AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Claude Couffon (Traducteur)
EAN : 9782070316335
400 pages
Gallimard (20/05/2004)
4.11/5   27 notes
Résumé :
Recueil de poèmes :
- La rose détachée
- Jardin d'hiver
- 2000
- Le cœur jaune
- Le livre des questions
- Élégie
- La mer et les cloches
- Défauts chinois

Le livre se termine par une chronologie de Pablo Neruda
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Giraud_mm
  03 août 2021
Un ensemble de poèmes de Pablo Neruda, initialement publiés en espagnol en 1973 et 1974, et regroupés en 9 livrets : La rose détachée, Jardin d'hiver, 2000, le coeur jaune, le livre des questions, Élégie, La mer et les cloches et Défauts choisis.
J'ai particulièrement aimé :
- La rose détachée, avec notamment... :
"Toutes les îles de la mer sont les filles du vent."
(V - L'île)
"Nous sommes arrivés très loin, très loin
pour entendre les orbites de pierre,
les yeux éteints qui continuent de regarder,
les grands visages en place pour l'éternité."
(XIII - Les hommes)
- le livre des questions :
"Pourquoi n'apprend-on pas aux hélicoptères
à butiner sur le soleil ?"
"Les larmes qu'on ne verse pas
attendent-elles dans un petit lac ?"
"Où se termine l'arc-en-ciel ?
Dans ton âme ou à l'horizon ?"
- Élégie :
"Qu'avons-nous perdu, vous et moi,
quand Nazi Hikmet est tombé comme une tour,
comme une tour bleue qui s'écroule ?"
- La mer et les cloches : Les derniers poèmes de Neruda. Il n'a pas eu le temps de donner un titre à certains...
"Il me semble qu'un navire, autre que tous les autres
devra, l'heure venue, se montrer sur la mer."
"Pedro s'est "dans" et aussi "comme",
Clara c'est peut-être "sans doute",
Roberto c'est "oui, mais" : chacun
se déplace avec des prépositions,
des adverbes, des substantifs
..."
Un recueil très agréable à lire, chaque partie, ou livret, ayant sa personnalité propre, ce qui donne une certaine hétérogénéité au recueil, mais en fait également la richesse.

Lien : http://michelgiraud.fr/2021/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          560
marlene50
  26 janvier 2021
Que dire de Pablo Neruda si ce n'est le citer encore et encore.
Des poèmes d'amour, chanson désespérée, rages, et désir.
(Les rages)
Souris moi radieuse
Si ma bouche te blesse
Je ne suis pas un doux berger
comme dans les contes de fées
Je suis un brave bûcheron qui partage avec toi
la terre, le vent, les épines des montagnes.
Aime-moi, souris-moi
aide moi à être bonté.
Ne te blesse pas à moi car c'est inutile,
ne me blesse pas moi car alors tu te blesses. (P.205)
(L'amour)
Mais qu'as-tu ? Qu'avons-nous ?
Que nous arrive-t-il ?
Ah! notre amour est une corde dure
qui nous amarre et qui nous blesse
et qui, si nous cherchons
à sortir de notre blessure,
à nous détacher l'un de l'autre,
ajoute un nouveau noeud et nous condamne
à perdre notre sang et à brûler ensemble. (P.183)
(P.293)
ainsi connaissent-ils et notre amour et le baiser
qui dans une fleur éternelle
réunit ta bouche et la mienne.
(L'amour)
Soudain
mes pieds touchent tes pieds et ma bouche tes
lèvres
tu as grandi,
tes épaules s'élèvent comme deux collines
et voici que tes seins se promènent sur ma poitrine,
mon bras parvient à peine à entourer la mince
ligne,
le croissant de nouvelle lune de ta taille :
dans l'amour tu t'es déchaînée comme l'eau de la
mer :
je mesure à peine les yeux les plus vastes du ciel
et je me penche sur ta bouche pour embrasser la
terre. (p. 111-113)
(P. 311)
Amour, mon amour je t'attends.
J'achève maintenant ma lettre
sans tristesse aucune : mes pieds
sont là, bien fermes sur la terre,
et ma main t'écrit en chemin :
au milieu de la vie, toujours
je me tiendrai
au côté de l'ami, affrontant l'ennemi,
avec à la bouche ton nom,
avec un baiser qui jamais
ne s'est écarté de la tienne.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          313
Pixis
  14 août 2015
Parmi les poèmes de Pablo Neruda à propos de l'île de Pâques, certains poèmes m'ont particulièrement touchée.
Commenter  J’apprécie          40
VirginieDoucet
  31 mars 2022
Un recueil de poèmes évoquant l'ile de Pâques, l'amour, la vieillesse, l'an 2000 et bien d'autres choses encore.
Travail très inégal et parfois à la limite du pénible, même si les thèmes abordés sont pleins d'actualité. La question de la traduction se pose ici, comme souvent en matière de poésie.
Commenter  J’apprécie          00
StefanoCecoti
  09 août 2020
Sublime ! Pour les amateurs de poésie : à lire absolument
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (102) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   25 janvier 2015
SI CHAQUE JOUR...

Si chaque jour
tombe dans chaque nuit
il existe un puits
où la clarté se trouve enclose.

Il faut s'asseoir sur la margelle
du puits de l'ombre
pour y pêcher avec patience
la lumière qui s'y perdit.
Commenter  J’apprécie          830
marlene50marlene50   25 mars 2021
AUTRE CHATEAU

Je ne suis pas, je ne suis pas de braise ardente,
je suis fait de linge et de rhumatismes,
de papiers déchirés, de rendez-vous manqués,
de modestes signes rupestres
sur ce qui fut pierres d'orgueil.

Que reste-t-il du château de la pluie,
de cette adolescente avec ses tristes rêves,
de cette intention entrouverte
d'être aile déployée, d'être un aigle en plein ciel,
une flamme héraldique ?

Je ne suis pas, je ne suis pas l'éclair de feu
bleu, planté comme un javelot,
dans le coeur de quiconque échappe à l'amertume.

La vie n'est pas la pointe d'un couteau
ni le heurt d'une étoile,
elle est vieillissement dans une garde-robe,
soulier mille fois répété,
médaille qui rouille
dans les ténèbres d'un écrin.

Je ne demande ni rose nouvelle ni douleurs,
ni indifférence, elle me consume,
chaque signe a été écrit,
le sel avec le vent effacent l'écriture
et l'âme est maintenant un tambour muet
au bord d'un fleuve, de ce fleuve
qui continuera de couler où il coulait.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
marlene50marlene50   14 août 2021
ENIGME POUR LES TOURMENTES

Un jour parmi les jours de l'année à venir
je trouverai une heure différente :
une heure à chevelure cataracte,
une heure jamais encore écoulée :
comme si le temps, se cassant,
ouvrait une fenêtre :un orifice
par où nous glisser vers le fond.

Bon, ce jour là avec cette heure
arrivera et laissera tout transformé :
on ne saura plus si l'hier s'en est allé
ou si ce qui revient n'était jamais passé.

Lorsque de ce cadran une heure tombera
à terre, n'étant pas quiconque recueillie,
lorsque, enfin, nous aurons le temps bien amarré,
nous saurons vraiment où commencent
ou encore où s'achèvent les destins
car dans le tronçon mort ou simplement éteint
nous verrons clairement la matière des heures
comme on voit clairement la patte de l'insecte.

Et nous disposerons d'un pouvoir diabolique :
reculer dans le temps ou activer les heures,
regagner la naissance ou rejoindre la mort
avec un moteur dérobé à l'infini.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          163
PiatkaPiatka   26 janvier 2015
IL PLEUT

Il pleut
sur le sable, sur le toit
le thème
de la pluie :
les deux longues consonnes de la pluie
lentement tombent sur les pages
de mon amour qui n’a de cesse,
le sel de chaque jour :
retourne, pluie, à ton nid antérieur,
rejoins le passé avec tes aiguilles :
je veux pour le moment l’espace blanc,
le temps de papier pour une branche
de rosier vert et de roses dorées :
une parcelle du printemps sans fin
qui attendait aujourd’hui le ciel clair
et le papier,
lorsque la pluie est revenue
cogner de ses doigts tristes
à la fenêtre,
puis danser sur mon coeur et sur le toit
avec une folie furieuse,
réclamant
sa place
et me demandant une coupe
pour une fois encore la remplir d’aiguilles,
de temps transparent,
de larmes versées.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
marlene50marlene50   10 avril 2021
IL PLEUT

Il pleut
sur le sable, sur le toit
le thème
de la pluie :
les deux longues consonnes de la pluie
lentement tombent sur les pages
de mon amour qui n'a de cesse,
le sel de chaque jour :
retourne, pluie, à ton nid antérieur,
rejoins le passé avec tes aiguilles :
je veux pour le moment l'espace blanc,
le temps de papier pour une branche
de rosier vert et de roses dorées :
une parcelle du printemps sans fin
qui attendait aujourd'hui le ciel clair
et le papier,
lorsque la pluie est revenue
cogner de ses doigts tristes
à la fenêtre
puis danser sur mon coeur et sur le toit
avec une folie furieuse
réclamant
sa place
et me demandant une coupe
pour une fois encore la remplir d'aiguilles,
de temps transparent,
de larmes versées.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160

Videos de Pablo Neruda (19) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pablo Neruda
« […]
Je ne veux pas continuer à être une racine dans les ténèbres, vacillant, étendu, grelottant de rêve,en dessous, dans les pisés mouillés de la terre,absorbant et pensant, mangeant chaque jour.
Je ne veux pas pour moi tant de malheurs. Je ne veux pas continuer avec la racine et la tombe, avec le souterrain solitaire, avec la cave aux morts transis, me mourant de chagrin.
[…] » (Pablo Neruda (1904-1973), Walking around)
"Il le dit lui-meme dans ce dernier livre intitule J'avoue que j'ai vecu : « Au commencement etait la foret... Qui ne connait pas la foret chilienne ne connait pas cette planete. » C'est de ce silence et de ce tumulte, de ces enchevetrements immemoriaux de troncs et de lianes, de cet appel vertical, obscur et terrifiant, de ce sol putrefie et bruissant de vie que Pablo Neruda est « parti cheminer et chanter a travers le monde ». [...] « Etendre au milieu des guerres et des revolutions la poesie jusqu'a des limites insoupconnees. » Il se retrouvera a la pointe d'une sorte de soulevement litteraire qui, a mi-course de ce siecle, se propage et flambe sous les tropiques. La litterature emancipee, rejetant ses tutelles, se fait le vehicule d'ideologies confuses et genereuses, semant les graines a tout vent. [...] Interpreter la lumiere sans pour autant renier le pacte avec les tenebres est une entreprise desesperee. Peut-etre fallait-il compter avec la revanche des genies de la foret ? Neruda n'a pas survecu a l'effondrement d'un regime que son « action » poetique avait mis en place. Exemple rare, pour ne pas dire unique, d'une revolution a 360 degres – nee et morte le temps d'une vie d'homme, au meme point. Le point noir. Et pourtant, « vieux frere, le futur est a nous... Parce que les hommes n'ont deja plus de mort, et doivent continuer a lutter de l'endroit ou ils tombent »." (André Brincourt, Littératures d'outre-tombe, Éditions Grasset, 2010)
0:00 - le déshabité 2:31 - le sud de l'océan 5:49 - Générique
Image d'illustration : https://www.poetryfoundation.org/poets/pablo-neruda
Bande sonore originale : Sergey Cheremisinov - Gray Drops Gray Drops by Sergey Cheremisinov is licensed under a Attribution-NonCommercial License.
Site : https://www.freemusicarchive.org/music/Sergey_Cheremisinov/The_Healing/Gray_Drops
#PabloNeruda #RésidenceSurLaTerre #PoésieChilienne
+ Lire la suite
Dans la catégorie : Poésie espagnoleVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Poésie espagnole (56)
autres livres classés : poésieVoir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Testez vos connaissances en poésie ! (niveau difficile)

Dans quelle ville Verlaine tira-t-il sur Rimbaud, le blessant légèrement au poignet ?

Paris
Marseille
Bruxelles
Londres

10 questions
1017 lecteurs ont répondu
Thèmes : poésie , poèmes , poètesCréer un quiz sur ce livre