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Alexis Fouillet (Traducteur)
ISBN : 2070122468
Éditeur : Gallimard (17/04/2009)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 253 notes)
Résumé :
Roger Brown le répète à qui veut l’entendre : il est le meilleur chasseur de têtes de toute la Norvège. Pas un collègue ne lui arrive à la cheville, et quand il décroche son téléphone, tous les DRH du pays ont le doigt sur la couture.

Mais il faut toujours se méfier des apparences, même au sommet de la société. Roger Brown vit au-dessus de ses moyens : sa villa est trop grande et sa femme bien trop belle. Sans parler de la galerie d’art de cette derni... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
SMadJ
  05 août 2013
Roger Brown est arrogant, lâche, veule. le portrait type du sale con. le pire de tous : celui qui se croit plus malin que les autres. Mais on trouve toujours plus malin que soi, non ?
Court, noir et serré, le bouquin de l'ami Jo propose un vrai expresso à la Norvégienne. Avec des glaçons dedans !
Une ambiance glacée pour un petit polar nerveux aux ficelles un peu grosses mais qui coule dans la gorge sans déplaisir.
Un de ses rares romans (le seul ?) sans l'inspecteur Harry Hole.
Ce qui permet de découvrir un autre univers, de nouveaux personnages et une facette différente du talent de ce damné Nordique. On sent que Nesbø a voulu surtout s'amuser en sortant un peu des aventures sombres et dépressives d'Harry Hole.
Livre mineur néanmoins tant l'intrigue est basique et prévisible. D'ailleurs, la conclusion de l'intrigue cède aux sirènes blondes de la facilité.
Cependant, le twist final des dernières pages est jubilatoire et imprévisible mais définitivement roublard quand même.
C'est le livre parfait pour un été torride sur la plage. 3/5
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monromannoir
  23 mai 2016
Lorsque l'on a connu les débuts d'un écrivain qui, au fil de ses ouvrages, développe son personnage fétiche devenant ainsi de plus en plus reconnu sur la scène littéraire, il y a comme une espèce de relation qui s'instaure entre l'auteur, le lecteur et le personnage de fiction à un point tel qu'il peut parfois s'avérer difficile de lire les autres livres de ce même écrivain. C'est un peu pour cette raison que j'avais laissé de côté Chasseurs de Têtes de Jo Nesbo qui avait abandonné son célèbre inspecteur, Harry Hole, que l'on ne présente plus pour nous narrer les aventures de Roger Brown.
C'est lors de l'acquisition d'une tablette numérique, et en parcourant la bibliothèque en ligne que l'ouvrage s'est rappelé à mon bon souvenir. Quelques clics (virtuels sur une tablette) et me voilà en possession de mon premier ebook, transporté du côté d'Oslo pour découvrir ce nouveau personnage fort peu attachant au demeurant. Roger Brown est un caïd dans son domaine. Il n'a pas son pareil pour dénicher la perle rare capable de diriger les entreprises qui le mandate. le n° 1 des Chasseurs de tête c'est lui. Des entretiens acérés où tout y passe : pression, intimidation, déstabilisation et séduction. Au passage, il en profite pour savoir si le postulant ne posséderait pas un petit tableau de valeur afin de le délester. Car Roger Brown, pour combler sa magnifique épouse, vit très au-dessus de ses moyens. Avec la revente des oeuvres d'art dérobées, il comble tant bien que mal ses dettes en attendant le gros coup qui le mettrait à l'abri. Et peut-être qu'il s'agira de ce Rubens que possède l'un des candidats. le coup semble facile, mais le candidat en question ne s'avère pas aussi candide qu'il y paraît et Roger Brown va voler de déconvenue en désappointement dans un parcours parsemé de cadavres ! Qui manipule qui ? Ce n'est peut-être pas pour rien que le titre est décliné au pluriel !
Un roman noir doté d'un rythme agressif qui lui confère des allures de thriller voilà comment l'on pourrait qualifier ce hors-série de Jo Nesbo. L'auteur reprend le thème du personnage impitoyable qui se retrouve piégé par plus retors que lui. Et nous ne pouvons pas manquer le parallèle entre le cynisme de cet homme au coeur du monde des affaires et la froideur implacable d'un tueur sociopathe en se demandant qui est finalement le plus abominable des deux. Roger Brown va l'apprendre à ses dépends au gré de situations rocambolesques et hallucinantes qui vont le plonger dans le plus profond des désarroi à un point tel que l'on éprouvera une espèce d'empathie pour cet odieux personnage. En effet, dans sa fuite en avant, notre "héros" va devoir se débarrasser de tous ses signes extérieurs de richesse (voiture, costume, carte de crédits, téléphone et même sa chevelure dont il prenait grand soin) qui le confortait dans sa position sociale. C'est donc au gré de ce dépouillement forcé que Roger Brown va peut-être retrouver un peu d'humanité.
Avec Jo Nesbo, nous avons l'assurance d'un récit bien construit et de dialogues percutants (notamment lors des entretiens d'embauche que fait passer Roger Brown) et les scènes d'action sont aussi éblouissantes que saisissantes. Il n'y a guère que la fin qui perd de sa substance avec une très longue série d'explications plus que laborieuses qui empêche Chasseurs de Têtes d'être un grand polar. Néanmoins cela n'a pas empêché les scénaristes de l'adapter pour le grand écran et voici la bande-annonce pour découvrir quelques images d'un film qui paraît très prometteur. Espérons que ce film norvégien fasse rapidement le voyage dans nos contrées. On parle d'une seconde adaptation pour les USA.
De ce même auteur vous pouvez découvrir son article évoquant l'innocence perdue de la Norvège après la folle tuerie d'Utoya. Publié dans le New York Times il a été traduit en exclusivité pour le Courrier International. Vous le trouverez ici. Un texte poignant.
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Corboland78
  22 avril 2015
Jo Nesbo est un écrivain norvégien de romans policiers né en 1960 à Oslo. Il a d'abord été journaliste économique puis s'est dirigé vers la musique avec le groupe de pop di Derre, l'un des plus célèbres en Norvège de 1993 à 1998. Son premier roman, L'Homme chauve-souris (1997), a tout de suite remporté un grand succès et il a obtenu l'année suivante le prix du meilleur roman policier scandinave de l'année. Chasseurs de têtes est paru en 2009.
Roger Brown se targue d'être le meilleur chasseur de têtes de toute la Norvège. Sa technique de recrutement est bien au point, ses avis ne sont jamais contestés. Il vit sur un grand pied, belle maison et jolie femme qui lui coûte beaucoup avec sa galerie d'art. du coup le Roger il a une double activité, quand ses clients sont convoqués à des entretiens, il s'introduit chez eux pour voler leurs oeuvres d'art. Jusqu'à ce qu'il tombe sur un os, son dernier client est un spécialiste de la technologie GPS…
Pour ceux qui connaissent un peu l'oeuvre de l'écrivain, je précise tout de suite que Harry Hole, son héros récurrent n'est pas de l'aventure et j'ajouterai, heureux homme ! Car inutile de barguigner, le roman n'est pas bon du tout. Certes, j'ai réussi à le lire jusqu'au bout mais c'est bien le seul point positif que je puisse lui attribuer.
L'intrigue n'est pas crédible, voire abracadabrante, et le grotesque y montre le bout de son nez plus d'une fois (l'immersion volontaire dans la fosse septique avec ses implications ultérieures, par exemple), et que dire du long passage récapitulatif des évènements durant l'épilogue, non seulement le procédé n'est pas très finaud mais il met en relief le peu de crédibilité de l'histoire, ce qui dessille définitivement les yeux du plus compréhensif des lecteurs. Finalement je me suis demandé si je lisais réellement un bouquin de Jo Nesbo, ce qui renforce ma déception car j'ai lu beaucoup mieux de cet écrivain.
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nescio667
  03 juin 2012
Les entreprises qui contactent Roger Brown savent qu'il est le meilleur dans sa catégorie : quel que soit le poste qu'elles aient à pourvoir, Brown trouvera la bonne personne. Tout simplement parce qu'il est le meilleur chasseur de tête de Norvège. Ce que ses employeurs ne savent par contre pas, c'est que Brown profite des interrogatoires serrés qu'il fait subir à ses candidats pour leur soutirer des infos sur leurs maisons et leurs habitudes. Et que, lorsque cela en vaut en la peine -càd quand il apparaît qu'une toile de maître figure parmi les possessions dont se vante son interlocuteur- Brown n'hésite pas à effectuer l'une ou l'autre visite clandestine et à s'emparer de la toile en question. Il faut dire que, bien qu'il soit le meilleur chasseur de tête de Norvège, et qu'à ce titre, il gagne bien plus d'argent que le commun des mortels, Brown reste, financièrement parlant, perpétuellement sur le fil du rasoir. En cause : Diana, la femme et l'amour de sa vie, pour qui il dépense sans compter. Lorsque l'un de ses candidats lui avoue un jour avoir découvert un Rubens dans une pièce dérobée chez sa défunte grand-mère, Brown, bien que voyant tous ses témoins d'alerte personnels clignoter pleins tubes, ne pourra s'empêcher de mettre son habituelle combine en branle. Plus tard, bien plus tard, il admettra avoir eu tort de ne pas s'être fié à eux.
Récit d'une arnaque qui se retourne contre son auteur, 'Chasseurs de têtes' nous rappelle le 'Couperet' de Westlake. Les deux intrigues plongent en effet le lecteur dans ce milieu très particulier des 'emplois de haut niveau', milieu dans lequel les employeurs n'hésitent pas à mettre l'argent et le temps nécessaire pour toucher au but. Brown est tout entier empreint de cette philosophie : prendre son temps, ne pas lésiner sur les moyens. C'est de cette manière qu'il a réussi professionnellement, mais également dans sa vie sentimentale : n'a-t-il pas séduit Diana, une femme convoitée par tant d'autres hommes plus beaux et plus riches que lui? Pour la conserver et pour rester professionnellement au top, il n'hésite pas à tordre les bases élémentaires de la morale et de l'éthique : il vole 'par amour' et il utilise la méthode d'interrogatoire du FBI pour tester ses proies. Par ailleurs, Nesbo, comme Westlake, prend un malin plaisir à alterner les scènes à haute tension avec celles à l'humour grinçant, inscrivant par là son récit dans la meilleure veine du roman noir. Ainsi, si par la grâce d'un style tendu comme un arc et d'une suite de rebondissements souvent renversants, le suspense ne faiblit jamais, il se voit néanmoins parfois tempéré par l'une ou l'autre petite saillie comique bienvenue. du grand art pour un tout bon moment de lecture.
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profileuse_criminal_lectrice
  08 novembre 2017
Le Chasseurs de Têtes de Jo Nesbo , il est complètement différent des autres que j'ai lus de l'auteur , bah oui dedans il n'y a pas l'inspecteur Harry Hole et il est plus petit que les autres .

Mais ça n'empêche en rien qu'il ne soit tout aussi bien écrit que les autres .


Il est court , il fait que 312 pages , il est léger , et transportable partout avec soi .


L'histoire est prenante, on suit Roger Brown qui est chasseur de têtes en Norvège qui fait subir à ses candidats de véritables interrogatoires grâce au questionnaire du FBI .

C'est l'arque type du mec hautain , con sur les bords , et qui se croit au-dessus de tout .


Pour lui , il est parfait , droit dans ces bottes , il est sûr de connaître sur le bout des doigts ces clients , il pense à leur place , connaît leurs vies, leurs secrets , leurs mimiques, leurs gestuelles , bref la totale .

Et c'est de ça qu'il va se sévir , pour cambrioler chez eux , avec l'aide de son complice des tableaux de maîtres .

Il n'est pas fou le Roger Brown , tout est une question d'argent de profit pour lui il est sûr d'avoir trouvé la meilleure façon de l'argent facile sans que personne ne le grille .

Hélas, il une grosse faille à son arc , sa femme Diana un canon , qui lui coûte horriblement chère , parce que pour madame rien n'est trop chère , alors il dilapide son argent dans des voitures de luxe , vêtement hors de prix , loft , galerie d'art , tout sa arroser de coupe de champagne .

Mais tout ça un prix , car un jour , il tombera sur le client auquel il ne s'attendait pas , eh là tout va basculer .

Livre diaboliquement orchestré par une main de maître Jo Nesbo , eh oui suspens garanti , jusqu'au bout tu ne vois rien venir et je me suis pris le dénouement final en pleine poire , sans rien avoir vu venir .


C'est bien écris , ça m'a fait cogiter , et j'ai adoré ce roman qui se lit vite et qui contient beaucoup de surprises .
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
EspressoEspresso   17 octobre 2014
Une collision entre deux véhicules, c'est de la physique simple. Les hasards régissent l'ensemble, mais on peut les expliquer en disant que l'équation force x temps revient à multiplier de la masse par une variation de vitesse. Introduisez les hasards sous forme de chiffres pour les variables, et vous obtenez un récit simple, vrai et impitoyable. Il raconte par exemple ce qui se passe quand un camion de vingt-cinq tonnes plein à craquer lancé à une vitesse de quatre-vingts kilomètres à l'heure heurte une voiture de tourisme d'une tonne roulant à la même vitesse. En se fondant sur les hasards en matière de points d'impact, de qualité des carrosseries et d'angle des corps entre eux, on obtient une infinité de variantes à ce récit, mais elles ont deux points en communs. Ce sont des tragédies, et c'est la voiture de tourisme qui est en position délicate. - p.9
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Corboland78Corboland78   22 avril 2015
Le calme est étrange, j’entends le vent souffler doucement dans les arbres, et le murmure de la rivière. Mon bras est paralysé, je suis suspendu la tête en bas, bloqué entre chair et acier. Du sang et de l’essence gouttent depuis le plancher au-dessus de moi. Sous moi, sur le pavillon à damier de la voiture, je vois un coupe-ongles, un bras amputé, deux morts et un vanity-case. Le monde n’a aucune beauté, juste de la vanité.
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dupuisjlucdupuisjluc   13 mai 2012
Je pardonne le manque de talent chez beaucoup de gens, probablement parce que j'en ai moi-même reçu fort peu, reprit Greve en humectant à peine ses lèvres fines dans le champagne. Mais pas chez les artistes. Nous autres qui n 'avons pas de talent travaillons à la sueur de notre front pour qu 'ils puissent s'amuser en notre nom. Pas de problème, il en est ainsi, point. Mais alors ils vont s'amuser comme jamais (p.36)
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OsmantheOsmanthe   17 mai 2014
Ce fut une sensation étrange que de couler dans la merde, sentir la pression légère d'excréments humains contre le corps tandis que je m'enfonçais à la force des poignets. Le couvercle s'arrêta au moment où ma tête passa l'ouverture. Mon odorat devait déjà avoir été surchargé, en tout cas, il avait tout simplement pris des vacances, et je ne notai qu'une intensification de l'activité dans mes canaux lacrymaux. La couche supérieure de la cuve, la plus liquide, était glacée, mais plus bas il faisait assez chaud, peut-être à cause de divers processus chimiques. N'avais-je point lu que du méthane se formait dans les toilettes extérieures de ce genre, que l'on pouvait mourir empoisonné quand on en inhalait trop ? Je sentis un support dur sous mes pieds et m'accroupis légèrement. Les larmes jaillirent sur mes joues, mon nez se mit à couler. Je renversai la tête en arrière en veillant à ce que le trognon de papier hygiénique soit bien vertical, fermai les yeux et essayai de me détendre pour maîtriser la nausée. Et je continuai à m'accroupir. Mes conduits auditifs s'emplirent de merde et de silence.
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ColchikColchik   01 juillet 2018
Quelque chose de très profond, enfoui sous bien des couches de déni, remontait à la surface. Le souvenir flottant d’une idée consciente qui ne voulait plus rester au fond. Sa forme se précisait. Elle s’articulait douloureusement. En vérité. La vérité que j’avais réussi jusque-là à tenir à bout de bras en me mentant. Car ce n’était pas la peur d’être chassé par un enfant qui me conduisait à ne pas en vouloir. C’était la peur de la Maladie. La peur que moi, le fils, je l’aie aussi. Qu’elle soit là, derrière mes yeux. J’avais menti à tout le monde. J’avais dit à Lotte que je ne voulais pas de cet enfant parce qu’il avait des carences, un syndrome, un défaut chromosomique. Mais la vérité, c’était que les défauts étaient chez moi.
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Vidéo de Jo Nesbø
L'inspecteur Harry Hole est de retour ! Après avoir affronté un dangereux psychopathe buveur de sang dans La soif (Folio policier), il reprend du service dans une nouvelle enquête palpitante : Le couteau (Série noire). Cette fois-ci, Harry Hole est rattrapé par son passé et met sa famille en danger. Vendetta, boissons et trahisons sont au rendez-vous. Du grand Jo Nesbø !
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