AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
EAN : 9782072786075
Gallimard (13/09/2018)
3.5/5   184 notes
Résumé :
Dans une ville industrielle ravagée par la pauvreté et le crime, le nouveau préfet de police Duncan incarne l’espoir du changement. Aidé de Macbeth, le commandant de la Garde, l’unité d’élite d’intervention, il compte débarrasser la ville de ses fléaux, au premier rang desquels figure Hécate, puissant baron de la drogue. Mais c’est ne faire aucun cas des vieilles rancœurs ou des jalousies personnelles, et des ambitions individuelles… qu’attise Lady, patronne du casi... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
3,5

sur 184 notes

Le défi de revisiter un classique, un polar créé à partir du théâtre de Shakespeare.

Une histoire qui oscille entre deux niveaux, d'une part tout à fait réaliste, avec la petite ville en déclin, aux prises avec la corruption, mais qui donne dans le fantastique avec des malédictions et des êtres qui ne sont pas tout à fait humains.

C'est roman sur les dépendances qui priment sur la raison, la dépendance à l'amour, à la drogue et au pouvoir, ce pouvoir qui crée l'accoutumance et le besoin d'en avoir toujours plus.

Avec des aspects très réalistes, des descriptions sanglantes, que ce soit des victimes égorgées ou des familles mitraillées, et puis, des émotions puissantes, de l'amour et de la haine, des trahisons et des remords.

Un thriller qui démontre l'aspect intemporel des drames conçus par Shakespeare il y a plusieurs siècles.

Commenter  J’apprécie          350

« Les jours glissent à petits pas vers la fin, et ne font rien d'autre que nous rapprocher de la mort. » (p.570)

Drogue, trahison, vengeance, soif de pouvoir, corruption... Une ville sombre, manipulée par des personnages tantôt avides de pouvoir, tantôt armés de bonnes intentions mais qui se laissent entrainer dans le tourbillon de la noirceur. Et de l'espoir, l'espoir de voir changer les choses et les hommes pour que la ville puisse connaitre un renouveau. Mais peut-on réellement changer ?

En entamant la lecture de Macbeth de Jo Nesbo, je ne connaissais ni l'auteur, ni la célèbre tragédie de Shakespeare que ce roman réactualise. Honte à moi... Et, comme j'aime bien comprendre ce que je lis, j'ai donc commencé par me documenter sur la tragédie originelle. le faire m'a permis de me rendre compte (sans attendre la note en bas de la page 569...) que Jo Nesbo avait inséré, avec beaucoup de finesse, des citations de la tragédie dont il s'inspire. Je me suis plu à retisser les liens entre les personnages, à voir comment ils allaient évoluer jusqu'au dénouement final.

Ce qui fait tout l'intérêt de ce roman, c'est que l'on peut le lire sans faire la démarche que j'ai faite... Pas besoin de connaître le Macbeth de Shakespeare pour apprécier le Macbeth de Nesbo. Il contient en lui-même tous les ingrédients qui en font un grand roman.

Le suspense d'une part, "Un page-turner délicieusement oppressant", selon le Guardian. Et en effet, c'est un pavé de 617 pages mais, dès les premières lignes, on se sent plongé au coeur de l'action et on avale les pages sans même sans rendre compte. Comment dénouer les fils tissés par les marionnettistes de l'histoire ? Qui manipule qui ? Et qui sont ces personnages, construits par petites touches, qui n'ont pas de prénoms et que l'ont nomme uniquement par leur nom de famille ? La tension est permanente, on reconstruit un puzzle, on voit les pions avancer, reculer, être éliminés ou revenir dans le jeu. le style de Jo Nesbo est fluide, rythmé et incisif. Un réel plaisir !

D'autre part, la plus grande qualité de ce roman, à mon sens, est qu'il est transposable. Un cadre temporel évoqué par quelques allusions : après la guerre, après Roosevelt, 25 ans après que les Américains aient lancés la bombe atomique... Les années 70 donc... Crise économique, chômage, pauvreté, crime, drogue, jeux de pouvoir et jeux d'argent... une époque bien sombre mais est-elle si différente de notre époque contemporaine ? Un cadre spatial volontairement vague : une ville, comme tant d'autres, peu éloignée de Capitol, la capitale. Une ville que l'on ne peut situer sur aucune carte mais qui n'est pas loin de la mer, dans un monde connu entre l'Amérique et la Russie, dans un pays où il peut faire froid. Une ville que l'on pourrait situer n'importe où... J'apprécie beaucoup ce genre de roman, transposable en tout lieu, en tout temps et dont les thèmes sont intemporels. Même si ce sont des sujets bien sombres qui y sont traités...

Je remercie vraiment Babelio et les éditions Gallimard de m'avoir offert l'opportunité de découvrir Macbeth de Jo Nesbo, j'ai dévoré cette tragédie réactualisée et intemporelle, où se mêle noirceur et espoir et qui nous rappelle que la lutte pour une société juste et démocratique face à la corruption et à la dictature est une lutte perpétuelle... Malheureusement...

"Nous autres humains, nous avons la capacité de changer et de devenir meilleurs (...) de petits pas, de petits pas. (...) On devient meilleurs, mais on ne devient pas des saints du jour au lendemain, tu sais." (p.615)

Commenter  J’apprécie          231

J'ai découvert Jo Nesbo avec ce livre, polar noir inspiré de la célèbre tragédie du même nom écrite par Shakespeare. Nesbo réussit à suivre assez fidèlement la trame de la pièce. Il raconte l'ascension du flic Macbeth qui, poussé par le génie maléfique de Lady son épouse, va éliminer le préfet de police et des collègues pour devenir le maître de la ville, comme le chevalier Macbeth avait tué le roi Duncan et son ami le général Banquo pour monter sur le trône. Les sorcières de Shakespeare, symboles du mal, sont devenues chez Nesbo des trafiquants de drogue qui maintiennent la ville sous leur coupe.

Comme chez Shakespeare, le roman est assez complexe, foisonnant de personnages et riche en actions et en rebondissements. Nesbo gomme les aspects les plus fantastiques de la pièce historique, proches de la sorcellerie ou de la magie, mais son roman garde néanmoins un peu des aspects shakespeariens en poussant le récit aux limites du réalisme. C'est là pour moi le seul reproche que je fais au roman : c'est parfois exagérément gore et peu crédible.

Ceci dit, le récit est très prenant et Nesbo excelle dans la capacité à créer une tension dramatique et à distiller les informations progressivement. Même si on connaît la pièce de Shakespeare et le dénouement, on est néanmoins pris dans l'engrenage du roman.

Nesbo fait explicitement référence à certains passages de la pièce et au-delà du coté polar et suspense, son roman traite du Mal à travers la folie progressive de Macbeth. Ce qui m'a en outre intéressé, c'est d'y trouver des éléments de réflexion sur la nature du pouvoir et sur les conditions de son exercice. Au travers des figures des chefs (le préfet Duncan, Macbeth ou le maire), on voit que le leader est celui qui maîtrise la parole et que celle-ci reflète à la fois la raison et le coeur. On voit la lâcheté de ceux qui se soumettent au chef et le mécanisme qui permet à un moment donné de donner plus de prix au courage et à une mort possible qu'à la soumission et à la survie. On voit l'importance que peut avoir la classe sociale mais aussi celle que peut avoir l'équation personnelle dans l'ascension vers le pouvoir. Par équation personnelle, je pense à l'intelligence rationnelle (celle de Duff par exemple), l'intelligence intuitive (comme peut l'avoir Lady), la capacité à attirer la sympathie (Macbeth). On voit l'importance de l'image, de la communication dans l'expression du pouvoir. On voit l'importance à accorder au temps dans l'exercice du pouvoir car le changement et la transformations ne sont jamais immédiats, que ce soit au niveau individuel ou au niveau collectif. Ce roman est d'une certaine façon un traité sur le leadership. Pour finir, le constat d'un Macbeth dont la popularité augmente au fur et à mesure de son entrée dans la folie n'est pas sans laisser penser à certains dirigeants de notre monde actuel…

Commenter  J’apprécie          192

Je n'avais jamais lu Macbeth (l'original j'entends).

Je comprends par contre que l'original ne se passe pas en 1970,

que l'ambition politique de Macbeth n'a rien à voir avec le poste de Préfet de police,

que Lady n'est pas tenancière de casino,

qu'il n'y a aucun motard,

que la drogue n'est pas un marché illicite et contrôlé par un Parrain, ...

Mais je peux très bien imaginer l'ambiance que Shakespeare avait créé en 1600.

C'est donc un Macbeth dénaturé, par Nesbo, qui a aussi dénaturé son style.

Commenter  J’apprécie          281

on est totalement fascinés par l'irrésistible ascension de MacBeth qui s'accompagnait par une vertigineuse descente aux enfers. Les stratagèmes et les plans machiavéliques fomentés par Lady, afin que celle-ci vienne prendre fin sont passionnants à suivre .


Lien : http://www.baz-art.org/archi..
Commenter  J’apprécie          300


critiques presse (5)
LaPresse   21 décembre 2018
Ce thriller d'une noirceur extrême est une transposition géniale d'une des pièces les plus sanglantes de Shakespeare.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeMonde   22 octobre 2018
L’écrivain norvégien propose une version très personnelle, mais tout aussi funeste, du « Macbeth » du classique dramaturge anglais.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaPresse   22 octobre 2018
Les cadavres s'accumulent... Nesbo a parfaitement transposé une des pièces les plus sanglantes du Barde pour en faire un extraordinaire thriller noir plein de bruit et de fureur avec des personnages possédés, plus grands que nature!
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeDevoir   22 octobre 2018
Les tensions entre les personnages, la montée de l’appétit de Macbeth pour le pouvoir et sa volonté de tout sacrifier pour y arriver, tout cela se fait sentir par petites touches successives devenant bientôt inéluctables. On sera ainsi frappé par la pertinence des transpositions auxquelles procède Nesbø, surtout par le fait que la folie des principaux personnages shakespeariens s’explique ici par la drogue.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Lexpress   21 septembre 2018
Complots, trahisons et bains de sang, Jo Nesbo ne se contente pas de transposer la pièce de Shakespeare et d'en gommer le surnaturel, il la sublime en requiem lyrique et crépusculaire, aux intonations maléfiques. Chaque parole énonçant les obscurités passées et à venir.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (54) Voir plus Ajouter une citation
Tombée du ciel, la goutte de pluie brillante traversait les ténèbres vers les lumières chevrotantes de la ville portuaire. Les rafales froides du nord-est la chassèrent vers les lignes de partage de cette ville – dans le sens de la longueur, le fleuve asséché, et, en largeur, le chemin de fer désaffecté. Les quatre quadrants numérotés dans le sens des aiguilles d’une montre ne portaient d’ailleurs pas de nom. Pas de nom dont leurs habitants se souviennent en tout cas. Et quand vous rencontriez ces mêmes habitants loin de chez eux et que vous leur demandiez d’où ils venaient, il leur arrivait de prétendre ne pas se souvenir non plus du nom de la ville.
La goutte de pluie brillante se ternit et devint de plus en plus grise alors qu’elle perforait la suie et le poison qui reposaient au-dessus des rues comme un couvercle permanent. Malgré la fermeture des usines les unes après les autres au cours des dernières années. Malgré les poêles que les chômeurs n’avaient plus les moyens de chauffer. Malgré ce vent terrible et capricieux et cette pluie incessante dont certains affirmaient qu’elle s’était mise à tomber un quart de siècle auparavant, quand deux bombes atomiques avaient mis un terme à la dernière guerre mondiale. Autrement dit, à l’époque où Kenneth avait été nommé préfet de police. Vingt-cinq années durant, depuis son bureau du dernier étage du Quartier général, le préfet avait exercé d’une main de fer sa tyrannie sur la ville. Qui que soit l’occupant du fauteuil de maire. Qui que les grands seigneurs de Capitol, la capitale, disent et ne fassent pas pour cette deuxième ville du pays, qui avait naguère été sa principale cité industrielle et qui s’enfonçait désormais dans les sables mouvants de la corruption, des faillites, de la criminalité et du chaos. Et puis, il y avait six mois de cela, le préfet Kenneth était tombé de sa chaise dans sa maison de vacances, et trois semaines plus tard, il était mort. Après des funérailles dignes d’un dictateur, le conseil de la ville et le maire Tourtell étaient allés chercher Duncan, un fils d’évêque au font large, directeur de la brigade dédiée au crime organisé à Capitol, pour faire de lui le nouveau préfet de police. Et ainsi s’étaient allumés les feux de l’espoir au sein d’une population surprise.
Surprenant, ce choix l’était, car Duncan n’était pas un policier pragmatique de la vieille école, il faisait partie de cette nouvelle génération de dirigeants diplômés, partisans des réformes, de l’ouverture, de la modernisation et de la lutte contre la corruption, ce que la plupart des élus de la ville n’étaient pas.
L’espoir des habitants d’avoir enfin obtenu un préfet de police droit, franc et visionnaire, capable de tirer la ville des bourbiers où elle s’enlisait, s’était ravivé quand Duncan avait troqué les anciens directeurs de brigade contre ses propres hommes et femmes, triés sur le volet. De jeunes idéalistes immaculés, qui voulaient véritablement que la ville devienne un meilleur endroit où vivre.
Le vent emporta la goutte de pluie au-dessus du District 4 Ouest et du point culminant de la ville, l’antenne de transmission surmontant le studio de radio où la voix grasseyante, solitaire et toujours indignée de Walt Kite exprimait l’espoir que la ville ait trouvé un sauveur. Du vivant de Kenneth, Kite avait été le seul à avoir osé le critiquer ouvertement et l’accuser de certains, au moins, de ses crimes. Ce soir, Kite grasseyait donc que le conseil de la ville allait faire son possible pour reprendre les pouvoirs que Kenneth s’était arrogés afin d’être, en sa qualité de préfet de police, celui qui gouvernait véritablement la ville. Il expliquait en détail que, paradoxalement, ce revirement allait signifier que son successeur, le bon démocrate Duncan, n’aurait jamais assez de pouvoir pour mener à bien les réformes qu’il souhaitait et qui s’imposaient. Kite affirmait que, lors des prochaines élections municipales, « … Tourtell, le maire en exercice – exercice qui ne l’empêche pas d’être le plus gros maire du pays », ne se retrouverait face à personne. « Strictement personne. Car qui pourrait faire concurrence à Tourtell la tortue et son exaspérante carapace de jovialité populaire et d’impeccable moralité, sur laquelle toute critique ne fait que rebondir ? »
Commenter  J’apprécie          10
Tombée du ciel, la goutte de pluie brillante traversait les ténèbres vers les lumières chevrotantes de la ville portuaire. Les rafales froides du nord-est la chassèrent vers les lignes de partage de cette ville – dans le sens de la longueur, le fleuve asséché, et, en largeur, le chemin de fer désaffecté. Les quatre quadrants numérotés dans le sens des aiguilles d'une montre ne portaient par ailleurs pas de nom. Pas de nom dont leurs habitants se souviennent en tout cas. Et quand vous rencontriez ces mêmes habitants loin de chez eux et que vous leur demandiez d'où ils venaient, il leur arrivait de prétendre ne pas se souvenir non plus du nom de la ville.
La goutte de pluie brillante se ternit et devint de plus en plus grise alors qu'elle perforait la suie et le poison qui reposaient au-dessus des rues comme un couvercle permanent. Malgré la fermeture des usines les unes après les autres au cours des dernières années. Malgré les poêles que les chômeurs n'avaient plus les moyens de chauffer. Malgré ce vent terrible et capricieux et cette pluie incessante dont certains affirmaient qu'elle s'était mise à tomber un quart de siècle auparavant, quand deux bombes atomiques avaient mis un terme à la dernière guerre mondiale. Autrement dit, à l'époque où Kenneth avait été nommé préfet de police. Vingt-cinq années durant, depuis son bureau du dernier étage du Quartier général, le préfet Kenneth avait exercé d'une main de fer sa tyrannie sur la ville. Qui que soit l'occupant du fauteuil de maire. Quoi que les grands seigneurs de Capitol, la capitale, disent et ne fassent pas pour cette deuxième ville du pays, qui avait naguère été sa principale cité industrielle et qui s'enfonçait désormais dans les sables mouvants de la corruption, des faillites, de la criminalité et du chaos. Et puis, il y avait six mois de cela, le préfet Kenneth était tombé de sa chaise dans sa maison de vacances, et trois semaines plus tard, il était mort. Après des funérailles dignes d'un dictateur, le conseil de la ville et le maire Tourtell étaient allés chercher Duncan, un fils d'évêque au front large, directeur de la brigade dédiée au crime organisé à Capitol, pour faire de lui le nouveau préfet de police. Et ainsi s'étaient allumés les feux de l'espoir au sein d'une population surprise.
Commenter  J’apprécie          20
Y avait-il un chemin pour revenir en arrière ou avaient-ils oublié de prévoir une éventuelle retraite ? Avaient-ils uniquement planifié la victoire ? Oui, et la victoire, ils l’avaient eue. Mais que se passe-t-il quand la victoire avait un goût acide, quand elle coûtait trop cher, et qu’on aurait préféré la troquer contre une défaite bon marché ? Que faisait-on alors ? Abdiquait-on, en rendant couronne et trône et en demandant humblement pardon avant de retourner à ses tâches quotidiennes ? Quand on franchissait le rebord du toit et que les pavés de la rue des putes avançaient à grande vitesse vers soi, demandait-on à la force de gravité le droit de revenir sur son pas imprudent ? Non. On prenait les choses comme elles venaient. On en tirait le meilleur parti possible. On faisait en sorte d'atterrir sur ses pieds, en se cassant peut-être un ou deux os des jambes. Mais on survivait. En devenant une homme meilleur qui apprenait à regarder où il marchait. (p.368-369)
Commenter  J’apprécie          50
On aurait dit deux coups de fouet. Duff ouvrit les yeux à temps pour voir l’homme à l’arme automatique tomber en avant sans mettre ses mains pour se retenir, et heurter le sol casque le premier.
L’endroit où se trouvait Siward était désormais éclairé et Duff le distinguait nettement, de même que l’homme derrière lui. Qui ne braquait plus de pistolet contre la tête de Siward et avait posé le menton sur son épaule. À la lumière, Duff vit le trou dans la visière. Puis, telle une méduse, l’homme glissa le long du dos de Siward et resta à terre.
Duff se retourna.
« Duff, par ici ! »
Il mit sa main en visière. Un rire retentit en hauteur, derrière la lumière éblouissante, et une ombre gigantesque tomba sur le quai.
Mais le rire suffisait.
C’était Macbeth. Bien sûr que c’était Macbeth.
Commenter  J’apprécie          50
Dans une situation pareille, pour qu'un homme perde connaissance avant d'avoir le temps de tirer, il faut soit tirer, soit sectionner la carotide. Comme vous l'avez vu, quand la carotide a été coupée, il n'y a eu qu'un jet puissant mais bref, puis le reste du sang s'est écoulé en filet. Eh bien, l'oxygène dont le cerveau avait besoin était dans le premier jet, ce qui veut dire qu'il était inconscient avant même que le sang retombe sur la table.
Commenter  J’apprécie          80

Videos de Jo Nesbø (42) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jo Nesbø
Leur domaine
autres livres classés : remakeVoir plus
Notre sélection Polar et thriller Voir plus






Quiz Voir plus

Jo Nesbo et Harry Hole

... Harry Hole, à la suite d'une bévue diplomatiquement grave, est muté à la surveillance des milieux néo-nazis de Norvège. Une seule consigne : faire le mort. Hole le voudrait qu'il n'y parviendrait pas. Surtout si sa meilleure amie est retrouvée littéralement brisée sur un chemin de neige ...

L'homme chauve-souris
Le léopard
Les cafards
Rue Sans-souci
Le bonhomme de neige
Le sauveur
Rouge-gorge
Fantôme
L'étoile du diable

9 questions
72 lecteurs ont répondu
Thème : Jo NesbøCréer un quiz sur ce livre