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Claude Couffon (Traducteur)
EAN : 9782070321698
352 pages
Gallimard (15/03/1977)
4.4/5   21 notes
Résumé :
Mémorial de l'île-noire, suivi de Encore

Poèmes de Pablo Neruda traduits de l'espagnol par Claude Couffon.
Contient une bibliographie des oeuvres de Neruda (1 p).
Que lire après Mémorial de l'Île-Noire - EncoreVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Un 31 mai, je me tiens silencieux, le regard perdu dans les rêves sur ce quai de gare. Prochain train vers le Sud, la pampa. le sourire verdoyant de ses « collines ». Prêt à m'embarquer vers de profondes aventures, comme une ardente patience. Il est 7 heures du mat, des odeurs de café noir chatouillant mon esprit. Des hommes se précipitent dans les wagons, entassement de bêtes dociles. Un brouhaha amplifié par les charpentes métalliques de la gare. Épris d'un ardent désir, je suis prêt à m'embarquer vers cette nouvelle vie, ce buisson ardent, avec en son coeur le silence, l'amour et la poésie. Je regarde mon téléphone portable, attendant patiemment un message pour me donner le signal d'embarquer vers ce monde nouveau. En attendant, je feuillette un bouquin, des poèmes de Pablo Neruda écrits sur l'île Noire, les mémoires de Pablo, qui me ramène forcément à une ardente patience d'un autre chilien Antonio Skarmeta.

Depuis ce 31 mai d'une autre année, d'un monde d'antan, je feuillette ce recueil, piochant un jour-ci une poésie d'amour, un autre jour une poésie de mort, des instants de nature, de sel ou de silence. Ce mémorial de l'Île Noire me sert d'échappatoire chaque fois que je me retrouve devant un train, bleu ou pas, sous la lune, bleue ou pas, dans le silence – ou le brouhaha d'une vie plus que poussiéreuse et abjecte.

Au milieu de la nuit, je me réveille comme une envie. le désir de regarder ces grands espaces chiliens, cet amour pour l'amour, ces frissons procurés par les vagues et l'écume éjaculatoire qui tapisse de sa mousse blanche le rivage de ma vie. Mes nuits sont ainsi, pensées de tristesse, d'amour et de désir. Et ce plaisir de déboucher une bouteille de vin, chilien en l'occurrence, juste pour rendre hommage à la prose d'un romancier dont au final je ne connais encore rien de ses écrits.

Et au réveil, les yeux fermés par la poussière balayée par le vent, de long en large sur ces grandes plaines de pierres et de sel, je décapsule une nouvelle bière, entame une nouvelle poésie, des années que ce recueil me suit, c'est que dans la vie comme dans l'amour, il faut savoir prendre son temps pour savourer chaque instant, chaque moment de plaisir, d'un sourire ou d'une giclée de sperme.

Et en ce 31 mai, le téléphone ne sonna point, préservant ainsi le silence de la pampa. Je restai ainsi à quai, sans prendre le train de nuit – ou de jour – mais je découvris ainsi une poésie qui m'a souvent fui de mes envies, étant plus prose, plus terre que ciel, plus mer que terre. J'aime l'écume sur le rivage, ces vagues qui s'échouent, comme une vie qui se fracasse contre une falaise. Je suis sur l'Île Noire, un coin encore sauvage du Chili, en 1969, une année érotique parait-il...
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Parmi les moments que j'appréhende le plus dans mes lectures, il y a ceux où je rencontre un poète pour la première fois. Surtout quand l'orfèvre des mots en question est de la trempe de Pablo Neruda, une des figures les plus importantes de la poésie sud-américaine du XXème siècle.

Ce recueil englobe des poèmes d'une foudroyante beauté. Une sensibilité aigue émane de ses vers qui font penser, avec l'eurythmique de leur agencement, aux couleurs délicates des coquilles rosées et aux perles nacrées, infrangibles, mystérieuses, nichées dans les profondeurs océaniques, tantôt insondables, tantôt limpides, de son être. Il est à lui seul la Patagonie toute entière.

Dans ces poèmes, il revient sur son passé. Il pleure la mort de sa mère partie quelques peu après sa naissance; il déclame l'amour des femmes ; il crie la nostalgie de sa patrie, le Chili, comme un morceau de chair qu'on lui aurait arraché et qu'aucun lieu étranger, même dans sa richesse, ne put le consoler de l'exil douloureux qu'on lui imposa. Mais encore, de loin, il chante l'avenir de cette contrée équatoriale qui ne demande qu'à se libérer et à s'épanouir comme une fleur de gazania s'ouvrant en plein soleil.

Pour ce chantre tellurique, c'est dans la nature que réside l'éternité. Lui, le plus terrestre des poètes. Il s'anime dans les heures d'éveil de la nature, et dans le sublime perpétuel renouveau du jour. C'est par le prisme de la poésie qu'il conçoit le monde qui l'entoure, elle est cette lentille qui lui permet de chanter la beauté de la vie, et de pleurer les malheurs des jours sombres au temps de l'injustice et de la guerre.

Selon moi, Neruda est un poète dualiste dans le sens où il cherche à exprimer les contradictions et les dilemmes inhérents à la condition humaine en mettant en contraste des idées, des émotions ou des forces opposées. On peut illustrer cela à travers les thèmes évoqués tels que le bien et le mal, l'amour et la haine, la lumière et l'obscurité, la vie et la mort. Dans sa poésie, il utilise des images, des métaphores et des langages symboliques pour imager ces oppositions tout en explorant la dualité intérieure de l'individu, les conflits entre les aspirations et les différentes réalités, et enfin, les tensions entre la nature et la société.

En somme, la poésie de Pablo Neruda suscite une réflexion profonde sur la nature complexe de l'existence humaine et les forces contradictoires qui la façonnent. En explorant ces dualités, ce poète cherche à révéler des vérités universelles et à inviter le lecteur à se questionner sur les paradoxes de la vie et de l'expérience humaine. D'ailleurs, on comprend mieux pourquoi il est surnommé 'le poète universel'.
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Un tout grand livre de poèmes du tout grand écrivain chilien, mort de chagrin après le coup d'état de Pinochet.

Son enterrement dans un Chili jugulé et meurtri, sous les seuls cris de "- Camarade Pablo Neruda? -Presente!" me fait encore frissonner. Quand il est mort le poète, tout son pays pleurait, pour parodier Bécaud..
.
Il faut relire le Mémorial de L'Ile Noire pour retrouver un peu de ces larmes, un peu de ces frissons.. et le grand souffle des paysages chiliens, battus par les vents et la mer, pays altier et cruellement éprouvé dans toute son histoire.
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Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
La Poésie

Et ce fut à cet âge... La poésie
vint me chercher. Je ne sais pas, je ne sais d'où
elle surgit, de l'hiver ou du fleuve.
Je ne sais ni comment ni quand,
non, ce n'étaient pas des voix, ce n'étaient pas
des mots, ni le silence:
d'une rue elle me hélait,
des branches de la nuit,
soudain parmi les autres,
parmi des feux violents
ou dans le retour solitaire,
sans visage elle était là
et me touchait.

Je ne savais que dire, ma bouche
ne savait pas
nommer,
mes yeux étaient aveugles,
et quelque chose cognait dans mon âme,
fièvre ou ailes perdues,
je me formai seul peu à peu,
déchiffrant
cette brûlure,
et j'écrivis la première ligne confuse,
confuse, sans corps, pure
ânerie,
pur savoir
de celui-là qui ne sait rien,
et je vis tout à coup
le ciel
égrené
et ouvert,
des planètes,
des plantations vibrantes,
l'ombre perforée,
criblée
de flèches, de feu et de fleurs,
la nuit qui roule et qui écrase, l'univers.

Et moi, infime créature,
grisé par le grand vide
constellé,
à l'instar, à l'image
du mystère,
je me sentis pure partie
de l'abîme,
je roulai avec les étoiles,
mon coeur se dénoua dans le vent.
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II La lune dans le labyrinthe
AMOURS : TERUSA, I
     
Et comment et où,
gît-il
cet amour ancien ?
Est-il maintenant
tombe d’oiseau ou goutte
de quartz noir,
morceau
de bois grignoté par la pluie ?
     
Et de ce corps qui prenait l’éclat de la lune
dans le printemps obscur
du Sud,
que restera-t-il ?
Et de la main
qui tint
toute la transparence et toute la rumeur
du fleuve paisible,
et de ces yeux dans la forêt,
immenses, pétrifiés
comme les minerais de l’ombre,
et des pieds
de la fille de mes rêves,
pieds d’épi, de blé, de cerise,
pieds qui volaient, prestes, aériens,
entre mon enfance pâle et le monde ?
     
Où est-il, l’amour mort ?
L’amour, l’amour,
où s’en va-t-il mourir, l’amour ?
Est-ce dans les greniers
lointains,
au pied des rosiers qui moururent
sous les sept pieds
de la cendre de ces maisons de pauvreté
qu’un incendie du village emporta ?
     
Oh ! amour,
de la première clarté de l’aube
du midi acharné
avec ses lances,
amour avec le ciel entier
goutte à goutte
au moment où la nuit parcourt
le monde
sur son navire plénitude,
oh ! amour
de solitude
adolescente,
oh ! violette
immense, répandue
avec son parfum, sa rosée,
sa fraîcheur étoilée,
sur le visage :
ces baisers
qui
grimpaient
au long de la peau et mordaient en nouant leurs branches,
depuis les corps purs étendus
jusqu’à la pierre bleue du navire nocturne.
     
Terusa aux grands yeux,
sous la lune
ou le soleil d’hiver, lorsque
les provinces
reçoivent la douleur, la perfidie
de l’oubli incommensurable
et que tu brilles, Terusa,
tel le cristal brûlé
de la topaze,
la brûlure
de l’œillet,
le métal qui éclate dans l’éclair
et qui transmigre sur les lèvres de la nuit.
     
Terusa ouverte dans les coquelicots,
étincelle
noire
de la première douleur,
étoile parmi les poissons,
dans la clarté
du courant génital limpide,
oiseau violet de ce premier abîme,
sans alcôve, au royaume
du cœur visible
au miel qu’inaugurent les amandiers,
le pollen incendiaire
du genêt sauvage
et la mélisse aux vertes tentatives
et la patrie des mousses mystérieuses.
     
Sonnaient les cloches de Cautín,
tous les pétales réclamaient,
la terre à rien ne renonçait,
les yeux de l’eau papillotaient
sans se lasser :
elle voulait ouvrir l’été
et pouvoir enfin le blesser,
le fleuve qui venait des Andes s’abatta
avec furie,
il se faisait étoile dure qui clouait
la forêt,
la rive,
les rochers :
nul n’habite en ces lieux :
rien que l’eau et la terre
et les trains qui hurlaient,
trains de l’hiver
à leur besogne, traversant
la carte
solitaire :
mon royaume,
royaume des racines
avec ses reflets de menthe,
sa chevelure de fougères
et son pubis mouillé,
royaume de mon embryon perdu
lorsque je vis naître la terre,
lorsque j’étais une parcelle
de l’humide
intégrité
terrestre :
lampe parmi les germes et l’eau,
dans la naissance du blé,
patrie des bois
qui mouraient
en hurlant dans le hurlement
des scieries :
la fumée, âme et baume
du sauvage
crépuscule,
ligotée
comme une dangereuse prisonnière
aux contrées de la forêt,
à Loncoche,
à Quitratué,
aux embarcadères des Maullín,
et moi qui naissais
avec ton amour
Terusa,
avec ton amour effeuillé
sur ma peau assoiffée
comme
si les cascades
de la fleur d’oranger, de l’ambre, du froment,
avaient transgressé ma substance
et que depuis cette heure-là je te portais,
Terusa,
jamais éteinte
même dans l’oubli,
à travers
les âges rouillés,
précieux
parfum,
chèvrefeuille profond ou chant
ou rêve
ou lune que pétrirent les jasmins
ou petit jour du trèfle auprès de l’eau
ou ampleur de la terre avec ses fleuves
ou folie de fleurs ou tristesse
ou signe de l’aimant ou volonté
de la mer qui rayonne en sa danse infinie.
     
     
Mémorial de l'Île-Noire (1964) – pp. 59-63
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RENDEZ-VOUS D'HIVER

J'ai attendu cet hiver comme aucun hiver
n'a été attendu par un homme avant moi,
ils avaient tous rendez-vous avec le bonheur :
moi seul t'attendais, heure obscure.
Celui-ci est-il comme ceux d'antan,
avec un père et une mère, avec un feu
de charbon et le hennissement d'un cheval dans la rue ?
Ou cet hiver est-il comme celui de l'an prochain,
l'hiver de l'inexistence et du froid total
et la nature ignore-t-elle que nous nous sommes en allés ?
Non. J'ai réclamé la solitude entourée
d'un vaste ceinturon de pure pluie
et ici sur mon propre océan elle m'a trouvé ; le vent
volait comme un oiseau entre deux zones d'eau.
Tout était prêt pour que le ciel verse des larmes.
Le ciel fécond d'une seule et douce paupière
a laissé tomber ses pleurs comme des épées glaciales
et, telle une chambre d'hôtel, le monde
s'est fermé : ciel, pluie et espace.
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Ta chair divine et parfumée, je l'ai rêvée
au milieu des tourments morbides de mon être;
et bien que floue, je sais, Aimée, comment tu es,
fiction faite réalité en chair de femme...

Je te cherche dans les yeux de toutes les femmes,
je te cherche et jamais n'ai pu te rencontrer.
Dans ma désillusion s'abrite l'illusion
que tu es ou seras plus belle qu'aucune autre.

Mes rêves te voudront éternellement mienne,
jaillissant de la nuit de toutes mes tristesses,
germe de joies étranges qui aviveront
la flamme que répand ta beauté inconnue.

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II La lune dans le labyrinthe
AMOURS : TERUSA, II
     
Voici venir les quatre chiffres de l'année.
On dirait quatre oiseaux heureux.
Ils se posent sur un fil
avec le temps nu devant eux.
Pourtant,
à présent ils ne chantent pas.
Ils ont dévoré le blé, ils ont combattu
ce printemps lointain
et corolle à corolle il n'est resté
que cet espace long, si long.
     
Mais puisque tu viens en visite,
vieille amie, amour, ô fille invisible,
assieds-toi, je t'en prie,
à nouveau
dans l'herbe.
     
Maintenant il me semble
que ta tête a changé.
Pourquoi
pour venir jusqu'ici
as-tu couvert de cendre
la belle chevelure de charbon
qu'un jour mes mains dénouèrent, dans le froid
des étoiles de Temuco ?
     
Où sont-ils, tes yeux ?
Pourquoi as-tu pris ce regard si strict
pour me regarder moi si je n'ai pas changé ?
Où as-tu donc laissé l'or de ton corps ?
Que sont devenues tes mains entrouvertes
et leur phosphorescence de jasmin ?
     
Entre chez moi, regarde la mer avec moi.
Une à une les vagues
ont usé
nos vies
et non seulement l’écume s’est brisée
mais les cerises,
les pieds,
les lèvres
de l’âge cristallin.
     
Adieu, maintenant je t’en prie
regagne ta chaise d’ambre
sur la lune,
retourne au chèvrefeuille du balcon,
reviens
à l’image brûlante,
accorde tes yeux
aux yeux
de ce temps-là,
dirige-toi sans te presser
vers la photo
radieuse,
entre
au plus profond de celle-ci,
dans son sourire,
et puis regarde-moi
avec son immobilité, jusqu’à ce que
je te revoie
depuis cela,
depuis ce temps,
depuis celui que je fus dans ton cœur en fleur.
     
     
Mémorial de l'Île-Noire (1964) – pp. 64-66
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Vidéo de Pablo Neruda
« […] « La poésie est parole dans le temps », Machado (1875-1939) n'a pas cessé de l'affirmer. Encore fallait-il que le temps ne se résumât pas à la pression immobile du passé sur la circonstance, ni la parole au simple ressassement de l'irrémédiable. Certes Machado […] a éprouvé une manière d'attirance étrange devant la négativité et la noirceur du destin de l'Espagne. Il ne s'y est point abandonné. Ou plutôt, avec une véhémence souvent proche du désespoir, une tendresse mêlée de répulsion et de haine, il a tenté, longuement, d'en sonder les abîmes. […] La poésie - Machado, seul de sa génération, s'en persuade - n'a plus pour tâche de répertorier pieusement les ruines ; elle se doit d'inventer le futur, cette dimension héroïque de la durée que les Espagnols ont désappris dans leur coeur, dans leur chair, dans leur langue depuis les siècles révolus de la Reconquête. […] […] Nostalgique de l'Inaltérable, à la poursuite du mouvant… Par son inachèvement même, dans son échec à s'identifier à l'Autre, la poésie d'Antonio Machado atteste, et plus fortement que certaines oeuvres mieux accomplies, la permanence et la précarité d'un chemin. Hantée par le néant, elle se refuse au constat de l'accord impossible. Prisonnière du doute et de la dispersion, elle prononce les mots d'une reconnaissance. Elle déclare la tâche indéfinie de l'homme, la même soif à partager. » (Claude Esteban.)
« […] “À combien estimez-vous ce que vous offrez en échange de notre sympathie et de nos éloges ? » Je répondrai brièvement. En valeur absolue, mon oeuvre doit en avoir bien peu, en admettant qu'elle en ait ; mais je crois - et c'est en cela que consiste sa valeur relative - avoir contribué avec elle, et en même temps que d'autres poètes de ma génération, à l'émondage de branches superflues dans l'arbre de la lyrique espagnole, et avoir travaillé avec un amour sincère pour de futurs et plus robustes printemps. » (Antonio Machado, Pour « Pages choisies », Baeza, 20 avril 1917.)
« Mystérieux, silencieux, sans cesse il allait et venait. Son regard était si profond qu'on le pouvait à peine voir. Quand il parlait, il avait un accent timide et hautain. Et l'on voyait presque toujours brûler le feu de ses pensées. Il était lumineux, profond, car il était de bonne foi. Il aurait pu être berger de mille lions et d'agneaux à la fois. Il eût gouverné les tempêtes ou porté un rayon de miel. Il chantait en des vers profonds, dont il possédait le secret, les merveilles de la vie ou de l'amour ou du plaisir. Monté sur un Pégase étrange il partit un jour en quête d'impossible. Je prie mes dieux pour Antonio, qu'ils le gardent toujours. Amen. » (Rubén Darío, Oraison pour Antonio Machado)
0:00 - Titre 0:06 - Solitudes, VI 3:52 - du chemin, XXII 4:38 - Chanson, XLI 5:39 - Humour, fantaisies, notes, LIX 7:06 - Galeries, LXXVIII 7:54 - Varia, XCV, Couplets mondains 9:38 - Champs de Castille, CXXXVI, Proverbes et chansons, XXIX 10:14 - Champs de Castille, idem, XLIII 10:29 - Prologues. Art poétique. Pour « Champs de Castille » 12:17 - Générique
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