonne>Littérature anglaise : textes divers (270)
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