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ISBN : 2070145220
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 3.2/5 (sur 233 notes)
Résumé :
Quand on gagne sa vie en supprimant des gens, il peut être compliqué, voire dangereux, d’être proche de qui que ce soit.
Olav est le tueur à gages attitré d’un gangster qui règne sur la prostitution et le trafic de drogue à Oslo.
Lorsqu’il tombe enfin sous le charme de la femme de ses rêves, deux problèmes de taille se posent.
C’est la jeune épouse – infidèle – de son boss.
Et il est chargé de la tuer…
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Critiques, Analyses et Avis (72) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  19 février 2018
Olav exerce un métier bien particulier : il est tueur à gages pour le compte d'un certain Daniel Hoffman, un homme important ayant la mainmise sur le marché de l'héroïne et de la prostitution à Oslo même si le Pêcheur commence à gagner du terrain. Olav veut bien expédier ad patres certains quidams mais hors de question pour lui de faire dans le braquage, la prostitution ou encore la drogue. Tout juste revenu d'une mission, son patron lui en confie une autre qui le défrise d'un coup : expédier sa propre femme en faisant croire à un cambriolage. Pour ce faire, l'homme de main épie Corina depuis une pension en face de l'appartement des Hoffman et constate que cette dernière se donne du bon temps avec un autre homme, un brin sadique. Malheureusement, Olav s'éprend d'elle et, au lieu de l'éliminer, elle, il décide de s'occuper de l'amant envahissant. Un changement de plan qui ne plaît pas du tout à son patron...
Oslo, dans les années 70, se couvre de neige. de la neige qui va peu à peu se teinter de rouge sous les coups d'Olav, tueur à gages un brin particulier. Dyslexique, poétique à ses heures perdues, tendre, protecteur, notamment envers une certaine Maria, une sourde-muette, qu'il a sauvé des griffes d'Hoffman et qu'il surveille discrètement. Un homme qui va changer les plans de son patron quitte à s'attirer ses foudres. Jo Nesbø tisse un roman sombre néanmoins teinté d'humour noir dans lequel les destins s'entremêlent et où la vie et la mort ainsi que la haine et l'amour se côtoient. Un récit court, dense, décalé, parfois violent. Un final surprenant, un personnage paradoxalement attachant et une écriture vive.
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nameless
  23 octobre 2015
Les lecteurs qui craignaient que Jo Nesbo s’assoupisse sur ses lauriers et use Harry Hole jusqu’à la corde, ont dû être surpris en découvrant Du sang sur la glace, roman de 154 pages en contradiction avec ses ronronnants mais néanmoins exceptionnels pavés habituels, et dans lequel le norvégien découvre une facette inédite de son talent, prouvant qu'il a encore de la puissance sous le pied à mettre à la disposition de ses lecteurs, s'ils souhaitent être déstabilisés.

La littérature noire regorge de portraits de tueurs souffrant de diverses pathologies. Après le tueur alzheimerien dans Ma mémoire assassine, de Young-Ha Kim, après le tueur atteint de tocs dans Le système D, de Nathan Larson, Jo Nesbo nous propose sa version personnelle : le tueur dyslexique, atteint « de cécité verbale » (p.65). Comme il le mentionne lui-même p. 31, Olav n’est apte à rien sauf à une chose, trucider son prochain. Le voilà donc nommé expéditeur, primo speditore (p.55) par Daniel Hoffmann qui règne en maître à Oslo sur le trafic de drogue. La dernière mission confiée à Olav est cependant particulière. Pour 5 fois le tarif habituel (ou 3, je ne sais plus), il devra exécuter Corina, épouse d’Hoffmann.
 
Si tout s’était déroulé comme prévu, je n'aurais pas eu l'occasion de lire ce roman savoureux, décalé, à l'humour souterrain mais tellement offensif. Je n'aurais pas eu l'occasion de faire connaissance avec Olav, ce grand dadais romantique, autodidacte dyslexique, qui ramène Victor Hugo et ses Misérables à une misérable histoire, justement, et trouve charmante une sourde-muette-boiteuse qui lui rappelle Eponine, rien de moins, avant de tomber raide-dingue amoureux de Corina.

Dans ce roman, le trafic d'héroïne, bien loin de couvrir la demande norvégienne, transite par Svalbard : “De cette petite île polaire, en réalité inhabitable, qu'est le Svalbard, partagé entre la Norvège et l'Union Soviétique, lesquelles, chacune de son côté de l'île, exploitent des mines de charbon” (p. 52). J'ignore si Jo Nesbo a voulu rendre hommage à sa consoeur littéraire et également norvégienne, Monica Kristensen, mais c'est l'occasion pour moi de rappeler que les romans de Monica se situent à Svalbard, où elle a vécu en sa qualité de glaciologue et que ses romans, parmi lesquels Le sixième homme sont bétonnés.

Un excellent roman pour découvrir un autre Jo Nesbo, celui qui n'est pas là où on l'attend. J'attends la suite avec impatience, selon son bon vouloir, pour continuer à m'épater. Je suis prête à tout en compagnie de Jo Nesbo.
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Eve-Yeshe
  18 avril 2016
Quand je propose en guise de résumé sur mon blog la quatrième de couverture, cela ne présage rien de bon la plupart du temps.
Olav, le héros, liquidateur en série d'un trafiquant notoire ne m'inspirait pas tellement, malgré son handicap, la dyslexie qui pimente un peu le récit : un dyslexique qui écrit en cachette, avec une enfance calamiteuse dans la violence, sauve une « prostituée », sourde et muette qui devait payer pour son souteneur du genre tordu et qui se retrouve caissière dans un supermarché, c'était tentant… ces deux-là ont des problèmes pour s'exprimer…
C'est Olav, notre dyslexique, qui raconte l'histoire à la première personne, et cela pimente un peu le récit. Certaines réflexions sur la vie sont assez étonnantes.
Tomber amoureux de la cible désignée par le big boss, on le voit venir de loin, mais c'était assez drôle pour continuer la lecture et tenter de savoir à quel point Olav est « déjanté », ne sachant jamais très bien s'il est dans le virtuel ou la réalité.
Il y a des idées originales : la drogue qui circule cachée sous les cagettes de poisson, la scène de l'expédition punitive à la morgue, par exemple mais malgré toutes les tueries qui auraient pu finir par être comiques à force, je n'ai pas été emballée. J'ai terminé le livre car il y avait quand même un peu de suspens mais je suis restée sur ma faim, je m'attendais à… autre chose.
J'ai aimé la fin. C'est ce qui me donne envie de lire un autre livre de l'auteur, car après tout, c'était peut-être une mauvaise pioche. Ce livre va être porté à l'écran avec Leonardo di Caprio…
Note : Bof… on va dire 6/10
Lien : http://eveyeshe.canalblog.co..
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gonewiththegreen
  06 mai 2019
Jo, Jo ? t'es là ? Parce que j'ai un doute . T'as vu le polar que tu nous a pondu là ? C'est bien toi qui a écrit Rouge Gorge ? Qu'est ce que c'était bien Rouge gorge ! Et le bonhomme de neige , avec ses rebondissements à gogo ! Quel pied . 600 pages où l'on évite de faire tomber la goutte de stress sur tes mots.
Là, soit t'as perdu un pari, soit tes éditeurs t'ont concassé les cojones pour écrire un truc rapido..
Il est rigolo ton polar qui fait trois fois moins de pages que d'habitude. Un dyslexique qui lit les misérables est "expéditeur " (et pas chez DHL...). Il est peinard, toi, Jo Nesbo, tu nous a fait un Oslo sans flic , il n'y en a pas un qui traîne , Harry Hole doit se retourner dans son bar favori . Et alors , cet expéditeur , il a un contrat bien pourri à exécuter mais il va tomber amoureux de sa proie. Pas de bol, c'est une vraie pute. Enfin , dans une optique court terme, il y a quelques avantages.
Alors , avec quelques ficelles du genre , on va avancer sympathiquement vers la fin. Pas trop mal ficelée pour le coup , puisque l'on parle de ficelle.
Mais bon , on est loin de la saga avec Harry aux commandes.
Un peu de sang, un peu de cul , pas de flic, des méchants pas gentil et un héro sans foi ni loi mais plutôt sympatoche. Il n'aurait plus manqué qu'on lui flanque un père à la con et une mère alcoolique . Hein ? Ah , ça aussi tu l'as fait ? C'est abusé quand même.... je te mets 3 mais c'est vraiment parce que j'entends parler de bienveillance à longueur de journée..Et puis , t'as quand même l'art du rebondissement.
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sandrine57
  27 juillet 2016
Olav aime lire et écrire, et c'est pas facile parce qu'il est dyslexique. Olav a bon coeur, il a sauvé une boiteuse sourde et muette des griffes d'un mac. Olav n'est pas bon à grand chose mais il y a u truc qu'il sait bien faire : expédier les gêneurs dans l'au-delà. Il travaille pour le compte de Daniel Hoffmann, un des deux plus grands trafiquants de drogue d'Oslo et il donne entière satisfaction. D'ailleurs, Olav a un nouveau contrat, il doit expédier la femme d'Hoffmann qui en a marre d'être cocu. Oui mais voilà, Olav observe Corina et la trouve à son goût. Du coup, Olav prend l'initiative de lui laisser la vie sauve et de tuer l'amant. Grossière erreur !
Quand Jo Nesbø fait des infidélités à son légendaire Harry Hole, c'est l'occasion pour lui de se laisser aller à quelques fantaisies. du sang sur la glace est donc un polar mais qui laisse de la place à l'humour, à la loufoquerie même. L'intérêt vient surtout de l'expéditeur Olav, personnage qui oscille sans cesse entre naïveté et pragmatisme, générosité et assassinat. Mais malgré ce tueur original, le niveau général du livre n'est pas à la hauteur de ce que l'on attend de Nesbø qui force le trait dans ses scènes de carnage bien sanglant et signe plutôt une farce qu'un véritable suspense. Avec le baron de la drogue, le concurrent, le tueur à gages et la femme fatale, il respecte les codes du genre et s'est sans doute fait plaisir mais cet opus ne restera pas longtemps dans les mémoires. Un roman court, vite lu et sans doute vite oublié.
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Citations et extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   19 février 2018
Certaines femmes ne savent pas ce qui est bien pour elles, elles se contentent de déborder d'amour sans rien exiger en contrepartie. Oui, c'est comme si cette absence de contrepartie, justement, les embrasait plus encore. Elles doivent continuer d'espérer être un jour récompensées, les pauvres. Un amour plein d'espoir, désespérant. Quelqu'un devrait leur apprendre que ce n'est pas ainsi que marche le monde.
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Charybde2Charybde2   04 novembre 2017
Quand je repartis sous la neige pour rentrer chez moi, il était quatre heures et, après quelques heures d’aube, la nuit était retombée sur les rues de la ville. Le vent soufflait toujours, appels sifflés sans visages dans les boyaux noirs. Mais, comme je le disais, je ne crois pas aux fantômes. La neige se brisait sous les semelles de mes bottes, comme des pages de livre desséchées, tandis que je réfléchissais. D’ordinaire, j’essaie de m’en abstenir, ce n’est pas là une activité dans laquelle je vois un potentiel d’amélioration par la pratique, et, d’expérience, elle mène rarement à quoi que ce soit de bon. Mais j’étais revenu au premier des deux problèmes d’arithmétique. L’expédition en soi ne serait sans doute pas problématique. Vraisemblablement plus facile que les autres travaux que j’avais effectués. Et le fait qu’elle doive périr m’allait aussi : comme je le disais, je considère que, quand ils font des erreurs, les gens – hommes ou femmes – doivent en tirer les conséquences. Ce qui m’inquiétait davantage était ce qui fatalement viendrait ensuite. Je serais le type qui avait expédié la femme de Daniel Hoffmann. Celui qui savait tout et avait le pouvoir de décider de la destinée de Daniel Hoffmann quand la police lancerait son enquête. Avait un pouvoir de décision sur un homme dépourvu de capacité de soumission. Et auquel Hoffmann devait cinq fois ses honoraires habituels. Pourquoi m’avait-il fait cette offre pour un travail d’une complexité inférieure à la moyenne ?
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hcdahlemhcdahlem   13 juin 2015
Je ne sais pas exactement ce qui dans l’Angleterre fascinait ainsi Hoffmann, mais je sais qu’il y avait effectué un bref séjour d’études et en était rentré avec une valise pleine de costumes en tweed, d’ambition et d’affectations de langage en anglais d’Oxford avec accent norvégien. Mais sans diplôme ni connaissances, à part que c’est l’argent qui décide. Et que si l’on veut réussir dans les affaires, il faut miser là où la concurrence est la plus faible. Ce qui à l’époque, à Oslo, était le marché des putes. Je crois bel et bien que son analyse avait été aussi simpliste. Et Daniel Hoffmann avait compris que dans un marché gouverné par des charlatans, des imbéciles et des amateurs, même une médiocrité pouvait devenir altesse royale. La question était juste de savoir si l’on avait la flexibilité morale requise pour, au quotidien, recruter des jeunes femmes et les envoyer dans la prostitution. Et après s’être tâté un peu, Daniel Hoffmann avait conclu qu’il l’avait. Quand, quelques années plus tard, il s’était étendu au marché de l’héroïne, il était déjà un homme se considérant lui-même comme une réussite. Et comme le marché de l’héroïne à Oslo avait jusqu’alors été gouverné par des gens qui non seulement étaient des charlatans, des imbéciles et des amateurs, mais en outre des camés, et qu’il s’avéra que Hoffmann avait aussi la flexibilité morale d’envoyer de jeunes gens dans l’enfer de la drogue, ce fut un nouveau succès. (p. 17)
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AmbagesAmbages   10 septembre 2016
Comme dans un livre où l'écrivain décide précisément quand un évènement va se produire, événement dont vous savez qu'il va se produire, mais qui ne s'est pas encore produit. Car il y a un bon moment dans l'histoire, donc il vous faut attendre un peu, les choses doivent venir dans le bon ordre.
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GrouchoGroucho   14 mai 2016
Donc. En résumé, nous pouvons formuler les choses ainsi : je n'arrive pas à rouler lentement, je suis soft comme du beurre, je tombe bien trop souvent amoureux, je perds la tête quand je suis furieux, et je suis mauvais en maths. J'ai lu un ou deux trucs, mais j'en sais bien peu et en tout cas pas le genre de choses qui peuvent être utiles. Et j'écris plus lentement que ne se forme une stalactite.
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Vidéo de Jo Nesbø
L'inspecteur Harry Hole est de retour ! Après avoir affronté un dangereux psychopathe buveur de sang dans La soif (Folio policier), il reprend du service dans une nouvelle enquête palpitante : Le couteau (Série noire). Cette fois-ci, Harry Hole est rattrapé par son passé et met sa famille en danger. Vendetta, boissons et trahisons sont au rendez-vous. Du grand Jo Nesbø !
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