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Critique de le_Bison


le_Bison
  30 avril 2013
Cap au Cap. Les townships et les plages. La pluie, la boue et le soleil qui sèche. Il n'est pas courant de s'envoler pour l'Afrique du Sud. J'ai tant à voir, les manchots sur les plages qui dandinent jusqu'au centre-ville, les lions, les éléphants, les rhinocéros, les BIG Five comme on dit au Parc Kruger.

De drames, il en sera question avec Mike Nicol. Et d'une Dette. Une ombre noire surgit, un pistolet à la main et je reçu un coup violent sur la tête. Assommé, la tempe baignant dans son sang, je tente de reprendre mes esprits. Je me souviens d'une boite de nuit, d'un trafic de drogue, de ventes d'armes en Angola, d'un kidnapping, d'agressions anodines et de meurtres sanglants. le Cap. Pas terrible comme destination de vacances. Même dans un hôtel cinq étoiles, je risque ma peau. Je prends un verre, au bar de l'hôtel, une femme s'avance, belle et mystérieuse. Elle a du chien, et un truc à cacher. Elle tire les ficelles mais pour qui, et dans quel but ?

Je me retrouve embourbé dans un polar sombre, seul dans le noir. Il a essayé de m'embrouiller avec cette succession de trafics, d'affaires louches et de règlements de compte. Mais il ne m'aura pas comme ça. Je ne suis pas un novice, une petite frappe parachuté en Afrique du Sud. Non, j'ai eu moi aussi un passé louche : j'ai lu Deon Meyer. le maître en matière de polar sud-africain. Lui, il m'a embrouillé vraiment. J'avais tenu deux épisodes, sans grand attrait. Je n'y reviendrai probablement pas. Forcément, je me dois de comparer. Mike Nicol est le renouveau du genre au pays de Mandela et débute avec « La Dette » ce qui sera une future trilogie. Alors, j'ai tenu bon, jusqu'au bout. Je ne me suis pas embourbé, ni même égaré dans la ville. J'ai beaucoup bu, et reçu des coups en contrepartie. Mais certains passages sont réellement prenants. Il a une belle plume, certainement d'un oiseau exotique des parcs nationaux. Je ne dis pas non aux tomes suivants, comme je ne dirais pas non à un autre verre de whisky.

Une musique, boum boum boum, techno de discothèques, explosions terroristes, coup de feu, règlements de compte. Un polar qui fait du bruit, qui manie les rebondissements. Besoin de me concentrer, de prendre un dernier verre pour faire passer ce mal de crâne. J'ai été trop imprudent. Je pensais pouvoir partir dans le township sans protection rapprochée. J'aurais du faire appel de suite à Mace et Pylon, deux « voyous » du cru qui traficotent et font surtout du business, commandé par le plus offrant, ou par « la Dette ». Je me retrouve avec des diamants et un compte aux îles Caïmans (je suis paré pour faire de la politique à mon retour en France). Mais l'aventure ne fait que commencer. 530 pages pour une immersion au Cap, deux tomes à suivre. Bientôt, peut-être. Parce que contrairement à Meyer, Nicol m'a, par moment, harponné à mon bouquin… et à mon verre de scotch !

La Dette, un polar sud-africain qui te fera boire quelques bons verres de single malt sans oublier quelques bouteilles de Jack Daniel's.

[...]
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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