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Critique de RosenDero


RosenDero
  19 octobre 2016
Les Renards, ces orcs renégats qui avaient fui le monde de Maras-Dantia à travers un portail magique après une dernière bataille contre la tyrannique reine Jennesta, vivent désormais une vie paisible dans leur nouveau monde seulement peuplé d'orcs.
Oui mais voilà, un jour qu'il chasse avec son ancien second Haskeer, Stryke va rencontrer un homme porteur d'un étrange message.
Tout excité à l'idée de reprendre les armes et de briser ainsi la monotonie de son quotidien, Stryke va tenter de reformer les Renards afin de mener à bien la quête qui lui a été confiée.

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Dans ce premier tome d'une nouvelle trilogie (Bad blood en VO, La revanche des orcs en VF), Stan Nicholls arrive a nous proposer une aventure pleine d'action, de répliques cinglantes et de bravoure orc. Les actions s'enchaînent, tout comme les combats et les rebondissements, l'intrigue reste accessible, très manichéenne.

C'est une bonne lecture plaisir, un défouloir facile, sans trop de prise de tête, on se laisser bercer par les aventures rocambolesques des Renards qui emportent tout sur leur passage. Les orcs sont encore et toujours pétris de sentiments humains, comme si la possibilité d'une race aux meurs différents était impensable... dommage quand on se souvient des débuts du premier tome La compagnie de la foudre.

Malgré leur apparente vivacité, les scènes de combat sont sans grand intérêt, assez répétitives, avec un schéma qui devient vite lassante (Orc1 se bat avec une épée et tue son adversaire, Orc2 se bat un couteau et tue son adversaire, Orc3 va presque mourir mais Orc4 tue son adversaire avec une flèche, on revient à Orc1 qui tue un autre adversaire...) Je n'ai trouvé qu'une seule flèche plantée dans un œil, un record de sobriété !
La brutalité des orcs ne transparait pas vraiment, quoiqu'en dise Nicholls.

Alors que la première trilogie était inspirée du colonialisme américain en Amérique du nord, celle-ci se réfère clairement, dès le titre, au conflit au proche-orient et à la guerre en Irak. Les "libérateurs" sont ici les humains, les méchants donc, et les orcs, peuple soumis pour de fallacieuses raisons, jouent le rôle des autochtones.
C'est tellement assumé que ça en devient un poil grotesque ; pourquoi les hommes auraient-ils eu besoin d'un mobile pour envahir le monde des paisibles orcs sachant qu'il n'y a aucune communauté internationale (ou intermondiale ?) qui veille ?

Plusieurs points intéressants émergent de ce premier tome et j'espère les voir de manière plus approfondie dans la suite (ou je regretterai qu'ils ne jouent pas un rôle plus important). Notamment tout ce qui a un rapport avec Maras-Dantia : les morts-vivants, Miséricorde Hobrow, les elfes et les nains.
Au delà de Maras-Dantia, l'intrigue avec les gardiens des portails entre les mondes est un peu floue. On sent venir le deus ex machina.

Stan Nicholls ne voulait pas abandonner ses Orcs si rapidement. Après une première trilogie qui se finissait de manière assez ouverte, il prend ici le pari de reformer les Renards et de ressusciter leur ennemi de toujours et ancienne maîtresse.
En plaçant ses héros en proie à des tensions et des trahisons internes, en les confrontant à leur plus grande ennemie, en leur fournissant le rôle de libérateurs d'un peuple soumis et docile, et en mettant le tout sous le regard d'entités arbitrant les téléportations inter mondiales, Stan Nicholls joue sur plusieurs tableaux, et le tout risque de finir en eau de boudin...
A voir...
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