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ISBN : 2070629600
Éditeur : Gallimard (20/05/2011)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 101 notes)
Résumé :
A l’auberge du Coq Vert, les casseroles fument, les portes claquent et les sentiments contrariés sont légion. Au cœur de cette fresque enlevée : Polpette le cuisinier, Fausto le baron propriétaire, Alméria l’employée volcanique et une tribu de furets vindicatifs... Le jour où Fausto apprend l’arrivée de son père, puissant monarque qu’il n’a pas vu depuis ses 7 ans, c’est le branle-bas de combat dans l’auberge...

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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
afleurdemots
  24 septembre 2013
« le viandier de Polpette » est une histoire hors du temps, mêlant références moyenâgeuses, détails contemporains ainsi qu'un soupçon de fantasy. Un assortiment aussi original que déroutant, pourtant, impossible de ne pas succomber au charme du cadre bucolique crée par les auteurs qui nous transportent dans un décor idyllique, isolé au coeur de la campagne, où vit une petite communauté aux personnalités hétéroclites.
Fausto est le propriétaire du domaine du Coq Vert où il vit depuis son enfance, sur décision de son père. En effet, alors qu'il s'apprêtait à partir pour une nouvelle guerre et afin de protéger son fils et d'honorer ainsi la promesse qu'il avait faite à sa défunte épouse, le comte de Scaramanda, prit la décision de confier Fausto aux bons soins de monsieur Biryani et de l'envoyer au Coq Vert, un endroit aussi sûr que reculé. Des années plus tard, le jeune Fausto, devenu un homme est donc le propriétaire de ce bastion qui compte désormais de nouveaux habitants. Fausto est un personnage aussi vif qu'excentrique. En dépit de son âge, il a le comportement et l'insouciance d'un petit garçon. Personnage central de ce premier tome, il occupe toute la scène et éclipse les autres protagonistes. Malgré sa naïveté et son égocentrisme, il demeure cependant un protagoniste très attachant et fondamentalement bon dont les lubies et les excentricités prêtent souvent à sourire.
Polpette, cuisinier « officiel » du Coq Vert, apparaît comme l'antithèse du comte aussi bien dans le caractère que dans le dessin. Aussi peu loquace et taciturne que Fausto est excentrique et exubérant, c'est un personnage serein et discret (ne vous fiez d'ailleurs pas au titre de la saga, car Polpette tient finalement un rôle bien marginal dans ce premier tome). A l'inverse de Fausto, il n'a pas toujours vécu en ermite, à l'abri de la vie réelle et a bien connu la guerre. Autant d'épreuves qui ont probablement influencé son caractère. Ces différences se retrouvent également dans le trait adopté pour les dessiner. Polpette est carré et costaud alors que Fausto est frêle et a le visage plus arrondi.
Au service du comte Fausto, il y a monsieur Biryani, qui fut son précepteur durant son enfance et qui tient lieu à la fois de conseiller et de majordome. D'une loyauté inébranlable, monsieur Biryani a consacré sa vie à Fausto dont il s'est occupé comme un père de substitution.
Parmi les autres habitants, on trouve également la belle Alméria, au caractère aussi flamboyant que sa chevelure. Responsable des bains de l'établissement, elle se déplace toujours entourée d'une multitude de furets. On sait très peu de choses de ce personnage.
Comme faisant écho au lieu enchanteur où ils vivent, les personnages passent leur temps à fuir la réalité. Il y a d'ailleurs, à plusieurs reprises, diverses allusions à ce débordement d'insouciance (à travers notamment les références à une menace de guerre par une certaine Tantaranive au nord du pays).
Cette innocence se ressent jusque dans le scénario, qui m'a paru trop lisse et édulcoré, manquant de tension et de véritables enjeux. S'il y a bien une volonté d'explorer certains thèmes, tels que la relation père-fils ou le sens de l'amitié, cela est fait de façon trop superficielle pour être réellement percutant.
Car si j'ai eu un véritable coup de foudre pour le cadre, j'ai en revanche été moins convaincue par le scénario de ce premier tome. En dépit de ses 150 pages, l'intrigue, manquant d'aspérités, évolue trop rapidement et on en apprend finalement peu sur les différents personnages qui ne sont, pour la plupart, qu'effleurés. En effet, si les auteurs nous livrent bien quelques éléments relatifs aux passés respectifs de Polpette et du comte, peu de détails filtrent en revanche quant aux autres protagonistes. Et le nombre limité de planches qui leur sont consacrées ne nous en apprend guère davantage sur eux. Espérons donc que le prochain tome répare cet impair.
Sur la forme, j'ai trouvé que la cadence de ce premier opus était un peu saccadée. Des scènes débordant d'action succèdent à d'autres plus contemplatives, aboutissant à un récit au rythme en dents de scie. Qui plus est, le fil de l'intrigue est régulièrement interrompu par différentes recettes intercalées tout au long de l'histoire, empêchant le lecteur de se concentrer sur le scénario et cassant inévitablement le rythme. Je regrette d'ailleurs ce choix des auteurs, à mon sens maladroit. Il aurait été d'après moi beaucoup plus judicieux de regrouper toutes ces recettes sous la forme d'une simple annexe à la fin de l'ouvrage. D'ailleurs, j'aurais aimé trouvé de la même manière, des fiches de présentation des différents protagonistes, ce qui aurait permis de pallier au manque d'informations les concernant. J'ai en revanche beaucoup apprécié le plan du Coq Vert figurant dans les dernières pages.
Malgré ces défauts, j'ai tout de même pris beaucoup de plaisir durant cette lecture, pleine de charme. le décor et les personnages mis en place ont un vrai potentiel et c'est avec une pointe de regret que l'on quitte l'atmosphère du Coq Vert. Je lirai donc la suite avec plaisir, en espérant que le scénario du deuxième tome se révèle toutefois plus convaincant et nous permette d'en apprendre davantage sur les autres protagonistes.
Si Julien Neel m'a conquise par son coup de crayon si caractéristique et le cadre idyllique qu'il a imaginé, le scénario de ce premier tome m'a, en revanche, moins convaincue. Sur le fond, l'intrigue trop innocente et édulcorée, manque cruellement d'aspérité et d'intensité pour véritablement nous captiver. Sur la forme, elle pâtit d'un rythme en dents de scie où se succèdent scènes contemplatives et d'autres, à l'inverse, beaucoup trop rapides. Les personnages, à l'image de l'histoire, évoluent dans leur voile d'insouciance et, bien qu'ils soient tous attachants, ils auraient gagné à être davantage développés. En dépit de ces défauts (d'ailleurs souvent inhérents à des « premiers tomes » de saga), « le viandier de Polpette » reste une lecture très agréable et pleine de charme, à l'univers et aux personnages prometteurs. Je lirai d'ailleurs le deuxième opus avec plaisir, en espérant que le scénario se révèlera cette fois plus convaincant et avec l'espoir d'en apprendre davantage sur les personnages.
Lien : http://afleurdemots.nhost.me..
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MarquePage
  08 décembre 2014
Splendide !
C'est au cours d'une conversation sur les carnets de Cerise que mon père en vient à me parler de cette BD. J'ai aussitôt été la chercher sur une des nombreuses étagères qui abritent les BD chez mes parents pour la feuilleter. On reconnait tout de suite l'auteur de Lou ! et comme j'adore les histoires de cette petite blonde je me suis empressée de lire cette BD. Grand bien m'a pris.
On découvre ici un univers très particulier dans un temps qui n'existe pas. Une histoire de cuisine, d'amitié et de complicité, de vie de tous les jours et des relations parfois difficile qu'on peut avoir avec les autres mais qui sont pour la plupart du temps très belles.
J'ai surtout apprécié la palette très colorée des nombreux personnages hétérogènes. le jeune compte un peu rêveur, le fidèle Biryani, la belle et caractérielle Alméria, l'impertubable Polpette, le sérieux Andrew, les étranges clients du Coq Vert, et surtout la communauté nuisibles (d'adorables furets farceurs).
La question est : toujours pas de tome 2 ?
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trust_me
  08 juin 2011
Après avoir officié comme cuistot dans l'armée pendant la guerre, Polpette échoue un peu par hasard à l'auberge du coq Vert. Dans cet établissement isolé au pied des montagnes, ses talents font de lui un cuisinier renommé. La vie s'écoule paisiblement au sein de la petite communauté présente dans l'auberge. Son propriétaire, le comte Fausto de Scaramandra, est un personnage fantasque, épicurien dans l'âme. Mais l'annonce de l'arrivée prochaine de son père, vieux chef militaire qu'il n'a pas revu depuis des années, semble le préoccuper au plus haut point…
Le viandier de Polpette, c'est de la fantasy pas héroïque du tout. Pas d'elfes ni d'orcs, pas de nains, de dragons ou de sorciers. Juste des amis dont le but premier est de profiter des petits plaisirs qu'offre l'existence. S'il y avait une comparaison à faire, il faudrait regarder du coté du village d'Astérix ou de celui des schtroumpfs. Un endroit où le lecteur se sent bien, où la simplicité des relations fait plaisir à voir. Les enjeux humains sont à l'évidence le coeur du récit. D'ailleurs, les fans de Julien Neel retrouveront la thématique de la filiation qui est déjà fortement présente dans sa série Lou ! Autre élément fondamental, la nourriture. Les auteurs avouent qu'ils ont voulu donner faim à leurs lecteurs. L'histoire est parsemée de recettes illustrées et décrites avec précision. Au-delà de l'aspect purement culinaire, c'est un moyen originale de rythmer l'album.
Graphiquement, les amateurs de Lou ! ne seront pas dépaysés. Ils retrouveront ces bouilles que l'on reconnaît au premier coup d'oeil, ces couleurs pastel et ce découpage varié mais finalement très classique. Petit reproche, certaines cases de grande taille apparaissent un peu pauvres en terme de décors.
Au final, d'aucuns qualifieront le scénario de simplet, un brin naïf et manquant singulièrement d'épaisseur. C'est un fait. Pour ma part, je vois dans cet album une ode à l'amitié et à la simplicité, un contre pied aux séries dont l'action à tout prix est la seule raison d'être. J'ai beaucoup aimé ce parti pris narratif qui peut, à quelques égards, être comparé au travail de Régis Loisel et Jean-Louis Tripp sur leur Magasin général.
Le Viandier de Polpette devrait compter en tout trois volumes. Inutile de vous dire que je suis partant pour la suite !

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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Noctenbule
  25 octobre 2013
Dans un cadre bucolique, au sein de l'auberge du Coq vert, on va à la rencontre de personnages hauts en couleur que cela soit le cuisinier, la réparatrice de chaudière, le serveur, une femme de ménage... et bien entendu le baron. Un homme qui a fuit la montée de la guerre pour rester isoler loin de la réalité du monde.
Tout pourrait être tranquille dans le meilleur des mondes mais une ombre arrive pour perturber l'équilibre. le père de Fausto qu'il n'a pas revu depuis que ce dernier l'a envoyé dans ce lieu reculé avec un précepteur. L'enfer va t'il débarquer à la porte? Et bien non. Une surprise d'ailleurs, l'amour d'un papa, véritable sera le cadeau. Je ne peux pas tout vous dévoiler mais c'est simple tout en étant passionnant et palpitant.
A côté de l'histoire, la cuisine tient un rôle très important. Je dirais même que c'est le coeur de l'histoire. Polpette passionné de cuisine confectionne une grande variété de plats et donne même les recettes. Pas simplement une liste d'ingrédients, mais des conseils, des astuces avec des sublimes illustrations. le magnifique graphisme que j'avais découvert dans la bd Lou est un vrai régal pour mes yeux. Un gros bonus qui rend l'ouvrage très agréable à lire que cela soit par la qualité du dessin ou pour la gestion des couleurs.
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Ubikson
  19 janvier 2013
Un univers féérique, des personnages charismatiques et des recettes qui mettent l'eau à la bouche, que demander de plus pour ce viandier ?
Dans le domaine de la "bédé de cuisine", je connaissais le Gourmet Solitaire de Jiro Taniguchi, qui, même s'il passe son temps à nous donner envie de manger, ne créé pas une véritable histoire, juste des anecdotes de mangeur, mais à la sauce Taniguchi.
Ici Julien Neel et Olivier Milhaud nous mijotent un véritable univers, un monde, le tout lié à une histoire globale certes floue - car le comte Fausto se veut isolé du monde - mais avec une flopée de personnages presque mystiques, et surtout très attachants.
On oscille constamment entre le conte de fées et le roman d'initiation avec l'histoire de ce jeune comte qui doit "affronter" son père, mais il ressort, aussi bien dans l'histoire que dans le trait, une telle magie et une telle sérénité, qu'il est difficile de refermer ce tome sans le sourire aux lèvres... et une envie de manger.
La cuisine est un art, mais pas forcément un monde à part, comme nous le rappelle Polpette qui livre ses recettes au compte-goutte, mais sans que cela ne dénature le récit, ou que cela ne donne l'impression d'être un bonus dont on se fiche au final.
Le grand problème de ce viandier, reste la la frustration de ne pas encore avoir réalisé toutes les recettes du compère Polpette, et encore plus de devoir attendre ce tome 2 qui tarde à venir...
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critiques presse (3)
Du9   03 octobre 2011
Là où certains parviennent à raconter beaucoup avec un récit où il ne se passe pas grand-chose, en jouant sur la profondeur thématique et les non-dits, ici les auteurs semblent avoir été dépassés par le potentiel de leur œuvre, ne parvenant jamais à suffisamment accomplir chacun des aspects de leur concept multigenre.
Lire la critique sur le site : Du9
BulledEncre   18 juin 2011
Une « sweet fantasy » menée avec beaucoup de talent… Un régal pour les yeux comme pour les papilles…
Lire la critique sur le site : BulledEncre
BDSelection   14 juin 2011
Derrière son apparente légèreté et ses tons pastel, Le viandier de Polpette offre une belle réflexion sur la faculté - nécessaire ? - que l'être humain peut avoir à laisser de côté ses problèmes et ses fantômes ou à les prendre en compte de manière décalée.
Lire la critique sur le site : BDSelection
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
colimassoncolimasson   16 août 2011
Scotch Léopold : […] Remplissez un grand verre de tomates cerises et inondez-les d’un scotch glacé. Ne mettez jamais de glaçons dans votre verre. Buvez et croquez.
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colimassoncolimasson   16 août 2011
- […] Je dois avouer que ça ne va pas très fort… J’aurais besoin d’un peu de réconfort…
-Et que puis-je pour vous ?
- Pourriez-vous me faire un Hot Toddy et un steak « Diane », s’il vous plaît ?
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colimassoncolimasson   16 août 2011
- Monsieur souhaite prendre un bain ? J’ai préparé ses petits bateaux pour sa bataille navale.
- Vous plaisantez ! Je n’ai pas le temps !
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colimassoncolimasson   16 août 2011
Des recettes ? Encore ? Mais enfin c’est incroyable cette fixation sur la nourriture dans ce livre…et puis déjà là : « Le viandier de Polpette »… Moi je préfèrerais quelque chose du genre « Fausto l’intrépide ».
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MarquePageMarquePage   08 décembre 2014
- Le cynisme n'est jamais bon conseiller, il est le proche cousin de l'aigreur...
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