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Yves Marie Allioux (Traducteur)
EAN : 9782877307864
196 pages
Éditeur : Editions Philippe Picquier (25/08/2005)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Celui qu'on appelle le " Rimbaud " japonais eut plus que des affinités avec le poète voyant, dont il traduisit les Poésies et des lettres à Verlaine. La fulgurance de son talent - ses premiers poèmes furent publiés en revue à treize ans -, la liberté de sa vie vouée à l'art et à un amour impossible pour une jeune femme, sa disparition prématurée à trente ans, ont très tôt entouré Nakahara Chûya (1907-1937) d'une aura de légende. Aujourd'hui encore, il est l'un des p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Mouna
  06 août 2009
Chuya Nakahara est un "petit poucet rêveur" dont la poésie fut très fortement influencée par Rimbaud. L'édition de ses poèmes chez Picquier est très agréable à découvrir (traduction de Yves-Marie Allioux, accompagnée de documents, photos d'époque, biographie..)
Lien : http://ranatoad.blogspot.com/
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
si-bemolsi-bemol   22 juin 2018
"Sur le lac"

Quand la lune resplendira
Nous sortirons pour voguer sur les eaux.
Le clapotis des vagues nous atteindra sans doute,
Il y aura même un peu de vent, je crois.

Quand nous gagnerons le large il fera sombre sans doute,
Et le son de l'eau gouttant le long des rames
Nous l'entendrons, je crois, comme une chose très intime
- Au milieu des blancs laissés par tes paroles.

La lune tendra l'oreille sans doute,
Peut-être même descendra-t-elle un peu,
Et lorsque nous rapprocherons nos lèvres
Nous l'aurons, je crois, juste au-dessus de nos têtes.

Et toi toujours, tu parleras sans doute,
Mots légers ou boudeurs
Que j'écouterai, je crois, dans leurs moindres détails
- Sans que mes mains en cessent de ramer.

Quand la lune resplendira
Nous sortirons pour voguer sur les eaux.
Le clapotis des vagues nous atteindra sans doute,
Il y aura même un peu de vent, je crois.
+ Lire la suite
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PiatkaPiatka   19 septembre 2014
CRÉPUSCULE

Sur la surface rousse et sombre de l'étang,
En assemblées les feuilles de lotus se balancent.
Et comme les feuilles de lotus sont assez insensibles,
Insolentes elles ne chuchotent qu'entre elles.

Qu'elles chuchotent et mon cœur se balance,
Mes yeux se perdent dans la pénombre de l'horizon...
Noir sur noir, les montagnes se penchent sur moi
- Ce que l'on a perdu jamais ne reviendra.

Rien n'est plus triste que cette tristesse
L'odeur des racines monte doucement à mes narines,
Et la terre des champs, en même temps que les pierres,
me regarde.

Mais enfin pas question pour moi de m'atteler à la charrue !
Immobile et distrait je me tiens debout au milieu du crépuscule,
Et lorsque vaguement l'ombre de mon père vient me troubler,
je m'avance tout au plus d'un pas, ou deux
+ Lire la suite
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PiatkaPiatka   17 septembre 2014
EMBRASEMENT VESPÉRAL

Les collines, croisant leurs mains sur leurs poitrines,
Se sont retirées.
Le soleil couchant, couleur de la tendresse,
Est tout doré.

À travers la plaine les herbes,
Chantent leur chanson rustique
Et dans la montagne les arbres,
Vieillissent avec sobriété.

En cet instant aussi j'étais là
Telle écrasée par de petits enfants
La chair d'un coquillage.

En cet instant aussi l'intégrité,
Réunie à la grâce des renoncements !
Bras croisés je m'en allais à pied.
+ Lire la suite
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PiatkaPiatka   02 octobre 2014
QUATRAIN

Pour toi il est mieux de rentrer dans une chambre paisible
Laissant derrière toi les feux éclatants des nuits de la ville
Pour toi il est mieux de prendre le chemin du retour
Et d'écouter tranquillement les murmures de ton coeur.
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coco4649coco4649   05 août 2018
Pluie dans la nuit
– image de Verlaine –


La pluie ce soir encore entonne sa chanson,
Sa chanson monotone.
Lalala, lalala, toujours la même chanson.
Et voilà la carcasse de Verlaine
Qui passe dans la ruelle au milieu des entrepôts.

Dans la ruelle des entrepôts, c’est l’éclair de la cape,
L’ironie radine de la tourbe.
Mais au bout de la ruelle,
Au bout de la ruelle, l’espoir luit faiblement …
Qu’y a-t-il d’autre que cet espoir ?

À quoi bon toutes ces voitures ?
À quoi bon toutes ces lumières ?
Yeux globuleux, et vitreux, des lampes des cafés !
Au loin la chimie chante.
+ Lire la suite
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