AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Claude Couffon (Traducteur)
ISBN : 2070317021
Éditeur : Gallimard (07/10/2004)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 87 notes)
Résumé :
En 1928, Pablo Neruda est nommé consul à Colombo, Ceylan, puis à Singapour et Batavia. Accompagné de Kiria, sa fidèle mangouste, le poète chilien découvre les odeurs et les couleurs des rues asiatiques, les plaisirs et cauchemars de l'opium, la chasse à l'éléphant, le sourire paisible des Bouddhas...

Neruda livre ses souvenirs colorés et poétiques d'un Orient colonial et se révèle comme un homme passionné, curieux de tout et de tous, et un merveilleu... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
joedi
24 mai 2016
Les différents textes de ce livre folio 2€ sont extraits de ses mémoires J'avoue que j'ai vécu dans lesquelles il raconte avec humour et tendresse ses voyages, ses engagements, ses rencontres et ses amours. Dans La solitude lumineusePablo Neruda relate des moments de vie passées alors qu'il était consul à Colombo, Ceylan, Singapour et Batavia. Dans ces pays orientaux, sous la coupe des anglais colonisateurs, il découvre, avec sa mangouste apprivoisée, les autochtones, la faune et la flore asiatiques.
Challenge Petits plaisirs - 82 pages
Commenter  J’apprécie          534
Luniver
15 avril 2013
Court livre (moins d'une centaine de pages) du poète Pablo Neruda qui raconte sa vie en tant que consul dans les pays d'Asie : Sri Lanka, Inde, Singapour, ... Son travail est plutôt simple et routinier et consiste à tamponner quelques factures. Accompagné d'une mangouste, il nous décrit ce qu'il découvre : l'animation des rues, les fêtes religieuses, l'opium, la chasse aux éléphants, la culture locale, largement méconnue ou méprisée par les colons.
En 80 pages, le poète parvient malgré tout à nous entraîner dans un long voyage. Il ne lui faut pas plus de quelques phrases pour nous entraîner dans sa promenade et nous évader le temps d'une heure.
Commenter  J’apprécie          270
petitsoleil
30 décembre 2012
j'ai beaucoup aimé ce court recueil de récits, lu d'un trait hier soir
il s'agit d'un extrait du livre "J'avoue que j'ai vécu" de Pablo Neruda
ce qui en fait un livre très accessible (court, et édition Folio 2 euros)
cela me donne envie de lire "J'avoue que j'ai vécu"
cette édition commence par un court prologue rappelant la vie du poète, de son vrai nom Ricardo Elieur Neftali Reyes (1904-1973), qui se fit appeler Pablo Neruda en hommage à un poète tchèque : Jan Neruda (1834-1891)
le récit nous fait partager la fascination du poète pour les différents pays d'Asie qu'il a connus en tant que jeune consul du Chili, avant son premier mariage avec une Hollandaise, Marie-Antoinette dite Maruca
les anecdotes et souvenirs se suivent et ne se ressemblent pas
malgré l'absence de fil directeur, on se laisse embarquer avec plaisir, dans ces histoires pittoresques, amusantes, émouvantes, toujours originales
ce récit n'est pas encore très marqué par L Histoire (sauf à la fin) et l'engagement politique du poète, malgré tout il est très empreint de l'ambiance du début du XXe siècle
on y croise d'autres consuls, des colons indifférents à la pauvreté et la violence en Asie, mais aussi une mangouste (celle de l'écrivain), une maitresse birmane jalouse (celle de l'écrivain, aussi ! eh oui), des serpents, des éléphants, des fumeries d'opium, des rites religieux hindous, d'immenses statues bouddhistes, masses de pierre hiératiques et sereines ...
un bon moment d'évasion, d'humour, d'émotions, un vrai plaisir de lecture
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
soukee
28 avril 2010
Je ne connaissais Pablo Neruda que pour sa poésie. Quelle surprise de découvrir ce texte en prose ! Extrait de ses mémoires - J'avoue que j'ai vécu - publiées de façon posthume, La solitude lumineuse relate les souvenirs de Neruda à l'époque où il était consul. Nommé à Colombo, à Ceylan, à Singapour puis à Batavia, il donne à voir dans ce court texte ses souvenirs.
Quelle plume ! La prose de Neruda est d'une musicalité rare (et encore, je ne parle que de la traduction française). Ses phrases, imagées et empreintes de poésie, emmènent le lecteur dans ses pérégrinations. La solitude ressentie loin de son pays natal, le Chili, les rencontres qu'il a faites à travers ces pays, les personnes qui l'ont marqué, les événements dont il se souvient... Neruda invite son lecteur dans son voyage. Bien qu'il soit court, ce texte est d'une richesse en évasion vraiment appréciable.
A ma lecture, je m'arrêtais quasiment à toutes les phrases pour m'imprégner de leur poésie et rêver un peu... Une lecture que je conseille à tous !
Lien : http://bouquinbourg.canalblo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          152
CelineTH7854
17 décembre 2014
Ce texte en prose du poète Pablo Neruda est tout aussi lumineux. Plein de couleurs, d'odeurs et de lumière. Un beau voyage dans ses souvenirs de consul.
Commenter  J’apprécie          160
Citations & extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver14 avril 2013
Un autre grand personnage de ce congrès fut Subhâs Chandra Bose, démagogue fougueux, violent anti-impérialiste, fascinante figure politique de son pays. Durant la guerre de 1914, au moment de l'invasion des Japonais, il s'était allié à eux contre l'empire anglais. Longtemps après, là-bas, en Inde, un de ses compagnons me raconta comment était tombé le fort de Singapour :
— Nous avions nos armes pointées sur les assiégeants japonais. Brusquement nous nous demandâmes... et pourquoi ? Nous fîmes faire demi-tour à nos soldats et dirigeâmes nos tirs contre les troupes anglaises. L'affaire était des plus simples. Les Japonais étaient des envahisseurs momentanés. Les Anglais, eux, paraissaient éternels.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
saphoosaphoo01 septembre 2010
Je voulus voir dans la phrase musicale le récit magique de Proust et empruntai les ailes de la musique ou fut enlevé par elles. La phrase s’enveloppe dans la gravité de l’ombre t se fait plus rauque pour aggraver et amplifier son agonie. Elle semble construire son angoisse à la manière d’une structure gothique, que les volutes répètent portées par le rythme qui élève sans interruption la même flèche.

L’élément né de la douleur cherche une issue triomphante qui ne renie pas dans l’essor son origine bouleversée par la tristesse. […] L’intimité obscure du piano provoque de temps à autre l’éclosion serpentine, jusqu’au moment où l’amour et la douleur s’enlacent pour la victoire agonisante.”
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
joedijoedi24 mai 2016
Les hommes retiraient de leurs filets des poissons aux couleurs vives, des poissons pareils aux oiseaux de la forêt sans fin, certains d'un bleu de nuit phosphorescent comme un intense velours vivant, d'autres en forme de ballon piquant qui se dégonflait et n'était plus pour finir qu'une bourse d'épines.
Commenter  J’apprécie          210
soukeesoukee28 avril 2010
Un peu plus loin, dans une autre cage, allait et venait une panthère noire, encore pleine de l'odeur de sa forêt natale. C'était un étrange fragment de nuit étoilée, une bande magnétique qui s'agitait sans arrêt, un volcan noir et élastique qui voulait raser le monde, une dynamo de force pure qui ondulait ; et deux yeux jaunes, précis comme des poignards, et qui interrogeaient de tout feu car ils ne comprenaient ni la prison ni le genre humain.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
AVAV19 septembre 2012
Je n'avais d'autre compagnie qu'une table et deux chaises, mon travail, mon chien, ma mangouste et le boy qui me servait et retournait, la nuit venue, à son village. Cet homme n'était pas à proprement parler une compagnie ; sa condition de serviteur oriental l'obligeait à être plus silencieux qu'une ombre. Il s'appelait et s'appelle peut-être encore Brampy. Je n'avais pas besoin de lui demander quoi que ce fût car tout était toujours prêt: mon repas sur la table, mon linge qu'il venait de repasser, la bouteille de whisky dans la véranda. Il n'avait oublié, semblait-il, que le langage. Il savait seulement sourire de ses grandes dents de cheval.
La solitude, dans ce cas, ne se réduisait pas à un thème d'invocation littéraire, elle était une chose dure comme le mur du prisonnier, contre lequel on peut s'ouvrir la tête sans que personne accoure, même si on crie, même si on pleure.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Videos de Pablo Neruda (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pablo Neruda
Un hommage radiophonique au poète diffusé, le 25 septembre 1973, sur France Culture. Avec la participation de José Bergamin, Rafaël Alberti, Jean Marcenac, Ugne Karvelis et Guy Suarès.
Dans la catégorie : Poésie espagnoleVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Poésie espagnole (56)
autres livres classés : littérature chilienneVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
401 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre
. .