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Jean Guillaume (Éditeur scientifique)Claude Pichois (Éditeur scientifique)André Miquel (Préfacier, etc.)
ISBN : 2070403874
Éditeur : Gallimard (13/03/1998)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 51 notes)
Résumé :
« L'Orient, le voyage... Mais pourquoi ? Pour découvrir, seulement ? Ou pour trouver, là, sur place, une ou des vérités déjà pressenties ? Un rêve d'humanité première que l'Orient demeurerait seul à porter ? Nerval a vu, noté, dans une attention, souvent une sympathie que tous alors ne partagent pas forcément. Mais davantage encore : il est arrivé sur l'autre rive de la mer en mêlant à l'Orient qui l'accueillait le sien propre, recomposé à partir de l'antiquité ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
JPB
  13 novembre 2010
Ce livre est une merveille, une ode à la langue française que Nerval manie avec une compétence inégalée, sauf peut-être par quelques écrivains renommés qui garnissent nos bibliothèques. Les phrases se lisent avec délectation, les descriptions sont des photographies et il décrit avec une verve sans pareille la vie dans une civilisation qui n'est pas la sienne. S'il y avait une critique à formuler - mais en avons nous le loisir ? - ce serait qu'il inclut dans son récit une longue partie (120 pages tout de même) qui, sous l'alibi d'expliquer ce que peut représenter la profession des conteurs chez les turcs, relate l'histoire de Salomon et de la reine de Saba. Ce paragraphe ne manque certes pas d'intéret, notamment lorsqu'il aborde les liens avec la franc-maçonnerie, mais il n'est nul besoin de voyager pour narrer cette histoire, et c'est d'autant plus dommageable que les autres chapitres sont un régal lorsqu'ils se rapportent à ce que l'auteur a pu ressentir tout au long de ses pérégrinations. On apprend quantité de choses de cet érudit, sur les religions, les coutumes, les régions, les femmes, sur les sultans, les califes et autres pachas. C'est un magnifique ouvrage, certes de près de 800 pages, mais qui se dévore comme un roman. Les difficultés qu'il rencontre, lorsqu'il choisit de prendre femme pour mieux se fondre dans un milieu qui pourrait lui être hostile, se parcourent avec délectation, de même que l'histoire de la genèse de la religion druse ou les rapports imposibbles avec ses serviteurs occasionnels. de la grande littérature, à n'en pas douter
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miriam
  01 août 2013
Voyage poétique et pittoresque.
Nerval sort des itinéraires faciles du Grand Tour, il évite les hôtels des anglais, les réceptions des ambassadeurs et préfère s'habiller comme les autochtones, goûter leur cuisine, partager les fêtes populaires. Loue des maisons, se déguise, embauche des domestiques....
Son Orient commence à Vienne, il passe par la Grèce et s'installe au Caire, puis au Liban et enfin à Istanbul.
Loin de la posture du pèlerin, il ne cherche pas les lieux saints ou les Croisés comme Chateaubriand ou Lamartine. Il cherche plutôt à percer les croyances orientales, musulmans ou druzes. Il transcrit des contes...et cherche les aventures féminines amoureuses ou non,
Invitation au voyage mais aussi à la tolérance et à une étonnante liberté d'esprit
Lien : http://miriampanigel.blog.le..
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Henri-l-oiseleur
  17 octobre 2015
Le voyage en Orient de Nerval n'est pas seulement le déplacement physique d'un homme en des lieux plus ou moins exotiques. Nerval voyage aussi dans les légendes, dans le monde littéraire et magique des esprits, et va parfois en des lieux qu'il n'a jamais visités autrement qu'en rêve ou dans des livres. Voyage total, du corps comme de l'âme.
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Cielvariable
  10 octobre 2014
Parfait pour comprendre le courant de l'exotisme et du récit de voyage au 19e siècle, mais peu enthousiasmant autrement.
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AzertySpam
  24 novembre 2014
Un très beau récit de voyage, qui tente de placer le lecteur au niveau de ce que l'auteur a vu. Nerval essaye d'éviter l'européocentrisme, et évidemment n'y parvient pas tout à fait. Il se place en observateur respectueux des cultures qu'il rencontre, en évitant de juger trop.
Certains passages sont un peu longs (références aux Mille et une nuits), mais restent digérables.
Au final, l'impression d'avoir voyagé avec un honnête homme, curieux, ouvert, intelligent et observateur. Une mention spéciale sur les pages décrivant la société libanaise : 150 ans plus tard, rien n'a changé.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Acerola13Acerola13   20 août 2014
J'ignore si tu prendras grand intérêt aux pérégrinations d'un touriste parti de Paris en plein novembre. C'est une assez triste litanie de mésaventures, c'est une bien pauvre description à faire, un tableau sans horizon, sans paysage, où il devient impossible d'utiliser les trois ou quatre vues de Suisse ou d'Italie qu'on a faites avant de partir, les rêveries, mélancoliques sur la mer, la vague poésie des lacs, les études alpestres, et toute cette flore poétique des climats aimés du soleil qui donnent à la bourgeoisie de Paris tant de regrets amers de ne pouvoir aller plus loin que Montreuil ou Montmorency.
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Acerola13Acerola13   20 août 2014
La cuisine est assez bonne à Genève, et la société fort agréable. Tout le monde parle parfaitement français, mais avec une espèce d'accent qui rappelle un peu la prononciation de Marseille. Les femmes sont fort jolies, et ont presque toutes un type de physionomie qui permettrait de les distinguer parmi d'autres. Elles ont, en général, les cheveux noirs ou châtains ; mais leur carnation est d'une blancheur et d'une finesse éclatantes ; leurs traits sont réguliers, leurs joues sont colorées, leurs yeux beaux et calmes. Il m'a semblé voir que les plus belles étaient d'un certain âge, ou plutôt d'un âge certain.
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stekasteka   27 février 2014
En pénétrant dans les rues sombres que forment les hautes maisons de Beyrouth, bâties toutes comme de forteresses, et que relient çà et là des passages voûtés, je retrouvai le mouvement, suspendu pendant les heures de la sieste.
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stekasteka   27 février 2014
Sur l'autre rive, on aperçoit Gizeh, et le soir lorsque le soleil vient de disparaître, les pyramides déchirent de leurs triangles gigantesques la bande de brume violette du couchant. Les têtes des palmiers-doms, des sycomores et des figuiers de Pharaon se détachent en noir sur ce fond clair.
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Acerola13Acerola13   20 août 2014
Au fond, ces malheurs m'épouvantent ; pourquoi n'attendrai-je pas le printemps dans cette bonne ville de Genève, où les femmes sont si jolies, la cuisine passable, le vin, notre vin de France et qui ne manque hélas ! que d'huîtres fraîches, le peu qu'on en voit nous venant de Paris.
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Videos de Gérard de Nerval (49) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gérard de Nerval
« Notre-Dame est bien vieille : on la verra peut-être, enterrer cependant Paris qu?elle a vu naître. » De très nombreux écrivains ont chanté Notre-Dame de Paris. Parmi eux Gérard de Nerval dans « Odelettes » (1834), un poème stupéfiant. Des vers que la comédienne Emmanuelle Devos reprend dans La Grande Librairie.
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