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ISBN : 2246223024
Éditeur : Grasset (31/03/2006)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 41 notes)
Résumé :
Tatiana Ivanovna a consacré sa vie entière à ses maîtres, les Karine, qu'elle a vus naître et grandir. Lorsque la révolution russe les chasse de leur domaine, elle les suit jusqu'à Odessa d'abord, puis jusqu'à Paris, dans ce petit appartement du quartier des Ternes, où les exilés tournent en rond comme les mouches d'automne... Avec un art consommé de la touche infime, de la progression insensible, qui évoque l'influence de Tchekhov, Irène Némirovsky peint les désarr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  29 septembre 2016
Les mouches d'automne évoquent les membres de la famille Karine, nobles Russes exilés après la Révolution bolchevique de 1917. Les barines (les fils de la famille) sont partis à la guerre, les plus jeunes enfants ont suivi leurs parents dans leur fuite vers Odessa, Marseille et enfin Paris. Comme des milliers d'autres en cette époque troublée et violente, les privilégiés d'hier sont devenus les mendiants de demain, incertains à assurer leurs ressources, hésitant encore à basculer dans un monde qui n'est pas le leur, celui de l'après-guerre, des "années Folles", un monde sans tsar, sans domaine familial et sans large domesticité.
A travers les yeux de Tatiana Ivanovna, la vieille servante, la plus fidèle des nounous qui a vu naître trois générations de Karine, le lecteur découvre de façon poignante le bouleversement de cette poignée d'existences.
Comme pour "Jézabel", j'ai adoré le style de l'auteur qui se lit très facilement, coule de source et témoigne d'une très belle sensibilité. J'ai seulement regretté la fin trop abrupte et le format du roman, pareil à une longue nouvelle. Avec une telle trame, comment ne pas désirer davantage de développements et une connaissance plus intime des personnages ?

Challenge Petit Bac 2016 - 2017
Challenge ABC 2016 - 2017
Challenge PETITS PLAISIRS 2016
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Neneve
  16 mars 2018
Dans Les mouches d'automne, nous suivons la destinée de la famille Karine, à travers les yeux de Tatiana, la vieille servante qui a vu grandir 3 générations, comme un témoin de leur mémoire. le récit se campe dans les années qui suivent l'exil obligé de nombreuses familles, après la Révolution bolchevique de 1917. Mais c'est surtout le déclin de ses riches bourgeois, venus en France pour fuir, qui transcende le roman. L'argent s'envole, en même temps que tous leurs biens qu'ils sont obligés de vendre pour se nourrir, les menant à vivre dans des conditions plus que précaires.
Dans ce très court roman, presque une nouvelle, le style Némirovsky demeure. Une plume intelligente, posée, émouvante, presque poétique. Les lignes se lisent très facilement, malgré la dureté du propos. C'est aérée, mais sombre... le personnage de Tatiana est émouvant. Cette vieille dame qui refuse le changement, ce nouveau décor et qui rêve de retrouver ses plaines gelées, préférant quitter que de vivre tous ces bouleversements, malgré et contre elle. Une oeuvre à lire pour qui a envie d'en savoir un peu plus sur cette période...
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nanoucz
  25 juillet 2008
Tatiana Ivanovna a travaillé toute sa vie auprès de la famille Karine, dans la Russie des tzars. Elle était la nourrice de Nicolas Alexandrovitch, le maitre du domaine. Elle a élevé ses frères et soeurs, vu naître et grandir ses enfants.
A la révolution russe, elle voit partir Youri et Cyrille, les fils Karine, au combat. Lorsque la famille fuit la Russie, elle reste au domaine pour garder la maison. Puis, elle va les rejoindre dans leur exil, à Odessa, puis les accompagner à Marseille , et enfin à Paris, où ils vont tous s'entasser dans un petit appartement sombre et étouffant.
Tandis que les membres de la famille vont petit à petit s'habituer à leur nouvelle vie, s'intégrer à la communauté des exilés russes, Tatiana va, quant à elle, restée plongée dans ses souvenirs et la vie d'avant, qu'elle évoque tout au long du récit, avec nostalgie.
Un livre court, environ 120 pages, qui retrace un épisode de la vie de ces exilés russes. le style est limpide, comme toujours chez Irène Némirovsky, les sentiments sont suggérés, par petites touches.
Une lecture agréable, à envisager néanmoins les jours où le moral est au beau fixe…
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badpx
  08 novembre 2017
Ce récit est celui de la fin de l'empire Russe et la fuite des Blancs face à la prise de pouvoir des rouges, vues au travers des yeux de la nourrice : une vieille femme qui a consacré sa vie à cette famille, oubliant même le visage des siens.
Le texte est fluide, si facile à lire.
Et en même temps, il transmet cette ambiance de "fin de règne", et l'incompréhension de cette vieille face aux changements que subit la famille.
C'est très fort, très touchant.... et si rapidement lu. C'est presque une longue nouvelle plutôt qu'un roman.
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Sharon
  18 avril 2013
Les mouches de l'automne est une oeuvre forte et concise, que je ne sais où classer. Court roman ? Longue nouvelle ? Elle est strictement centrée sur le personnage de Tatiana, fidèle entre toute, en dépit des épreuves à surmonter.
Tatiana est une domestique, oui, mais surtout elle est la mémoire de la famille. le temps, elle l'a mesuré à l'aune de la croissance de ses petits protégés, qui ont été remplacés par d'autres petits protégés, au fil des saisons. L'hiver, pour elle, est incarné par la neige, la rudesse du froid, et non ce qu'elle découvre en France. Son dévouement lui est naturel, comme le seul bien qu'elle posséderait. Et s'il faut chercher des personnages secondaires, ce sont les Karine qui pourtant nous font vivre le destin de ces Russes qui durent fuir leur pays, trouver une terre d'asile et modifier considérablement leur manière de vivre, au point de penser que la mort est préférable.
Les mouches de l'automne est à conseiller aux amoureux de la Russie et à toute personne désirant découvrir l'oeuvre d'Irène Nemirovsky.
Lien : http://deslivresetsharon.wor..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   04 octobre 2016
Quand elle revint il paraissait calmé ; il tournait machinalement la poignée du poêle, d’où le plâtre coulait avec un bruit léger de sable. "Regarde, Tatiana, combien de fois t’ai-je dit de faire coller ces trous… Regarde, regarde, fit-il en montrant une blatte qui courait sur le plancher : elles sortent de là. Est-ce que tu crois que c’est sain pour une chambre d’enfants ? – Vous savez bien que c’est signe de prospérité dans une maison, dit Tatiana Ivanovna en haussant les épaules : Dieu merci, il y en a toujours eu ici, et vous y avez été élevé et d’autres avant vous."
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Gwen21Gwen21   30 septembre 2016
Dès le matin on fermait les volets et les croisées, et dans ces quatre petites chambres obscures, les Karine vivaient jusqu’au soir, sans sortir, étonnés par les bruits de Paris, respirant avec malaise les relents des éviers, des cuisines qui montaient de la cour. Ils allaient, venaient, d’un mur à un autre, silencieusement, comme les mouches d’automne, quand la chaleur, la lumière et l’été ont passé, volent péniblement, lasses et irritées, aux vitres, traînant leurs ailes mortes.
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Gwen21Gwen21   29 septembre 2016
Loulou valsait aux bras de son petit cousin, Tchernichef, un lycéen de quinze ans. Elle-même avait eu seize ans la veille. Elle était ravissante, avec ses joues rouges, enflammées par la danse, et ses tresses noires, épaisses, roulées autour de sa petite tête, comme une sombre couronne.
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Gwen21Gwen21   30 septembre 2016
La mort. Il ne la craignait pas. Mais s’en aller dans ce tumulte de révolution, oublié de tous, abandonné… Stupide, tout cela… Enfin, il n’était pas mort encore… qui sait ? Il échapperait peut-être.
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nanoucznanoucz   25 juillet 2008
ls allaient, venaient d'un mur à un autre, silencieusement, comme les mouches d'automne, quand la chaleur, la lumière et l'été ont passé, volent péniblement, lasses et irritées, aux vitres, traînant leurs ailes mortes.
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