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EAN : 9782259264990
208 pages
Éditeur : Plon (30/08/2018)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Harry et Franz est le roman d'une rencontre inattendue entre l'un des plus grands acteurs français de l'entre-deux-guerres, Harry Baur, incarcéré et torturé par les nazis, et un aumônier allemand, l'abbé Franz Stock, qui assistait avec abnégation les prisonniers français. Deux êtres d'exception, à la fois opposés et complices. Un hymne à la paix et à la fraternité à une époque où l'extrémisme, l'obscurantisme et l'arbitraire tenaient lieu de droit.
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  12 décembre 2019
« Une vie où l'on ne souffre pas n'est pas une vie complète. »
«  Je me sens comme un soldat blessé qui veut mourir debout. »
Deux extraits significatifs de ce beau récit historique—— inspiré d'une histoire vraie——-plutôt qu'un roman, un éclairage bienvenu , sorte de récit témoignage — mémoire—- pour ne pas oublier .
L'auteur, l'écrivain et talentueux Libanais:Alexandre Najjar , y conte la rencontre de deux êtres d'exception, l'acteur célèbre Harry Baur, âgé alors d'une soixantaine d'années , comédien des années 20-30 , le plus grand du début du siècle, jeté dans les geôles nazies sous l'occupation , incarcéré puis torturé, dénoncé, car considéré comme juif , un homme innocent, promis au poteau d'exécution et Franz Stock, aumônier allemand pendant la seconde guerre mondiale .
Il assistera quantité de prisonniers : résistants, juifs ou non, et / aussi , hélas souvent , à leur exécution au Mont Valérien...
Franz Stock mettra tout en oeuvre pour sauver Harry...
Ce prêtre idéaliste , intelligent et cultivé, soutient spirituellement, avec abnégation ,humanité vraie , sans fard les prisonniers.
Il leur apporte réconfort , prières, leur rend de menus services matériels dans la mesure de ses moyens, malgré le climat de haine, l'obscurantisme , la bassesse de ses compatriotes , les exactions, L'injustice , la tyrannie et les menaces permanentes , la non- humanité , les soldats à la chasse aux juifs et tout ce que sous - tend cette période trouble.
L'aumônier tirera le meilleur des hommes avec optimisme et ténacité.
Francophile convaincu , conscient des horreurs, de la folie du Reich et de ses dirigeants.... surnommé «  L'archange des prisons » .
L'auteur fait revivre aussi en filigrane la carrière de l'immense acteur Harry Baur, évoque le cinéma de son époque, tel Sacha Guitry et bien d'autres références culturelles ...
C'est un ouvrage bien écrit , richement documenté , un hymne à la paix et à la fraternité à une époque où l'extrémisme et l'arbitraire , la traîtrise et l'innommable tenaient lieu de LOI et de DROIT.
Un ouvrage intéressant , vrai,riche, pétri d'humanité .
Symbole de la réunification franco - allemande , Franz repose aujourd'hui en l'église Saint- Jean Baptiste de Rechèvres , à Chartres.
Son procès en béatification a été ouvert le 14 novembre 2009. ( loué par le président Macron et le cardinal Lustiger le 4 janvier 2018) .

Un aumônier dont je n'avais jamais entendu parler, Harry Baur , par contre, je le connaissais .
Aux éditions Plon .

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Aela
  13 octobre 2018
Harry, c'est le comédien Harry Bauer, qui a eu une très belle carrière dans les années 30 et qui avait même tourné un film à Berlin. On a pu le voir dans le "Golgotha" de Julien Duvivier, "Un grand amour de Beethoven" d'Abel Gance, "Tarass Boulba" d'Alexis Granowsky "Crime et châtiment" de Pierre Chenal, "Les misérables" de Raymond Bernard. Une carrière très prometteuse.
Franz, c'est l'abbé Franz Stock, recteur de la mission catholique allemande à Paris, également aumônier dans les prisons. Franz assistait les prisonniers détenus par la Gestapo et c'est dans la prison du Cherche-Midi qu'il va rencontrer l'acteur Harry Bauer, détenu car dénoncé comme juif.
Des soupçons pèsent sur lui; on lui reproche ses liens familiaux, sa fille Loëna, mariée à un homme d'affaires juif établi à Oran. On l'accuse aussi d'espionnage. On le suspecte également d'avoir épousé en secondes noces une femme juive, Rebecca Behar, de son nom d'actrice, pourtant d'origine ottomane, donc musulmane.
L'abbé Franz Stock va tout faire pour libérer le comédien. Il va être assisté par Emilie, jeune étudiante qui a des liens secrets avec la Résistance.
Il va essayer aussi de faire libérer l'épouse d'Harry Bauer, détenue aussi.
Sa démarche, très difficile, va le mener à rencontrer successivement Paul Sézille, le responsable de l'abominable IEQJ, Institut d'étude des questions juives, et aussi le commandant en chef des forces d'occupation en France, le général Carl-Heinrich von Stülpnagel.
Il va rencontrer également Otto Abetz, autrefois proche des mouvements pacifistes avant de faire allégeance au Reich dont il deviendra ensuite l'ambassadeur dans l'Hexagone.
L'abbé Stock prend beaucoup de risques en se démenant pour essayer de faire libérer le comédien et sa femme.
Ses efforts répétés le rendent suspect aux yeux de sa hiérarchie. En effet les autorités nazies n'étaient pas tendres avec ceux qu'on jugeait trop indulgents envers l'ennemi. Ainsi un aumonier, Theodor Loevenich avait été précédemment démis de ses fonctions et envoyé sur le front russe!
C'est un magnifique récit plein d'humanité et de spiritualité que nous avons ici.
L'abbé Franz Stock mérite le titre de "juste" et un procès en béatification est d'ailleurs ouvert depuis 2009.
Emmanuel Macron lui-même lui a rendu hommage en janvier 2018. Celui qu'on appelait "l'archange des prisons" allait même jusqu'à glisser des messages codés au détenu pendant qu'il récitait les prières.
Ce magnifique récit plein d'humanité et de spiritualité m'a fait découvrir l'écrivain libanais Alexandre Najjar qui restitue à merveille l'atmosphère trouble du temps de l'Occupation.
Né au Liban en 1967, Alexnandre Najjar est l'auteur de plus de trente livres traduits dans douze langues, dont le "Roman de Beyrouth", "le Dictionnaire amoureux du Liban", "L'Ecole de la guerre" et "Berlin 36".
Il a obtenu la première Bourse de l'écrivain de la Fondation Lagardère, le prix Méditerranée et le prix Hervé Deluen de l'Académie française pour son action en faveur de la francophonie. Avocat, il dirige aussi L'Orient littéraire.
Un livre qu'on ne lâche pas d'un bout à l'autre du récit!!
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Historicia
  20 octobre 2018
Grâce à la Masse critique de Babelio , j'ai pu découvrir ce roman d'Alexandre Najjar publié aux éditions Plon. Il est sorti à l'occasion de la Rentrée Littéraire 2018. Je les remercie donc pour cet envoi !
Le résumé a beau être court et assez énigmatique, il m'a donné envie de découvrir cette histoire parce que je ne connaissais pas du tout l'acteur Harry Baur, qui était apparemment un très grand acteur français. Comme j'adore découvrir « les non-dits » de l'Histoire (ou plutôt, ce dont on parle peu voire pas du tout dans les livres d'Histoire ou à la télévision), c'est pour ça que je l'avais sélectionné. C'est donc un roman inspiré d'une histoire vraie.
Après avoir lu ce roman, je confirme que c'était intéressant de découvrir cette amitié qui avait du naître entre l'abbé Franz et l'acteur français. L'auteur nous donne sa version de leur rencontre, et je l'ai bien aimée, même si c'est traité rapidement. Toujours est-il que j'ai pu apprendre des choses sur sa filmographie, sur la raison pour laquelle il avait été emprisonné, ce qu'il avait pu enduré durant sa détention, et les conséquences, justement, de son emprisonnement sur l'opinion française et sur la réputation des Nazis.
Malheureusement, cet aspect ludique n'a pas suffi…
En effet, plusieurs éléments m'ont dérangé durant ma lecture. le premier est le rythme de l'histoire. le roman fait en tout 193 pages (de lecture, à proprement parlé). Alors, certes, les chapitres sont courts, ce qui m'a permis de le lire vite. Mais ce découpage est à double tranchant. Au final, les scènes étaient toutes rapides et donc survolées sans être approfondies. Par conséquent, ça m'a empêché de me plonger pleinement dans l'intrigue. Et à chaque fois qu'une action montrait le bout de son nez, elle retombait l'instant d'après comme un soufflet, comme si l'auteur avait déjà tout dit et qu'il n'avait pas voulu aller plus loin.
Ce manque d'approfondissement s'est également ressenti dans l'attachement que j'ai pu éprouver pour les personnages. de fait, je n'ai pas eu la sympathie que j'aurais voulu avoir pour Harry et Franz. le choix de n'être que du point de vue interne de Franz y a beaucoup joué. J'aurais justement voulu que l'on change de point de vue régulièrement entre les deux amis, quitte à raconter leur vie un peu avant la Seconde Guerre Mondiale (ou alors tout au début de cette dernière), afin d'en savoir plus sur eux. Comme ils sont clairement les deux personnages principaux de ce roman, je m'attendais vraiment à apprendre pas mal de choses sur leur famille, leurs ambitions, etc, quitte à s'éloigner de la réalité, quitte à romancer davantage. Ce que je voulais avant tout, c'était voir une amitié grandissante. Malheureusement, je n'ai pas ressenti de véritable attachement entre eux… Certes, il en existait un, mais c'était plutôt comme si c'était un devoir, quelque chose de nécessaire, et non quelque chose de plus intime, de plus personnel et naturel. de même, je trouvais Franz beaucoup trop lisse à mon goût parce qu'il était trop parfait, sans véritables failles. Quant à Harry, on le voit finalement pas beaucoup tout au long du roman, à mon grand regret.
Concernant les autres personnages, ils étaient assez insignifiants, au final. J'avais plutôt bien aimé Emilie. Mais, encore une fois, la relation qu'elle a avec Franz s'est construite beaucoup trop rapidement, d'autant plus qu'à cette époque, c'était la méfiance qui régnait. le fait que Franz soit un homme d'Eglise ne devrait pas, à mon sens, servir à faciliter les rencontres, l'attachement et la confiance que les autres protagonistes ont envers lui. C'est pourtant ce que j'ai ressenti à chaque fois que Franz parlait pour la première fois avec quelqu'un : c'est un abbé, on lui fait confiance parce qu'il fait forcément le Bien. Bien évidemment, il y a eu un personnage qui ne lui faisait pas confiance, mais ce n'était pas significatif.
Le troisième point qui m'a embêté concerne l'écriture. Désolée pour l'auteur, mais je n'ai pas accroché à celle-ci. Elle est simple, avec beaucoup de « phrases d'action » (ex : je fais ceci, je regarde cela). Globalement, je l'ai trouvé pauvre et sans « chaleur », sans « personnalité » (elle était neutre, en fait, assez banale). Certaines personnes pourront aimer, bien sûr ! Personnellement, ce n'était pas le genre d'écriture que je cherchais. de plus, j'avais l'impression que l'auteur voulait donner un maximum d'informations (des noms propres, des lieux, des unités militaires et médicales, des citations et des informations religieuses), au risque de perdre le lecteur en route. Clairement, j'avais parfois la sensation d'être face à un catalogue. C'était mis en avant d'une manière assez maladroite, d'autant plus que la plupart des éléments n'étaient pas du tout utiles à l'intrigue. Personnellement, je n'ai même pas retenu la moitié de ces informations !

En résumé, même si mon avis est mitigé, il n'empêche que j'ai bien aimé découvrir cet aspect méconnu de l'Histoire de France (la rencontre entre les deux hommes et le fait que Harry Baur, grand acteur français, ait été emprisonné). le rôle des religieux dans les prisons était aussi un pan de l'Histoire que je ne connaissais pas tellement. Je conseille vraiment ce roman pour les curieux !
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Achillevi
  21 mars 2020
C'est une rencontre spirituelle entre deux hommes pris dans les rets de l'Histoire.
Alexandre Najjar imagine la relation qui s'est nouée entre l'Abbé Franck Stock, aumônier militaire à la mission catholique allemande de Paris pendant la seconde guerre mondiale, et Harry Baur, l'un des acteurs français les plus renommés de l'avant-guerre. Dénoncé comme juif, Harry Baur a été arrêté avec sa femme par la Gestapo en mai 42 et sera relâché en septembre. Pendant sa détention, il sera lourdement torturé. Il ne s'en remettra pas et décédera six mois plus tard.
Franz Stock, accompagne quotidiennement dans leurs derniers instants, les otages que ses compatriotes fusillent au petit matin sur le Mont Valérien. Récit poignant de moments où l'homme se révèle dans la tragédie. Dilemme cruel d'un allemand, aimant profondément la France, qui ne peut rien de plus qu'offrir son humanité à ceux qui vont la perdre.
Harry Baur, dont on découvre la stature et l'immense talent au fil des pages, se livre avec confiance à l'Abbé Stock qui lui rend visite très régulièrement et se démène pour obtenir sa libération et celle de sa femme. Il y parviendra, mettant sa vie en jeu, s'appuyant sur une assistante espiègle.
De très belles pages écrites dans un style simple qui nous plonge au coeur d'une période sombre où pourtant la lumière perce par endroits.
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motspourmots
  31 août 2018
Sur cette période marquante de notre histoire récente, on a déjà beaucoup écrit et on écrira encore beaucoup. Alexandre Najjar a choisi de se pencher sur l'une de ces multiples "petites histoires" forgées par la grande. Une façon parmi d'autres de montrer par l'individuel, l'impact du collectif. Je n'avais jamais entendu parler de l'acteur Harry Baur pourtant l'un des plus célèbres acteurs français des années 30/40, jamais non plus de l'abbé Franz Stock, un prêtre allemand qui visitait les prisonniers français à la prison du cherche midi entre autres.
A partir de la relation qui s'établit entre les deux hommes (Harry Baur, considéré comme juif par les allemands) lors des visites du prêtre, l'auteur dessine les contours de la vie parisienne sous l'occupation et les infimes détails qui pouvaient faire basculer un destin. le hasard d'une rencontre avec des hommes de bonne volonté.
Par cette histoire, l'auteur propose une vision loin de toute outrance ou de tout préjugé, montrant comment l'individu peut exister et agir en dehors du poids de l'endossement de l'engagement d'une nation. Ce qui n'est jamais inutile.
Par contre, ce livre se lit beaucoup plus comme un récit que comme un roman, un éclairage bienvenu sur un homme, droit, seul et oublié de l'Histoire.
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critiques presse (2)
LaCroix   22 octobre 2018
L’écrivain libanais Alexandre Najjar célèbre, avec talent, le dévouement respectueux et bienveillant de l’abbé Stock, aumônier allemand pendant la Seconde Guerre.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Lexpress   03 septembre 2018
Le tragique destin du comédien Harry Baur jeté dans les geôles nazies sous l'Occupation. Un roman vrai et crépusculaire signé Alexandre Najjar.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   11 décembre 2019
«  Sous le régime nazi, à Paris comme en Allemagne, on est livré à l’arbitraire et à la délation: on peut mourir pour rien, être incarcéré à cause de sa race, sa religion, ses convictions politiques, en raison d’une phrase mal interprétée , prononcée dans un lieu public , d’un acte qu’on a commis.
La victime elle même ignore souvent pourquoi elle paie .
Elle DOIT PAYER, c’est tout.
Il y a du sadisme dans les méthodes de la Gestapo, une férocité à laquelle mon peuple n’était pas habitué .
Hitler a réveillé la bête sauvage qui sommeillait en nous ..... »
+ Lire la suite
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AelaAela   13 octobre 2018
Je frissonne. Les nazis ne rechignent pas à punir ceux qui se montrent indulgents avec les otages.
Un geôlier a été fusillé pour "intelligence avec l'ennemi" et l'aumônier Theodor Loevenich démis de ses fonctions et envoyé sur le front russe à cause de "sa trop grande amabilité à l'égard des détenus"!
Commenter  J’apprécie          110
BibaliceBibalice   27 juillet 2018
"-Dans notre travail, monsieur l'abbé, nous nous appuyons tout d'abord sur la rumeur, en partant du principe qu'il n'y a pas de fumée sans feu, puis nous l'étayons par des éléments de preuve réunis par nos soins.
- Et que dit la rumeur dans le cas de Baur ?
- Harry Baur a interprété des rôles de juifs dans plusieurs films, ce qui n'est pas anodin."
Commenter  J’apprécie          80
AelaAela   13 octobre 2018
Cher Monsieur l'Abbé
Je vous remercie du fond du coeur de ce que vous avez fait pour moi. Au début de nos relations, j'ai vu en vous le prêtre qui pouvait m'apporter le Bon Dieu et ainsi le secours dont j'avais besoin. C'était le principal. Mais par la suite j'ai appris à vous apprécier et vous aimer comme un saint homme.
Je prie le Bon Dieu de donner à la France et à l'Allemagne une paix dans la justice, comportant le rétablissement de la grandeur de mon pays.
Je remets mon âme entre les mains de Dieu, et un peu entre les vôtres, vous qui l'avez ces derniers temps représenté auprès de moi.
Honoré d'Estienne d'Orves
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ProfesseurDanProfesseurDan   14 septembre 2018
Je n'exclus aucune possibilité. Sous le régime nazi, à Paris comme en Allemagne, on est livré à l'arbitraire et à la délation : on peut mourir pour rien, être incarcéré à cause de sa race, sa religion, ses convictions politiques, en raison d'une phrase mal interprétée, prononcée dans un lieu public, d'un acte qu'on a commis ou qu'on n'a pas commis. La victime elle-même ignore souvent pourquoi elle paie. Elle doit payer, c'est tout. (p. 40)
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