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Christine Le Boeuf (Traducteur)
ISBN : 2742770364
Éditeur : Actes Sud (28/09/2007)

Note moyenne : 3.28/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Téhéran, seconde moitié du XIXe siècle: la cour du sha fourmille d'intrigues de palais, complots et autres tentatives d'assassinat, sous le regard cruel de la mère du souverain... Ce très ancien royaume va se trouver ébranlé par l'irruption d'une poétesse fort lettrée dont les vers et les propos semblent agir sur quiconque en prend connaissance comme de puissants catalyseurs d'énergies subversives- voire hérétiques.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Woland
  08 août 2008
The Woman Who Read Too Much
Traduction : Christine le Boeuf
"La Femme qui lisait trop", au titre à la fois provocateur et ironique, est de ces livres qui, une fois qu'on en a tourné la dernière page, laissent leur lecteur sur les plus hauts sommets de l'imagination, respirant un air si pur qu'on ne se résoud à s'en détourner qu'avec les plus vifs regrets.
Il est dédié à la mémoire de la poétesse persane Tahirih Qurratu'l-Ayn, dont le corps ne fut jamais retrouvé après son assassinat dans l'un des grands jardins situés au nord de Téhéran, durant ce que l'on appela "l'Eté des Massacres", ordonné par la mère du Shah, Mahd-i-Olya, en l'an de grâce 1852.
Fille d'un mollah chiite respecté, la jeune Tahirih fut autorisée par son père, qui l'adorait, à étudier autant que les garçons de la famille. D'une intelligence exceptionnelle, elle dépassa bientôt ses frères et ses cousins, s'attirant par là la haine de son oncle, Muhammad Taqi Baraghani. Bien des années plus tard, elle sera accusée, par le fils de celui-ci (qui était devenu entretemps son mari et dont elle avait divorcé), d'avoir assassiné son oncle et beau-père. Pourtant, un homme se dénoncera volontairement, affirmant qu'il avait assassiné le mollah parce que celui-ci avait manqué de respect à un autre dignitaire religieux, considéré comme un saint homme.
Pendant quelques années, Tahirih, connue également sous le nom de la Poétesse de Qazvîn, fuira de ville en ville, se cachant certes mais souvent invitée à prêcher car, en dépit du machisme de la religion islamique, cette femme, qui avait rejeté le voile et embrassé la Foi babie, finissait toujours par s'attirer le respect de tous. Cette nouvelle doctrine, qui plaidait pour l'amélioration du statut des femmes et des pauvres ainsi que pour l'éducation pour toutes et tous, avait été lancée, dans les années 1840, par un jeune marchand, Siyyid Ali Muhammad, qui avait pris le nom de "Bâb" qui, dans la langue arabe, signifie "Porte" ou "Ouverture."
Pour les mollahs chiites traditionnels - les plus nombreux, on s'en doute - le Bâb et ses partisans, qui voulaient s'attaquer à une tradition au demeurant pré-islamique, n'étaient que des hérétiques. La Poétesse de Qazvîn était donc tout à la fois une femme, une divorcée, une hérétique, et en plus, elle s'était mis en tête d'enseigner lecture et écriture aux femmes. Dans la Perse du XIXème siècle, et bien que, apparemment, le Shah lui-même, fasciné autant par sa beauté que par son intelligence, l'eût protégée aussi longtemps qu'il le put, Tahirih était, par cela même, promise à une mort tragique.
Sa vie et l'Histoire de son pays sont dépeintes ici par des points de vue strictement féminins. le roman est en effet partagé en quatre "livres" : celui de la Mère, où Bahiyyih Nakhjavani expose le point de vue de la mère du Shah, femme de tête et de pouvoir, qui hait la Poétesse uniquement parce qu'elle risque, en fait, de lui voler sa puissance ; celui de l'Epouse, consacré aux rapports qui se tissent peu à peu entre l'épouse du maire de Téhéran, chez qui la Poétesse fut retenue quelque temps prisonnière, et Tahirih ; celui de la Soeur, où l'on fait un peu mieux connaissance avec la soeur du Shah, personnage extrêmement émouvant ; et enfin, le livre de la Fille, placé sous le patronnage de la fille de Tahirih - et de toutes ses autres "filles", ces femmes du monde entier qui ont lutté et luttent encore pour que leurs droits soient enfin reconnus.
L'une des forces de "La Femme Qui Lisait Trop", c'est que, malgré tout ce qui peut les séparer d'elle, toutes ces femmes finissent par se révéler extrêmement proches de la Poétesse de Qazvîn. Avec douceur mais fermeté, l'ombre de Tahirih Qurratu'l-Ayn, sur qui nous savons si peu de choses mais dont on ne peut que sentir l'incontestable charisme tout au long de ces pages, parvient à créer un sentiment d'extraordinaire solidarité. Féminine, évidemment mais sans le souci de revanche des féministes bon-teint.
Qui mieux est, Bahiyyih Nakhjavani part d'une situation précise, la condition de la Femme en terre d'islam, pour dépasser celle-ci et étendre son propos à l'Humanité tout entière. On ne s'en rend pleinement compte que lorsqu'on a terminé le roman - c'est peut-être d'ailleurs pour cette raison qu'on en demeure le coeur si haut - mais l'effet obtenu est impossible à raconter. Il faut le vivre pour le comprendre.
Tout cela en outre magnifiquement écrit, dans une langue à la fois poétique, souple et d'une grande richesse, avec un souffle unique et une saisissante humanité. L'un des plus grands livres que j'ai jamais lus - un livre que méritait amplement celle qui l'inspira et qui aima tant les mots. ;o)
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Aaliz
  03 septembre 2012
Après lecture de la 4 de couv, je me faisais une joie de découvrir le destin de cette femme qui osa braver les interdits et la domination des mollahs.
Mais finalement, tout ce qu'il y avait à retenir est contenu dans les 5 pages que constituent la post-face et la chronologie présentée en fin d'ouvrage.
Je me suis terriblement ennuyée pendant cette lecture qui a été longue et pénible. La première chose qui m'ait perturbée est le fait qu'aucun des personnages n'est nommé par son nom. L'auteur utilise à la place des qualificatifs tels que « l'épouse du maire », « la fille de la poétesse », « la mère du shah », jamais ces personnes ne sont nommées directement. Heureusement qu'il y a la chronologie à la fin pour savoir de qui on parle exactement (tout le monde n'est pas forcément au point sur l'Histoire de l'Iran !). Parfois, je ne m'y retrouvais absolument plus, je ne savais plus de qui l'auteur parlait, j'étais obligée de revenir plusieurs lignes en arrière et de relire, parfois sans succès.
Je ne comprends pas du tout pourquoi l'auteur a procédé ainsi. En plus, elle utilise le discours indirect en abondance ou le discours direct libre mais il n'y a aucun dialogue clairement marqué. Tout ceci contribue à une lourdeur et à une sensation de manque de relief. Ce récit ne vit pas , aucune émotion n'est transmise.
La construction est elle aussi très étrange. le roman se découpe en 4 parties, chacune consacrée à évoquer une même histoire mais du point de vue d'une femme différente. La première partie est consacrée à la vision de la mère du shah, la deuxième à celle de l'épouse du maire, la troisième à celle de la soeur du shah et la dernière à la fille de la poétesse (quoique …). Et dans chaque partie, on a droit à des flash-backs incessants, il faut vraiment être bien concentré pour suivre !
Je m'attendais donc à une biographie romancée de Tahiri Qurratu'l-Ayn mais finalement seule la dernière partie du roman lui est véritablement consacrée. Les trois autres ne font que relater les déboires de la famille du shah avec la présence de la poétesse en toile de fond.
Alors certes, on a une description de la vie en Iran au XIXème siècle mais uniquement du point de vue des femmes et surtout des femmes de haut rang. Finalement, le portrait que l'auteur fait de la Perse de l'époque est d'une incroyable noirceur. Il n'y a rien de positif, à l'en croire, l'Iran de l'époque des shahs n'est que violence, complots, intrigues, médisances, mesquineries, mariages forcés, tortures, massacres, famines, assassinats et émeutes. On est loin des Mille et Une nuits et de la magie orientale. Que je suis contente d'être née en France au XXème siècle !!
J'aurais tout de même appris des choses grâce à cette lecture et notamment un pan de l'Histoire de l'Iran au XIXème siècle et surtout l'existence de Tahiri Qurratu'l-Ayn, du courage de cette femme, figure du féminisme en Orient, elle qui a osé retirer son voile en public, elle qui s'est battue pour que les femmes aient accès à l'instruction, qu'elles apprennent à lire, à écrire et à être enfin reconnues comme des êtres pensants et capables de réflexion à égalité avec les hommes. C'était une femme remarquable et son souvenir subsiste encore au sein du peuple iranien bien que l'Histoire officielle l'ait « oubliée ». La question du statut de la femme étant toujours d'actualité dans certaines contrées, les problématiques de ce roman en font un plaidoyer très moderne.
Mais bien que l'objectif et l'intention de cette oeuvre soient très louables, le traitement trop confus et décousu du sujet n'a pas été à la hauteur de mes espérances. Dommage …

Lien : http://booksandfruits.over-b..
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Apoapo
  05 février 2016
Quelle déception que ce roman qui n'a fait que me tomber des mains! D'autant plus amère que j'avais adoré Les Cinq rêves du Scribe, et que le parcours de cette auteure née en Iran, ayant grandi en Ouganda, étudié en Angleterre et vivant aujourd'hui en France m'interpelle au plus haut point.
Nous sommes encore dans l'Iran du XIXe siècle, au coeur de la cour des Qâdjârs, dont le shah essaie d'entreprendre des réformes modernisatrices qui heurtent la population en révolte et en particulier le clergé. Dans ce roman historique, l'on aperçoit qu'une figure de femme lettrée, poétesse ou rhétoricienne, prônant l'alphabétisation des femmes, et peut-être appartenant à une secte schismatique récente, y est pour quelque chose. Elle apparaît comme la prisonnière d'un palais transformé en prison, tantôt nourrie à pain et à eau, tantôt choyée par la gens féminine de la cour, toujours protégée par un shah qui n'est cependant qu'un personnage mineur et de minime épaisseur - caractérielle tout autant que narrative.
La technique du récit est très habile, qui alterne deux temps historiques, le début et la fin du règne du shah, et où se succèdent des parties qui associent la Prisonnière à la perspective de certaines femmes de l'entourage proche du Shah: la reine mère, la princesse soeur, etc.
Pourtant cette matière première d'un grand intérêt ainsi que cette technique originale et bien maîtrisée ne compensent pas voire même approfondissent, à mes yeux, la lacune de la documentation et de l'exposé des faits historiques, aussi bien du contexte que de cette héroïne qui semble avoir réellement vécu. Des centaines de pages de variations sur le thème des complots de la cour et de la rivalité pour le pouvoir (notamment entre la reine mère et le grand vizir et le shah lui-même) finissent par n'être que répétition. Sans doute s'agit-il d'une recherche de nouveauté et d'originalité dans le genre du roman historique, où l'accent est mis beaucoup plus sur le premier que sur le second vocable; néanmoins, pour ma part, cette recherche a réussi à merveille dans Les Cinq Rêves du Scribe, où justement la référence onirique était déterminante, mais pas du tout dans ce dernier roman, car finalement, de cette Femme qui lisait trop, je n'ai presque rien appris... Il me reste tout de même de la curiosité pour son premier roman, La Sacoche.
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Marie987654321
  11 mars 2018
"La femme qui lisait trop" est le récit original de la vie et surtout de la mort, d'une poétesse persane du XIXème siècle, Qurratu'l-Ayn. Lettrée grâce à un père qui, l'aimant profondément, lui avait donné la même éducation qu'à ses frères, elle a dérangé les hommes de son temps par sa liberté et son intelligence. Elle était capable d'en remontrer aux intellectuels et aux religieux par ses connaissances. Et surtout elle avait enlevé son voile.. toute l'opposition entre la tradition, le dogme religieux et la liberté d'expression.
La narratrice fait le choix d'entremêler les fils du récit dans le temps et entre différents points de vue : quatre livres se succèdent pour raconter et aboutir au même moment mortel : le livre de la mère (la mère du Shah ), le livre de l'épouse (du maire qui retiendra prisonnière la poetesse), le livre de la soeur (la soeur du Shah et épouse du grand vizir ) et le livre de la fille, c'est à dire celle de Qurratu'l-Ayn.
Ces quatre récits sont articulés autour de la mort de quatre hommes : le Shah, le maire, le grand vizir et l'oncle et beau père de la poétesse. La mort de 4 hommes vus par 4 femmes si différentes. La mère du Shah est avide de pouvoir et a intrigué dans les couloirs du quartier des femmes pour que son fils devienne le shah. Elle voit au fil du récit son pouvoir s'amenuiser : mère du Shah, elle n'est qu'une femme condamnée à se plier malgré tout. Elle hait la poétesse en raison de la fascination qu'elle exerce sur son fils et poussera à son exécution.
L'épouse du maire, avide de reconnaissance sociale, obsédée par la possibilité de faire un riche et noble mariage pour son fils, elle sera touchée par la poétesse avec laquelle une relation se nouera. La soeur du shah est la plus touchante ; soumise à son destin, elle fait le choix de suivre son époux en exil par fidélité.
Nous découvrons dans ce récit une partie de la société iranienne du XIXème : le sort des femmes mais aussi les injustices sociales et l'indifférence des puissants (homme ou femme) au sort des plus pauvres. La description de la famine et plus précisément du comportement des plus riches qui s'approprient toutes les ressources sans le moindre scrupule est assez noire et édifiante.
La poétesse n'est pas racontée directement. Cela peut dérouter. L'auteur ne voulait pas imaginer des caractéristiques psychologiques à un personnage parfaitement méconnu. Elle apparaît uniquement dans le regard que les autres portent sur elles, gardant son mystère. Cela peut être quelque peu frustrant. le lecteur n'a pas le sentiment de rencontrer réellement la poétesse de Qazvin comme elle est désignée mais compte tenu du peu qu'on sait d'elle ; un autre choix aurait été le risque d'une trahison.
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MIOP
  09 février 2012
Bahiyyih Nakhjavani a écrit une « fiction historique ». Elle s'est inspirée de faits réels pour écrire ce roman, exhumant de l'obscurité dans laquelle elle se trouve encore aujourd'hui la vie de cette femme remarquable. le récit est construit à travers quatre voix de femmes qui font évoluer la perception du lecteur sur la condition féminine et la liberté d'expression en Iran. Avec une formidable énergie narrative et une langue riche, elle rend hommage à une femme qui revendique sa liberté. Elle fournit par ailleurs une excellente analyse sur l'exercice du pouvoir, selon qu'il est exercé par les hommes ou par les femmes. Outre la précision et la grâce, la force de ce texte magnifique réside dans sa terrible actualité.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
BleulapisBleulapis   30 juillet 2017
C'est son père que l'on blâma d'abord : il avait éduqué sa fille comme un garçon, là était le problème. C'était assez grave, déjà, de l'avoir laissée apprendre à lire et à écrire dès son âge le plus tendre, mais lui permettre de s'asseoir avec ses frères et ses cousins, l'autoriser à étudier avec eux la philosophie et la jurisprudence, ce l'était trop. Il n 'aurait jamais dû la traiter comme leur égale, vanter sa mémoire, applaudir à ses commentaires. Il n'aurait jamais dû l'encourager à discuter de la nature de l'âme ou des limites temporelles de la justice. Elle n'avait aucun droit d'interrompre des débats théologiques, même cachée derrière un rideau. C'était passer toute pudeur, toute raison. En quoi la résurrection était-elle l'affaire d'une femme ? p 306
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BleulapisBleulapis   30 juillet 2017
L'épouse du maire niait que l'on torturât dans ses caves. Bien qu'elle fût extrêmement contrariée d'avoir des prisonniers chez elle et protestât avec force contre les plaintes et gamissements provenant des ses sous-sols, elle ne désirait pas savoir exactement ce qui s'y passait, en ce premier hiver où la poétesse de Qazvîn fut confiée à la garde de son mari. Elle était bien conscient du fait qu'une douzaine d'hommes de bonne famille avaient également été capturés dans le cadre des purges du grand vizir mais, malgré les craquements, les claquements de fouet et les bruits sourds montant d'en bas, elle préférait de pas trop penser à leur sort. C'était terriblement désagréable. C'était aussi fichtrement ennuyeux car les caves servaient de refuge contre la chaleur durant la saison d'été et elle, pour sa part, avait bien l'intention de savourer ses pastèques dans la fraîcheur, là dessous, à quelques mois de là. p 129
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BleulapisBleulapis   30 juillet 2017
- Vous dirai-je ce que l'on fait à ces pauvres gens ?
La poétesse parlait si doucement que l'épouse du maire fut obligée, contre son gré, de s'approcher, de venir au plus près. Elle ne voulait pas que les autres entendent.
- Vous décrirai-je, disait-elle, comment on les déshabille et on les jette nus dans le bassin gelé de l'autre cour ? Comment on les fouette et on les brûle avec des fers ? On a arraché leurs turbans de leurs têtes et on les a souillés ; on a chargé leurs nuques de chaînes rouillées. On les force à se tenir debout toute la nuit dans du fumier de cheval et à le manger au matin. On leur a arraché les ongles avec des pinces en métal, on leur a percé le nez de crochets de boucher, on leur a déchiqueté le corps à coups de couteau...
- Arrêtez, hoqueta l'épouse du maire en reculant horrifiée. Cette femme était implacable. p 132
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BleulapisBleulapis   30 juillet 2017
Le vizir avait lancé des purges intensives dans tout le pays et, sur son ordre, on arrêtait les gens par douzaines ; plus nombreux encore étaient ceux que l'on recherchait. Parmi eux, l'une des figures les plus notoires était une femme. Née à Quazvîn, éduquée à Karbala et renommée pour son audace et son éloquence en Perse, en Turquie et dans les provinces kurdes, cette rebelle s'était déjà manifestée comme une menace grave pour la stabilité de l'Etat. Elle avait prêché de dangereuses réformes ; elle avait enseigné de nouvelles façons de lire les règles et son évangile gagnait rapidement du terrain. mais, étant donné la popularité de cette femme et l'absence de popularité du jeune shah, la pourchasser de maison en maison et de rue en rue dans le pays entier était certainement tout aussi dangereux que la cause qu'elle défendait. p20
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BleulapisBleulapis   30 juillet 2017
Des histoires la décrivaient chantant sur les grand-routes, récitant sa poésie dans les caravansérails, à minuit. On disait de cette créature qu'elle avait fait fureur à Bagdad, qu'elle avait été couronnée reine des Kurdes dans les montagnes d'Irak. On disait qu'elle s'était promenée nue dans une tente pleine d'hommes et qu'elle les avait invités à lui mordiller le bout des seins ! p111
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