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ISBN : 2021303802
Éditeur : Seuil (01/03/2018)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 11 notes)
Résumé :

Le Cap est une ville de gangsters, de violence et de corruption des élites politiques qui n'a, dans l'histoire du polar, rien à envier au Chicago des années 1930 ou au Los Angeles des romans d'Ellroy.

Deux gangs s'y livrent une guerre impitoyable pour s'approprier le marché de la drogue. La fille de Titus Anders, le vénérable chef des Pretty Boyz, qui essaie de s'acheter une respectabilité tout en blanchissant de l'argent à tout va, a été enl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  05 avril 2018
On pourrait penser que la littérature policière sud-africaine se résume à l'excellent Deon Meyer heureusement que Quais du Polar est aussi là pour nous rappeler qu'il existe d'autres grands romanciers qui savent également prendre le pouls de la société sud-africaine post apartheid.
Parmi eux, Mike Nicol, qui sera également présent avec Deon Myer demain sur Lyon, nous offre régulièrement de troublantes plongées dans une Afrique du Sud où les élites sont souvent corrompues, la police peu efficace quand ce n'est pas l'inverse.
Nicol, journaliste de formation, n'aime rien de plus qu'utiliser le polar pour donner des nouvelles pas très reluisantes de son pays.
Power Play, sa dernière parution française en date, ne change pas la donne tant ce pays parait une nouvelle fois rongé par la corruption aux plus hauts niveaux de l'État.
Prenez Titus Anders, Baasie Basson et Rings Saturen : trois truands de haut vol issus de la pègre sud-africaine qui ont la main sur divers trafics très lucratifs, (et notamment d'un trafic d'ormeaux vers l'Asie) et qui arrosent copieusement politiciens et policiers sans que personne ne trouve à redire jusqu'au jour où le fils de l'un de ces trois malfrats est retrouvé le corps sans vie à dix mètres de fonds
Va alors commencer une terrible Guerre de gangs aux ramifications forcément complexes qui sert de décor à une s intrigue criminelle assez touffue et tortueuse qui sonde les contradictions de la société sud-africaine et cette façon dont la corruption la gangrène.
du déjà vu sur le papier certes, mais c'est sans compter sur le style rugueux et retors de Mike Nicol qui sait assurément construire des personnages réellement ambigus, aux motivations souvent contradictoires, façonnés aussi bien par leur histoire personne que par celle de leur nation.
Dans ce Power Play, Nicol réussit également et plus largement à donner une belle fluidité à sa narration pour faire de ce Power Play un polar aussi vibrant que trépidant. Encore une très belle publication découverte grâce à cette édition 2018 de Quais du Polar !!
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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encoredunoir
  26 mars 2018
Cela faisait près de trois ans que l'on attendait un nouveau roman de Mike Nicol. Et si l'on peut regretter que le troisième volume de la série « Vengeance » ne soit jamais paru aux éditions Ombre Noire, on peut en tout cas se réjouir du fait que : le Seuil publie les autres romans noirs de Nicol et que le dernier en date, même s'il met en scène des personnages attachés à la série susdite, reste compréhensible malgré l'absence d'un épisode.
En effet, Power Play met d'abord en scène Krista Bishop, la fille de Mace que l'on avait découvert avec son associé Pylon Buso dans La Dette, puis dans Killer Country. Les deux associés retirés des affaires, Krista a repris les rênes de leur entreprise de sécurité avec Tami, qui travaillait déjà pour eux. Contactées par Mart Velaze, un espion avec lequel Mace est en dette, Krista Tami se trouvent dans l'obligation de veiller sur deux hommes d'affaires chinois venus traiter au Cap. Au même moment, Titus Anders, ancien chef du gang des Pretty Boyz, devenu un notable sans pour autant cesser de contrôler en sous-main trafics de drogues et d'ormeaux, est entré en guerre contre Tamora Gool, la dirigeante ambitieuse d'un autre gros gang, les Mongols, qui compte bien mettre la main sur la Vallée de l'Abondance, territoires des Pretty Boyz. Et la guerre entre les deux clans est particulièrement sale : outre quelques meurtres de petites mains dans les quartiers, Anders et Tamora s'en prennent directement à leurs propres enfants. Tamora a commencé par liquider un fils de Titus Anders, qui lui rend la pareille et l'escalade commence.
Comme dans ses précédents romans noirs, Mike Nicol use d'une intrigue criminelle assez complexe pour mieux révéler les failles et les contradictions de la société sud-africaine et en particulier la manière dont la corruption la gangrène. Car c'est bien entendu cela qui est au coeur du conflit entre les gangs et de l'arrivée même de ces hommes d'affaires chinois sur lesquels Tami et Krista doivent veiller.
À travers cela, Mike Nicol parle d'un pays prêt à se vendre au plus offrant pour peu que quelques notables et politiciens puissent en tirer profit. Les parcours croisés de Titus, ancien gangster devenu membre éminent de la bonne société du Cap, et de Tamora, qui est en train de se frayer le même chemin par la force, sont aussi révélateurs de cet état de fait que la manière dont les différents services secrets et policiers se tirent dans les pattes pour mieux soutenir les poulains qui seront un jour susceptibles de leur renvoyer l'ascenseur. Quant aux petits gangsters qui fraient en bas de l'échelle, comme Hardlife MacDonald dont le témoignage vient conclure chacun de chapitres, ou Black Aron le chauffeur de Tamora, ils ne sont là que pour servir de chair à canon. Ils sont la masse à laquelle on a ôté toute possibilité de choisir, et qui pourra, au mieux, servir de marche pied à ceux qui les utilisent pour asseoir leur pouvoir.
Tout cela, Mike Nicol le dit avec dextérité à travers une intrigue complexe mais fluide qui rend son roman trépidant. À la fois page turner et instantané d'un pays qui peine à sortir de l'ornière dans laquelle les divers gouvernements, à travers leurs liens avec la pègre, l'ont enfoncé, Power Play est une nouvelle preuve du talent de raconteur de Mike Nicol.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Polars_urbains
  27 avril 2019
Mike Nicol a commencé par écrire des romans policiers classiques avant de passer au polar très noir (hard boiled). Cela lui réussit et le place parmi les écrivains les plus connus d'Afrique du Sud. Power Play, qui est un peu une suite de la trilogie des aventures de Mace Bishop et Pylon Muso (Playback, Killer Country et Black Heart) - deux ex-trafiquants d'armes reconvertis dans la protection des touristes et des personnalités - ne déroge pas à la règle et le lecteur n'est pas déçu. Car il y a de l'action (fusillades et exécutions sommaires) et donc de la viande froide dans Power Play, les luttes entre gangs pour le contrôle des territoires et des trafics, ici les ormeaux dont les Chinois sont friands, étant sans merci et sanglantes. de coups bas en vengeance, d'accords négociés en trahisons, les choses s'enveniment, ce qui incite certains au plus haut niveau à rentrer dans le jeu. Dans quel but de mettre de l'ordre ou de contrôler ? Là est toute la question.
C'est très enlevé, la narration est efficace (auteur omniscient passe d'un point de vue à un autre et des transcriptions extraites du dossier d'un indic concluent les chapitres) et les dialogues percutants. Ceux qui ont aimé la trilogie seront heureux d'avoir des nouvelles de Mace et de retrouver sa fille Krista (ancienne des forces spéciales), qui a repris l'agence paternelle avec une amie. Leur mission, escorter deux Chinois en voyage d'affaires et protéger la fille d'un gangster en indélicatesse avec ses confrères. Cela ne se passera pas sans heurts mais l'Afrique du Sud est un pays où règne la violence et où, dans certains cercles, la vie ne vaut pas très cher. Mike Nicol sait tout cela et le décrit sans concessions ; ancien journaliste et biographe de Mandela, il connait parfaitement le contexte politique d'un pays peu regardant sur les façons de soutenir son développement économique. Au-delà de la guerre des gangs, Power Play reste un livre intéressant sur les visées des investisseurs chinois (les « nouveaux envahisseurs ») dans la nation arc-en-ciel et, plus généralement, sur le continent africain.
Power Play est un bon roman. Je regrette toutefois que le roman policier sud-africain, et celui-ci ne fait pas exception, tourne trop souvent autour des gangs métis (coloured) des Cape Flats et que l'évocation d'une société de plus en plus injuste et dominée par la loi du plus fort - « On a toujours l'occasion de rendre la justice. Rarement de manière légale. » - justifie des descriptions sans tabous allant même jusqu'à la complaisance. Pour ceux qui souhaiteraient s'évader de la province du Cap, direction le bush ou le désert, je conseille Justice dans un paysage de rêve de Mala Nunn et Les milices du Kalahari de Karin Brynard.

Lien : http://www.polars-africains...
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Nadouch
  16 avril 2018
Un roman très original à bien des niveaux : le lieu (l'Afrique du Sud, encore marquée par les restes de l'Apartheid), le contexte (une guerre des gangs), les protagonistes (eh oui, il y a des femmes dans les gangs !!!).
Un roman d'action, très visuel et violent, haletant et intelligent, une découverte assez inattendue pour laquelle je remercie Masse Critique de Babelio et les éditions Seuil.
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MotsNesAMonnet
  31 mars 2018
Si vous avez en tête l'image de carte postale du Cap, oubliez la. Dans ce roman tous est noir !
Krita et Tami s'occupent de la sécurité de leurs clientes jusqu'au jour où Krista va accepter, forcée, de protéger deux Chinois venus faire des affaires et du tourisme. A leur côté, on va découvrir le trafic d'ormeaux, de drogue... et surtout la guerre des gangs que se livre deux clans.
Mort pour mort, escalade de la violence, il faudra beaucoup de chance pour en sortir indemne ; le tout observé, sans intervenir, par différentes agences d'espionnage.
Ce roman, servi par une écriture fluide, est trépidant. Il se dévore, le film se déroule dans notre tête. L'auteur dénonce la corruption et les trafics qui gangrènent l'Afrique du Sud. On s'y croirait.
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critiques presse (1)
LeFigaro   11 avril 2018
Le James Ellroy de l'Afrique du Sud publie Power Play, un thriller décapant sur la situation politique de son pays.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   05 avril 2018
Si tu les tues, tu ne retrouveras pas le gamin », avait dit Black Aron à Tamora. Ce n’était pas son rôle de faire des commentaires, mais parfois, il s’y risquait. Comme la fois où Tamora portait un pantalon, une veste (sans caraco ni soutien-gorge dessous) et des chaussures à talons vertigineux pour un dîner avec des types influents. Quand vous la voyiez comme ça, avec ses cheveux courts en épis, silhouette fine, vous ne pouviez pas imaginer qu’elle dirigeait le gang des Mongols et gagnait sa vie en faisant le trafic d’ormeaux. Vous ne pouviez pas imaginer que des types tatoués et édentés lui obéissaient.
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BazartBazart   05 avril 2018
Il vit la famille Anders monter dans leur voiture, une Mercedes série 300 de la fin des années 1980. Ce connard de Titus aurait pu s’acheter un nouveau modèle tous les ans, mais non, il gardait cette antiquité. Pour faire « homme du peuple ». Avec de larges vitres pour tirer à travers. Bien joué, Titus.
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rkhettaouirkhettaoui   10 mai 2018
La loi dit que tu as le droit de faire usage de la force de manière proportionnelle. Alors, qu’est-ce que tu fais ? Tu peux attendre qu’il te tire dessus. Tu peux. Tu joues la gentille fille, tu suis la loi à la lettre. Ensuite, tu te venges. En supposant qu’il ne t’ait pas tuée avant en prenant l’avantage. Ou alors, tu le butes. Moi, je le buterais. Et je me soucierais de la loi ensuite.
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rkhettaouirkhettaoui   10 mai 2018
Cette fille était hautaine. On aurait dit une adolescente, à la voir faire la tronche comme ça. Avec ses nichons haut perchés, son ventre découvert, montrant le petit tourbillon du nombril. Sans le gros ceinturon, son jean taille basse aurait laissé dépasser quelques poils.
Délicieuse.
Mais une nana comme ça devait être totalement épilée : ça ne le faisait pas fantasmer.
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rkhettaouirkhettaoui   10 mai 2018
Des canons, toutes les deux.
Baisables.
Cette Krista surtout. Une peau douce comme un latte. En la léchant, vous deviez avoir le goût d’un caffè macchiato1. Une promesse de partie de jambes en l’air à se damner, un dimanche après-midi. L’autre aussi, Tami. Elles seraient bonnes toutes les deux. Un mot lui vint à l’esprit : distrayantes. Un fantasme de plan à trois.
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Videos de Mike Nicol (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mike Nicol
Trois pépites du roman noir pour illuminer la fin de l'année. Direction plein nord avec Arnaldur Indridason dont le second roman de sa célèbre série, Les roses de la nuit, sort enfin en français. Plein sud avec Mike Nicol qui poursuit sa contre-histoire de l'Afrique du sud avec un roman ravageur, L'Agence. Et plein ouest, à la suite d'un auteur français de grand talent, Alexandre Civico, qui propose de partir pour Atmore, Alabama.
"Les roses de la nuit" d'Arnaldur Indridason, traduit de l'islandais par Eric Boury, Métailié "L'agence" de Mike Nicol; traduit de l'anglais par Jean Esch, "Série noire", Gallimard "Atmore, Alabama" d'Alexandre Civico, Actes sud
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