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Hayet Dhifallah (Traducteur)
ISBN : 222890645X
Éditeur : Payot et Rivages (06/04/2011)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Imaginez une mère calme, sereine.
Les contrariétés ne l'ébranlent pas. S'il lui arrive de manquer de sagesse ou de compassion, elle ne perd pas son temps à culpabiliser ; elle se dit simplement qu'elle fera mieux la prochaine fois. En sa présence, ses enfants se sentent bien, valorisés, compris. On loue sa gentillesse, sa lucidité, son esprit de décision. Il est possible de lui ressembler en appliquant certains principes du bouddhisme.
Sarah Napthali, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
agape0
  02 mai 2016
excellent ouvrage qui place l'expérience au coeur de la réflexion. Chacun y retrouvera des moments ou des événements de son propre vécu. Attention cependant, ceux qui attendent des réponses toutes faites, pourraient être déçus. L'auteur se place dans une perspective bouddhiste classique en mettant l'accent sur l'observation, l'introspection et la pratique de la méditation. Je recommande ce livre à tous les parents qui souhaitent donner à leurs enfants une éducation réfléchie et consciente même s'ils ne sont pas bouddhistes.
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michoko
  14 mars 2015
C'est devenu mon livre de chevet.
Très abordable sur les questions de bouddhisme, il traite de nombreux thèmes du quotidien : les relations aux autres, et à soi-même, la parentalité, le couple, l'image de soi... Puis un chapitre sur la méditation, et la mise en pratique de celle-ci.
A conseiller à toutes les mères, mais pas seulement...
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Sissi_G
  03 juin 2014
Zenitude....
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
michokomichoko   24 janvier 2015
En tant que mères, nous devons particulièrement veiller à déceler, dans notre amour pour nos enfants, tout attachement. Cela implique de les encourager à être eux-mêmes et de les aimer pour ce qu'ils sont plutôt que pour ce que nous espérons avidement qu'ils deviennent. Nous faisons des efforts pour voir nos enfants non pas à travers le voile de nos peurs, de nos espoirs et de nos besoins mais en adoptant une attitude d'acceptation. Nous évitons de lier notre propre estime à leurs performances et nous nous assurons que notre acceptation d'eux ne soit pas conditionnée par leurs talents, leurs préférences ou leurs traits de caractère.
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RhiaRhia   07 octobre 2013
La colère
Exprimer notre colère peut nous procurer un sentiment de soulagement, pendant un glorieux instant d'autosatisfaction où nous nous disons d'un ton convaincu : "Bon, ils ont vu de quel bois je me chauffe!"
Mais la grande ironie de la colère est de causer plus de dommages à nous-mêmes qu'aux objets de notre colère, membres de la famille, amis, connaissances ou inconnus. Nous pouvons considérer la colère comme une réaction inévitable et renoncer à notre liberté de choisir une alternative plus salutaire. Incontrôlée, la colère pompe notre énergie, menace notre santé et compromet notre aptitude à prendre de sages décisions. Quant à la rancoeur, elle empoisonne la paix de notre esprit et nous conduit à justifier nos actes d'une manière qui amoindrit notre aptitude à prendre conscience de nous-mêmes.
Etroitement liée à la haine, la colère peut conduire à une spirale malsaine de violence et de destruction comme nous le constatons dans nombre de nations et groupe religieux : chaque nouvelle atrocité exacerbe la colère de l'autre si bien que la violence n'a jamais de fin. Le Bouddha a dit : "La haine ne mettra jamais un terme à la haine en ce monde. Seul l'amour peut le faire. C'est une loi éternelle."
Dans le cadre de nos relations, nous observons que les actes commis sous le coups de la colère par une partie tendent à induire aussi des actes colériques chez l'autre partie, ou du moins défensifs. Le seul moyen d'arrêter le processus est d'accorder une place plus grande aux actes d'amour.
Dompter la colère
Nous nous rappelons aussi la première Noble Vérité selon laquelle la souffrance, et l'imperfection font inévitablement partie de la vie. Se mettre en colère n'y changera rien, alors pourquoi gaspiller notre énergie émotionnelle?
Alors, que faire quand la colère nous prend?
Se réprimander est inutile - se mettre en colère contre nous-mêmes parce que nous ressentons de la colère ne fait que mettre de l'huile sur le feu. Au contraire, nous devons regarder en face notre colère avec détermination, pour rester avec elle jusqu'à ce qu'elle change de forme ou se dissipe. Nous somme attentifs à ne pas nous complaire dans notre colère ou ne pas être absorbés finalement par elle. Nous la voyons simplement comme un visiteur de plus sans la laisser nous balloter émotionnellement.

La colère se compose de trois éléments :
1) Nous percevons un objet que nous trouvons déplaisant.
2) Nous exagérons le mal ressenti.
3)Nous développons un souhait de faire du mal en retour.
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RhiaRhia   07 octobre 2013
Avec équanimité, nous acceptons "ce qui est" et mettons un terme à nos tentatives de maîtriser l'inévitable et l'impertinent. Le bouddhisme parle des huit Conditions mondaines :
la vie est gain et perte, plaisir et douleur, louange et blâme, renommée et mauvaise réputation. Quels que soient nos efforts pour attirer ou éviter l'un de ses constituants, nous les connaîtrons tous tour à tour. Chacun viendra et partira, tout comme chaque aspect de notre vie est en mutation constante. Nous ne savons jamais ce qui nous attend "au tournant" et cela peut nous mettre mal à l'aise, mais s'attendre à une stabilité ou à un contrôle entiers sur les évènements est irréaliste, et nous fera immanquablement souffrir plus qu'il ne faut.
Mère de deux enfants et enseignante zen, Susan Murphy propose ses paroles de réconfort aux perfectionnistes parmi nous : "Il est important d'être conscients de la difficulté diaboliquement inhérente au rôle de parent et ne pas s'attendre à la perfection.
La perfection n'est pas de ce monde et nous n'avons pas à être parfaits.
Au lieu de cela, nous coopérons avec la vie qui, mystérieusement, est la nôtre, constituée d'un tissage au motif original d'amour et de douleur. Et nous convenons d'être présents à cette vie, d'accepter ce qu'elle offre d'instant en instant, de cultiver une bienveillance illimitée envers ce qui est et ce que nous sommes."
En tant que mères, nous avons souvent du mal à nous détendre avec nos enfants dans les parages. Nous ne savons jamais ce que nous apportera l'instant suivant : pagaille? demande? saute d'humeur? danger? Pour être plus calme, nous devons apprendre à abandonner en partie notre attachement à la stabilité, la maitrise et l'ordre, et accepter que notre situation change constamment. Avec équanimité, nous cessons d'avancer dans la vie en nous battant et commençons à prendre cette dernière comme elle vient, à faire avec.
Nous développons la tolérance, définie ici par Susan Murphy : pour nos enfants qui nous permet, instant après instant, d'abaisser le seuil de tolérance. La tolérance n'est pas synonyme de détente et tranquillité d'esprit. Elle signifie accepter les sensations pénibles et trouve une certaine sérénité d'esprit dans cette acceptation.
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RhiaRhia   07 octobre 2013
Le Bouddha a énoncé onze avantages issus de la réalisation d'un esprit d'amour bienveillant.

1. Tu dormiras tranquillement.
2. Tu te réveilleras tranquillement.
3. Tu auras des rêves agréables.
4. Les gens t'aimeront.
5. Les êtres célestes et les animaux t'aimeront.
6. Les êtres célestes te protégeront.
7. Les dangers extérieurs t'épargneront.
8. Ton visage sera radieux.
9. Ton esprit sera serein.
10. Tu mourras l'esprit clair.
11. Tu renaîtras dans d'heureux royaumes.

En un mot, un esprit d'amour apporte un sommeil plus paisible, protection, sérénité, et amour en retour. On pourrait arguer qu'avec tant d'avantages à vivre avec amour, une vie empreinte de compassion est en fait une vie égoïste et n'a rien d'un sacrifice en soi. Avec le temps, nous commençons à comprendre toute la joie dont peut jouir un esprit aimant.
L'amour génère une atmosphère positive, en nous permettant de nous sentir paisibles et heureux.
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michokomichoko   21 octobre 2014
De nombreuses mères constatent que, depuis qu'elles ont des enfants, elles ne regardent plus le journal télévisé de la même manière. C'est que la condition de mère rend plus sensible à la souffrance d'autrui.
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