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Claude Couffon (Traducteur)
EAN : 9782070317028
96 pages
Éditeur : Gallimard (07/10/2004)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 121 notes)
Résumé :
En 1928, Pablo Neruda est nommé consul à Colombo, Ceylan, puis à Singapour et Batavia. Accompagné de Kiria, sa fidèle mangouste, le poète chilien découvre les odeurs et les couleurs des rues asiatiques, les plaisirs et cauchemars de l'opium, la chasse à l'éléphant, le sourire paisible des Bouddhas...

Neruda livre ses souvenirs colorés et poétiques d'un Orient colonial et se révèle comme un homme passionné, curieux de tout et de tous, et un merveilleu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
joedi
  24 mai 2016
Les différents textes de ce livre folio 2€ sont extraits de ses mémoires J'avoue que j'ai vécu dans lesquelles il raconte avec humour et tendresse ses voyages, ses engagements, ses rencontres et ses amours. Dans La solitude lumineusePablo Neruda relate des moments de vie passées alors qu'il était consul à Colombo, Ceylan, Singapour et Batavia. Dans ces pays orientaux, sous la coupe des anglais colonisateurs, il découvre, avec sa mangouste apprivoisée, les autochtones, la faune et la flore asiatiques.
Challenge Petits plaisirs - 82 pages
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Luniver
  15 avril 2013
Court livre (moins d'une centaine de pages) du poète Pablo Neruda qui raconte sa vie en tant que consul dans les pays d'Asie : Sri Lanka, Inde, Singapour, ... Son travail est plutôt simple et routinier et consiste à tamponner quelques factures. Accompagné d'une mangouste, il nous décrit ce qu'il découvre : l'animation des rues, les fêtes religieuses, l'opium, la chasse aux éléphants, la culture locale, largement méconnue ou méprisée par les colons.
En 80 pages, le poète parvient malgré tout à nous entraîner dans un long voyage. Il ne lui faut pas plus de quelques phrases pour nous entraîner dans sa promenade et nous évader le temps d'une heure.
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petitsoleil
  30 décembre 2012
j'ai beaucoup aimé ce court recueil de récits, lu d'un trait hier soir
il s'agit d'un extrait du livre "J'avoue que j'ai vécu" de Pablo Neruda
ce qui en fait un livre très accessible (court, et édition Folio 2 euros)
cela me donne envie de lire "J'avoue que j'ai vécu"
cette édition commence par un court prologue rappelant la vie du poète, de son vrai nom Ricardo Elieur Neftali Reyes (1904-1973), qui se fit appeler Pablo Neruda en hommage à un poète tchèque : Jan Neruda (1834-1891)
le récit nous fait partager la fascination du poète pour les différents pays d'Asie qu'il a connus en tant que jeune consul du Chili, avant son premier mariage avec une Hollandaise, Marie-Antoinette dite Maruca
les anecdotes et souvenirs se suivent et ne se ressemblent pas
malgré l'absence de fil directeur, on se laisse embarquer avec plaisir, dans ces histoires pittoresques, amusantes, émouvantes, toujours originales
ce récit n'est pas encore très marqué par L Histoire (sauf à la fin) et l'engagement politique du poète, malgré tout il est très empreint de l'ambiance du début du XXe siècle
on y croise d'autres consuls, des colons indifférents à la pauvreté et la violence en Asie, mais aussi une mangouste (celle de l'écrivain), une maitresse birmane jalouse (celle de l'écrivain, aussi ! eh oui), des serpents, des éléphants, des fumeries d'opium, des rites religieux hindous, d'immenses statues bouddhistes, masses de pierre hiératiques et sereines ...
un bon moment d'évasion, d'humour, d'émotions, un vrai plaisir de lecture
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Allantvers
  08 octobre 2019
Un vrai bonheur de découvrir un Pablo Neruda chaleureux, drôle, si humain, et son jeune et vif regard de poète citoyen sur l'Asie qu'il découvre dans ses jeunes années de diplomate mandaté par son pays : perception sensible de la nature, connivence tendre avec les gens simples, regard plus que distancié sur la morgue des colons anglais.
Joli moment de lecture que ce court récit autobiographique, très agréable à lire.
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Tatooa
  13 mars 2018
Ne connaissant pas P. Neruda, je me suis dit qu'un "petit classique" me permettrait de l'aborder.
Et oui, on l'aborde, mais que c'est court ! Bien trop court pour être réellement appréciable, et tellement curieux que je pense acquérir le livre d'origine de ces extraits, "J'avoue que j'ai vécu". Car je ressors assez frustrée de cette lecture, même si j'ai mis du temps à y entrer.
C'est poétique et un peu auto-complaisant, c'est un homme sans attache et qui ne parle que de lui (même une fois marié) dans ce petit bouquin, il est sympathique par sa façon de s'intéresser aux autochtones des pays où il est ambassadeur (ou consul je ne sais plus) mais cela semble superficiel, alors voilà, je suis intriguée. Ma curiosité perdra ma PAL, c'est terrible ! Arfeu !
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Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   14 avril 2013
Un autre grand personnage de ce congrès fut Subhâs Chandra Bose, démagogue fougueux, violent anti-impérialiste, fascinante figure politique de son pays. Durant la guerre de 1914, au moment de l'invasion des Japonais, il s'était allié à eux contre l'empire anglais. Longtemps après, là-bas, en Inde, un de ses compagnons me raconta comment était tombé le fort de Singapour :
— Nous avions nos armes pointées sur les assiégeants japonais. Brusquement nous nous demandâmes... et pourquoi ? Nous fîmes faire demi-tour à nos soldats et dirigeâmes nos tirs contre les troupes anglaises. L'affaire était des plus simples. Les Japonais étaient des envahisseurs momentanés. Les Anglais, eux, paraissaient éternels.
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saphoosaphoo   01 septembre 2010
Je voulus voir dans la phrase musicale le récit magique de Proust et empruntai les ailes de la musique ou fut enlevé par elles. La phrase s’enveloppe dans la gravité de l’ombre t se fait plus rauque pour aggraver et amplifier son agonie. Elle semble construire son angoisse à la manière d’une structure gothique, que les volutes répètent portées par le rythme qui élève sans interruption la même flèche.

L’élément né de la douleur cherche une issue triomphante qui ne renie pas dans l’essor son origine bouleversée par la tristesse. […] L’intimité obscure du piano provoque de temps à autre l’éclosion serpentine, jusqu’au moment où l’amour et la douleur s’enlacent pour la victoire agonisante.”
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TatooaTatooa   13 mars 2018
C'est aussi vers cette époque que les colons ordonnèrent de brûler la paillote d'un paysan cingalais, pour l'obliger à décamper et s'approprier ses terres. L'Anglais qui devait exécuter les ordres et raser la cabane était un modeste fonctionnaire. Il s'appelait Léonard Woolf. Ayant refusé d'agir, il fut suspendu de ses fonctions. Rendu à l'Angleterre, il y écrivit l'un des meilleurs livres qu'on ait jamais rédigé sur l'Orient : "A village in the jungle", chef-d'oeuvre de la vie authentique et de la littérature de témoignage, un peu et même beaucoup écrasé, il est vrai, par ceux de la femme de Woolf, la célèbre Virginia, grand écrivain subjectif de renommée universelle.
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joedijoedi   24 mai 2016
Les hommes retiraient de leurs filets des poissons aux couleurs vives, des poissons pareils aux oiseaux de la forêt sans fin, certains d'un bleu de nuit phosphorescent comme un intense velours vivant, d'autres en forme de ballon piquant qui se dégonflait et n'était plus pour finir qu'une bourse d'épines.
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soukeesoukee   28 avril 2010
Un peu plus loin, dans une autre cage, allait et venait une panthère noire, encore pleine de l'odeur de sa forêt natale. C'était un étrange fragment de nuit étoilée, une bande magnétique qui s'agitait sans arrêt, un volcan noir et élastique qui voulait raser le monde, une dynamo de force pure qui ondulait ; et deux yeux jaunes, précis comme des poignards, et qui interrogeaient de tout feu car ils ne comprenaient ni la prison ni le genre humain.
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Videos de Pablo Neruda (28) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pablo Neruda
Pablo NERUDA – Un siècle d'écrivains : 1904–1973 (DOCUMENTAIRE, 1998) Émission « Un siècle d'écrivains », numéro 167, diffusée sur France 3, le 23 septembre 1998, et réalisée par Amalia Escriva.
Dans la catégorie : Poésie espagnoleVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Poésie espagnole (56)
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