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ISBN : 2369902388
Éditeur : Coédition Cà et Là (08/05/2017)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Après Une Métamorphose iranienne et le Petit Manuel du parfait réfugié politique, Mana Neyestani réalise un fascinant docu-fiction à propos d'un tueur en série qui a sévi dans l'est de l'Iran au début des années 2000. Basé sur des entretiens filmés par deux journalistes proches de Mana Neyestani, L'Araignée de Mashhad retranscrit le parcours de Said Hanaï, qui, au prétexte de se conformer à des prescriptions religieuses, assassina seize femmes prostituées ou droguée... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
alouett
  24 mai 2017
Saïd Hanaï était un maçon, père de famille et mari attentionné. Il vivait à Mashhad (la ville est considérée comme une ville sainte, elle se situe dans l'Est de l'Iran). Saïd Hanaï était musulman, croyant et fervent pratiquant. Musulman, croyant, Saïd Hanaï s'était donné pour mission de nettoyer Mashhad de la débauche. Entre août 2000 et août 2001, il a tué 16 prostituées. En août 2001, il s'en prend à une dix-septième prostituée mais c'est l'acte de trop. Il est arrêté et emprisonné. Surnommé « le tueur araignée », il croupira en prison jusqu'à son exécution en avril 2002.
Durant son incarcération, deux journalistes, Mazia Bahari et Roya Karimi, sont allés l'interviewer. Ils ont filmé cette rencontre. C'est en regardant ce documentaire que Mana Neyestani a eu envie d'adapter ce parcours atypique en bande dessinée et d'y mêler faits réels et fiction. En introduction, l'auteur précise d'ailleurs : « Ce livre résulte de la combinaison entre le documentaire de Mazia Bahari et mon propre imaginaire. Je n'ai pas tenu à être fidèle point par point à la réalité des faits, mais plutôt à m'inspirer de l'esprit des événements décrits ».
Ce qui marque en premier lieu, c'est la vie très ordinaire du tueur en série. Une enfance banale jusqu'à ce qu'il parte à la guerre dans les années 1980 (guerre Iran-Irak). On saisit vite que le conflit l'a traumatisé. Puis, il retourne à la vie civile, trouve du travail et se marie. le Coran lui montre la voie à suivre, les règles à respecter ; la religion rythme sa vie. En fidèle croyant, il connaît les textes sacrés par coeur mais applique sa propre vision de la charia.
Mana Neyestani s'était fait connaître en France avec son excellent témoignage autobiographique « Une métamorphose iranienne ». On retrouve ici son style. le propos va à l'essentiel et montre sans jugement toutes les contradictions d'une société prise à son propre piège et ballotée entre les traditions, la religion et la démocratisation.
Le journaliste iranien nous permet d'avoir plusieurs points de vue sur cet événement. Les entretiens avec le meurtrier sont le coeur du récit mais l'auteur l'enrichit du point de vue d'une victime, du juge en charge de l'affaire, de l'opinion publique. Des extraits de la rencontre avec la femme et le fils sont également de la partie.
Graphiquement, c'est tout aussi pertinent. Les dessins n'agressent à aucun moment et les jeux de hachures construisent une narration visuelle très fluide. L'ambiance graphique est sereine, presque posée. Elle donne un côté intimiste au reportage. Pas de tensions, pas de suspense mais une observation à la fois objective et empathique.
La personnalité du tueur est à la fois fascinante et terrifiante. Jamais il ne s'excusera pour les meurtres commis, convaincu d'être dans son bon droit et d'appliquer la justice divine.
Lien : https://chezmo.wordpress.com..
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laurent35
  21 novembre 2017
histoire prenante on se laisse emporter par cet interview te on veut en savoir plus
original et bien construit
se lit vite
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Bdziles97
  06 juin 2017
(IK971) Lecture à la fois fascinante et glaçante. Album fascinant et juste car l'auteur a réussi à retranscrire la réalité de l'esprit de ce "Jack l'éventreur" d'Iran tout en proposant une vision de la justice iranienne défendant, une fois n'est pas coutume, les femmes. Glaçant parce que l'on se rend compte qu'une grande partie des Iraniens ont les mêmes pensées que ce "justicier des moeurs" et que le fils du tueur se prend pour un fils de héros et là on se dit qu'une guerre, un traumatisme, peut tout faire basculer. Mention spéciale pour le courage de la journaliste iranienne qui a interviewé l'araignée de Mashhad. En recommandation pour cette thématique particulière.
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critiques presse (6)
Bibliobs   05 juillet 2017
Le tout est raconté et dessiné avec une intelligence éblouissante par Mana Neyestani, dont on avait déjà remarqué « Une métamorphose iranienne », où il relatait ses déboires de dessinateur sous Ahmadinejad.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
BoDoi   05 juillet 2017
Jamais ennuyeux, malgré de longues séquences de questions-réponses, son récit restitue la puissance des mots de Hanaï, la façon dont ils atteignent une société excluante, intolérante. Jusqu’à justifier le meurtre.
Lire la critique sur le site : BoDoi
ActuaBD   22 juin 2017
A la fois récit d'une enquête journalistique et portrait d'une sombre personnalité, "L'Araignée de Mashhad" révèle également les contradictions de la société iranienne, tout en confirmant les qualités du dessinateur.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDGest   20 juin 2017
Partant d’un fait divers judiciaire, le bédéiste parvient, avec une économie de paroles et d’images, à décrire une société. Un joli tour de force.
Lire la critique sur le site : BDGest
Telerama   14 juin 2017
Au fil des entretiens menés par les deux journalistes, comme dans de petites scènes saisies sur le vif, Neyestani dépeint avec talent une société schizophrène dont les contradictions et les zones d'ombre.
Lire la critique sur le site : Telerama
Liberation   26 mai 2017
Avec cet album, et ce fait moins divers qu’il n’y paraît, Mana Neyestani arrive ainsi parfaitement à montrer les hypocrisies d’une société rigoriste où les premières victimes sont les femmes.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
30553055   31 mai 2017
- Monsieur Hanaï, vous avez dit que quand elles poussaient leur dernier soupir, vous étiez rassuré. Rassuré par quoi ?
- J'étais rassuré de voir qu'elles ne réagissaient plus et ne reviendraient plus à la vie.
- Qu'est-ce qui se serait passé si elles étaient revenus à la vie ?
- Je me serais remis sur leur cou alors qu'elles étaient à plat ventre.
- À vous entendre, on a l'impression que vous tuiez des poules ou des moutons. Vous ne faites pas de différences entre ces femmes et des bêtes ?
- Je n'ai jamais tué de poules ou de moutons. J'ai trop de pitié pour les animaux. Pour moi, ces femmes valent moins que des bêtes.
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Videos de Mana Neyestani (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mana Neyestani
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