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EAN : 9782283032046
Éditeur : Buchet-Chastel (07/02/2019)
2.32/5   14 notes
Résumé :
Michèle croit avec ferveur en la métempsychose numérique. Elle y aspire fort, si fort qu’elle franchit le pas et s’engage dans une transmigration clandestine. Son fils Raphaël l’aidera à commander incognito un avatar corporel puis le (la) ramènera à la maison. De toute façon, Raphaël habitera toujours là ; à trente-trois ans passés, il n’y a aucune raison qu’il s’installe en ménage avec une autre.
Lui n’est pas tout à fait de cet avis. Mais comment le dire à ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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Kittiwake
  02 février 2019
Si l'immortalité a toujours hanté les pensées des mortels que nous sommes jusqu'à présent égaux devant la fatale issue, l'essor du transhumanisme crée de nouveaux espoirs et de nouveaux délires, qui de fait pourraient faire voler en éclats cette égalité. On n'en est pas là, et les auteurs d'anticipation peuvent encore se perdre en conjectures.
C'est le cas de Gabriel Naëj, dont le personnage principal, choisit, pour respecter les dernières volontés de sa mère d'avoir recours à une secte qui transfère la conscience du moribond dans une capsule informatique, destinée à être insérée dans un robot humanoïde domestique.
Choix osé de la part du fils , quand on perçoit rapidement le caractère assez envahissant de la maman…
Début prometteur, avec une vraie bonne idée de départ. le couple mère-fils est assez drôle et on imagine bien le pouvoir décuplé que confère une existence virtuelle et l'emprise que cela implique que le jeune homme hyperconnecté. On est par contre peu dérouté par l'évolution des techniques de communications en réseau et de la suspicion que peut entraîner une déconnection volontaire dès lors que des autorités de régulation sociale s'immiscent dans la vie d'un individu. est-ce vraiment de l'anticipation?

Malheureusement quelques écueils tempèrent mon enthousiasme :
Un récit un peu déséquilibré pour les différentes phases de l'intrigue, créant des longueurs sur des passages moins captivants
des redites, qui ressortent bien sur 218 pages
des dialogues artificiels, qui diminuent l'adhésion à l'histoire.
La lecture n'est pas désagréable mais j'attendais plus d'un tel sujet.
Merci aux éditions Buchet Chastel et à Babelio pour leur confiance
Lien : https://kittylamouette.blogs..
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cicou45
  01 février 2019
Ouvrage reçu lors s'une opération Masse Critique Privilège, je tiens tout d'abord à remercier Babelio ainsi que les éditions Buchet/Chastel pour l'envoi de ce roman.
Un avis partagé pour cette lecture mais je dois dire que pour un premier roman, l'auteur ne s'en sort pas si mal.
Qui n'a jamais rêvé d'immortalité ? de pouvoir garder l'esprit de ses proches auprès de soi après leur disparition physique ? Nous entrons ici pleinement dans le vif du sujet. Notre protagoniste, Raphaël, va devoir accomplir les dernières volontés de sa mère. Tout a été programmé à l'avance : lorsque celle-ci décédera, son corps sera, dans un premier temps, gardé dans une clinique, ou le docteur Vargogliss procédera à l'extraction numérique de ses données mémorielles. Celles-ci seront conservées dans une sorte de petite boîte (très étroite nous devons l'admettre pour contenir les souvenirs d'une vie entière) avant de trouver un corps d'accueil. Ceci ne devrait pas être un problème depuis que robots (appelés ici "andréides") et humais cohabitent mais restera à savoir quel chois Michèle Vidale, maman bien aimée de notre héros, aura fait de son vivant. Il se peut que celui-ci soit non seulement surpris par ce dernier mais se rende très vite compte que vivre avec sa mère pour le restant de sa vie, voire plus, devienne très vite insupportable.
Un roman avec beaucoup d'humour il est vrai mais dans lequel trop de termes scientifiques et notamment sur la génétique et la transplantation des données numériques,sont employés (peut-être afin de faire plus vrai, je ne sais pas) et c'est cela qui m'a un peu perdu, ce qui explique ma noté mitigée pour cet ouvrage et c'est bien dommage ! En effet, l'idée de départ était bonne et originale (même si certains termes employés, notamment celui de " H+" m'ont fait pensé aux romans de Célia Ibanez avec sa série éponyme mais j'ai trouvé que l'auteur a voulu trop en faire et pour moi, trop c'est trop ! Par contre, avis pour les passionnées de science-fiction, cet ouvrage pourrait très bien vous convenir à merveille ! A découvrir !
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Fleitour
  24 février 2019
La littérature a souvent souvent mis en scène des mères envahissantes. Raphaël le fils de Michèle Vidal, n'avait sans doute pas mesuré toute l'étendue des affres que sa maman avait conçu, pour l'accompagner en dépit de son âge avancé, tout au long de sa vie amoureuse.
En effet Michèle aime tellement son fils, qu'elle n'imagine pas mourir sans lui. C'est pourtant ce scénario qui est la trame du roman fiction, "ce matin Maman a été Téléchargée".

L'auteur de ce roman, Gabriel Naëj, spécialiste de l'intelligence artificielle s'est-il pris les pieds dans le piège de cette farce, c'est diablement jouissif de défier toutes les lois de l'intimité.

H G Wells dans sa campagne anglaise, mais entouré à Londres de séduisantes compagnes, s'était bien gardé de suggérer les moyens, pour une maman, ou pour une maîtresse de surveiller son fils ou son amant.

L'auteur réserve dès la page 26 à ce bon fils, une petite surprise. "Dans son propre corps ? S' étonne Raphaël ? Il est tout vieux, usé, délabré à un point inouï. Plus rien ne fonctionne. Elle veut s'en débarrasser. On lui en trouvera un autre, un tout neuf, conforme à ses désirs. Mais c'est ma mère ! Non ce n'est plus elle".

C'est au sein de la clinique St Paul, que Mme Vidal aidé de sains d'esprits, encourageait et stimulait le Docteur Marco, à réaliser ce projet farfelu et démoniaque, la conduire à l'éternité, et lui permettre de harceler son propre fils.

La technologie est bienveillante sur la papier et pourquoi pas "procéder à la transmigration. Elle a choisi le modèle. Une femme, une andréïde pour éviter d'éveiller les soupçons. Vous l'enregistrez vous même à votre nom, de à titre de géminoïde de service."

l'intrigue et le scénario se mettent en place, le vaudeville peut se développer, ajoutons que la maman a eu un amant, et qu'une enquête va engendrer une plainte pour non séparation des mondes celui des vivants et celui des morts.

Tout cela est bien triste , car le retour à la vie terrestre va devenir un enfer.
En effet "Telle la princesse de la Belle au bois dormant, la pulpeuse se réveille. Elle ouvre de grands yeux naïfs, se dresse sur son séant, semble chercher son prince charmant. Miroir aux alouettes ! Aux réactions de l'andréïde, je comprends, dit-il page 209, qu'elle ne me reconnaît plus".
On peut regretter que l'auteur n'est pas réussi à nous faire rire de nous même, qu'il n'ait pas multiplié les gags loufoques les bévues les ratés, car
le tout est scientifiquement et adroitement agencé. Nous pauvres humains, on préfère quand les grains de sables enrayent les machines, ou quand les enfants sont mal élevés.
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JeanPierreV
  10 février 2019
2048...avant que Mamie ou Papi ne prennent le taxi vers l'au-delà, vous aurez la possibilité, pendant les premières heures de leur voyage de faire enregistrer toute leur conscience, toutes leurs données mémorielles dans une petite capsule qui pourra être réincorporée dans la tête d'un robot à figure humaine. C'est la métensomatose numérique..
Point de départ de ce premier roman de Gabriel Naëj...un roman très inégal dans lequel le sourire dû à l'humour de l'écriture et de certaines situations cocasses côtoie l'ennui dû à d'autres situations que j'ai eu de la peine à comprendre.
Raphaël Vidal le narrateur a perdu sa mère, elle va bénéficier de cette opération, et dans quelques jours il va le retrouver, elle va de nouveau être sur son dos, mais avec un autre visage, un autre corps. Celui d'un robot, un physique pas du tout en rapport avec l'image de sa mère!
L'auteur nous décrit parfois avec des mots futuristes, un monde pas folichon du tout, un monde dans lequel tout est enregistré, dans lequel les lunettes spéciales que vous portez permettent à tous de savoir ce que vous faites, de vous projeter des désirs que vous rêvez d'assouvir, des lunettes qui permettent aussi de s'interroger le jour où vous les quitter, le jour où vous vous déconnectez...Qu'aviez-vous donc à cacher ? Ce monde est absurde puisque les anciens décédés ont la possibilité d'intervenir dans la vie des vivants !
Cette société très inégalitaire, est constituée de robots et d'humains...que rien ne sépare si l'on s'en tient aux apparences physiques.
Bref un monde pas paillard pour deux sous.
Quand Babelio m'a proposé de lire ce livre dans le cadre de l'opération Masse Critique, j'ai eu un moment d'hésitation. En effet je ne suis pas du tout attiré par la science-fiction...Je ne connais et n'apprécie que Barjavel et Orwell ! C'est dire !
Les compétences de l'auteur, chercheur en intelligence artificielle, ses titres et fonctions de professeur à la Sorbonne et à l'université Pierre et Marie Curie et de président du comité d'éthique du CNRS ont emporté ma décision. Ce comité engage notamment des "réflexions sur les questions éthiques générales suscitées par la pratique de la recherche"..(Lu sur le site du CNRS)
Alors pourquoi pas ?
L'auteur, Jean Gabriel Ganascia de son vrai nom, n'est pas un comique, un hurluberlu. Ses autres titres publiés sous son nom d'état civil en attestent.
*
Cet homme sérieux a-t-il voulu écrire uniquement une farce "déjantée" destinée à nous faire sourire ...Peut-être !
*
Ou au contraire a-t-il souhaité vulgariser une faible partie de ses compétences, partager quelques unes de ses inquiétudes, et ainsi se projeter vers un avenir qui pourrait en partie se profiler? Tout en poussant le trait ! On est en droit de s'interroger.

Ces lunettes que portent ces habitants du roman ne sont-elles pas comparables, selon moi, à nos portables, à nos montres connectées, à nos tablettes et ordinateurs qui permettent à Apple, à Google, à Huwaei, à Facebook, et j'en passe, d'être en mesure de savoir, même s'ils s'en défendent mollement, ce que nous faisons, où nous allons, quels sont les centres d'intérêts de nos recherches, et donc de nous proposer des produits ou services que nous n'avons jamais sollicités...
Ces données, et donc notre présent et notre passé, ne sont-ils pas enregistrés quelque part et ne pourront-ils pas être connus de nos petits enfants (ou arrières petits enfants) dans 40 ans, par une simple requête ? Ne sommes nous pas déjà espionnés par les caméras de nos appareils électroniques...? Aurons-nous droit à la confidentialité de notre vie privée et de nos secrets? Vastes questions.
Dans le roman, les personnages font le choix de ce transfert de leurs données.
Qui le soupçonnait il y a 40 ans ? Qu'en serait-il si notre conscience pouvait également être enregistrée, nous survivre et interférer dans les décisions de nos descendants, dans la vie du monde futur...Absurde débat philosophique !
Quand 2 auteurs tels que Barjavel et Orwell écrivaient ces romans devenus des classiques , qui se doutait qu'une partie significative de leurs "délires" prendraient corps dans notre monde?
J'avoue que ce livre m'a agacé, en partie par certains passages mais surtout par les réflexions qu'il a suscitées. Agacé voulant dans ce cas dite titillé...et donc intéressé.
Mais de grâce, et ce sera ma volonté : en 2048, Papi, s'il est encore là, aura 98 balais. Il ne souhaite pas bénéficier de la métensomatose numérique. Au moins, chers petits enfants, plus jamais vous ne pourrez l'entendre parler du bon vieux temps de sa jeunesse.
Mais quel sera votre monde et celui de vos enfants ? Quelles seront vos libertés ?
Lien : https://mesbelleslectures.co..
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cathulu
  10 février 2019
Nous sommes en 2048. Demain, donc. Nous portons des lunettes qui "enregistrent les images et les sons, mais pas notre ressenti, encore moins notre souvenir. En cela, elles mentent. Elles ne sont qu'un reflet, elles ne stockent qu'une illusion" Telle est du moins l'opinion du narrateur , Raphaël, qui a bien d'autre soucis en tête que de convaincre sa nouvelle petite amie des défauts de ce qu'elle estime plus fiable que sa mémoire.
Jugez un peu : sa mère est morte, comme l'annoncent le titre et la première phrase du roman, calque de L'étranger. Mais, en fait, de manière quelque peu illégale, l'esprit de cette femme a été transféré dans un andréide, ce qui lui permettre de continuer à se montrer extrêmement intrusive dans la vie sentimentale de son fils. Elle peut donc continuer en toute impunité à lui pourrir la vie, utilisant toutes les ressources d'un monde où les humains laissent de multiples traces informatiques.
Farci de termes techniques, ce premier roman , écrit par un professeur à la faculté des sciences de Sorbonne Université et président du comité d'éthique du CNRS, hésite trop entre l'anticipation à visée dénonciatrice, le roman de procès et l'ébauche d'une trame sentimentale. Les personnages sont tracés à gros traits et la société dans laquelle ils évoluent trop peu ébauchée pour être totalement convaincante. Quant aux tentatives d'humour , elles tombent souvent à plat.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
cicou45cicou45   31 janvier 2019
"Subitement, ce cryptage de sentiments m'exaspère ; c'est ridicule ! Cela n'a aucun sens de s'attacher à des symboles."
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BookFanBookFan   06 avril 2021
Ici, tout a disparu. Le monde a disparu. La nuit a disparu. Plus rien. Plus de nuit, plus de jour. Noir absolu. C’est l’autre nuit. Une nuit totale, terrible, sans
étoiles, sans lueur, sans paroles. Ce n’est pas la pure nuit, le beau diamant de nuit. C’est une obscurité définitive, un néant vertigineux, une absence abyssale.
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cicou45cicou45   31 janvier 2019
"[...] il y a des choses qu'il vaut mieux que les morts ne sachent pas, surtout s'ils doivent vivre plusieurs millions d'années."
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