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Claude Couffon (Traducteur)
EAN : 9782070322473
561 pages
Gallimard (13/03/1984)
4.2/5   103 notes
Résumé :
« Avec le Chant général, j'ai travaillé sur le terrain de la chronique et du mémorial, un terrain qui, les premiers temps, me parut rocailleux et inhospitalier. Mais soudain je découvris [...] qu'il n'y avait pas de matériel antipoétique lorsqu'il s'agissait de nos réalités. Les faits les plus obscurs de nos peuples doivent être brandis en pleine lumière. Nos plantes et nos fleurs, pour la première fois, doivent être contées et chantées. Nos volcans et nos rivières ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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Le titre d'emblée nous annonce le monument, l'oeuvre universelle. le poids du volume également : 550 pages de vers au contenu lourd de sens, riche en métaphores et criant de revendications. La voilà l'Amérique du Sud dans son chant général, parcourue de part en part par les mots colorés et vibrants de Neruda.

C'est la terre qu'il chante, la montagne, la roche et ce qu'on en extrait, les métaux et la joaillerie; c'est la mer aussi, le paysage marin et ce qui s'y cache; c'est l'histoire souvent cruelle d'une terre envahie par l'appât du gain, l'histoire de peuples et de pays exploités par les trusts soutenus par les gouvernements corrompus et violents.

C'est l'avènement de ce continent que Neruda s'applique à décrire, la naissance de sa nature et ses paysages incomparables. C'est un chant large comme cette terre de Cuba au Détroit de Magellan qu'il décrit tissant de petite phrases, des périodes simples, de traits de pinceaux où rutilent les vagues, les métaux extirpés de la mine ou les fruits de la terre.

Il s'applique surtout à conter la vie de son peuple, comment l'injustice s'est faite mode de gouvernement, le destin de ces hommes devenus suie, sable ou sueur. C'est à leur libération que travaille Neruda.

C'est cela le chant général, celui qui s'adresse à tous, que liront les petites gens quand il y aura "des écoles et du pain". C'est un projet, c'est un legs, c'est une promesse.
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Publié en 1950 à Mexico, Chant général (Canto general) de Pablo Neruda est une oeuvre poétique monumentale qui, plusieurs mois après sa lecture, continue de résonner en moi.
Neruda commence l'écriture du Chant général en 1938. Dans ce long poème épique composé de quinze chants et de plus de quinze mille vers, le poète chilien dresse un portrait saisissant de l'Amérique latine, traversant son histoire avec ses lignes de partage et de rupture.

Entre héritages amérindiens et européens, entre passé et contemparanéité, Pablo Neruda tente le rapprochement entre Histoire et poésie. de la Création viennent les premières variations des paysages, l'évocation des premiers habitants du continent, puis la venue d'Europe des explorateurs, des Conquistadores, temps lourd de bouleversements et de drames pour les peuples amérindiens. Leurs biens, leurs ressources sont spoliés, exploités, rentabilisés. L'industrie fait naître une classe ouvrière, c'est l'heure des premiers combats politiques et syndicaux, de l'unité populaire face à la répression du pouvoir et des exploiteurs.

« À tous, à vous,
les êtres de la nuit et du silence
qui avez pris ma main dans les ténèbres, à vous,
lampes
de la lumière impérissable, lignes d'étoile,
pain des vies, mes frères secrets,
à tous, à vous,
je dis : Point de merci,
rien ne pourra remplir les coupes
de la pureté,
rien ne peut
contenir tout ce plein soleil sur les drapeaux
du printemps invincible,
comme vos muettes dignités.
Pourtant
je pense
avoir été peut-être digne de tant de simplicité,
digne d'une fleur aussi pure,
et que je suis peut-être vous, oui, cela: vous,
cette mie de terre, de farine et de chant,
cette pâte naturelle qui sait
d'où elle sort et où se tiennent ses attaches.

Je ne suis pas campane si lointaine,
ni cristal si profondément enseveli
que tu ne puisses le déchiffrer, je suis
peuple et rien d'autre, porte cachée, pain obscur,
et quand tu me reçois c'est toi
que tu reçois, cet hôte si souvent malmené
et si souvent
ressuscité.

À tout, à tous,
à ceux que je ne connais pas, à tous ceux qui
jamais
n'ont entendu mon nom, à ceux qui vivent
au long de nos longues rivières,
au pied de nos volcans, à l'ombre
sulfurique du cuivre, aux pêcheurs et
aux paysans,
aux Indiens bleus sur le rivage
de lacs étincelants comme des vitres,
au cordonnier qui en cet instant s'interroge
en clouant le cuir, de ses vieilles mains,
à toi, à celui qui sans le savoir m'a attendu,
j'appartiens. Je vous reconnais et je vous chante. »


Édifiante, généreuse, fraternelle, engagée, l'écriture de Pablo Neruda est attentive à toutes les variations du temps, des paysages, des luttes, des idéaux portés par le peuple ouvrier et les paysans. Dans ce long poème, le poète y intègre une dimension autobiographique, se mêle au mouvement de l'Histoire, ce flux qui le dépasse mais dont il veut être le témoin en quête de sens.

J'ai été touché par cette longue lecture, par cette poésie chargée d'histoire, de contrées lointaines, d'un temps ancien plein d'évocations, de combats, de luttes et d'espoir.

« - Testament premier

Je laisse aux syndicats
du cuivre, du charbon et du salpêtre,
ma maison des flots à Isla Negra.
Je veux qu'ici reposent les bafoués, les malmenés
de ma patrie, pillée par les haches et les traîtres,
profanée dans son sang, écartelée,
consumée en guenilles volcaniques.

Je veux qu'avec le clair amour qui parcourra
mon domaine, l'homme lassé se défatigue,
que les obscurs à ma table s'assoient
et que les blessés dorment sur mon lit.

Frère, voici ma maison. Entre dans un monde
fleur marine et de pierre étoilée
que j'ai bâti en luttant dans ma pauvreté.
Ici, le son est né à ma fenêtre
comme dans une conque qui grandit;
ensuite il a fondé ses latitudes
sur le tohu-bohu de ma géologie.

Tu viens des corridors brûlants comme des braises,
des tunnels mordus par la haine
ou par le bond sulfurique du vent :
trouve ici la paix que je te destine
avec l'espace et l'eau de mon océanie. »
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Décrire le chant général, c'est comme raconter une encyclopédie poétique à la gloire de l'Amérique latine et de ses peuples. Au travers d'un monumental recueil, Pablo Neruda en lutte permanente pour la liberté de ce continent et de son pays, le Chili plus particulièrement, évoque le combat pour la démocratie qu'il mène inlassablement. En revenant aux fondamentaux et aux origines de la nation sud-américaine, de son histoire durant les siècles passés, de ses espérances, de ses déceptions, issues des tumultes des événements successifs, il s'attache à montrer pour chaque époque, la beauté des choses, la nature originelle en premier lieu, la communion des peuples primaires avec les éléments et leur culture. Puis, arrive le temps des violences avec les conquistadors, le choc des civilisations, la renaissance et un nouvel essor enfanté souvent dans la douleur. Après, le poète narre l'époque moderne avec la première libération de la nation sud-américaine et les désillusions qui s'ensuivirent. Enfin, les grands noms de la lutte contre les oligarchies, les dictatures, l'occupation étrangère au travers d'intérêts économiques voraces, apparaissent, tels que Marti, Sandino, etc...La description des tyrans et de leurs alliés, elle aussi est précise, montrant ô combien, l'omniprésence de l'influence américaine sur l'économie et la politique de tous ces pays est prégnante et néfaste. Pablo Neruda, s'il est le chantre de tout un continent, n'en oublie pas de se recentrer sur son pays et ses souffrances, ainsi que sur lui-même, en relatant dans des vers majestueux son long parcours et son combat incessant partout où il fut, pour la liberté, de la guerre d'Espagne au Chili, en passant par le Mexique et Cuba. Lutte qui pour lui hélas, finira tragiquement en 1973 au Chili, sous la chape de plomb d'un coup d'Etat militaire avec l'aide des Américains.
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C'est une poésie de « combat », de lutte, de révolte, mais aussi de fraternité, une poésie militante. Pablo Neruda dénonce les dictatures qui ont sévit en Amérique Latine durant les années de »plomb », il rend hommage aux résistances qui se sont éveillées, aux hommes et femmes qui se sont levés. Il nous parle de sa terre chilienne.
Personnellement, je préfère retrouver ces témoignages sous la forme de récits, de romans, qui permettent plus aisément de s'imprégner des époques et des lieux, des êtres.
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Ce vaste chant riche de 230 poèmes, texte majeur de Pablo Neruda, écrit dans la clandestinité et l'exil, imprime un souffle lyrique et épique aux conflits sociaux et politiques de l'Amérique Latine et à la prise de conscience du poète sur les sans voix de ce sous-continent. Chant général donne une remarquable dimension littéraire à l'utopie politique de Pablo Neruda qui invoque sa poésie autant que celle des autres, où il poétise son existence comme celle des opprimés. Si l'auteur offre ses réactions, ses dénonciations et ses prises de position, il le fait d'une voix prophétique, structurée et dominante, adoptant souvent le ton de l'apostrophe, voix qui concilie l'auteur et le collectif des démunis, donne une dimension lyrique au politique et propose une version sensible de l'Histoire et de la nature latino-américaine. Un authentique chef d'oeuvre.
Lien : https://tandisquemoiquatrenu..
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
ANTARCTIQUE

Antarctique, couronne australe, grappe
de lampes gelées, cinéraire
de la glace détachée
de la peau terrestre, église brisée
par la pureté, nef précipitée
sur la cathédrale de la blancheur,
autel aux vitres fracassées,
tornade étoilée sur les murs
de la neige nocturne,
donne-moi tes deux seins qu'agitent
la solitude envahisseuse, le lit
de l'effroyable vent masqué
par toutes les corolles de l'hermine,
avec toutes les trompes du naufrage
et l'immersion blanche des mondes,
ou ta poitrine de paix que le froid
nettoie comme un pur rectangle de quartz,
et ce qui ne fut jamais respiré,
l'infini matériel transparent, l'air ouvert,
la solitude sans terre et sans pauvreté.
Royaume du midi le plus sévère,
harpe de glace, harpe qui susurre, immobile,
près des étoiles ennemies.

Toutes les mers sont ta mer circulaire.

Toutes les résistances océanes
ont concentré en toi leur transparence,
et le sel t'a couvert de ses châteaux,
la glace a bâti de hautes cités
sur une aiguille de cristal, le vent
a parcouru ton amer paroxysme
comme un tigre par la neige brûlé.
Depuis la nef des glaciers, tes coupoles
ont mis au monde le danger,
et sur le désert de ton dos la vie est là
comme une vigne sous la mer, brûlant
sans se consumer, réservant
le feu pour le printemps
de la neige.
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L'ombre que je sondais ne m'appartient plus.
J'ai la joie du mât, la joie durable.
J'ai le legs des forêts, j'ai le vent du chemin
et j'ai l'ardeur d'un jour sous la clarté terrestre.

Je n'écris pas pour être emprisonné par d'autres livres
ni pour des apprentis avides d'être lys
mais pour de simples habitants, ceux qui demandent la lune et l'eau, les éléments de l'ordre immuable, écoles, pain et vin, guitares et outils.

J'écris pour le peuple et bien qu'il ne puisse
encore
lire ma poésie avec ses yeux ruraux.
L'instant viendra où une ligne, vent
qui agita ma vie, arrivera à ses oreilles :
alors le paysan lèvera les yeux sur la glèbe,
le mineur sourira en détachant la pierre,
le garde-frein en sueur épongera son front,
le pêcheur verra mieux scintiller le poisson
qui brûlera ses mains en sa palpitation,
et le mécanicien, lavé de frais et fleurant bon
le savon, aimera regarder mes poèmes.
Peut-être diront-ils : « C'était un camarade.»
Il ne m'en faut pas plus. C'est la couronne
que je veux.


(extrait de "La grande joie" in "Je suis" - pp. 509-510).

.
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Tout est silence d’eau et vent

Il m’est arrivé souvent de renaître.
Je naissais du fond d’étoiles vaincues. Je reconstruisais le fil des éternités. Mes mains les peuplaient.

Tout a été tendresse et sources et je n’ai eu d’autre utilité que nocturne.

Le deuil qui passe avec le cormoran, le vol des grands oiseaux gris qui aiment l’hiver, et chaque cercle de sargasse, ténébreux, et chaque vague grave qui secoue son froid, et encore et surtout la terre et son herbier caché, secret, fils des brumes et du sel, rongé par le vent acide, corolles minuscules de la côte collées au sable sans limites : toutes les clefs mouillées de la terre marine connaissent chaque phase de ma joie et savent que je veux dormir là, là entre les paupières de l’océan et de la terre…

Je veux partir entraîné vers le bas par les pluies que le vent sauvage de la mer émiette et dissémine, puis me laisser porter par les lits souterrains vers le printemps qui s’éveille en sa profondeur. Je vais vivre. Je ne vais pas mourir. Je pars en ce jour rempli de volcans vers l’homme en foule, vers la vie.
Je n’ai devant moi que semences, douceur, et pousses rayonnantes.

Je cesse de conter. Me voici avec des mots, des peuples, des chemins qui à nouveau m’attendent, et dont les mains constellées frappent à ma porte.

(Fin du) Canto General
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Dans la nuit haute en empruntant la vie entière,
allant des larmes au papier, de vêtement en vêtement,
j'avançai en ces jours soucieux.
J'étais le fugitif traqué par la police:
et lorsque l'heure est de cristal, dans l'épaisseur
et la solitude stellaires,
je traversai des villes, des forêts,
des métairies, des ports au milieu des montagnes,
du seuil d'un être humain à celui d'un autre homme,
d'une main à une autre main, puis à une autre.
La nuit est grave, pourtant l'homme
l'a jalonnée de signaux fraternels
et tâtonnant par les chemins, palpant les ombres,
j'arrivai à la porte illuminée, au petit point
étoilé qui était le mien,
à ce quignon de pain que les loups dans le bois
n'avaient pas dévoré.
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tout est ma nuit, tout
est mon jour, tout
est mon air, tout
est ce que je vis, souffre, érige et agonise.
Amérique, de nuit ou de clarté
ne sont point faites les syllabes que je chante.
De terre est la matière qui régit
le flamboiement, le pain de ma victoire,
et terre est mon sommeil qui n'est jamais sommeil.
Je dors entouré d'argile spacieuse
et dans mes mains il coule quand je vis
une source de terres, sols puissants.
Ce que je bois n'est pas vin, il est terre,
terre dérobée, terre de ma bouche,
terre d'agriculture humide de rosée,
ouragan de légumes lumineux,
racine céréale, cellier d'or.
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Vidéo de Pablo Neruda
« […] « La poésie est parole dans le temps », Machado (1875-1939) n'a pas cessé de l'affirmer. Encore fallait-il que le temps ne se résumât pas à la pression immobile du passé sur la circonstance, ni la parole au simple ressassement de l'irrémédiable. Certes Machado […] a éprouvé une manière d'attirance étrange devant la négativité et la noirceur du destin de l'Espagne. Il ne s'y est point abandonné. Ou plutôt, avec une véhémence souvent proche du désespoir, une tendresse mêlée de répulsion et de haine, il a tenté, longuement, d'en sonder les abîmes. […] La poésie - Machado, seul de sa génération, s'en persuade - n'a plus pour tâche de répertorier pieusement les ruines ; elle se doit d'inventer le futur, cette dimension héroïque de la durée que les Espagnols ont désappris dans leur coeur, dans leur chair, dans leur langue depuis les siècles révolus de la Reconquête. […] […] Nostalgique de l'Inaltérable, à la poursuite du mouvant… Par son inachèvement même, dans son échec à s'identifier à l'Autre, la poésie d'Antonio Machado atteste, et plus fortement que certaines oeuvres mieux accomplies, la permanence et la précarité d'un chemin. Hantée par le néant, elle se refuse au constat de l'accord impossible. Prisonnière du doute et de la dispersion, elle prononce les mots d'une reconnaissance. Elle déclare la tâche indéfinie de l'homme, la même soif à partager. » (Claude Esteban.)
« […] “À combien estimez-vous ce que vous offrez en échange de notre sympathie et de nos éloges ? » Je répondrai brièvement. En valeur absolue, mon oeuvre doit en avoir bien peu, en admettant qu'elle en ait ; mais je crois - et c'est en cela que consiste sa valeur relative - avoir contribué avec elle, et en même temps que d'autres poètes de ma génération, à l'émondage de branches superflues dans l'arbre de la lyrique espagnole, et avoir travaillé avec un amour sincère pour de futurs et plus robustes printemps. » (Antonio Machado, Pour « Pages choisies », Baeza, 20 avril 1917.)
« Mystérieux, silencieux, sans cesse il allait et venait. Son regard était si profond qu'on le pouvait à peine voir. Quand il parlait, il avait un accent timide et hautain. Et l'on voyait presque toujours brûler le feu de ses pensées. Il était lumineux, profond, car il était de bonne foi. Il aurait pu être berger de mille lions et d'agneaux à la fois. Il eût gouverné les tempêtes ou porté un rayon de miel. Il chantait en des vers profonds, dont il possédait le secret, les merveilles de la vie ou de l'amour ou du plaisir. Monté sur un Pégase étrange il partit un jour en quête d'impossible. Je prie mes dieux pour Antonio, qu'ils le gardent toujours. Amen. » (Rubén Darío, Oraison pour Antonio Machado)
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