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Claude Couffon (Traducteur)
EAN : 9782070322473
561 pages
Éditeur : Gallimard (13/03/1984)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 75 notes)
Résumé :
« Avec le Chant général, j'ai travaillé sur le terrain de la chronique et du mémorial, un terrain qui, les premiers temps, me parut rocailleux et inhospitalier. Mais soudain je découvris [...] qu'il n'y avait pas de matériel antipoétique lorsqu'il s'agissait de nos réalités. Les faits les plus obscurs de nos peuples doivent être brandis en pleine lumière. Nos plantes et nos fleurs, pour la première fois, doivent être contées et chantées. Nos volcans et nos rivières ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
patrick75
  04 décembre 2014
C'est une poésie de « combat », de lutte, de révolte, mais aussi de fraternité, une poésie militante. Pablo Neruda dénonce les dictatures qui ont sévit en Amérique Latine durant les années de »plomb », il rend hommage aux résistances qui se sont éveillées, aux hommes et femmes qui se sont levés. Il nous parle de sa terre chilienne.
Personnellement, je préfère retrouver ces témoignages sous la forme de récits, de romans, qui permettent plus aisément de s'imprégner des époques et des lieux, des êtres.
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Unhomosapiens
  28 mars 2017
Véritable chef-d'oeuvre de réalisme poétique. Neruda nous plonge dans l'histoire du continent américain depuis ses origines géologiques jusqu'aux exactions commises envers les peuples par les différentes dictatures. Une autre partie nous présente l'exil de l'auteur à travers la montagne où il reçoit l'hospitalité de pêcheurs ou paysans.
C'est une oeuvre d'une rare humanité. Certains de ses poèmes sont de véritables tableaux vivants.
Apres cette lecture, on est décontenancé par les horreurs qu'ont du subir tous ces peuples. Comment l'auteur parvient-il à mêler l'histoire et la poésie à ce point ?
Une oeuvre salutaire à lire de toute urgence.
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lglaviano
  01 novembre 2014
Chant général: Un des plus grands chefs d'oeuvre de la poésie du XXème siècle et de tous les siècles, (il n'y a pas que moi qui le dis, mais Gabo García Márquez, autre prix Nobel, l'a aussi écrit). Une oeuvre à la fois épique, grandiose, historique, révolutionnaire, lyrique, intime, métaphysique, "élémentaire", une ode à la jubilation de vivre, d'être latino-américain, et de se révolter devant l'inacceptable. Une inlassable célébration du réel... Mais que ceci n'intimide pas: c'est aussi la plus belle démonstration que la poésie peut être géniale ET facile à lire !
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VACHARDTUAPIED
  03 mai 2013
Du poète mort dans sa maison dévastée quelques jours après la mort d'Allende, l'épopée du continent et de l'homme américains. Dans une langue simple, le poète dit le paysage et les hommes d'avant la conquête, puis toute l'histoire de l'Amérique et de ses luttes, avant de terminer par une méditation sur sa propre vie et la genèse de son oeuvre. Fraternelle et cosmique, la poésie de Néruda est écrite"pour de simples habitants qui demandent eau et lune, éléments de l'ordre immuable, écoles, pain et vin, guitares et outils".............
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PhilippeSAINTMARTIN
  12 décembre 2016
Ce vaste chant riche de 230 poèmes, texte majeur de Pablo Neruda, écrit dans la clandestinité et l'exil, imprime un souffle lyrique et épique aux conflits sociaux et politiques de l'Amérique Latine et à la prise de conscience du poète sur les sans voix de ce sous-continent. Chant général donne une remarquable dimension littéraire à l'utopie politique de Pablo Neruda qui invoque sa poésie autant que celle des autres, où il poétise son existence comme celle des opprimés. Si l'auteur offre ses réactions, ses dénonciations et ses prises de position, il le fait d'une voix prophétique, structurée et dominante, adoptant souvent le ton de l'apostrophe, voix qui concilie l'auteur et le collectif des démunis, donne une dimension lyrique au politique et propose une version sensible de l'Histoire et de la nature latino-américaine. Un authentique chef d'oeuvre.
Lien : https://tandisquemoiquatrenu..
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
glennherbertgouldglennherbertgould   23 avril 2017
ANTARCTIQUE

Antarctique, couronne australe, grappe
de lampes gelées, cinéraire
de la glace détachée
de la peau terrestre, église brisée
par la pureté, nef précipitée
sur la cathédrale de la blancheur,
autel aux vitres fracassées,
tornade étoilée sur les murs
de la neige nocturne,
donne-moi tes deux seins qu'agitent
la solitude envahisseuse, le lit
de l'effroyable vent masqué
par toutes les corolles de l'hermine,
avec toutes les trompes du naufrage
et l'immersion blanche des mondes,
ou ta poitrine de paix que le froid
nettoie comme un pur rectangle de quartz,
et ce qui ne fut jamais respiré,
l'infini matériel transparent, l'air ouvert,
la solitude sans terre et sans pauvreté.
Royaume du midi le plus sévère,
harpe de glace, harpe qui susurre, immobile,
près des étoiles ennemies.

Toutes les mers sont ta mer circulaire.

Toutes les résistances océanes
ont concentré en toi leur transparence,
et le sel t'a couvert de ses châteaux,
la glace a bâti de hautes cités
sur une aiguille de cristal, le vent
a parcouru ton amer paroxysme
comme un tigre par la neige brûlé.
Depuis la nef des glaciers, tes coupoles
ont mis au monde le danger,
et sur le désert de ton dos la vie est là
comme une vigne sous la mer, brûlant
sans se consumer, réservant
le feu pour le printemps
de la neige.
+ Lire la suite
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lglavianolglaviano   01 novembre 2014
Tout est silence d’eau et vent

Il m’est arrivé souvent de renaître.
Je naissais du fond d’étoiles vaincues. Je reconstruisais le fil des éternités. Mes mains les peuplaient.

Tout a été tendresse et sources et je n’ai eu d’autre utilité que nocturne.

Le deuil qui passe avec le cormoran, le vol des grands oiseaux gris qui aiment l’hiver, et chaque cercle de sargasse, ténébreux, et chaque vague grave qui secoue son froid, et encore et surtout la terre et son herbier caché, secret, fils des brumes et du sel, rongé par le vent acide, corolles minuscules de la côte collées au sable sans limites : toutes les clefs mouillées de la terre marine connaissent chaque phase de ma joie et savent que je veux dormir là, là entre les paupières de l’océan et de la terre…

Je veux partir entraîné vers le bas par les pluies que le vent sauvage de la mer émiette et dissémine, puis me laisser porter par les lits souterrains vers le printemps qui s’éveille en sa profondeur. Je vais vivre. Je ne vais pas mourir. Je pars en ce jour rempli de volcans vers l’homme en foule, vers la vie.
Je n’ai devant moi que semences, douceur, et pousses rayonnantes.

Je cesse de conter. Me voici avec des mots, des peuples, des chemins qui à nouveau m’attendent, et dont les mains constellées frappent à ma porte.

(Fin du) Canto General
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patrick75patrick75   29 novembre 2014
EPISODE
( José Miguel Carrera, 1810 )

Tu as dit Liberté avant personne,
quand le murmure allait de pierre en pierre,
caché dans les patios et humilié.

Tu as dit Liberté avant personne.
Tu as libéré le fils de l'esclave.
Les marchands allaient comme des fantômes,
ils vendaient du sang de mers étrangères.
Tu as libéré le fils de l'esclave.

Tu as fondé ici l'imprimerie.
La lettre arriva à la nuit du peuple,
la nouvelle secrète ouvrit les lèvres.
Tu as fondé ici l'imprimerie.
Tu as implanté l'école au couvent..
La toile d'araignée a reculé,
et le recoin des dîmes étouffantes.
Tu as implanté l'école au couvent.

+ Lire la suite
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patrick75patrick75   30 novembre 2014
Du Nord au Sud, où l'on broya
ou incinéra les cadavres,
leurs os furent enterrés dans les ténèbres
ou brûlés en silence dans la nuit,
entassés dans un trou de mine
ou crachés à la mer :
nul ne peut dire où ils se trouvent,
ils n'ont de tombe, ils sont épars
aux racines de la patrie,
les doigts martyrisés :
les cœurs des fusillés :
le sourire de nos Chiliens,
des valeureux de la pampa,
des capitaines du silence.

Nul ne sait où les assassins
ont enterré ces corps,
mais ils surgiront de la terre
et reprendront le sang versé
le jour de la résurrection du peuple.
+ Lire la suite
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lglavianolglaviano   01 novembre 2014
ʺQuand je me suis fait pierre et mortier , tour, acier, syllabe associée : quand dans mes mains j’ai serré celles de mon peuple avant d’aller me battre avec la mer entière ; quand j’ai abandonné ma solitude et remisé mon orgueil au musée, ma vanité au dépôt de vieilles voitures,
quand d’autres hommes et moi avons fondé notre parti, quand nous avons organisé le métal de la pureté, alors la vilenie —le mal— est venu dire :
« Pas de pitié ! Qu’on les jette en prison !! Mort à ces misérables ! »

Mais il était trop tard : le mouvement de l’homme, mon parti, était le dur printemps invincible sous terre l’espoir qui préparait, le fruit général de demain.ʺ
Canto General,,,
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Videos de Pablo Neruda (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pablo Neruda
Pablo NERUDA – Un siècle d'écrivains : 1904–1973 (DOCUMENTAIRE, 1998) Émission « Un siècle d'écrivains », numéro 167, diffusée sur France 3, le 23 septembre 1998, et réalisée par Amalia Escriva.
Dans la catégorie : Poésie espagnoleVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Poésie espagnole (56)
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