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Critiques sur Le Fils (86)
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andman
  01 novembre 2015
Avec quelques semaines d’avance sur le beaujolais, le Nesbø nouveau est arrivé. Ce millésime 2015 intitulé “Le Fils” est du même tonneau que ses glorieux aînés (“Le bonhomme de neige”, “Le léopard”...) bien que cette fois le fantasque inspecteur Harry Hole brille par son absence.

A la brigade criminelle d’Oslo beaucoup de policiers ont de la bouteille et Simon Kefas, à quelques mois de la retraite, est d’une intelligence vive. Kari Adel, la stagiaire BCBG qu’il a prise sous son aile, boit ses paroles comme du petit-lait.
De la perspicacité il en faut pour analyser et relier entre eux les meurtres commis en bordure du fjord majestueux de beauté qui baigne la capitale norvégienne.
Les mises en scène macabres se succèdent et montrent la grande détermination d’un jeune homme évadé de prison, Sonny Lofthus, à venger son père assassiné douze ans auparavant.

Un peu perplexe au départ, le lecteur prend peu à peu fait et cause pour ce junkie bienveillant, ce paumé au grand cœur, ce justicier implacable. Et tant pis pour les crapules dont l’impuissance et l’effroi au moment d’aller ad patres sont si brillamment décrits !
Que la Norvège ait été déclarée pays le plus pacifique du monde en 2007 par Global Peace Index a de quoi surprendre. Le tableau dépeint par Jo Nesbø est en effet bien sombre : traite de jeunes femmes, corruption, trafic de drogue..
Même l’humour se hisse au diapason de cette noirceur comme le montre ce court passage :
“Le cercle de sang presque symétrique au-dessus du tablier blanc lui fit penser un instant au drapeau du Japon. Sauf que le soleil, naturellement, s’était couché et non pas levé pour la femme qui fixait le plafond avec un regard mort duquel il ne s’habituerait jamais.”

Avec “Le Fils”, les éditions Gallimard ne pouvait rêver thriller plus palpitant pour fêter les 70 ans de la collection Série Noire. Un grand merci à elles pour ce cadeau de circonstance !

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Merik
  04 novembre 2017
Si vous avez procrastiné ces derniers temps en remettant au lendemain du lendemain des trucs importants, ne touchez surtout pas à ce bouquin. Il mobiliserait une bonne partie de votre cerveau, si ce n'est la totalité. Difficile de vous consacrer à autre chose avec efficacité. Vos neurones seront aimantées par la poudre de suspens chimique que son scénario haletant parsème insidieusement dans la matière grise.

Si vous avez un fils avec une gueule d'ange et un sweat à capuche, je vous déconseille d'ouvrir ce polar. Sonny Lofthus « le fils » est lui aussi à capuche et gueule d'ange. Or il a perdu son père, s'est shooté au superboy, a fait de la taule. Quand il s'en est évadé (de la taule et de l'héro), sa vie a été vengeresse. Un ange exterminateur de corruption locale, à la volonté de lutteur implacable. Un superbe héros charismatique. Votre fils risquerait de souffrir de la comparaison. Il ne vous restera plus qu'à vous consoler en vous disant que le votre n'a pas tué, lui.

Si vous venez d'acheter sur Opodo un vol direct pour Oslo, foutez ce bouquin à la poubelle illico. Après l'avoir lu, vous ne pourriez pas constater combien les habitants de ce pays magnifique peuvent être charmants. Vous vous prendrez pour Simon Kefas l'extralucide enquêteur ou sa complice stagiaire Kari Adel non moins perspicace, ne pourrez vous empêcher de suspecter chaque autochtone croisé d'être de près ou de loin mêlé à un réseau mafieux qui mène à un jumeau. Sans parler du filtre gris posé sur les paysages. A se gâcher un voyage.

Si vous avez arrêté de fumer en ce novembre sans tabac, brûlez ce livre immédiatement. Il en va de votre santé. Sa lecture vous piégerait dans les filets d'une narration habile, sans issue de sortie, vous laissant croire avoir trouvé une addiction de secours au tabac. Or il n'en est rien, c'est une lecture addictive certes, mais de type page-turner polarisant à effet fulgurant. Incompatible avec l'addiction au tabac, qui est à long terme et effet lent. Une fois le bouquin fini, vous vous retrouverez alors avec deux addictions sur les bras à combler : celle du tabac, et celle du livre.

Si vous êtes insomniaque, n'espérez rien de bon à sa lecture. En plus des traits tirés, vous aurez sûrement des paupières flageolantes sur des yeux exorbités, à faire crever de jalousie un lémurien. Tournez-vous plutôt vers des bouquins chiants. le choix ne manque pas.

Sinon allez-y, vous êtes prévenus. Surtout si vous avez pas trop le choix parce que vous l'avez gagné à masse critique (fallait pas vous inscrire). A ce propos, je tiens à remercier infiniment, vraiment merci beaucoup aux Editions Gallimard « Série Noire » et masse critique «Mauvais genre », de m'avoir envoyé cet opus de Jo Nesbo.
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marina53
  08 janvier 2018
À tout juste trente ans, il a déjà passé douze années derrière les barreaux de la prison de Staten. Par dégoût et pour se protéger de lui-même, et parce que son père, flic corrompu, s'est suicidé, Sonny Lofthus a endossé des crimes qu'il n'a pas commis. Et ce, en échange de petits sachets d'héroïne servis sur un plateau par des gardiens peu scrupuleux. Malgré tout, le jeune homme est un prisonnier modèle, calme et silencieux, à qui bon nombre de détenus viennent se confesser. Aussi, lorsque l'un d'entre eux, Johannes Halden, qui dit avoir bien connu son père, lui avoue que ce dernier n'était pas ce flic pourri que tout le monde pensait et qu'il ne s'est pas réellement suicidé, Sonny décide de s'évader afin de régler certains comptes...

Jo Nesbø ne nous épargne rien de cette croisade violente et sanglante. Car justice doit être rendue aux yeux de Sonny et l'honneur de son père lavé. Et ce, qu'importe le nombre de cadavres qui tomberont sous ses balles. À ses trousses, un duo de policiers tenaces : Simon Kefas, de la brigade criminelle, pour qui cette affaire tombe bien mal, lui qui est à quelques mois de sa retraite, et Kari Adel, une stagiaire qui vient des stup'. Cette chasse à l'homme pourrait bien faire s'écrouler cette pyramide d'hommes corrompus et pourris qui s'adonnent, avec un certain plaisir, au trafic de drogue et à la traite d'êtres humains. L'auteur nous offre un roman intense, terriblement sombre et sinistre, au déroulement diabolique et au final surprenant. Un roman habité par des personnages ô combien marquants et frappants.
Remarquable et intelligent !
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Marple
  01 novembre 2015
Dans la famille 'Roman noir magistral', je demande... le Fils ! Bien plus abouti, sombre et prenant que la série des Harry Hole que j'aime pourtant bien, comme si le format one-shot avait permis à Jo Nesbo de mieux concentrer son talent. Car tout est réussi ici, de l'intrigue aux personnages, en passant même par la couverture !

L'intrigue d'abord, une histoire de vengeance et de rédemption, celle de Sonny Lofthus, gentil garçon devenu porteur de chapeaux pour des crimes monstrueux en échange de sa came quotidienne et à ce titre emprisonné depuis 12 ans, qui découvre que son père n'était pas le flic pourri qu'il avait cru et qui décide alors de trouver le véritable flic pourri, en menant une enquête pour le moins musclée...

Les personnages ensuite, le serial killer mystique au coeur tendre qu'est Sonny Lofthus, les formidables policiers Simon et Kari, la surveillante de l'asile qui souffre de fatigue compassionnelle, le SDF, le balayeur de la prison et le chauffeur de taxi au grand coeur, les dogues argentins et évidemment les méchants parfaitement cinglés.

Impossible pour moi de lâcher le livre, car les scènes se suivent et ne ressemblent pas : on passe d'une confession en prison à un meurtre trash, puis à une scène d'amour tendre entre Simon et sa femme, puis à un flashback de Sonny, puis aux questionnements du petit garçon qui l'observe avec des jumelles, puis à un meurtre encore plus trash, puis à l'enquête de Sonny pour mieux comprendre son père et ce qui lui est arrivé, puis aux relations entre Simon et Kari, puis des détails sur la criminalité moderne de la drogue et du sexe, avant un nouveau meurtre toujours trash et c'est reparti pour un tour.

Certes, il y a beaucoup de meurtres trash (si vous n'aviez pas encore compris), mais il y a surtout du suspense, des portraits psychologiquement très justes et une vision nuancée d'un monde sombre sauvé par quelques étincelles de tendresse et d'humanité.

Merci à Babélio et à la Série Noir Gallimard pour cette Masse Critique.
Challenge Pavés 7/xx et bouclage très en retard de mon challenge ABC 2014/2015
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cannibalector
  11 avril 2018
Quelle tournure aurait pris ma vie si j'avais perdu mon père pendant mon enfance?
Quelle tournure aurait pris ma vie si j'avais été témoin de la mort violente de mon père durant mon enfance ?
Quelle tournure aurait pris ma vie si je savais qu'on l'avait tué car c'était un homme abject et corrompu?

Heureusement, je ne sais pas! mais Sony, lui, le sait : sa jeune vie est devenue un lent suicide à base d'héroïne, la drogue diluant dans l'oubli ce qu'il sait de son père.
Il a passé un accord avec la pègre locale: il endosse les crimes des autres, va en taule à leur place et, en retour , reçoit sa dose quotidienne

Mais , un jour, il apprend que son père n'était pas un monstre mais au contraire un homme qui a sacrifié sa vie pour le bien

Alors le taulard junkie se transforme en tueur implacable.

Le personnage que nous décrit Nesbo me semble proche des héros shakespeariens ou de ceux des tragédies grecques: sa soif de vengeance, sa quête de vérité, son dégoût de soi même se mêlent à une envie de plus en plus forte de vivre et d'aimer .

Un magnifique personnage inscrit dans une intrigue ( un peu trop?) classique .

Mais ce n'est que mon humble avis
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Crossroads
  19 novembre 2017
♫C'est mon fils ma bataille♪

Le fiston, Sonny, a mal tourné, il croupit en taule.
Papounet a mal fini, il pourrit six pieds sous terre. Suicide, d'après le légiste.

Sonny Lofthus reçoit à toute heure de la journée.
S'il ne lévite pas et ne multiplie pas encore les pains -sauf ceux dans la tronche ultérieurement- il n'en représente pas moins la figure mystique du coin à qui l'on vient se confier afin de repartir l'âme lavée de tout péché.
Une révélation choc sur la mort de son paternel de flic, il ne lui en faudra pas plus pour désirer se faire la tangente et étancher une soif de vengeance devenue inextinguible.

Nesbø, connaissais pas.
L'occasion faisant le lardon, une masse critique me permit alors de découvrir le bonhomme et son p****n de thriller : le Fils.
Grand merci à Babelio et aux éditions Folio Policier pour ce monstrueux moment d'extase. A noter que durant ce récit, aucun douze feuilles n'a été maltraité.

Grandiose, sublime, monumental, tout superlatif de ce genre conviendra parfaitement.
Dans le polar, l'on croise à l'envi moult bouses géméllaires aux histoires prévisibles à défaut d'être insipides.
Puis survient LE récit, celui que l'on n'attendait plus, la divine surprise qui ternira forcément l'entame de futurs polars que l'on pressentira, sans doute injustement, incapables de rivaliser avec ce petit bijou de noirceur. L'a priori, c'est moche mais persistant.

Jo n'est pas taxi. Non. Il est écrivain et fait dans le thriller d'exception.
Le Fils, c'est un style hypnotique, une ambiance oppressante mais surtout un personnage central charismatique en diable.
Sonny pourrait se fondre dans la masse sans dénoter. Affublé d'un sweat à capuche qu'il relève systématiquement, sa personnalité vengeresse ne laisse pas de séduire. Mieux, elle subjugue le lecteur qui prendra fait et cause pour cette âme ténébreuse en perdition.

Le vengeur masqué est d'une force incroyable mais que dire de l'ossature de la trame, véritable rouleau compresseur au déroulé implacable.
Tout y est juste, intense, relaté sans empressement pour faire durer le plaisir.
Cherchez pas de point faible, y en a pas.
Arf, en y réfléchissant bien, y aurait bien cet ultime chapitre que l'on referme avec le sentiment d'avoir lu quelque chose de rare.
Une pure bulle de bonheur qui vient d'éclater et que l'on sait pertinemment ne pas devoir retrouver de sitôt.
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Lorraine47
  29 octobre 2015
Je tiens à exprimer mon immense gratitude envers Babelio et les éditions Gallimard pour cette expédition punitive à travers la belle ville d'Oslo en compagnie de personnes attachantes et atypiques.
Le fils est un polar haletant, qui présente deux originalités qui en font non seulement un roman savoureux à lire, sur la trace des meilleurs "page-turner", mais aussi une narration à la structure complexe qui imprègne fortement l'esprit comme le font seules les grandes oeuvres, laissant le lecteur dans un état de profonde sidération.
Au tout début, j'ai craint la claustrophobie dans l'univers carcéral de Staten, mais dans le sillage de Sonny Lofthus, jeune homme incarcéré et héroïnomane, nous faisons la belle pour Oslo et ses fjords en plein été.
La belle carte postale s' arrête là car Sonny, nous entraîne dans une série d'exécutions sauvages pour venger son père, ancien policier mort dans des circonstances plutôt troubles.
du noir, au pays des eaux bleutées, des exécutions à la précision chirurgicale, ambiance réfrigérante assurée.
Au détour de cette boucherie, nous faisons connaissance avec Martha, employée dans un centre d'accueil pour toxicos, et de Simon Keflas, policier en charge de l'enquête qui sont loin d'être des personnages secondaires.
À travers ces regards croisés, ces destins complexes, nous apprenons petit à petit que rien ne se passe vraiment comme nous nous l'imaginions et que même au pays des fjords, on peut se retrouver dans un sacré bourbier!
Connaît-on vraiment ses origines? Tel père, tel fils? La réponse, au bout du pavé!
Du bon Nesbø!
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Ichirin-No-Hana
  15 janvier 2018
Cela fait un moment que je souhaite découvrir l'auteur norvégien Jo Nesbø. C'est chose faite avec le Fils, une de ses dernières parutions françaises. Ne faisant pas partie de la série de déjà 10 tome où l'on suit l'inspecteur Harry Hole, le Fils est un bon moyen de découvrir l'auteur sans pour autant trop s'engager.

Sonny Lofthus est un jeune homme héroïnomane. Enfermé en prison depuis déjà de nombreuses années, il purge une peine pour des meurtres qu'il n'a pas commis. Prisonnier modèle, Sonny est un homme éteint, mais assez charismatique. Totalement détruit par le suicide de son père et la vérité qui a été révélée à ce moment-là (son père, policier droit et courageux en apparence, était en fait corrompu et totalement à la solde la pègre locale), le jeune homme tente de racheter les péchés de son père en endossant des crimes et tente de vivre une vie loin de toute réalité grâce à la drogue. Tout va changer lorsque Sonny apprend qu'on lui aurait menti. Il parvient à se sauver de prison et n'a plus que deux objectifs en tête : découvrir la vérité et se venger.

Jo Nesbø nous propose un personnage principal, Sonny Lofthus, très ambigu. En tant que lecteur, nous n'avons jamais accès à ses pensées. On suit ses actions à travers d'autres personnages (un policier, les victimes ou des personnes lambda qui croiseront sa route). Cela rajoute une aura de mystère et une envie toujours plus forte de comprendre ce personnage qui semble avancer dans cet univers sombre de façon très calme, presque religieuse et qui part en quête de vérité en laissant du sang sur son passage. L'auteur a fait un travail très poussé et complet sur la psychologie de ce personnage central car même si on découvre un homme qui ne laisse pas de place au pardon, Sonny reste un jeune homme qui a été enfermé pendant très longtemps et qui découvrira l'amour et la vie en extérieur de façon très naïve et enfantine. Les personnages secondaires ne sont pas en reste également et chacun possède sa part de secret.

L'atmosphère du roman est d'autant plus sombre qu'il nous décrit un milieu mafieux très bien organisé et rempli de corruption. On est vraiment tenue en haleine par cette ambiance si particulière. de plus, l'intrigue est haletante au possible, l'auteur sait garder ses mystères pour les expliquer au bon moment et sait parfaitement lier les personnages entre eux. Le roman est très difficile à lâcher tant on est pris dans cette intrigue remplie de non-dits et de secrets.

Le Fils est un polar de grande qualité à l'atmosphère si particulière et marquante. Je suis heureuse d'avoir enfin découvert le style de Jo Nesbø. Ma découverte de l'auteur ne s'arrêtera pas là.
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Crazynath
  20 novembre 2017
Le Fils est le premier roman de Jo Nesbo que je lis qui ne met pas en scène Harry Hole.
Bien que je fusse tout à fait consciente de ce détail, j'avoue que cela a un peu perturbé le début de ma lecture. Inconsciemment j'attendais que Harry apparaisse au coin d'une rue (ou d'un bar). Eh bien que nenni ! Pas l'ombre d'une trace de ce policier dont je suis les aventures avec assiduité depuis plusieurs années. Il va falloir attendre la sortie en poche de la Soif pour que je puisse le retrouver…

Bon, revenons au Fils….Le fils de qui d'ailleurs ? Apres avoir passé par une petite phase de « Recherche Harry désespérément… », J'ai vraiment apprécié cette lecture. On se retrouve dans un Oslo sombre (même si nous sommes plutôt à la belle saison), un Oslo glauque, dominé par une police corrompue et où un chef mystérieux de gang, le Jumeau, fait régner sa loi.
On va suivre un duo de policiers qui vont être amenés à enquêter sur des meurtres successifs. Il y a le policier proche de la retraite, bourru, mais plein d'expérience, Simon Kefas. Il va prendre sous son aile la jeune et prometteuse Kari Adel. A priori, lu comme cela, le scenario ressemble à du réchauffé et re réchauffé dans le monde du polar. Seulement, il y a Jo Nesbo aux fourneaux et vous pouvez compter sur lui pour vous concocter et mitonner une recette inédite.
Si je rajoute que l'un des autres protagonistes de cette histoire est en prison et que c'est lui le fils, je vous ai quasiment donné tous les ingrédients de ce très bon thriller à la sauce Nesbo.

Je n'en raconterai pas plus, ce genre de livres se goute, se savoure et se dévore sur la fin tellement on a besoin de découvrir et de comprendre tous les tenants et aboutissants.
Un très bon cru…même s'il n'y a pas Harry Hole.

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Ziliz
  11 février 2018
Ce fils, Sonny, on l'aime d'emblée. Comme un fils, justement. Parce qu'il est bien élevé, doux et à l'écoute, généreux, loyal, intelligent, courageux, et qu'il va au bout de ses idées.
'Tu ne tueras point', a dit le Décalogue, et la peine de mort a été abolie en France. J'ai bien intégré tout ça, pas de problème. Il n'empêche que c'est jouissif de voir un justicier en action, dans certains cas, lorsque la fin, la soif de vengeance et d'équité justifient les moyens.

On n'aimerait pas l'avoir pour fils, ce Sonny, par contre, parce qu'il s'est retrouvé bien malgré lui à nager en eaux troubles à peine sorti de l'enfance. Il ne fait pas toujours bon avoir un papa fonctionnaire.

Un beau roman, une belle histoire, une plume sensible, quelques personnages très attachants - Sonny, Martha, Else, Pelle -, des salauds à détester, ça défoule... Que demander de plus ? En fait je demanderais plutôt moins : moins de pages (300 au lieu de 600), moins d'action virile, moins de flingues, moins de rebondissements prévisibles à la fin. Je manque d'endurance face à ce genre de déferlement de testostérone...

Un régal pour les amateurs du genre, je n'en doute pas. Les avis très enthousiastes sur Babelio le prouvent.

Merci MaGi pour le prêt ! 😘
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