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Critique de Darlic


Darlic
  20 mars 2018
Tome 1 Armes de destruction magiques :

Impossible en lisant ce livre de ne pas penser à David Gemmell, qui de toutes évidences était Fan des histoires de Stan Nicholls. Et comment ne pas craquer sur une telle aventure ? Il y a tout pour que ça fonctionne à la perfection : Humour, action, le tout saupoudré d'une prise de conscience.

Effectivement si on prend cette aventure au second degré il est impossible de ne pas faire le rapprochement entre Armes de destruction magique et Armes de destruction massive. Stan Nicholls montre clairement sa position par rapport à cette page de notre histoire le tout à sauce fantasy.

Ce qui est bien avec cet auteur c'est qu'il prend le contrepied aux histoires classique du genre en faisant des orcs des héros légendaires. Et c'est fait avec une telle intelligence que l'on ne peut qu'adhérer à ce concept d'histoire survival.

Une suite c'est toujours risqué. Les échecs sont souvent nombreux au cinéma mais aussi dans l'univers des romans, comme les Lancedragon qui ont trop tirés sur la corde. Comme je dis souvent à force de mettre de l'eau dans son vin il n'a plus aucune saveur. Donc ici on va dire que Stan Nicholls à sortit une nouvelle cuvé d'un grand cru et que celui-ci est délicieux.

C'est avec le plus grand des plaisirs que l'on retrouve nos héros à la peau verte. Seul petit bémol le retour de Jennesta que j'avais trouvé risible dans la précédente trilogie. En faite j'imagine une sorte de Peggy la cochonne, ce qui la rend peu crédible à mes yeux puisqu'elle rate tout ce qu'elle entreprend pour prendre sa revanche sur les Renards. Un nouvel adversaire aurait peut-être été plus judicieux.

Malgré cela cette aventure reste haut en couleur avec ces orcs à la tête d'une révolte digne de celle des Etats-Unis, une guerre de l'indépendance débuté de la plus belles des manières. Une fois de plus cette aventure va à 100 à l'heure. On se demande comment cela va se passer maintenant que plus aucune étoile n'est en possessions des Renards. Seul l'avenir nous le dira. Je suis un orc et j'en suis fière…

Tome 2 L'armée des ombres :

Tout commence peut-être à aller de travers avec ce tome. Stan Nicholls qui m'avait jusque là impressionné par son style quasiment parfait commence à s'enfermer dans une histoire quelque peu stérile. Je pense que la grande faute en impute à sa grande méchante principale j'ai nommé Peggy la Cochonne à savoir Jennesta. Pourquoi je fais référence à Peggy la cochonne ? Ceux qui ont connu l'époque du Muppets Show sauront sûrement pourquoi, puisque cette très chère Peggy piquait des crises à tout bout de champs contre Kermit la grenouille, ce qui la rendait particulièrement agaçante. Je pense que ça résume assez bien le personnage de Jennesta.

Je pense aussi que Stan Nicholls ne sait plus trop quoi faire pour se renouveler. Donc il persiste et il signe en essayant de faire de Jennesta (personnage de la première trilogie qui frôle l'idiotie comme tout bon méchant qui se respecte) une vraie méchante aux pouvoirs surpuissants. Mais là ça ne passe plus car je trouve ridicule que Jennesta arrive à faire une copie des instrumentalités (rappelons que Jennesta dans l'autre trilogie retardait toujours d'une guerre et se faisait toujours rouler dans la farine comme une bleue) et que les orcs ne se doutent de rien. D'un autre côté il rectifie le tir avec la première trilogie en rendant ses orcs plus proches d'orcs que tout le monde met dans la catégorie des idiots du village. D'un autre coté c'est logique puisque Stryke ayant accompli sa mission dans l'autre cycle n'est plus l'être unique à l'intelligence accrue. Stryke est redevenu l'égale de ses hommes.

Heureusement la seconde partie du tome relève un peu le niveau, lorsqu'on arrive dans le monde aux multiples îles. On avait l'impression d'un produit dérivé de pirate des caraïbes mais soit c'est divertissant et sans prise de tête. Hélas la fin laisse une fois de plus à désiré avec Jennesta qui arrive à mettre la main avec beaucoup de facilité sur la compagne de Stryke. Maintenant ce qui reste à savoir c'est si Stan Nicholls va relever le niveau où s'il va faire naufrager avec son embarcation dans le prochain tome à savoir inferno…

Tome 3 Inferno :

Au final une grosse déception que ce tome, je pensais que une fois de plus Elbakin en faisait des tonnes avec leur critique, forcer de constater qu'ils sont dans le vrai. Mais étant fan de plusieurs cycles de l'auteur je n'ose mettre une trop mauvaise note. Je dirais que Stan Nicholls à eu un gros passage avide lors de l'écriture de ce tome encore plus que lors du précédent. Comme quoi il est souvent mal avisé d'écrire une suite à un cycle qui a déjà tout révéler.

Ce troisième roman de cette trilogie est long, soporifique et du grand n'importe quoi. Par moment nos orcs tellement proches de ce qu'ils doivent être, relèvent un peu le niveau. Hélas Stan Nicholls se sabotent lui même à chaque fois qu'il y a un mieux dans son histoire. Une Jennesta toujours aussi Peggy la cochonne, qui en rends chacune de ses apparitions ridicules. Des retournements de casaque à la limite de l'insupportables, comme la trahison de Dallog compétemment absurde. Dont l'auteur à sans doute eut l'idée à la toute fin de son livre. Les deux humains qui viennent grossir le rang avaient une belle carte à jouer à leur entrée dans le premier tome, mais Stan Nicholls rend une fois leur rôle inutile dans ce livre. L'un est obnubilé par les instrumentalités tel un Gollum par son anneau et l'autre n'est là que pour engrosser Coilla. Il y avait tellement mieux à faire !

L'arrivée dans le monde du sorcier est longue, stérile et intéressante. Un final qui est presque une délivrance. Mais hélas on n'est même pas vraiment certain que Jenessta à eu son compte. Une possibilité de suite ? Cela se fera sans moi, si tel est le cas. Comme au cinéma Stan Nicholls nous a prouvé que les suites c'est souvent une fausse bonne idée (FBI). de plus Bragelonne nous leurre une fois de plus, en nous faisant croire que David Gemmell à adoré cette suite alors qu'il était déjà décédé à l'écriture de celle-ci. On sait que David Gemmell et Stan Nicholls étaient amis mais cela n'excuses pas tout. le merchandising dans toute son ampleur version Bragelonne.
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