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EAN : 9782266103053
506 pages
Éditeur : Pocket (18/04/2000)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 115 notes)
Résumé :
La guerre fait rage entre Philippe VI, roi de France et Edouard III d'Angleterre. L'armada de l'Anglais mouille au large de la Bretagne. Le 24 juin au matin, la bataille navale de l'Ecluse s'engage. La flotte française est anéantie. Un carré de chevaliers restés fidèles à Philippe soupçonnent l'un d'entre eux de trahison.
Godefroy d'Argouges, accusé à tort, tente en vain de confondre le véritable coupable. Devant la puissance du félon, favori de Philippe, Go... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  19 février 2014
Pierre Naudin inaugure ici son cycle médiéval "Ogier d'Argouges", du nom de son principal protagoniste, et par là même, pénètre dans le cénacle des auteurs de grandes séries historico-romanesques de la littérature française contemporaine.
Prolixe (c'est le moins que l'on puisse dire), minutieusement documenté sur la Guerre de Cent Ans, Pierre Naudin nous livre une épopée trépidante d'aventures digne d'un Maurice Druon ou d'un Robert Merle. Sa plume est très précise, parfois même un rien trop détaillée, ce qui peut, par période, donner quelques longueurs au récit mais cet aspect est totalement compensé par l'attachement quasi fraternel qui se crée entre Ogier et le lecteur. Ce dernier ne semble pas, en effet, devoir se contenter d'être un spectateur passif et intéressé, il devient réellement le compagnon d'armes de ce chevalier promis à vivre toutes les grandes batailles du noir XIVème siècle.
Ce premier tome, genèse d'un cycle qui en compte sept, débute le 24 juin 1340 dans les Flandres où se déroule le premier coup de théâtre militaire qui donne le top départ à plus d'un siècle d'hostilités guerrières entre la France et l'Angleterre : la bataille de l'Écluse où les troupes de Philippe VI et d'Edouard III s'affrontent en mer (ou plutôt en port, puisque les bateaux étaient arrimés) en une boucherie historique.
Au milieu de la mêlée, une chevalier normand, Godefroy d'Argouges, seigneur de Gratot, et son fils Ogier sont les témoins d'un complot. Commencent alors les aventures d'Ogier dans le contexte parfaitement recréé des rivalités politiques de l'époque.
Au-delà de la parfaite maîtrise du récit qui a de quoi séduire tout lecteur de romans historiques, ce roman permet de donner une approche vulgarisée du conflit, propre à mieux en saisir les tenants et aboutissants : belligérants, intérêts des couronnes, système féodal, attitude des nobles sur le champ de bataille et stratégie militaire, mode de pensée... autant d'éléments qui aident à mieux comprendre les mécanismes d'une période très complexe et qui en a découragé plus d'un !
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Mamzellegazelle
  03 juin 2018
En tant que lecteur en addiction par une saga, il est bon de savoir qu'il y a encore de nombreuses heures de lecture, puisque cette fresque historique compte en tout sept volumes. Il me reste donc encore six livres à découvrir, sans avoir à attendre leur édition puisqu'ils attendent dans ma Pal.
Ogiers D'Argouges, jeune jouvenceau est embarqué par son père, Godefroy d'Argouges, dans la guerre qui oppose Philippe VI, roi de France, et Edward III, roi d'Angleterre. Ces derniers veulent prendre la Normandie et la France par la suite. le combat commence sur les navires, où les Français se font massacrer. Blanville, un Français, traître de la nation, puisque rangé aux côtés de l'Angleterre, profite de ses pleins pouvoirs afin de retirer au père d'Ogier, sont titre de chevalier et le traîner dans la honte.
Complètement affaibli physiquement et surtout psychologiquement après la perte de son blason des Lions, il envoi sont fils, Ogier vivre chez Guillaume de Rechignac, son oncle, afin d'apprendre à devenir Chevalier.
Ogier n'aura qu'une obsession : combattre Blanville, le traître qui est coupable des Lions Diffamés. Mais avant de le retrouver, il devra combattre aux côtés de son oncle, l'invasion des Anglais, qui veulent s'approprier le Château Rechignac.
Assez difficile en début de lecture, à cause du style d'écriture et le "parlé" médiéval, les noms des personnages, des royaumes et des nombreux lexiques explicatifs en bas de page, je suis tout de même rentré rapidement dans l'histoire, dans cette vie médiévale difficile en tout point de vue et me suis attachée à Ogier et tous les personnages qui l'entoure.
L'auteur, Pierre Naudin, est d'une grande précision concernant cette tranche d'histoire, ce qui est appréciable afin de suivre l'histoire. Des lexiques d'explications en fin de page et en fin de livre, nous permet de retourner sur les bancs des cours d'histoire. On aime, ou pas ... Moi, personnellement j'adore.
Ce premier tome se termine avant l'attaque des Anglais, ils sont au pied du château Rechignac et tout le monde se prépare à l'affrontement.
Cette deuxième partie s'annonce des plus violente, la poix, l'huile chaude, arbalètes sont prêtes à entrer en action.
La suite, bientôt ....
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monsieurloic
  17 décembre 2015
Après avoir été envoûté par la visite du château de Gratot lors de mes vacances dans l'ouest du Cotentin, il m'a prit l'idée de chercher s'il existait une littérature à son sujet, qu'il s'agisse de récits écrits par des gens de l'époque ou des romans. Je suis très vite tombé sur la série de Pierre Naudin (décédé en 2011) , le cycle d'Ogier d'Argouges composé de 7 épais volumes relatant les aventures de la famille d'Argouges, celle-là même qui est à l'origine de la construction du château. Ceci dit, il s'agit bien d'une oeuvre romanesque, Ogier le héros n'ayant jamais existé mais même s'il s'agit d'un roman, les conflits décrits (l'action se déroule au XIVe siècle) font vraiment partie de l'histoire de France (la bataille de l'Ecluse par exemple par laquelle débute le roman). Pour le reste, l'auteur invente tout des d'Argouges, dont Godefroy, seigneur du château de Gratot est la figure de proue. Mais dans ce premier tome, ce sont les pérégrinations de son fils Ogier que l'on suit. Après la défaite de l'Ecluse contre les Anglais, son père est destitué (à tort) de son statut de chevalier et il est convenu que le jeune Ogier sera formé pendant cinq ans par son oncle Guillaume vivant dans le château de Rechignac dans le Périgord. On suit alors le quotidien d'Ogier, la vie quotidienne dans le château, les amours, les faits d'arme, les rivalités et puis plus on avance dans le roman et alors qu'Ogier après cinq ans de formation s'apprête à rejoindre Gratot, les anglais (règne de Edouard III) s'emparent d'une bonne partie du sud ouest du royaume de France et s'approchent de Rechignac. le roman se termine alors que les anglais (appelés les goddons), sous le commandement de Robert Knolles encerclent le château, ils sont en supériorité numérique et sur armés. A l'intérieur du château, où l'on a rassemblé la populace (les vilains quoi) et fortifié les fondations, peu sont optimistes.
J'avoue avoir pris beaucoup de plaisir à lire ce roman chevaleresque, qui m'a fait penser à ‘au nom de la rose' en moins prétentieux, au cycle du Graal en plus moderne. D'une indéniable valeur documentaire, ce qui fait surtout l'intérêt de ce roman, c'est le style utilisé. Facile à lire, il est cependant parsemé, de termes désuets et de descriptions plus vraies que nature. En plus d'une connaissance parfaite des us et coutumes de cette époque, Il y a chez cet auteur une parfaite maîtrise de la langue du moyen-âge , et excusez la comparaison un peu facile, cela m'a souvent fait penser aux dialogues entre Godefroy de Montmirail et Jacqouille la Fripouille dans les visiteurs.
On ne s'ennuie pas un seul instant. Ogier d'Argouges est un personnage attachant et sentimental, qui découvre l'horreur de la guerre avec flegme et qui fait preuve de bravoure (comme on dit). La seule déception est que le château de Gratot souvent cité n'apparaît qu'en toile de fond. Il doit apparaître dans les tomes suivants que je lirai sans doute peut-être.

Extraits : Alors qu'après la défaite de l'Ecluse, Guillaume et les siens descendent dans le Périgord :

Chaque soir dans l'auberge élue pour le gîte et le couvert, Guillaume s'informait : que savait-on, céans, des événements de Flandre ? Que se passait-il à Paris ? Philippe avait-il envie de se revancher ? Les hôteliers, les manants et les bourgeois attablés devant un godet de vin ou de cervoise avaient à peu près tous la même grimace et le même geste d'ignorance.

A propos de voyageurs s'étant arrêtés devant le pont-levis du château de Rechignac :

Les voyageurs repoussèrent l'aumusse qui protégeait leur tête, dégageant ainsi une courte chevelure. Deux d'entre eux portaient bouc et moustache - le chef - avait le visage nu. Leur peau était hâlée par le sang, non par l'air. Ils étaient vêtus d'une hoqueton de lin gris, tacheté par leur sueur et la poudre des chemins. Près de la boucle de leur ceinture; émergeant d'une étui de cuir vermeil, luisait la prise d'une anelace. Des chausses rouges moulaient leurs jambes ; leurs heuses de daim, pelucheuses de poussière, avaient des talons serrés armés d'épérons, sans molette.

Avant l'acte d'amour :

Elle s'allongea telle quelle sur la couche tandis qu'il enlevait en hâte son pourpoint, ses heuses, ses chausses, et ne conservait pour tout vêtement que ses braies.

Ah bon : il garde ses braies !!!

Cycle d'Ogier d'Argouges 1 - 1978 (sept volumes), lecture sur kindle, 506 pages, en septembre 2015. note : 4.5/5
Lien : http://doelan.blogspirit.com..
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D-elfe
  16 juin 2011
J'ai dévoré les 7 tomes de cette fresque historique très détaillée, et les heures passées à lire m'ont véritablement transportée au 13 ème siècle.
Plus que l'histoire du héros, c'est le mode de vie décrit par l'auteur qui donne au lecteur ce sentiment. Et son style d'écriture"médiévale" accentue ce plongeon dans le passé.
Difficile de parler normalement quand on repose le livre et qu'on attérrit au 21ème siècle!
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Mondaye
  27 avril 2016
Un roman historique assez plaisant rythme maîtrisé et contexte intéressant.
Mais même si il m'a fait passé un moment relativement agréable il ne m'a pas accrochée. Je n'ai pas réussi à m'attacher à Ogier et son sort m'a laissé longtemps indifférente. Ce n'est que sur la fin que j'ai réussi à m'y intéresser un peu. Mais j'ai trouvé à des personnages annexes presque plus de relief.
Sinon bon cadre historique, celui de la guerre de cent ans dans ses début, et le tout reste assez prometteur pour que je lise la suite... un jour.
Mais pas tout de suite.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
pit31pit31   19 juillet 2019
Parfois, pour varier ses errances, Ogier s'engageait derrière les pavesades, dans des corridors comparables aux étroits chemins de ronde de Gratot ; ou bien il allait observer la calamite : grâce à cette aiguille aimantée munie d'un flotteur de liège, et placée dans un vase à demi plein d'eau, le Christophe se dirigeait sans erreur vers les îles. Deux hommes d'armes en assuraient la surveillance. Comtes, barons, écuyers allaient et venaient, eux aussi, sur le pont et l'entrepont, gênant parfois les manœuvres de l'équipage, tandis qu'adossés aux rambardes, les arbalétriers discutaient, se querellaient ou jouaient aux dés sur le revers d'un de leurs grands pavois en forme de cœur allongé.
Cependant, ce qu'Ogier préférait, c'était demeurer en compagnie de son père, de son oncle et de Blanquefort, près de l'escalier du château d'arrière. Au sommet de celui-ci, s'élevait la chambre de poupe où couchaient Hue Kieret, Bahuchet, Blainville et Tête-noire. Sous cette construction s'étendait le "paradis" : c'était là que trois fois par jour, l'amiral et ses conseillers, les comtes et les barons privilégiés se réunissaient pour faire le point et confronter leurs tactiques.
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OlivierPOlivierP   10 juin 2012
Il y avait là des anglais, des Français, des Génois, des Castillans, et chacun criait ou priait dans sa langue. À certains, le trépas imminent avait enlevé toute haine : ils ne se lamentaient que sur leur sort ; mais leurs voisins s'invectivaient, et ceux qui ne pouvaient ou n'osaient s'entrebattre se crachaient au visage.
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pit31pit31   21 juillet 2019
Quoique la nef amirale n'eût pas encore été abordée, sa défense commençait. Les arbalétriers tiraient sur les galiotes d'Angleterre, maintenant à portée de carreau, et dont parfois un homme se détachait d'un gréement. Derrière eux, accroupis ou agenouillés pour échapper aux flèches ennemies jaillies en rafales sifflantes, les chevaliers et leurs écuyers attendaient, stoïques, l'instant du premier choc. Tous avaient dégainé. Des cris, des jurons, des blasphèmes éclataient tout au long de cette haie vivante, écaillée de fer et de bois, et dont un homme parfois basculait en portant ses mains à sa poitrine ou sa tête. Et quelque chose d'intangible et pourtant d'aussi lourd que du plomb pesait sur le pont du Christophe : la peur. Telle une araignée gigantesque accrochée aux vergues, aux cargues, à la résille des haubans, elle guettait ; immobile, invisible, elle surplombait sans aucune distinction de rang, de race et d'âge, tous ces hommes contraints à se défendre après qu'ils eurent tous rêvé d'attaquer. Ils semblaient habités par une énergie, une résolution semblables, et ceux qu'une flèche, un carreau atteignait peu grièvement demeuraient en place, une fois le trait arraché à leur chair, bien décidés à combattre à outrance.
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pit31pit31   22 juillet 2019
L'office achevé, le garçon avait l'intention de parfaire les ornements de son écu. A pâques, en revenant au château après une absence plus longue que les précédentes, Bressolles lui avait fait don du rapace en même temps qu'il en offrait un - Roland - à Guillaume : "Je connais le Grand Fauconnier de Cordes, et j'ai pensé que ce seraient des présents dignes de vous". Qui était Bressolles ? Quelles attaches avait-il en Languedoc.
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pit31pit31   21 juillet 2019
Le garçon appuya son front contre le bois rude et piquant : "Je n'aurais pas dû monter et je ne peux partir sans qu'elles ne me remarquent". Ses mains, ses lèvres tremblaient. Il était dur dans toutes ses extrémités, tendu comme un arc prêt à cracher sa flèche. Il se dressa lentement : "Si elles me voient, je rirai et partirai sans un mot… L'ironie leur sera plus cruelle encore que le mépris". Et tout à coup, alors que, prenant des risques, il s'apprêtait à contourner son abri, un gêneur surgit de l'échauguette : Didier.
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