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ISBN : 2070441482
Éditeur : Gallimard (02/03/2011)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 9 notes)
Résumé :

Parce que le vrai voyage commence en poésie avec Les Fleurs du Mal, voici 42 poètes en partance, du coeur du XIXème siècle au coeur du siècle dernier, soit de Charles Baudelaire à Henri Michaux. Non pas une compilation des plus baroudeurs, comme on collectionnerait les pages d’un passeport surchargé de visas, mais un recueil de ceux qui tracent leur destin en marge des balises, passent souvent les bornes, et bouleve... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
OumG
  18 juillet 2017
42 poètes. La réponse à toutes les questions. Depuis Baudelaire. Mais y a-t-il eu des poètes avant ? Jusqu'à Michaux. Preuve de goût. Une très belle anthologie de poésie francophone, sur le thème du voyage. Qui montre une connaissance intime des oeuvres. Pas un simple échantillonnage. Comme sont trop souvent les anthologies.
Je pourrais débiter d'autres platitudes sur le livre. Je vais plutôt parler de mon livre. Car c'est lui qui a le plus voyagé ici (je les aime d'occasion). Il a été annoté par une personne avant moi. Inconnue. Passages soulignés. Ou stabilotés. Toujours très bien choisis. Appréciations. Petits coeurs dans la marge. Certains extraits ont éveillé de fiers souvenirs (« 18/20 au bac ! » , le lycée Supervielle à Montevideo). Jusqu'à la mention « J'aime tout » pour Michaux. Preuve de goût.
J'ai l'impression d'avoir trouvé une âme soeur. Comment la retrouver ?
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
OumGOumG   17 juillet 2017
J’étais autrefois bien nerveux. Me voici sur une nouvelle voie :
Je mets une pomme sur ma table. Puis je me mets dans cette pomme. Quelle tranquillité !
Ca a l’air simple. Pourtant, il y a vingt ans que j’essayais ; et je n’eusse pas réussi, voulant commencer par là. Pourquoi pas ? Je me serais cru humilié peut-être, vu sa petite taille et sa vie opaque et lente. C’est possible. Les pensées de la couche du dessous sont rarement belles.
Je commençai donc autrement et m’unis à l’Escaut.
L’Escaut à Anvers, où je le trouvai, est large et important et il pousse un grand flot. Les navires de haut bord, qui se présentent, il les prend. C’est un fleuve, un vrai.
Je résolus de faire un avec lui. Je me tenais sur le quai à toute heure du jour. Mais je m’éparpillai en de nombreuses et inutiles vues.
Et puis, magré moi, je regardais les femmes de temps à autres, et ça, un fleuve ne le permet pas, ni une pomme ne le permet, ni rien dans la nature.
Donc l’Escaut et mille sensations. Que faire ? Subitement, ayant renoncé à tout, je me trouvai…, je ne dirai pas à sa place, car, pour dire vrai, ce ne fut jamais tout à fait cela. Il coule incessamment (voilà une grande difficulté) et se glisse vers la Hollande où il trouvera la mer et l’altitude zéro.
J’en viens à la pomme. Là encore, il y eut des tâtonnements, des expériences ; c’est toute une histoire. Partir est peu commode et de même l’expliquer.
Mais en un mot, je puis vous le dire. Souffrir est le mot.
Quand j’arrivai dans la pomme, j’étais glacé.

(Henri Michaux, extrait de Magie, Lointain intérieur)
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OumGOumG   10 juin 2017
Ô Mort, vieux capitaine, il est temps ! Levons l’ancre !
Ce pays nous ennuie, ô Mort ! Appareillons !
Si le ciel et la mer sont noirs comme de l’encre,
Nos cœurs que tu connais sont remplis de rayons !

Verse-nous ton poison pour qu’il nous réconforte !
Nous voulons, tant ce feu nous brûle le cerveau,
Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu’importe ?
Au fond de l’Inconnu pour trouver du nouveau !

(les Fleurs du Mal / le Voyage)
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OumGOumG   09 juillet 2017
L'espace qui me reste à franchir n'est point la mer.
Nulle route n'est le chemin qu'il me faut suivre ;
Rien, retour, ne m'accueille, ou, départ me délivre.
Ce lendemain n'est pas du jour qui fut hier.

Paul Claudel, vers l'exil (extrait)
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OumGOumG   20 juin 2017
L'un de nous, bon tireur, couche un yack sur le sable.
Un yack ! Voilà de quoi calmer notre estomac ;
Et, sans tergiverser, nous nous mettons à table.

Nous mangeâmes un quart de l'animal ; mais diable !
Le soir, nos cœurs battaient de façon effroyable !
Ca devait arriver : c'est le mal du quart d'yack.

Alphonse Allais, l'explorateur (extrait)
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PhilippeSAINTMARTINPhilippeSAINTMARTIN   04 novembre 2016
Le grand pays du bonheur sans mémoire
Se forme enfin sur la route où tu fuis
De l'horizon accourt la grande image
Des cieux nouveaux vont toucher mon visage
Je suis debout.
- Très haut amour - C. Pozzi
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