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EAN : 9782364682719
224 pages
Éditeur : Editions du sous-sol (17/08/2017)
3.62/5   34 notes
Résumé :
2004. Maggie Nelson travaille à un recueil de poésie, Jane : A Murder, livre qui revisite l'histoire de sa tante Jane Mixer, assassinée en 1969 dans le Michigan. Trente-cinq ans plus tard, l'affaire est encore irrésolue. Tout va basculer lorsque l'auteur reçoit un appel de sa mère lui annonçant que la police a trouvé un nouveau suspect, un certain Leiterman, sexagénaire et infirmier à la retraite. Un procès aura lieu. Nelson va y assister avec sa mère et son grand-p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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Bookycooky
  15 octobre 2017
Jane Mixer, la tante de l'écrivaine, étudiante en droit, est assassinée en 1969, à l'âge de vingt-trois ans, au Michigan, Trente cinq ans plus tard le crime est encore irrésolu.
Alors que Maggie Nelson est en train de terminer un livre de poésie justement sur Jane, -qu'elle n'a pas connu, étant née en 1971-, intitulé :"Jane: un meurtre", un détective annonce par téléphone à sa mère, que le meurtre est sur le point d'être résolu. Donc nous sommes dans une histoire vraie, vécue.
Un meurtre exécuté par un présumé serial killer qui à l'époque fit la une des journaux avec tous les détails insupportables des sept femmes tuées. Maggie en est traumatisée surtout que dans la famille on en parle pas. La décision d'écrire un livre de poésie sur sa tante est en partie pour exorciser ce lourd passé. Mais la réouverture du procès va bouleverser le prévu . de novembre 2004 de la garde à vu du suspect jusqu'à fin juillet 2005, la fin du procès, huit mois elle va vivre intensément l'affaire, et nous la faire vivre, y insérant sa propre histoire, triste aussi, avec une mère assez particulière, ses états d'âme et ses réflexions, face à un crime commis avant sa naissance, mais qui influera sa vie, celle de sa soeur et du reste de la famille.
On est toujours stupéfait face à ce genre de crime gratuit exécuté avec une rare violence, et du mal à se figurer qu'un être humain puisse le commettre. Mais pour les proches des victimes une fois face au meurtrier dans la vraie vie, les choses sont beaucoup plus compliquées ....et durant un procès, photos, témoignages et autres documents sur la scène du crime et la victime, le comportement avide de sensations des médias, en rajoutent .......Nelson nous raconte avec une rare sensibilité à travers des anecdotes troublantes, tout ces ressentis terribles et ambigus, avec toujours à l'arrière plan la redoutable question du hasard de circonstances qui ont causé la mort de sa tante. Hasard ou destin ? Si...si....
Le titre est une référence aux paroles de Jésus dans le Nouveau Testament, traditionnellement écrites en rouge, dont quelques unes reprises par l'auteur dans le texte. Ce titre à double sens est celui de la quête ( dans ce cas futile - “He knows that no amount of information about his mother's life or death will bring her back, but somehow he doesn't really seem to get it. I don't get it either.” Il ( James Elroy ) sait que toutes les informations possibles sur la vie et la mort de sa mère ne la ramènera pas à la vie, mais d'une certaine façon il ne le saisit pas. Pareille pour moi.”) de la vérité sur la mort de Jane et une plongée consciente dans les parties ( rouges,la couleur du sang dans le texte-le titre original est "The red parts") sombres de la vie et de l'être humain, effrayantes mais malheureusement existantes. Nelson dit qu' « on creuse nos histoires de famille pour en savoir plus sur nous-mêmes « (« we dredge up family stories to find out more about ourselves »).
Ce n'est pas un policier ou un thriller dans l'exacte sens du terme , mais un récit poignant sur la perte et l'identité. Les préoccupations de Nelson sont d'ordre morale, mais elle, elle n'en fait à aucun moment. Une très belle prose qui révèle ses talents de poète (v.o.) avec même parfois un zeste d'humour. Une histoire en noire et rouge qui vous fera réfléchir et ne vous laissera pas indifférent.

“To the living we owe respect, / To the dead we owe the truth.”
On doit des égards aux vivants;on ne doit aux morts que la vérité.~ Voltaire
( Citation au bas des courriers électroniques envoyés par La police de l'Etat de Michigan )

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michfred
  25 janvier 2019
Dans le désir quasiment avoué de raconter, après celle d' Ellroy, sa Part d'ombre, Maggie Nelson écrit un (deuxième) livre sur la mort plus que violente de sa jeune tante, survenue avant sa naissance et qui a marqué toute sa famille.
Il faut dire que, après trente cinq ans, le dossier classé sans suite vient d'être rouvert et qu'un procès force les proches à se replonger dans les détails atroces de l'affaire,  à en  suivre débats et plaidoieries :  un nouvel accusé,  que  certains  indices mais aucun mobile vraisemblable  n'accuse , et qui clame son innocence, sera,   à  l'issue de ce procès insatisfaisant pour tous, finalement condamné. 
Chacun repartira avec sa part d'ombre.
Seules les "parties rouges'  comme dans un texte surligné,   demeureront vives dans la mémoire: les photos terribles de l'autopsie de la jeune Jane martyrisée,  les souvenirs d'un père tendrement aimé et mort subitement quand la narratrice avait encore besoin de lui, ceux des frasques d'une soeur devenue, au moment du procès, tout à fait comme il faut, la présence pesante d'une mère avec qui ses deux filles ont des rapports à la fois fusionnels et compliqués.. .
La vie, la vie banale, en somme, que cette Partie Rouge d'histoire familiale réveille et fait vibrer.
Maggie Nelson est professeur de lettres, comme sa mère. Elle écrit très bien, arrive à donner à ce récit réaliste, autobiographique,  un décousu artistique, une couleur poétique, un malaise bien orchestré,  fait d'un mélange incongru d'humour noir assez border line et de nostalgie .
On est même presque effleuré par un vertige philosophique.
Mais si je dois à mon tour considérer les "parties rouges" -The Red Parts, au pluriel, est le titre original  du récit de Maggie Nelson -  qu'en reste- t-il ?
James Ellroy peut dormir tranquille:  son Dahlia noir restera un diamant  unique , comme restera inégalée sa "Part d'ombre", une enquête sans issue sur l'assassinat  d'une mère adorée-  sorte de plongée vertigineuse et absolument non truquée, elle, dans l'inavoué de son inconscient.
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Pirouette0001
  27 août 2017
Récit ou témoignage familial. L'auteure nous raconte le procès ouvert trente-cinq ans après la mort de sa tante, la soeur de sa mère, dès lors que des recherches ADN laissent penser que le véritable meurtrier a été identifié et n'est pas le meurtrier du Michigan a qui l'on avait initialement imputé les faits. L'auteure n'a jamais connu cette tante, puisqu'elle est née après son assassinat.
C'est très bien écrit, très bien traduit et se lit comme un roman policier dont l'intrigue serait menée tambour battant. Il est juste crucial de se rappeler que c'est une histoire vécue. Par respect.
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jeinus
  07 septembre 2017
Une partie Rouge, c'est donc le récit autobiographique de Maggie Nelson, poétesse, essayiste et critique d'art américaine, qui, en 2004, alors qu'elle s'apprête à publier un ouvrage sur l'assassinat dans des conditions sordides de sa tante Jane trente cinq ans auparavant, reçoit un coup de téléphone de sa mère lui apprenant que la police a trouvé un nouveau suspect.
S'ensuit donc l'ouverture d'un procès, pour cette famille qui s'est reconstruite avec le temps malgré ce drame sans nom. Maggie, sa mère, sa soeur et son grand-père seront donc confrontés à ce passé familial tragique, atténué avec le temps mais bien sûr impossible à oublier, à la présentation des événements qui ont conduit à ce drame, aux photos de la scène de crime devant lesquelles la famille ne peut que baisser les yeux tant la violence de cet acte est demeuré dans les esprits de chacun.
Ce n'est pas un polar mais il y'a de quoi s'inspirer pour en écrire un, c'est dire si c'est oppressant.
Maggie, qui n'a pas connu sa tante, entreprend ici une vraie démarche pour que justice soit rendue, pour que l'auteur de ces ignominies paye à son tour pour les actes commis, comme un juste retour du bâton, comme l'équilibre que la Justice représente.
Elle qui s'identifie à cette femme qu'elle n'a pas connue, qui partage avec elle les mêmes questionnements, les mêmes peurs aussi, car ce meurtre a développé, notamment chez la mère de Maggie une phobie et une paranoïa pour quelle jeune fille se promène seule, réminiscence de ce qui est arrivé à sa soeur.
Nous sommes confrontés dans ce livre à une réalité brutale et soudaine, qui modifie les destinées en une nuit, et l'ouvrage de Nelson, comme une thérapie méditative de ces événements, permet de nous plonger en immersion au sein de cette famille et de ce procès, et d'être confronté à ce réel auquel nous devons nous adapter coûte que coûte.
"On peut considérer notre vie comme un épisode qui trouble inutilement la béatitude et le repos du néant." Schopenhauer.
#MaggieNelson #Unepartierouge #tropvraipourêtreunpolar
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nathiec44
  14 septembre 2017
Un récit/témoignage qui prend des allures de thriller, rythmé et documenté.
Maggie NELSON est la nièce de Jane, assassinée en 1969 dans des circonstances qui n'ont jamais été élucidées.
En novembre 2004, la mère de Maggie (soeur cadette de Jane), reçoit un appel qui les sidère (je cite) car un coupable aurait été démasqué grâce à des traces d'ADN. L'enquête sur le meurtre de Jane est ré-ouverte.
Commence alors pour Maggie une reconstitution de son enfance et du meurtre de Jane au travers de ses souvenirs, de ses cauchemars qu'elle se remémore et de l'empreinte que cette affaire a laissée dans sa famille.
C'est d'autant plus troublant pour Maggie que ses dernières années avaient été consacrées à l'écriture d'un recueil de poèmes sur la vie et le meurtre de Jane.
J'ai été emportée par ce récit d'une tragédie personnelle qui touche à l'universel.
Comment une mort aussi violente impacte-t-elle les proches de la victime y compris Maggie qui n'était pas née lorsque Jane a été assassinée ?
Maggie a également été très marquée par le décès brutal de son père lorsqu'elle était enfant.
Les souvenirs douloureux de Maggie sont entrecoupés d'extraits de rapports de police ou d'autopsie pratiqués sur Jane.
L'auteure aborde aussi le délicat sujet du positionnement des médias, des défenseurs de la peine de mort.
Les derniers chapitres sont consacrés au procès, son déroulement, les acteurs au procès (experts, légistes, policiers, témoins, jury et bien sûr le Juge). Maggie est confinée et doit vivre jour et nuit avec sa mère.
Elle observe également la famille de l'assassin qui ne bénéficie pas de l'écoute bienveillante réservée aux familles des victimes et est reléguée dans une salle inconfortable du tribunal.
Pas de jugements, pas d'aprioris, des interrogations sur le sens du procès trente-quatre ans après les faits et le sens de la sentence. Un récit intelligent, généreux et profondément humain.
La fin marque peut être l'apaisement de Maggie, la vie qui continue malgré les blessures des deux évènements douloureux qui ont marqué son enfance, la mort de son père et le meurtre de Jane.
Les fantômes qui peuplent nos vies « sont immortels jusqu'à preuve du contraire » !

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critiques presse (3)
LaPresse   17 mai 2021
Si vous êtes parmi les fidèles de Maggie Nelson, vous avez bien sûr lu Une partie rouge, publié en français en 2017.
Lire la critique sur le site : LaPresse
FocusLeVif   09 avril 2021
Dans "Jane, un meurtre" et "Une partie rouge" : autobiographie d'un procès, l'autrice américaine Maggie Nelson hybride les genres littéraires et donne à lire, dans sa complexité, la mort brutale et précoce de sa tante maternelle, assassinée en 1969.
Lire la critique sur le site : FocusLeVif
LesInrocks   02 mars 2021
L’une des premières publications de l'autrice américaine mais la quatrième traduite en France, ce texte hybride dessine le portrait poétique de sa tante assassinée.
Lire la critique sur le site : LesInrocks
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   14 octobre 2017
And that although I have tried to imagine her death, there’s really no way of knowing what she went through—not only because I don’t know what happened to her on the night of her murder, but because no one ever really knows what it’s like to be in anyone else’s skin. That no living person can tell another what it’s like to die. That we do that part alone.
( Bien que j’ai imaginé sa mort, il n’y a aucun moyen de savoir ce qu’elle a vécu- non seulement je ne sais pas ce qui lui est arrivé la nuit de son meurtre, mais personne ne peut vraiment savoir ce que d’être dans la peau d’un autre. Aucun vivant ne peut savoir ce que c’est de mourir. Cette épisode on le vit seul .)
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michfredmichfred   26 janvier 2019
Les bouddhistes tibétains parlent de la mort comme d'un moment de "grande opportunité "mais à laquelle il convient de se préparer pour savoir quoi en faire. Il faut s'entraîner de telle sorte que si vous étiez, par exemple, soudainement abattu d'une balle dans la tête tirée à bout portant, ou si, autre exemple, votre coeur explosait dans votre poitrine au beau milieu de la nuit, vous seriez instantanément prêt à partir, à accéder à l'état intermédiaire du bardo. Je sais que je ne suis pas prête et l'idée de ne pas apprendre à temps me terrifie. Mais comment apprendre si je n'essaie pas?
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topocltopocl   26 avril 2019
ll veut savoir pourquoi ma mère et moi nous somme engagées à assister au procès dans son intégralité. Pourquoi et pour qui, précisément, nous croyons être là.
Nous sommes là pour Jane, répond ma mère d'un voix plaintive, comme si c'était l'évidence.
Je hoche la tête en signe d'acquiescement, même si cela ne sonne pas très juste. Après tout, Jane est morte. Nous parlons en réalité de ce dont les vivants ont besoin, ou de ce dont les vivants imaginent que les morts ont besoin, ou nous de ce que les vivants imaginent que les morts auraient voulu s'ils nous n'étaient pas morts. Mais les morts sont morts. Selon toute vraisemblance, ils ont cessé de vouloir.
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michfredmichfred   26 janvier 2019
"Pourquoi ne pas lire simplement par vous-même les parties rouges?"me suggéra-t-elle.
Ok, repondis-je en raccrochant. Je vais suivre votre conseil.
Je ne voyais pas du tout ce qu'elle entendait par là. Sur le moment, je me sentais stupide,mais aucune des personnes que j'interrogeai par la suite ne fut capable de m'éclairer.(...)
A l'époque, l'expression m'evoquait un corps éventré du menton jusqu'aux parties génitales, dont on écartait les organes internes pour tenter d'y lire comme dans des feuilles de thé.
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michfredmichfred   26 janvier 2019
La sagesse populaire voudrait que nous déterrions les histoires de famille pour en apprendre davantage sur nous-mêmes, pour atteindre ce but essentiel que constitue la "connaissance de soi", pour nous propulser, tel Œdipe, sur une piste conduisant à la révélation d'un crime ou d'une vérité originelle.
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Videos de Maggie Nelson (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maggie Nelson
La rentrée littéraire d'hiver vue par @Jacques Lindecker 493 romans ont été publiés en janvier/février. Des premiers romans aux têtes d'affiche, suivez le guide pour vous y retrouver. En avant-première la liste des livres présentés :
« Les indésirables », Kiku Hughes, éditions Rue de Sèvres « le smartphone et le balayeur », Emmanuel Guibert, éditions Les Arènes BD
Littérature française « Serge », Yasmina Reza, éd. Flammarion « On était des poissons », Nathalie Kuperman, éditions Flammarion « Les jours voyous », Philippe Mezescaze, éd. du Mercure de France « le dernier enfant », Philippe Besson, éd. Julliard « L'odeur d'un père », Catherine Weinzaepflen, éd. des femmes « Aller aux fraises », Eric Plamondon, éd. Quidam « La brûlure », Christophe Bataille, éd. Grasset « Avant le jour », Madeline Roth, éd. de la fosse aux ours « Les orages », Sylvain Prudhomme, éd. L'arbalète Gallimard « le démon de la colline aux loups », Dimitri Rouchon-Borie, éd. du Tripode « Danse avec la foudre », Jérémy Bracone, éd. de L'Iconoclaste « Des diables et des saints », Jean-Baptiste Andrea, éd. de L'Iconoclaste « Presqu'îles », Yann Lespoux, éd. Agullo « Certains coeurs lâchent pour trois fois rien », Gilles Paris, éd. Flammarion « Un dimanche à Ville-d'Avray » Dominique Barvéris, éd. folio (en poche)
Littérature étrangère (« Ce genre de petites choses », Claire Keegan, éd. Sabine Wespieser) « Jane, un meurtre », Maggie Nelson, éd. du Sous-sol (parution le 4 mars) « Dans la ville provisoire », Bruno Pellegrino, éd. Zoé « Tu auras dû t'en aller », Daniel Kehlmann, éd. Actes sud « C'était le jour des morts », Natalia Sylvester, éd. de L'Aube « Jolies filles », Robert Bryndza, éd. Belfond Noir
Sur les mers « Mauvaise étoile », Christophe Migeon, éd. Paulsen « Tout l'or des braves », Clifford Jackman », éd. Paulsen
Diffusion lundi 22 février 18h30 (durée 40 mn) #colmar #colmarandyou #festivaldulivredecolmar
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