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Claude Couffon (Traducteur)
EAN : 9782070317028
96 pages
Gallimard (07/10/2004)
3.76/5   131 notes
Résumé :
En 1928, Pablo Neruda est nommé consul à Colombo, Ceylan, puis à Singapour et Batavia. Accompagné de Kiria, sa fidèle mangouste, le poète chilien découvre les odeurs et les couleurs des rues asiatiques, les plaisirs et cauchemars de l'opium, la chasse à l'éléphant, le sourire paisible des Bouddhas...

Neruda livre ses souvenirs colorés et poétiques d'un Orient colonial et se révèle comme un homme passionné, curieux de tout et de tous, et un merveilleu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
3,76

sur 131 notes

Roggy
  30 juillet 2020
Dans la préface on nous prévient : « Préparez-vous à entendre un poète authentique, un de ceux dont les sens se sont formés dans un univers qui n'est pas le nôtre et que peu de gens le perçoivent »
Seuls les poètes possèdent ces lentilles avec une obturation particulière capables de capter la beauté des gens, des âmes et des paysages.
Seuls les grands poètes entendent les sons mais aussi les parfums et voient dans le quotidien des théâtres en plein air le sortilège de la vie réelle.
Seuls les poètes ressentent les vibrations des cultures et le creux à l'intérieur de soi.
Seuls les poètes palpent l'insaisissable, amplifiant le magnétisme des rapports cachés entre les êtres.
Pablo Neruda, comme toujours, érudit et lumineux.
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joedi
  24 mai 2016
Les différents textes de ce livre folio 2€ sont extraits de ses mémoires J'avoue que j'ai vécu dans lesquelles il raconte avec humour et tendresse ses voyages, ses engagements, ses rencontres et ses amours. Dans La solitude lumineusePablo Neruda relate des moments de vie passées alors qu'il était consul à Colombo, Ceylan, Singapour et Batavia. Dans ces pays orientaux, sous la coupe des anglais colonisateurs, il découvre, avec sa mangouste apprivoisée, les autochtones, la faune et la flore asiatiques.
Challenge Petits plaisirs - 82 pages
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petitsoleil
  30 décembre 2012
j'ai beaucoup aimé ce court recueil de récits, lu d'un trait hier soir
il s'agit d'un extrait du livre "J'avoue que j'ai vécu" de Pablo Neruda
ce qui en fait un livre très accessible (court, et édition Folio 2 euros)
cela me donne envie de lire "J'avoue que j'ai vécu"
cette édition commence par un court prologue rappelant la vie du poète, de son vrai nom Ricardo Elieur Neftali Reyes (1904-1973), qui se fit appeler Pablo Neruda en hommage à un poète tchèque : Jan Neruda (1834-1891)
le récit nous fait partager la fascination du poète pour les différents pays d'Asie qu'il a connus en tant que jeune consul du Chili, avant son premier mariage avec une Hollandaise, Marie-Antoinette dite Maruca
les anecdotes et souvenirs se suivent et ne se ressemblent pas
malgré l'absence de fil directeur, on se laisse embarquer avec plaisir, dans ces histoires pittoresques, amusantes, émouvantes, toujours originales
ce récit n'est pas encore très marqué par L Histoire (sauf à la fin) et l'engagement politique du poète, malgré tout il est très empreint de l'ambiance du début du XXe siècle
on y croise d'autres consuls, des colons indifférents à la pauvreté et la violence en Asie, mais aussi une mangouste (celle de l'écrivain), une maitresse birmane jalouse (celle de l'écrivain, aussi ! eh oui), des serpents, des éléphants, des fumeries d'opium, des rites religieux hindous, d'immenses statues bouddhistes, masses de pierre hiératiques et sereines ...
un bon moment d'évasion, d'humour, d'émotions, un vrai plaisir de lecture
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Luniver
  15 avril 2013
Court livre (moins d'une centaine de pages) du poète Pablo Neruda qui raconte sa vie en tant que consul dans les pays d'Asie : Sri Lanka, Inde, Singapour, ... Son travail est plutôt simple et routinier et consiste à tamponner quelques factures. Accompagné d'une mangouste, il nous décrit ce qu'il découvre : l'animation des rues, les fêtes religieuses, l'opium, la chasse aux éléphants, la culture locale, largement méconnue ou méprisée par les colons.
En 80 pages, le poète parvient malgré tout à nous entraîner dans un long voyage. Il ne lui faut pas plus de quelques phrases pour nous entraîner dans sa promenade et nous évader le temps d'une heure.
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Allantvers
  08 octobre 2019
Un vrai bonheur de découvrir un Pablo Neruda chaleureux, drôle, si humain, et son jeune et vif regard de poète citoyen sur l'Asie qu'il découvre dans ses jeunes années de diplomate mandaté par son pays : perception sensible de la nature, connivence tendre avec les gens simples, regard plus que distancié sur la morgue des colons anglais.
Joli moment de lecture que ce court récit autobiographique, très agréable à lire.
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Citations et extraits (55) Voir plus Ajouter une citation
saphoosaphoo   01 septembre 2010
Je voulus voir dans la phrase musicale le récit magique de Proust et empruntai les ailes de la musique ou fut enlevé par elles. La phrase s’enveloppe dans la gravité de l’ombre t se fait plus rauque pour aggraver et amplifier son agonie. Elle semble construire son angoisse à la manière d’une structure gothique, que les volutes répètent portées par le rythme qui élève sans interruption la même flèche.

L’élément né de la douleur cherche une issue triomphante qui ne renie pas dans l’essor son origine bouleversée par la tristesse. […] L’intimité obscure du piano provoque de temps à autre l’éclosion serpentine, jusqu’au moment où l’amour et la douleur s’enlacent pour la victoire agonisante.”
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LuniverLuniver   14 avril 2013
Un autre grand personnage de ce congrès fut Subhâs Chandra Bose, démagogue fougueux, violent anti-impérialiste, fascinante figure politique de son pays. Durant la guerre de 1914, au moment de l'invasion des Japonais, il s'était allié à eux contre l'empire anglais. Longtemps après, là-bas, en Inde, un de ses compagnons me raconta comment était tombé le fort de Singapour :
— Nous avions nos armes pointées sur les assiégeants japonais. Brusquement nous nous demandâmes... et pourquoi ? Nous fîmes faire demi-tour à nos soldats et dirigeâmes nos tirs contre les troupes anglaises. L'affaire était des plus simples. Les Japonais étaient des envahisseurs momentanés. Les Anglais, eux, paraissaient éternels.
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TatooaTatooa   13 mars 2018
C'est aussi vers cette époque que les colons ordonnèrent de brûler la paillote d'un paysan cingalais, pour l'obliger à décamper et s'approprier ses terres. L'Anglais qui devait exécuter les ordres et raser la cabane était un modeste fonctionnaire. Il s'appelait Léonard Woolf. Ayant refusé d'agir, il fut suspendu de ses fonctions. Rendu à l'Angleterre, il y écrivit l'un des meilleurs livres qu'on ait jamais rédigé sur l'Orient : "A village in the jungle", chef-d'oeuvre de la vie authentique et de la littérature de témoignage, un peu et même beaucoup écrasé, il est vrai, par ceux de la femme de Woolf, la célèbre Virginia, grand écrivain subjectif de renommée universelle.
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soukeesoukee   28 avril 2010
Un peu plus loin, dans une autre cage, allait et venait une panthère noire, encore pleine de l'odeur de sa forêt natale. C'était un étrange fragment de nuit étoilée, une bande magnétique qui s'agitait sans arrêt, un volcan noir et élastique qui voulait raser le monde, une dynamo de force pure qui ondulait ; et deux yeux jaunes, précis comme des poignards, et qui interrogeaient de tout feu car ils ne comprenaient ni la prison ni le genre humain.
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joedijoedi   24 mai 2016
Les hommes retiraient de leurs filets des poissons aux couleurs vives, des poissons pareils aux oiseaux de la forêt sans fin, certains d'un bleu de nuit phosphorescent comme un intense velours vivant, d'autres en forme de ballon piquant qui se dégonflait et n'était plus pour finir qu'une bourse d'épines.
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Videos de Pablo Neruda (19) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pablo Neruda
« […]
Je ne veux pas continuer à être une racine dans les ténèbres, vacillant, étendu, grelottant de rêve,en dessous, dans les pisés mouillés de la terre,absorbant et pensant, mangeant chaque jour.
Je ne veux pas pour moi tant de malheurs. Je ne veux pas continuer avec la racine et la tombe, avec le souterrain solitaire, avec la cave aux morts transis, me mourant de chagrin.
[…] » (Pablo Neruda (1904-1973), Walking around)
"Il le dit lui-meme dans ce dernier livre intitule J'avoue que j'ai vecu : « Au commencement etait la foret... Qui ne connait pas la foret chilienne ne connait pas cette planete. » C'est de ce silence et de ce tumulte, de ces enchevetrements immemoriaux de troncs et de lianes, de cet appel vertical, obscur et terrifiant, de ce sol putrefie et bruissant de vie que Pablo Neruda est « parti cheminer et chanter a travers le monde ». [...] « Etendre au milieu des guerres et des revolutions la poesie jusqu'a des limites insoupconnees. » Il se retrouvera a la pointe d'une sorte de soulevement litteraire qui, a mi-course de ce siecle, se propage et flambe sous les tropiques. La litterature emancipee, rejetant ses tutelles, se fait le vehicule d'ideologies confuses et genereuses, semant les graines a tout vent. [...] Interpreter la lumiere sans pour autant renier le pacte avec les tenebres est une entreprise desesperee. Peut-etre fallait-il compter avec la revanche des genies de la foret ? Neruda n'a pas survecu a l'effondrement d'un regime que son « action » poetique avait mis en place. Exemple rare, pour ne pas dire unique, d'une revolution a 360 degres – nee et morte le temps d'une vie d'homme, au meme point. Le point noir. Et pourtant, « vieux frere, le futur est a nous... Parce que les hommes n'ont deja plus de mort, et doivent continuer a lutter de l'endroit ou ils tombent »." (André Brincourt, Littératures d'outre-tombe, Éditions Grasset, 2010)
0:00 - le déshabité 2:31 - le sud de l'océan 5:49 - Générique
Image d'illustration : https://www.poetryfoundation.org/poets/pablo-neruda
Bande sonore originale : Sergey Cheremisinov - Gray Drops Gray Drops by Sergey Cheremisinov is licensed under a Attribution-NonCommercial License.
Site : https://www.freemusicarchive.org/music/Sergey_Cheremisinov/The_Healing/Gray_Drops
#PabloNeruda #RésidenceSurLaTerre #PoésieChilienne
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>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Poésie espagnole (56)
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