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Julio Cortázar (Préfacier, etc.)Guy Suarès (Traducteur)
ISBN : 2070318834
Éditeur : Gallimard (18/04/1972)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Recueil de poèmes écrits pendant les différentes charges consulaires de Neruda, dont celle de Madrid à la veille de la guerre civile espagnole (1935), cet ouvrage au ton ésotériques et aux métaphores surréalistes marque un tournant dans son écriture.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
vincentf
  14 décembre 2013
De ce recueil, Neruda préférait la fin. Nous lui préférons le début, le temps lyrique, presque innocent, où le regard se portait sur les jambes nues, sur le monde réel, sur le poète lui-même, sur l'érotisme d'une femme aimée. Ensuite, il y a l'Espagne, l'épopée tragique des brigades internationales, le chant de guerre qui se transforme en éloge du communisme et de l'Armée Rouge dont Neruda ne voit pas qu'elle ne libère pas l'Europe mais qu'elle repeint juste les murs de la prison en rouge. L'épopée se trompe de héros. le poète perd sa lucidité, parce que "la lumière qui arrive" à la toute fin n'est qu'illusion et ténèbres. La poésie, quand elle devient politique ou quand elle devient arme, crée le malaise. le temps de la poésie épique est mort à tout jamais.
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polarjazz
  28 avril 2018
C'est une poésie très sombre, où la rage transparaît dans la troisième partie qui semble à mon avis la plus engagée.
J'ai relevé tout au long de l'oeuvre les mots "sel" et "abeille", métaphore de Dieu.
En effet, dans la Bible, le sel est un moyen symbolique d'établir l'alliance entre Dieu et son peuple. Quant à l'abeille, elle symbolisait le Christ et la clémence divine.
Dans ses poèmes, la nature est omniprésente et est opposée à l'homme destructeur.
Je pense approfondir mon expérience chilienne.
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macapuf
  05 mars 2011
Un des recueils poétiques les plus profonds que j'aie lu. Scarifiant.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
PhilippeSAINTMARTINPhilippeSAINTMARTIN   25 novembre 2016
Si vous me demandez où j'étais
je dois dire : « Il arrive que ».
Je dois parler du sol que les pierres obscurcissent,
du fleuve qui en se prolongeant se détruit :
je ne connais que les choses perdues par les oiseaux,
la mer laissée en arrière, ou ma soeur qui pleure.
Pourquoi tant de régions. pourquoi un jour
se joint-il à un jour ? Pourquoi une nuit noire
s'accumule-t-elle dans la bouche ? Pourquoi des morts ?
Si vous me demandez d'où je viens, je dois parler
avec les choses brisées,
avec des ustensiles trop amers,
avec de grandes bêtes souvent pourries
et avec mon coeur tourmenté.

Ce ne sont pas les souvenirs qui se sont croisés
ni la colombe jaunâtre qui dort dans l'oubli,
mais des visages avec des larmes,
des doigts dans la gorge,
et ce qui s'effondre des feuilles :
l'obscurité d'un jour écoulé,
d'un jour nourri de notre triste sang.

Voici des violettes, des hirondelles,
tout ce que nous aimons et qui figure
sur de douces cartes à longue traîne
où se promènent le temps et la douceur.
Mais ne pénétrons pas au-delà de ces dents,
ne mordons pas aux écorces que le silence accumule,
car je ne sais que répondre :
il y a tant de morts,
et tant de jetées que le soleil rouge transperçait,
et tant de têtes qui frappent les bateaux
et tant de mains qui ont enfermé des baisers,
et tant de choses que je veux oublier.

- IL N'Y A PAS D'OUBLI.
+ Lire la suite
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nattanatta   23 juillet 2015
LAMENTATION LENTE

Dans la nuit du cœur
la lente goutte de ton nom
glisse et tombe et brise et déploie
en silence son eau.

Légère sa blessure exige quelque chose
et sa déférence courte et infinie,
comme le pas d'un être qui s'égare
soudain entendu.

Soudain, soudain perçu
et dans le coeur répandu
avec l'insistance triste et le déploiement
d'un rêve froid d'automne.

La roue épaisse de la terre
fait rouler sa jante humide d'oubli
coupant le temps
en d'inaccessibles moitiés.

Ses dures voûtes couvrent ton âme
répandue dans la terre froide
avec ses pauvres étincelles bleues
volant dans la voix de la pluie.
+ Lire la suite
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krzysvancokrzysvanco   19 janvier 2015
Aujourd'hui je me suis étendu pres d'une jeune fille pure
Comme sur le bord d'un océan blanc,
Comme au centre d'une ardente étoile
D'espace lent.

De son regard longuement vert
La lumière tombait comme une eau sèche,
En de transparents et de profonds cercles
De force fraîche.

Ses seins dressés comme un feu à deux flammes
Flambaient au-dessus de deux régions,
Et en un double fleuve arrivaient à ses pieds
Grands et clairs.

Un climat d'or commençait à mûrir
Les longitudes diurnes de son corps
L'emplissant de fruits débordants,
D'un feu occulte.
+ Lire la suite
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JacobBenayouneJacobBenayoune   29 décembre 2013
Dans la nuit du coeur
la lente goutte de ton nom
glisse et tombe et brise et déploie
en silence son eau.

Légère sa blessure exige quelque chose
et sa déférence courte et infinie,
comme le pas d'un être qui s'égare
soudain entendu.
Commenter  J’apprécie          170
leonceleonce   01 septembre 2017
Un jour endeuillé tombe des cloches
comme un voile tremblant de veuve errante,
c'est une couleur, un rêve
de cerises noyées sous la terre,
c'est une traînée de fumée qui arrive sans repos
pour changer la couleurs de l'eau et des baisers.

Je ne sais pas si l'on me comprend: lorsque des hauteurs
s'approche la nuit, lorsque le poète solitaire
à la fenêtre entend le coursier de l'automne
et que les feuilles de la peur piétinée crissent dans ses artères,
il y a quelque chose sur le ciel, semblable à une langue de
boeuf épais, quelque chose dans le doute du ciel et de l'atmosphère.

( l'automne revient )
+ Lire la suite
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Vidéo de Pablo Neruda
Quand les saisons se préparent sous la terre..., Pablo Neruda dit par Pablo Neruda
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