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EAN : 9782809712278
192 pages
Éditeur : Editions Philippe Picquier (03/02/2017)

Note moyenne : 3.21/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Un journaliste est chargé d’écrire un livre sur un photographe accusé d’avoir immolé deux femmes, mais pourquoi l’aurait-il fait ? Pour assouvir une effroyable passion, celle de photographier leur destruction par les flammes ?
A mesure que son enquête progresse, le journaliste pénètre peu à peu un monde déstabilisant où l’amour s’abîme dans les vertiges de l’obsession et de la mort. Un domaine interdit où il est dangereux, et vain, de s’aventurer...
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  21 juillet 2017
Un journaliste est engagé par un éditeur pour écrire un livre sur un artiste-photographe emprisonné et condamné à mort pour avoir immolé deux femmes dont il voulait photographier les derniers instants. Mais Kiharazaka Yûdai, le meurtrier, ne compte pas se livrer si facilement. Il ne nie pas les faits mais accepter de parler à condition que le journaliste lui ouvre son âme. Réticent, l'intervieweur se livre dans quelques lettres tout en enquêtant, rencontrant les différents protagonistes de l'affaire, allant jusqu'à entamer une relation avec la soeur du photographe. Au fil de ses recherches, il découvre d'étranges personnages, un autre enquêteur et, peut-être, une autre vérité...
Avec ses airs du Silence des agneaux et du Portrait de Dorian Gray, L'hiver dernier, je me suis séparé de toi est un roman étrange, intrigant, déconcertant tant l'auteur se joue de son lecteur, alternant les points de vue, les narrateurs, et brouillant les pistes pour jouer avec la réalité et la vérité.
Dans un style épuré et percutant, Fuminori Nakamura nous livre un roman retors et déroutant qui questionne sur l'Art et jusqu'où un artiste peut aller pour assouvir sa quête de perfection et mêle perversion, crime, vengeance et folie. Malgré le feu brûlant de leurs passions, les personnages semblent désincarnés, certains sont même des poupées qui remplacent un être vivant n'en gardant que l'aspect physique et abolissant leurs sentiments propres.
Une expérience de lecture déstabilisante mais qui sait prendre dans ses filets un lecteur désireux de connaître une vérité qui ne cesse de se dérober. A découvrir.
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LePamplemousse
  22 avril 2020
Un photographe est en prison pour avoir immolé deux femmes.
Est-ce à cause d'une passion morbide pour le feu ?
A t'il voulu faire souffrir ces femmes et se repaître de leur terreur ?
L'a t'il fait dans le seul but de pouvoir capturer ces instants en photo ?
Un journaliste va le rencontrer et tenter de découvrir la vérité, qui bien évidemment ne sera pas telle qu'on le pensait.
Ce court roman nous fait pénétrer au plus profond des fantasmes d'un homme, et nous parle d'amour, de possession, de folie et de vengeance.
C'est aussi une plongée dans un univers malsain et étrangement captivant.
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Sharon
  23 juillet 2019
Lire, lire beaucoup, c'est se confronter à des univers différents. le moins que je puisse dire st que je n'ai pas été réceptive à cet univers-là.
Que le sujet soit particulier est une chose, que la narration soit aussi compliquée en est une autre, et je n'ai pas eu envie de basculer dans l'univers de l'auteur. Ce roman nous raconte l'histoire d'un photographe accusé d'avoir immolé deux femmes. Si la première fois, l'acte avait pu passer pour accidentel, la seconde fois, ce ne fut pas le cas.
Le lecteur arrive après – après la condamnation, au moment où l'affaire attire un journaliste, et son éditeur, afin d'écrire un livre sur le photographe. Au cours de ce récit déstructuré, on découvre que quelqu'un d'autres, qui correspond régulièrement avec le photographe, veut aussi écrire un livre. le premier auteur se lit dangereusement avec la soeur du suspect. En ligne de mire, les « poupées » créées à l'effigie d'une femme, décédée, oui, les poupées ne sont jamais masculines, ou comme cela devient le cas au fil de l'intrigue, toujours vivante. Oui, il est des japonais qui vivent avec des poupées, et, pour citer une de mes élèves « oui, mais ce sont des japonais. Il ne faut s'étonner de rien ». le journaliste enquête donc aussi sur ce sujet, rencontre le créateur des poupées, quelqu'un qui ne lui paraît pas inquiétant du tout – comme si le fait d'accomplir des actes inquiétants ou hors norme pouvait se voir.
Alors oui, j'ai souvent eu du mal à suivre, je me suis perdue avec les noms qui se ressemblent fortement (et la quatrième de couverture ne les donne pas, donc pas facile de trouver un repère) et les temporalités qui s'entrechoquent. Ce n'est pas tant que l'on joue avec le lecteur, qu'on le questionne – même si j'encourage fortement le lecteur à se poster et à se questionner sur les faits qui nous sont narrés – mais que l'auteur a superposé des strates de création artistique : le photographe, le journaliste, le créateur de poupées, la légende de la première poupée, qui n'est pas sans rappeler « le portrait ovale » d'Edgar Allan Poe, le (les ?) vidéastes. Ce n'est pas une histoire qui nous est racontée, c'est une histoire qui est sans cesse re-crée, jusqu'au dénouement.
A vous de voir si vous avez envie de la lire ou pas.
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5Arabella
  20 mai 2017
Un journaliste doit écrire sur commande un livre sur un homme condamné à mort pour avoir immolé deux femmes, peut être pour pouvoir les photographier à ce moment fatal. le journaliste, fasciné par une photo de l'homme, primé à un concours et représentant un papillon, est de plus en plus troublé pendant son enquête, dans laquelle des interférences semblent se produire. D'autant plus que les différentes personnes qu'il rencontre pour en savoir plus, lui renvoient en permanence son manque de poids par rapport au sujet.
Le livre intercale des récits effectués à la première personne, mais par deux personnes différentes. On met un petit moment à s'en rendre compte, ce qui dans premier temps crée plus de confusion que de trouble. Evidemment il s'agit d'un sujet "sulfureux" avec des connotations sexuelles, du fétichisme, un peu de SM, des morts....Mais au final, tout cela reste très lisse, voire très convenu. Peut-être parce qu'on reste à la surface des personnages, que l'on pourrait presque trouver interchangeables, sans visage, et encore moins sans intériorité. Enfin, j'ai trouvé le livre pas très bien écrit (pas bien traduit ?), d'une façon très plate et triviale.
La façon de mener l'intriguer laisse aussi peu de place à l'imagination du lecteur, tout nous est livré par les narrateurs, sans qu'on ait le temps d'élaborer nos propres interprétations, se poser des questions. J'ai trouvé la toute fin presque grotesque, avec ses menaces d'empoisonnement qui tournent au grand guignol. En fait, je crois que je n'ai jamais réussi à entrer et à croire à cette histoire.
Bref, j'ai trouvé les 180 petites pages longues...
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mlseditions
  12 août 2017
Un éditeur demande à un journaliste d'écrire un livre sur un condamné à mort. Ce dernier, photographe a immolé deux femmes. le fond de l'histoire est sombre, très sombre mais intéressante car on pénètre dans une histoire qui se dévoile sous différents aspects. C'est l'histoire d'une vengeance orchestrée dans les moindres détails. On frôle la folie, la perversité, la perdition. Sur le fond, le récit est parfois difficile à suivre puisque plusieurs personnages interviennent tour à tour et on perd un peu le fil, ce qui ternit un peu l'ensemble. Mais en fin de récit, une relance dynamise le roman et permet de finir sur une note positive.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   01 février 2019
- C’est bien vous qui les avez tuées… n’est-ce pas ?
Malgré mon affirmation, l’homme reste de marbre. Dans son survêtement noir, il se tient avachi, comme vautré sur sa chaise. Sans la plaque de plexiglas transparent entre nous, ressentirais-je de la peur ? Il a les joues creuses, les yeux légèrement enfoncés dans les orbites.
- Cela m’intrigue depuis le début… Pourquoi, après avoir tué Akiko… avez-vous…
- Pas si vite.
L’homme intervient. Son visage est toujours vide d’expression. Il ne semble ni triste, ni en colère. Il est simplement fatigué. Voilà longtemps qu’il est épuisé.
- Et si, au contraire, c’était moi qui t’interrogeais ?
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SeijoliverSeijoliver   21 juillet 2020
- Pour commencer, entrez, je vous en prie. Puisque aujourd'hui je ne travaille pas.
La femme ouvre la porte et me fait entrer. Je suis le couloir, il débouche sur une vaste pièce couverte de tatamis qui me rappelle quelque chose. J'ai le souffle coupé. Une foule de poupées, accoutrées de toutes sortes de vêtements. Qui paraissent vraiment vivantes. Ou plutôt, qui ne semblent pas du tout mortes, bien qu'on sache pertinemment qu'elles ne sont pas vivantes. Alors que mon cerveau voit en elles des êtres humains, c'est comme si quelque chose en moi sentait qu'elles n'ont rien d'humain. Une multitude de poupées, leurs yeux expressifs tournés dans toutes les directions. Je croise le regard de l'une d'entre elles. Mon coeur bat un peu plus vite. Il suffit de légèrement modifier l'angle sous lequel on les examine pour que chacune arbore une expression totalement différente.
- Ces derniers temps, impossible d'en fabriquer pour mon plaisir. J'ai trop de travail.
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Realita18Realita18   26 février 2017
Bien sûr, tu te faisais vraiment du souci pour moi, mais toi, ma soeur qui était encore une enfant, le processus de la photographie qui reproduisait fidèlement ta silhouette sur du papier t'émerveillait, et peut-être imaginais-tu possible de t'y transporter. Parce qu'ainsi, tu aurais pu te réfugier en lieu sûr.
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ColibrilleColibrille   25 mars 2017
- Mais ça, vous feriez mieux de ne pas l'écrire dans votre livre. Parce que ça déplairait à beaucoup de gens... Vous ne croyez pas ? Se contenter d'effleurer la face sombre de l'humain, la déformer comme dans les mangas, écrire ce qui est acceptable pour le plus grand nombre... Cela vous va comme un gant.
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