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ISBN : 2264043520
Éditeur : 10-18 (07/06/2007)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Homme de l'ombre du président de la République, Raoul Thibaut de Mézières opère en toute discrétion au cœur du Paris tumultueux de la Belle Époque.
En pleine nuit du mois de mai 1908, il est réveillé par un coup de téléphone : Marguerite Steinheil, une vieille amie, lui annonce que son amant vient de tuer son mari. Or cet amant n'est autre qu'Édouard VII, roi de Grande-Bretagne. Si cette affaire venait à être connue, les conséquences pourraient se révéler dés... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
argali
  20 janvier 2012
Passionnante de bout en bout, cette histoire m'a beaucoup plu et m'a fait prendre conscience que je connais très mal l'Histoire de France contemporaine. En effet, des trois présidents dont il est question ici, seul Félix Faure m'est connu. Je n'avais jamais entendu parler de ses successeurs.
Ce roman raconte l'histoire vraie de Marguerite Steinheil, entrée dans l'Histoire pour avoir été la maîtresse de Félix Faure et la dernière à l'avoir vu vivant. Neuf ans plus tard, elle sera à nouveau au centre d'une affaire qui défraya la chronique : le meurtre, jamais élucidé, de son mari et de sa mère, dans leur villa de l'impasse Ronsin à Paris.
Jacques Neirynck imagine ici qui pourrait être le meurtrier et pour quelles raisons cela n'a jamais été révélé. Prenant peu de liberté avec l'Histoire, il nous livre une enquête de belle facture, agréable à lire et très intéressante sur le plan historique. La vie et les moeurs de la République de l'époque nous sont révélées tout au long du récit de même que les nombreuses manoeuvres politiques auxquelles se livrent les puissants sous prétexte de préserver la paix et l'unicité de la nation. Ce n'est pas toujours reluisant.
J'ai particulièrement goûté le passage expliquant les dessous de l'Affaire Dreyfus et les raisons ayant poussé le président Faure à refuser la révision de son procès. Cela m'a toujours édifiée de voir comment, sans remord, on pouvait sacrifier la vie d'un homme à la raison d'Etat.
Moins roman policier que roman historique, le récit se lit vite car on a envie de savoir par quel tour de passe-passe Marguerite Steinheil va bien pouvoir s'en sortir et comment elle justifiera l'ampleur donnée à cette malheureuse affaire.

Né à Uccle en 1931, Jacques Neirynck est diplômé de l'Université Catholique de Louvain où il a obtenu son diplôme d'ingénieur en électricité puis son doctorat en sciences appliquées. Ayant travaillé dans un charbonnage puis enseigné à Kinshasa avant de revenir à Bruxelles, chez Philips entre autre, il part s'installé à Lausanne où il enseigne à l'Ecole polytechnique fédérale. Naturalisé Suisse aujourd'hui, il a publié outre de nombreux ouvrages techniques, trois polars historiques et de nombreux romans entre 1994 et 2008.

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stefmet
  05 décembre 2014
Après Marie Curie, Jacques Neirynck dresse le portrait d'une autre femme de cette prétendue "Belle Époque".
Mais pour Marguerite Steinheil, la science réside plutôt dans le commerce du plaisir et son laboratoire se situe dans les alcôves et les chambres d'hôtel. Car Mme Steinheil est ce que l'on appelait une demie mondaine.
Si son nom est surtout associé à la mort du Président Edgar Faure "entre ses bras", on se souvient peu du fait divers dont elle fut la protagoniste, quelques années plus tard. En effet, son mari et sa mère trouvèrent la mort dans des circonstances étranges et elle fut suspectée d'avoir eu un rôle dans leur décès.
Voilà donc du travail pour Raoul Thibaut de Mézières, qui aura fort à faire pour protéger la République de scandales retentissants, et pour ne pas trop succomber aux charmes de cette femme.
Si l'on fait abstraction des quelques invraisemblances et des erreurs de dates, cette histoire se laisse lire avec un certain plaisir. Raoul y est toutefois un peu trop spectateur, mais il laisse le devant de la scène à une Meg particulièrement étonnante, troublante et parfois énervante.
Pour savourer le final, je vous conseille de ne pas lire les diverses notices biographiques de Marguerite Steinheil car elles vous mettront la puce à l'oreille. Même si je doute que les explications avancées par l'auteur soient fidèles à la réalité historique.
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Sharon
  26 mars 2016
Je me suis ennuyée, le mot n'est pas trop fort. Tout d'abord, l'action est très longue à réellement démarrer - comptez une centaine de pages. Ensuite, les personnages ne sont pas attachants, sauf Marguerite, et encore, à l'extrême fin du roman. Puis, l'intrigue est grevée par les nombreuses sentences qui émaillent le récit. Raoul, le héros, aristocrate, déteint sur le narrateur qui raconte cette histoire. La France est une république, et pourtant, les regrets de la royauté, sa soi-disant supériorité, le désir de la restauration semblent parcourir ses lignes. Les gens du peuple sont forcément vénaux, et il est souvent difficile de démêler le premier du second degré dans les propos qui sont tenus - si tant est qu'il y est un second degré. Les personnages parlent peu finalement, même Raoul, qui devrait être le héros du roman, ne semble mener qu'une vie creuse et répétitive - un rouage parmi d'autres.
Tout était pourtant là pour nous raconter une belle histoire - inspirée de faits réels. D'un point de vue romanesques, je n'ai pu que songer au Crime du golf d'Agatha Christie - pour le crime par lui-même. Pour le reste... préférez nettement la reine du crime à ce roman policier bien documenté, mais sans saveur.
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aussierocknico
  08 mars 2017
2ème aventure de Raoul Thibaut de Mézieres conseiller spécial de l'Elysée. Cette fois il est confronté à un meurtre soit disant commis par le Prince de Galles, il faut étouffer l'affaire mais les choses ne sont pas aussi simples et une courtisane qu'il a déjà croisé par le passé dans la mort douteuse de Félix Faure se retrouve mélée une fois de plus à ce meurtre. Raoul mettra tout en oeuvre pour que le prince de Galles ne soit pas inculpé mais pour cela il devra jongler avec les lois et son propre honneur. Ce livre est intéressant car il décrit la vie mondaine parisienne à la croisée du 19 et 20ème siècle. La troisième république les arcanes du pouvoir le mode de vie de l'époque
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loofiebrod
  05 avril 2013
La véritable héroïne de l'histoire, volant sans conteste la vedette à Raoul, n'est autre que la trop sulfureuse Marguerite Steinheil, courtisane de la République, et dont la présence à l'Elysée le jour de la mort du Président Félix Faure avait nourri bien des rumeurs et bien des commentaires acides. Raoul devra prendre garde à ne pas succomber aux charmes de cette femme fatale, experte en brasse coulée en eaux troubles. C'est qu'elle s'y connaît, en secrets d'Etat!
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
stefmetstefmet   26 novembre 2014
Sans nous, la noblesse et la bourgeoisie n'iraient pas très loin. Nous sommes les machinistes de l'amour, celles que l'on ne voit pas sur la scène, celles qui rendent possible le spectacle édifiant des familles unies, des couples assortis et des héritages préservés.
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SharonSharon   24 mars 2016
En France, on n'aime ni les Juifs, ni les protestants, ni même les roux, parce qu'ils sont tous différents du Gaulois standard à grosses moustaches et à nez rouge.
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stefmetstefmet   26 novembre 2014
La peinture ne se vend pas à tout le monde, mais uniquement à ceux qui ne savent que faire de leur argent et qui le dépensent pour acquérir non la toile, mais le statut qu'elle confère ou les faveurs que j'accorde.
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stefmetstefmet   29 novembre 2014
Faure est retourné au néant : il a dû se sentir chez lui. Il a voulu vivre comme César, il est mort comme Pompée. (Clémenceau)
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stefmetstefmet   29 novembre 2014
Comme d'habitude, la France était partagée en deux camps qui ne pouvaient ni l'un ni l'autre imaginer un accord et, ensemble, haïssaient d'instinct l'homme qui avait tenté d'incarner le pays.
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