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ISBN : 2226156755
Éditeur : Albin Michel (24/11/2004)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 54 notes)
Résumé :
Remarquable romancière, observatrice souvent cruelle des lâchetés humaines, Irène Némirovsky, née à Kiev en 1903, est l'auteur d'une œuvre singulière à laquelle l'horreur nazie a mis un terme en 1942. Largement autobiographique, Le Vin de solitude (1935) retrace le destin d'une famille russe réfugiée à Paris. Le déracinement, la solitude, mais aussi la farouche volonté de s'affranchir de tous les carcans sont au cœur de ce huis-clos familial oppressant. Irène Némiro... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
sabine59
  29 mars 2017
J'aime tous les livres de cette romancière douée, morte prématurément, à Auschwitz.
Dans cette oeuvre, largement autobiographique, on retrouve son talent d'écriture et son art de l'analyse psychologique.
On suit le parcours initiatique douloureux d'une enfant jusqu'à sa majorité, celui d'Hélène Karol. D'Ukraine en Russie et de Finlande en France, elle connaîtra une enfance solitaire et instable.Entre un père toujours absent, en quête de fortune mais obsédé par le jeu, et une mère hautaine, qui ne l'aime pas et dilapide l'argent gagné par son mari. Par la suite, elle imposera aussi ses amants à sa fille.
- Cette petite, par moments, a l'air d'une idiote.On dirait qu'elle tombe de la lune !
Voilà le genre de propos que tient la froide et aigre Bella, concernant sa fille...Hélène, enfant sauvage et repliée sur elle même, s'évade dans ses rêves et essaie de ne pas entendre, en vain, les disputes de ses parents. Elle n'accorde son affection qu'à une seule personne, sa gouvernante, Miss Rose.
L'enfant précoce mûrit vite et ne pourra enfin se libérer de l'emprise haineuse de sa mère que lorsqu'elle sera une jeune adulte.Elle songera alors:" Je n'ai pas peur de la vie.Ce ne sont que les années d'apprentissage.Elles ont été exceptionnellement dures, mais elles ont trempé mon courage et mon orgueil."
Avec finesse et sens de l'observation, l'auteure nous fait pénétrer dans les pensées d'Hélène , où dureté et souffrance, désir éperdu d'affection et rejet de la mère se combattent.
On ne peut que compatir face à ce destin déchiré, cette vie vide d'amour. A ce manque maternel terrible. A cette " solitude âpre et enivrante" de la fin ...
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patrick75
  14 septembre 2012
L'enfance d'hélene, jeune russe, qui va connaitre les bouleversements liés à la première guerre mondiale puis à la révolution bolchévick .
De déménagement en déménagements...
Mais c'est surtout les relations mére-fille qui sont le coeur de cet ouvrage.
Avec les réflexions d' hélene, l'on voit la femme apparaître au travers de l'enfant. Son caractère s'affirmer. L'on voit également les séquelles psychologiques que peuvent laisser une enfance malheureuse. Ce livre pourrait se comparer à une longue plainte. Est-ce un récit autobiographique ?
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MissG
  30 octobre 2010
C'est un livre remarquable à lire, écrit avec une froideur, ou plutôt un détachement, qui peut déranger le lecteur, d'autant plus que c'est largement inspiré par l'enfance d'Irène Némirovsky et la façon dont elle était traitée par sa mère.
Les propos sont durs, l'héroïne l'est aussi, elle va construire méthodiquement sa vengeance sur sa mère qui ne l'a jamais aimée et qui ne l'aimera jamais et elle ne s'arrêtera que lorsqu'elle l'aura anéantie.
C'est une fillette qui a mûri avant l'âge et porte un regard sans concession sur les adultes, particulièrement ses parents.
La fin est assez belle, elle ouvre sur un nouveau monde, un peu plus heureux, en tout cas c'est ce que le lecteur espère.
Le contexte historique est intéressant également, il passe de la Russie à la France et c'est toujours intéressant de découvrir les modes de vie à l'époque dans ces deux pays.
J'ai été marquée par l'écriture et les mots employés, Irène Némirovsky a réellement été une grande écrivain du vingtième siècle, il serait dommage de ne pas découvrir ses oeuvres.
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sylire
  20 mars 2016
Irène Némirovsky est morte en déportation à Auschwitz en 1942 à l'âge de 39 ans, laissant derrière elle une oeuvre littéraire remarquable. J'ai découvert son univers avec le passionnant "Suite française", écrit au début des années 40 et publié à titre posthume en 2004. Puis, l'été dernier, j'ai lu en version audio sa formidable et grinçante nouvelle "Le bal" (je n'ai pas fait de billet). Ces deux livres ont été de véritables coups de coeur.
La fillette dont il est question dans "Le vin de solitude" vit en Russie dans un milieu très aisé. Matériellement, elle est très gâtée et bénéficie d'une éducation "comme il faut". Mais cela ne suffit pas à combler un enfant. Il lui manque l'essentiel, l'amour de sa mère. Son père, qu'elle aime beaucoup, ne lui accorde que très peu de temps. Son seul réconfort est la gouvernante française, Mademoiselle Rose.
Dans ce roman, Irène Némirosvky nous dessine un terrible portrait de mère. Bella est une femme superficielle qui passe ses journées à se pomponner pour plaire à son très jeune amant, délaissant sa fille qu'elle considère comme un boulet. le père de l'enfant, très occupé par ses affaires et par sa passion du jeu ne se soucie guère de ce que peut faire son épouse, du moment qu'elle lui fiche la paix. L'enfant est la grande victime de cette situation.
Le contexte historique du roman est fort intéressant. Nous traversons la révolution russe et assistons à l'exode de la famille en Finlande puis en France. L'enfant grandit, peinant à trouver sa place dans cette curieuse famille. A l'adolescence, elle ne songe qu'à une chose : se venger de sa mère. Elle ne va pas s'en priver...
"Le vin de solitude" permet de mieux comprendre l'univers d'Irène Nemirovsky car l'enfant dont il est question n'est autre que la romancière. On retrouve dans d'autres ouvrages des allusions à sa famille. Dans "Le bal", par exemple, elle nous décrit une femme qui ressemble comme deux gouttes d'eau à sa mère. La vie et l'oeuvre d'Irène Nemirovsky sont étroitement liées et passionnantes à découvrir. Je continuerai sans nul doute à les explorer.
Un roman autobiographique fort intéressant.
Lien : http://www.sylire.com/2016/0..
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majolo
  03 mai 2014
Si comme les critiques le disent, ce livre est en partie autobiographique, on ne peut qu'admirer un peu plus son auteur. Quelle force et quelle intelligence a-t-elle du montrer pour devenir la femme qu'elle fut après une telle enfance! Un père démissionnaire et fuyant, une mère froide et méchante, tous deux effroyablement égoïstes et uniquement préoccupés l'un par l'argent et l'autre par son apparence puis ses amants. Une enfance sans amour, sans attention, dont elle s'échappe avec un courage et une force incroyables.
Nul besoin de dire que l'écriture est magnifique. Lecture qui confirme la nécessité de poursuivre ma découverte de cette auteure.
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Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
patrick75patrick75   13 septembre 2012
-"Et puis, de n'avoir pas été une enfant quand il était temps de l'être, il semble que l'on ne peut jamais mûrir comme les autres; on est fané d'un côté et vert de l'autre, comme un fruit trop tôt exposé au froid et au vent...
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patrick75patrick75   12 septembre 2012
Les juifs parlaient d'affaires, et, pour se distraire ou pour ne pas en perdre l'habitude, vendaient l'un à l'autre des terrains, des mines et des maisons que les Bolchevicks avaient confisqués depuis plusieurs mois, d'ailleurs. Mais considérer ce mode de gouvernement comme durable eût été le signe d'un mauvais esprit. On lui accordait deux, trois mois d'existence...Les pessimistes lui concédaient l'hiver.
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patrick75patrick75   10 septembre 2012
On lui avait caché ainsi une fois la mort de son chien. On lui avait dit, pour éviter des larmes importunes: " Il est malade, mais il reviendra..." ajoutant ainsi à son chagrin la torture de l'espérance.
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patrick75patrick75   11 septembre 2012
Et l'enfant était retourné à sa table de travail et avait recommencé à ânonner à la petite flamme pâle de la bougie: " Racine peint les hommes tels qu'ils sont, et Corneille tels qu'ils devraient être..."
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patrick75patrick75   14 septembre 2012
-" On ne peut pas être malheureuse lorsqu'on a ceci : L'odeur de la mer, le sable sous les doigts...l'air, le vent..."
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Videos de Irène Némirovsky (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Irène Némirovsky
Suite française, un film franco-britannico-belge coécrit et réalisé par Saul Dibb, sorti en 2015. Il s'agit de l'adaptation du roman homonyme écrit par Irène Némirovsky en 1942.
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