AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Suzanne V. Mayoux (Traducteur)
EAN : 9782264025890
333 pages
Éditeur : 10-18 (24/10/2001)
3.53/5   16 notes
Résumé :

« Avec une intensité douloureuse, une compassion retenue, V. S. Naipaul se penche sur son passé et sur celui de Trinidad et des Caraïbes. II se revoit, entre la fin de ses études secondaires et son départ pour l'Angleterre, commis aux écritures dans les Archives de l'état civil, s'essayant à ses premiers textes de fiction. II se remémore ses débuts d'écrivain à Londres, les encouragements et... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
5Arabella
  04 août 2016
Le sous-titre du live est « histoires ». Donc pas un roman, pas des mémoires ou un journal, mais des récits imbriqués les uns dans les autres, qui se répondent et se rejoignent d'une façon ou d'une autre. L'auteur se met à la première personne et se raconte dans une partie du livre. Rien de vraiment intime, ni systématique. Il évoque comme en passant certains moments de sa vie. Son arrivée émerveillée à Port of Spain, ce que cette ville a suscité en lui. Un petit job avant de partir faire ses études en Angleterre. Une rencontre avec un écrivain connu, alors qu'il débutait l'écriture. Et puis il parle d'autres personnes, inconnues ou un peu célèbres.
Cela peu paraître décousu, mais en fait V.S. Naipaul reconstruit la mémoire du pays dans lequel il est né, et qui a beaucoup changé depuis sa naissance. Et la mémoire d'une personne, les éléments qui ont façonné sa personnalité, commence bien avant sa naissance. La découverte de l'île par Colomb, les guerres entre les Espagnols et les Anglais, les soulèvements d'esclaves, et toutes les personnes qui y ont participé, sont des éléments constitutifs de la personnalité de l'auteur, de même que les événements qu'il a vécu. On ne peut se débarrasser du passé, faire comme se les générations précédentes n'existaient pas. Ou alors à ses risques et périls, car il resurgit toujours sous une forme ou une autre.
Livre troublant, noir, car l'auteur n'a guerre une vue optimiste de la nature humaine, labyrinthe complexe, dans lequel on se perd par moments. Mais qui procure une réflexion féconde. Même si je trouve que l'avant dernier récit, ou « histoire » qui concerne Miranda est un peu trop long.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Cronos
  19 mai 2021
Comment décrire ce roman si particulier… il a des allures d'autobiographie mais c'est bel et bien un roman, historique aussi par le suivi du passé de Trinidad et des Caraïbes. Ce mélange des genres m'a plu, le roman est une incitation à la découverte. On suit l'auteur dans son passé jusqu'à son présent, de son métier de commis aux archives jusqu'à sa vieillesse qu'il décrit avec de belles phrases. Tout se mélange, les chapitres mêlent fiction et réalité, et passe d'un thème à l'autre, ça m'a un peu dérangé pour suivre l'intrigue, ou plutôt les intrigues. J'ai préféré les souvenirs que donne l'auteur, c'est vibrant, et j'ai été plus facilement pris par l'aspect autobiographique qu'historique du livre.
L'écriture est complexe et peu donner du fil à retordre par moment, le livre n'est pas non plus très joyeux du fait du passé des îles mais aussi de Naipaul.
Commenter  J’apprécie          70
nilebeh
  10 février 2015
Ce livre est construit à la fois autour des réminiscences de l'auteur quant à ses origines indiennes et à la vie de sa famille émigrée à Trinidad et à l'histoire de cette partie du monde, dans le golfe du Vénézuela et de l'île de Trinidad.
Ainsi se mêlent de véritables histoires et les souvenirs de l'auteur, tissant une évocation à la fois riche et très personnelle de l'Amérique latine.
On peut être gêné par la construction du livre, qui passe sans cesse d'un thème à l'autre, plus encore par une sorte de réécriture de véritables pans d'Histoire, sans aucunes références bibliographiques. Sont évoqués la dernière et lamentable expédition de sir W. Raleigh, le débarquement catastrophique de Francisco Miranda, l'éternel indépendantiste qui aurait voulu, avant Bolivar, libérer son pays, le Vénézuela. Tout ceci est intéressant, mais je regrette l'absence de références aux archives, l'absence d'une carte, l'absence de repères historiques plus explicites. Un souci un peu plus didactique aurait profité davantage au lecteur. Il a donc fallu chercher soi-même les informations, démarche de lecture active, certes!
Au total, un livre intéressant, dense, instructif. On apprécie aussi la part de sensibilité personnelle qu'apporte l'auteur par la restitution de sensations, d'images et de souvenirs intimes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40

Citations et extraits (3) Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   11 avril 2016
Christophe Colomb en 1498, Raleigh en 1618, et Francisco Miranda, le révolutionnaire vénézuélien, en 1806: trois obsessionnels, loin de la prime jeunesse, chacun avec sa vision à lui du nouveau monde, chacun parvenu à ce qui aurait dû être un moment d’accomplissement, mais en réalité proches du terme de leur parcours, dans le golfe de Désolation.
Commenter  J’apprécie          20
DanieljeanDanieljean   11 avril 2016
Le don du regard n’existe peut-être pas à l’état pur ou initial. Le regard est peut-être toujours sous influence, et dépend d’une capacité de comparer une chose avec une autre.
Commenter  J’apprécie          10
DanieljeanDanieljean   11 avril 2016
J’en étais arrivé à une façon de regarder qui combinait le passé légendaire et l’échelle plus petite de ce que j’avais connu en grandissant.
Commenter  J’apprécie          10

Video de V. S. Naipaul (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de V. S. Naipaul
Discours de V. S. Naipaul à l'occassion de l'obtention du prix Nobel de littérature en 2001.
Livres les plus populaires de la semaine Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
1190 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre