AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9791020906656
126 pages
Éditeur : Les liens qui libèrent (01/09/2018)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 26 notes)
Résumé :
"Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l'eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l'estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles moteurs ou cérébraux chez les enfants, des infertili... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
cascasimir
  24 avril 2019
"La Terre est si belle
Le monde est si grand
Va mon hirondelle
Sur les ailes du Vent"
Hugues Aufray.

1962: Silent spring" le printemps silencieux de Rachel Carson est une bombe à fragmentation.
Elle décrit un cauchemar où les oiseaux pourraient ne plus chanter.
L'homme vit, de sa naissance jusqu'à sa mort, en contact avec des produits chimiques dangereux, comme le DDT... Ces "élixirs de la mort" pénètrent jusqu'aux cellules intimes et sont cancérogènes.
Carson dénonce l'industrie et les gouvernements.
Elle décèdera des suites d'un cancer, à 54 ans...
On l'accusera de sympathies communistes. On peut vivre sans insectes, ni oiseaux, mais pas sans le business!
La forme Dupont ( le Velsicol, et le 2,4-D) tente d'empêcher la publication du livre. Puis finance une campagne contre Rachel Carson. ( elle serait hystérique, lesbienne et à la solde du KGB...)
En France : SPV, le service de protection des végétaux réclame une censure d'État, via son chef, Lucien Bouyx.
Le directeur de l'INRA, Guy Viel, déclare que le livre de Carson est une oeuvre néfaste, car on n'a pas les mêmes excès ici, en matière de produits chimiques!
Comme d'habitude, le nuage de Tchernobyl s'est arrêté aux frontières françaises!
En mai 68, sur fond de contre culture (pardon, hein!) américaine, on réclame des mesures. Et on obtient l'interdiction de DDT, ...en 1971.
La France bonne dernière, après les États Unis en 1970, l'Allemagne et la Suède en 1969.
(En 2018: Macron revient sur sa promesse d'interdire le Glyphosate en ...2021!)

En 1970, le congrès international de phytopharmacie ( vous avez vu la nuance ? Pas de pesticides, on soigne les plantes, on n'empoisonne pas!) créé le PPE, pour la protection des plantes...
La désinformation avait commencé dès 1959:
Le journal " le Monde" reproduisait un article, un copié collé racontant que les insectes sont plus nombreux que les humains, que le poids de la descendance d'un puceron pèserait 882 millions de tonnes, en une saison, que les insectes ont causé 250 milliards d'anciens francs de dommages en 1934...
Mensonge: Les produits chimiques sont bio dégradables ! Sans doute alors, car ils tuent plus vite les civils en Irak en Syrie!
Car ces produits viennent des gaz de combat, comme le Sarin...
Encore un conte pour enfants:
En France, la fabrication et l'emploi des pesticides sont soumis à une réglementation, la plus sévère de tous les pays...bla bla bla!
Le 07 mars 1963:
On découvre qu'il n'y a pas de contrôle systématique de pesticides sur les fruits et légumes( il y a 4000 produits homologués par le ministère de l'agriculture, dont certains très dangereux!)
Des lapins, écureuils, perdrix sont morts dans des champs...
Lisez ce livre avant qu'il ne doit trop tard!
"Les primevères et les paysages ont un défaut grave, ils sont gratuits. L'amour de la nature ne fournit aucun travail à nos usines" Aldous Huxley.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          488
ATOS
  28 septembre 2018
Écocide = génocide . Visiblement dire que les abeilles disparaissent ne change rien, dire que les nappes phréatiques sont polluées, remplies de pesticides , et cela pour des dizaines d'années, voir des siècles, cela ne change rien. Dire que les alertes écologiques sonnent l'alarme de notre fin, cela ne change rien. Dire que la pomme que vous croquez a subi de quinze à trente traitements chimiques consécutifs, dire que la terre devient poussière, dire que le moineau, l'éphémère, le ver luisant ne seront bientôt que des souvenirs, cela ne change rien. Rien dans la marche effrénée de l'industrie pétrochimique, rien dans les petits et criminels accords politico- financiers . Cela ne pèse rien sur la conscience de ceux qui sont aux commandes du capitalisme, ni sur celle de la trop grande majorité des politiciens qui sont leurs valets. Alors que dire ? A eux plus rien. Que doit on se dire ? Plus rien, nous savons, nous subissons. Il faut agir. Et la première mesure serait de cesser l'indulgence. Ignorer les supplications du patronat, des syndicats patronaux agricole ou industriel ( ce qui devient de plus en plus synonyme) , de grands nombres d'institutions qui depuis l'après guerre ne font que couvrir, participer au crime. « Productivisme ! Productivisme ! » « Croissance, croissance », «  rendement, rendement » ! D'un côté une partie d'une humanité victime de la mal bouffe de l'autre une partie qui meurt de la « pas de bouffe- pas d'eau- plus de terre ». Des cancers, des taux d'empoisonnement des rivières des sols qui ne cessent de croître, des troubles de la fertilité, des malformations, l'extinction des espèces, le réchauffement planétaire... Et les colloques se succèdent, les assemblées, les commissions, les rapports, ... « Non réduisons, nous réduisons ! ». Quand ? Où ?
Mais malheureusement les chiffres sont là, les épandages, les traitements ne cessent pas et surtout augmentent. En tout connaissance, l'industrie criminelle ne cesse pas.
Car nous parlons bien de crimes commis sur des personnes vulnérables ( c'est à dire nous, parce que nous n'avons pas la possibilité de vivre hors zone contaminée, ni de n'avons la possibilité de nous protéger), crimes commis par des personnes ayant autorités. ( gouvernants, industries, laboratoires, institution de contrôle de régulation et que sais je encore) . Il faut arrêter de croire qu'un plan sur cinq, dix, quinze ans, peut être efficace. Arrêter d'attendre des Grenelle, ou la nomination d'une et d'un futur génial et inébranlable ministre de « dieu seul sait peut être encore quel environnement encore vivable... ». Écocide = Génocide. Car tout cela est programmé, quantifié, planifié. Délibérément ils empoissonnent l'air, l'eau, la terre. Délibérément ils enfouissent, balancent, immergent, brûlent. Crimes contre l'humanité, crimes contre des personnes vulnérables commis par des personnes ayant autorité.
Qu'ont ils à faire de nos enfants ? Rien, pas plus qu'il ne se sont préoccupés des enfants du Vietnam, ni des gosses de vingt jetés dans les tranchées de Verdun en 14 , pas plus que les gosses d'Halabja pas plus de celles et ceux qui furent gazés dans les camps d'exterminations nazies, et des millions d'autres. Parce ce ceux les mêmes noms que l'on retrouvent, les mêmes capitaux, les mêmes firmes, les mêmes criminels. Expérimentation, extermination. Ils ont inscrit au néon de leur combat un mot terrible , le terme épouvantable  : Nuisible. Nuisible les herbes folles, nuisibles la chenille, nuisible le champignon, nuisible l'imperfection, nuisible le pépin, nuisible l'information , nuisible la vérité, nuisible ... même l'humain.
Ils répandent et à présent ils injectent, injectent dans le génomes du vivant le code parfait qui engendre la reproductibilité définitive de leur démence. Ils votent en costume- tailleur : Non à l'interdiction des poisons qu'ils répandent. Que dire... Les usines d'engrais tournent à plein régime…
Écocide= Génocide. Comme arrêter ce crime contre l'humanité ? Quel tribunal instruira les dossiers ? Quelles sentences serons nous capable de prononcer ? le mal est fait, est il définitif ? Est il possible d'inverser le processus ? La réponse est entre nos mains, nous les vulnérables, les sans mandats, les sans titres, nous les chenilles, les passereaux, les éphémères du monde capitaliste.
Nous le troupeau, la nuée, nous l'escadron des fourmis, nous la quantité négligée négligeable. Nous le peuple des boutons d'or, du chardon, de l'ortie, de la carotte sauvage, nous le peuple cigale : nous voulons des coquelicots.
Astrid Shriqui Garain
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          299
ErnestLONDON
  30 septembre 2018
La revue scientifique PLoS One rapportait en octobre 2017 que d'après une étude menée en Allemagne dans 63 zones protégées, près de 80% des insectes avaient disparu en vingt-sept ans. En mars 2018, le Muséum d'histoire naturelle et le CNRS publiaient leurs travaux montrant qu'environ un tiers des oiseaux de campagne se sont évanouis en quinze ans. Cette sixième crise d'extinction d'espèce, la première depuis celle des dinosaures et des animaux de plus de 25 kg il y a 65 millions d'années, s'annoncent cent fois plus rapide. Cet effondrement en annonce d'autres puisque la diminution fantastique du nombre d'insectes rompt à jamais d'innombrables chaînes alimentaires, 80% des plantes dites à fleurs ont besoin d'eux et au moins 35% de l'alimentation humaine dépend de la pollinisation par eux.
D'innombrables études scientifiques dénoncent l'extrême toxicité des pesticides mais « l'industrie agrochimie a gangrené à ce point toutes les structures publiques et de surveillance que la consommation de pesticides a continué d'augmenter ».
(...)
« le lobby des pesticides est devenu si puissant et ramifié, indifférent aux alertes, si méprisant pour la science non prostituée, qu'il s'est transformé en monstre. » Cet impitoyable tableau d'un scandale sanitaire en cours s'achève par un appel à mobilisation citoyenne lancé par ses auteurs. On peut s'étonner de leur naïveté à penser qu'une pétition, même signées par cinq millions de personnes, puisse peser seule, d'autant qu'ils reconnaissent que « l'industrie des pesticides a désormais échappé au contrôle humain et ne peut plus être réformée. Un enchevêtrement d'accords, de contrats, de confort moral et matériel, de complicités rend l'édifice impénétrable. » Pourtant ce n'est peut-être pas une coïncidence si Emmanuel Macron vient d'annoncer en Martinique une nouvelle interdiction (?) du chlordécone, alors que le seuil des 200 000 signatures vient d'être franchi. Nouvel effet d'annonce qui n'aura pas de conséquences immédiates ? Sans doute. Gage de bonne volonté pour désamorcer la mobilisation ? Peut-être.
Si nous comprenons mal pourquoi limiter à la France cette campagne, nous la relayons toutefois. Alors que la logique de profit « empoisonne » de façon plus vaste et plus complexe la moindre parcelle de nos vies au delà des seuls pesticides, il n'est jamais inutile de s'attaquer à la crétinerie crasse et criminelle.
Article complet sur le blog.
Lien : https://bibliothequefahrenhe..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          251
Marie2406
  25 juin 2020
Jour après jour le lobby de l'industrie chimique nous empoisonne.
Il n'y a pratiquement plus d'abeilles, plus d'insectes, les oiseaux disparaissent, la belle affaire disent-ils….
Justement les affaires sont les affaires et tant pris si on empoisonne l'eau, le ciel, la nourriture, après tout, ils nous vendront leurs médicaments.
Allez prenez donc une banane au chlordécone arrivée tout droit des Antilles, ou bien sinon une pomme bourrée de fongicide, d'insecticide, de pesticide….
Eh oui braves gens, on va en crever, hein autant dire les choses, d'ailleurs la Terre se meure, nombre d'espèces de la flore et de la faune ont déjà disparu à tout jamais du fait de la main de l'homme.
Terriblement, il n'y a presqu'une seule solution pour que la Terre revive, une espèce doit disparaitre à tout jamais pour que les autres puissent survivre s'il en est encore temps….. l'espèce humaine.
A moins que…… à moins que ne revienne le temps des coquelicots, mais il n'y a même pas besoin d'être pessimiste pour se rendre compte que ce n'est pas le chemin que nous prenons.
Avec cette crise sanitaire à laquelle l'humanité fait face, on aurait pu penser que le monde d'après aurait été différent… c'était juste un beau rêve.
Les lobbys eux n'ont jamais été aussi puissants…..
Humain réveille-toi !!!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
AnkouHibou
  04 avril 2020
Un livre qui démystifie les discours des industriels sur l'utilisation des pesticides. Les explications s'adressent à tous, quelles que soient les opinions politiques. Photographie désespérante de notre société.
Commenter  J’apprécie          131

Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Marie2406Marie2406   26 juin 2020
COMMENT LE CRIME EST APPARU
Reprenons avec calme. En 1962, la messe est dite. Les pesticides sont des poisons qui attaquent la structure même des vivants. Les fourmis et les vers de terre, les oiseaux, les mammifères dont nous sommes, nous donc, nos proches et nos gosses. En 1962, la route est dégagée pour décider tout autre chose.
Mais le principe de base d’un lobby est de mentir, car il sert des intérêts particuliers, pas le bien général. Celui de l’agrochimie est d’une puissance rare.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Marie2406Marie2406   25 juin 2020
Combien vaut une luciole ? Une luciole, pour ceux qui ne connaissent pas cette beauté, c’est un insecte qui émet de la lumière les soirs d’été. Une cousine de nos vers luisants. Mais sont-ils encore là, lucioles et vers luisants mêlés ? Et, si non, où sont-ils passés ?
Commenter  J’apprécie          40
cascasimircascasimir   23 avril 2019
La société française peut continuer à croire que tout finira pas s'arranger. Certains de ses membres peuvent sans doute se passer d'oiseaux et de papillons, d'abeilles et de coquelicots, mais pour la plupart cela reste un cauchemar. Nous sommes très près de "Soleil vert" , ce film où l'on montre à des mourants des images de ce qui fût. Avec des clairières où bourdonnent les insectes, des forêts où se cachent cerfs et chevreuils. La menace n'est plus un épisode de science fiction, le lobby des pesticides est devenu si puissant et si ramifié, si indifférent aux alertes, si méprisant pour la science non prostituée, qu'il s'est transformé en monstre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          270
ErnestLONDONErnestLONDON   28 septembre 2018
On arrête les « gangsters », on tire sur les auteurs de « hold-up », on guillotine les assassins, on fusille les despotes - ou prétendus tels -, mais qui mettra en prison les empoisonneurs publics instillant chaque jour les produits que la chimie de synthèse livre à leurs profits et à leurs imprudences ?  (Roger Heim, alors directeur du Muséum et président de l’Académie des sciences)
Commenter  J’apprécie          260
talou61talou61   12 septembre 2018
Il faut, il nous faut obtenir l'interdiction de tous les pesticides, seule solution pour nos corps et nos esprits, seul espoir de retrouver oiseaux, abeilles et papillons.
Commenter  J’apprécie          140

Videos de Fabrice Nicolino (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fabrice Nicolino
Quels enjeux et quelles urgences derrière le combat contre les pesticides? Fabrice Nicolino, journaliste et président du mouvement "Nous voulons des coquelicots", nous en parle aux côtés de Stéphane Foucart, journaliste au Monde.
La Grande table Idées d?Olivia Gesbert ? émission du 9 septembre 2019 À retrouver ici : https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/saison-26-08-2019-29-06-2020
Abonnez-vous pour retrouver toutes nos vidéos : https://www.youtube.com/channel/UCd5DKToXYTKAQ6khzewww2g/?sub_confirmation=1
Et retrouvez-nous sur... Facebook : https://fr-fr.facebook.com/franceculture Twitter : https://twitter.com/franceculture Instagram : https://www.instagram.com/franceculture
+ Lire la suite
autres livres classés : pesticidesVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

L'écologiste mystère

Quel mot concerne à la fois le métro, le papier, les arbres et les galères ?

voile
branche
rame
bois

11 questions
120 lecteurs ont répondu
Thèmes : écologie , developpement durable , Consommation durable , protection de la nature , protection animale , protection de l'environnement , pédagogie , mers et océansCréer un quiz sur ce livre