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Claude Couffon (Traducteur)
EAN : 9782070316335
400 pages
Éditeur : Gallimard (20/05/2004)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Recueil de poèmes :
- La rose détachée
- Jardin d'hiver
- 2000
- Le cœur jaune
- Le livre des questions
- Élégie
- La mer et les cloches
- Défauts chinois

Le livre se termine par une chronologie de Pablo Neruda
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Pixis
  14 août 2015
Parmi les poèmes de Pablo Neruda à propos de l'île de Pâques, certains poèmes m'ont particulièrement touchée.
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StefanoCecoti
  09 août 2020
Sublime ! Pour les amateurs de poésie : à lire absolument
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Citations et extraits (67) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   25 janvier 2015
SI CHAQUE JOUR...

Si chaque jour
tombe dans chaque nuit
il existe un puits
où la clarté se trouve enclose.

Il faut s'asseoir sur la margelle
du puits de l'ombre
pour y pêcher avec patience
la lumière qui s'y perdit.
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PiatkaPiatka   26 janvier 2015
IL PLEUT

Il pleut
sur le sable, sur le toit
le thème
de la pluie :
les deux longues consonnes de la pluie
lentement tombent sur les pages
de mon amour qui n’a de cesse,
le sel de chaque jour :
retourne, pluie, à ton nid antérieur,
rejoins le passé avec tes aiguilles :
je veux pour le moment l’espace blanc,
le temps de papier pour une branche
de rosier vert et de roses dorées :
une parcelle du printemps sans fin
qui attendait aujourd’hui le ciel clair
et le papier,
lorsque la pluie est revenue
cogner de ses doigts tristes
à la fenêtre,
puis danser sur mon coeur et sur le toit
avec une folie furieuse,
réclamant
sa place
et me demandant une coupe
pour une fois encore la remplir d’aiguilles,
de temps transparent,
de larmes versées.
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patrick75patrick75   01 octobre 2014
IV
LES HOMMES

Nous sommes des passagers maladroits qui jouent du coude,
du pied, du pantalon, de la valise,
nous descendons du train, du jet ou du bateau,
avec des vêtements fripés et des chapeaux funestes.
Nous transportons la faute, le pêché,
nous arrivons des hôtels confinés ou de la paix industrielle,
c'est peut-être notre dernière chemise propre,
plus de cravate, nous l'avons perdue,
mais de toute façon hébétés, solennels,
fils de putain prisés dans les plus beaux endroits
ou simples taciturnes qui ne doivent rien à personne,
nous sommes semblants et semblables face au temps,
face à la solitude ; les pauvres humains
qui ont gagné leur vie et leur mort au travail
normalement, disons bureautragiquement,
assis ou entassés sur les quais du métro,
dans les bateaux, les mines, les centres d'études,
les prisons,
les universités, les brasseries,
( la même peau avec sa soif sous notre linge),
( les cheveux, les mêmes cheveux, sous les variantes des couleurs).
+ Lire la suite
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PiatkaPiatka   02 septembre 2016
[ IL N’Y AURA PAS TROP À DIRE…]

Il n’y aura pas trop à dire
demain
quand au Bonjour
je descendrai
mais il me faut
ce pain
des contes,
ce pain des chants.
Avant l’aube, et aussi après
le rideau ouvert au soleil du froid,
l’efficacité d’un jour turbulent.

Me voici, dois-je dire, ajoutant :
j’ai évité cela, il se passe ceci :
Entre-temps, les algues se bercent
sur l’océan, prédisposées
aux vagues
et chaque chose a sa motivation :
sur celle-ci un mouvement
comme celui d’un oiseau de mer qui s’envole
quittant la pierre ou l’eau ou le fucus flottant.

Moi, avec mes deux mains, je dois
appeler : Vienne qui voudra.

Voici mon bien, voici ma dette,
écoutez-en le compte, le conte, le son.

Ainsi, à chaque matin de ma vie,
je rapporte du rêve un autre rêve.


LA MER ET LES CLOCHES
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LaliLali   12 juillet 2012
Image

D’une femme qui fut rencontre fugitive
je conserve le nom bien enfermé : c’est un coffret :
j’en élève parfois les syllabes rouillées
qui grincent tels de vieux pianos désaccordés :
de la pluie surgissent aussitôt les arbres de l’époque,
les jasmins, les deux nattes victorieuses
d’une femme au corps disparu, perdue,
noyée dans le temps comme dans les lentes eaux d’un lac :
ses yeux s’y sont éteints comme charbons en cendre.
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Videos de Pablo Neruda (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pablo Neruda
Pablo NERUDA – Un siècle d'écrivains : 1904–1973 (DOCUMENTAIRE, 1998) Émission « Un siècle d'écrivains », numéro 167, diffusée sur France 3, le 23 septembre 1998, et réalisée par Amalia Escriva.
Dans la catégorie : Poésie espagnoleVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Poésie espagnole (56)
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