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EAN : 9782812609459
490 pages
Editions du Rouergue (07/10/2015)
4.22/5   206 notes
Résumé :
Clifton Vakansie court dans les rues de Saint-Laurent, sa ville natale, sur les rives du Maroni, en Guyane. Il court dans un paysage de tôles et de parpaings, en direction de Cayenne et de son aéroport, dont le séparent des fleuves qu'il faudra franchir à la nage, des barrages de gendarmerie, des pistes tracées à travers la forêt. Il court pour l'avenir de sa petite Djayzie, sa fille qui vient de naître, lui qui est à peine un homme. Il court à travers sa peur et de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (60) Voir plus Ajouter une critique
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sur 206 notes
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cardabelle
  27 juillet 2017
Le Maroni, fleuve mythique ,mystérieux, protecteur ou complice ,frontière illusoire entre Guyane et Suriname.
L'Obia , l'esprit des ancêtres , protecteur lui aussi ...
Cette croyance de la nuit des temps va permettre à l'auteur l'élaboration d'une impressionnante mosaïque qui va nous plonger dans la jungle des cartels de la drogue en suivant le destins de trois jeunes gens ,des "mules" impliqués dans le trafic de cocaïne.
Et, moralité oblige, la police doit faire son devoir et c'est là qu'entre en scène le capitaine Anato ,un guyanais exilé toute sa jeunesse à Paris qui, au fil de ses enquêtes tente de retrouver sa famille et ses racines ,un parallèle non négligeable pour pénétrer les villages de la jungle et fouiller dans le passé.
Et, bien sûr, on retrouve les autres personnages de la trilogie guyanaise : Obia est le dernier volet.
C'est un thriller ,palpitant ... et crime il y a !
Le personnage d'Anato permet tous les liens et selon les besoins du récit, on va plonger dans l'histoire des esclaves, les Noirs-Marrons qui s'étant évadés ont construit des villages dans la jungle et sur les bords du fleuve, celle des bagnards, celle des colons ou des créoles... La cohabitation de cette population multiple n'est pas simple : chaque ethnie étant fortement attachée à son identité culturelle et à ses traditions.
Une large part est faite à l'évocation de la guerre civile des années 80 : lui ont succédé les guerrillas entre cartels, leur toute-puissance, ainsi que corruption et violence dans une société aujourd'hui rongée par le chômage .
Dans ce roman, l'histoire ancienne est toujours en toile de fond avec l'évocation régulière de l'Obia ce qui crée parfois une atmosphère déroutante ,onirique ,nébuleuse.
Des moments fugaces, de mystérieuses parenthèses qui s'estompent très vite pour mieux retrouver le rythme trépidant de l'aventure.
Un roman conséquent, ,historique, ethnique ,roman policier, thriller ,récit d'aventure , complet dans le sens où tous les aspects humains sont abordés :les relations familiales, le sort des femmes,les relations de couple, les histoires d'amour,les problèmes sociaux, le quotidien ...
Un travail impressionnant d'investigations et de recherches ajouté à des connaissances personnelles aurait suffit à faire un bon livre mais si on y ajoute une belle prose toute empreinte de passion et d'amour pour cette terre alors, on a une oeuvre luxuriante , rare.


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Deslivresalire
  08 août 2021
Clifton Vakansie est en fuite. Faire la mule pour transporter de la drogue entre l'Amérique du Sud et l'Europe est risqué. Les deux pauvres bougres qui faisaient le trajet avec lui en ont été pour leurs frais... retrouvés morts.
La Guyane, c'est la porte d'entrée vers l'Europe pour la drogue, mais déjà Franck Marcy et André Anato sont sur les traces de Clifton, surtout qu'ils le soupçonnent d'être l'assassin d'une des deux autres mules.
Tout oppose Marcy, sous-officier, Créole guyanais qui stagne à son poste d'adjoint de chef de brigade, et le capitaine Anato, Ndjuka, un des peuples noirs-marrons originaire de la Guyane néerlandaise voisine (l'actuel Suriname).
Le premier élève seul sa fille sourde, l'autre recherche depuis longtemps à retrouver ses origines de l'autre coté du fleuve Maroni, au Suriname.
Lorsque Pierre Vacaresse, ancien gendarme et agent de recherches privées est sollicité pour enquêter sur la fidélité de Francis Adogoe, ce qu'il découvre le relie à un trafic de cocaïne.
Et il se trouve que l'une des mules a été aperçu en grande discussion avec ce Francis.
Ces morceaux d'histoire sont sans doute liés entre eux, et ils expliqueront certainement pourquoi ces jeunes sont-ils morts.
A mon avis :
Dernier volet d'une trilogie guyanaise dont le capitaine Anato est le fil conducteur, avant de dérouler son enquête, Obia nous évoque la Guyane, ses populations, sa vie, ses traditions, son histoire.
Elle est certainement la toile de fond de ce roman policier. Elle est parfaitement décrite par Colin Niel, qui entre également dans des considérations politiques et d'immigration, dont les origines se situent au Suriname, lors de la guerre civile des années 1980 (durant laquelle de nombreux Ndjukas se sont réfugiés sur Saint-Laurent du Maroni).
En remontant le temps depuis ces années de guerre, ce roman très documenté, nous relate l'évolution de ces populations et la réaction des guyanais des rivages du Maroni, victimes de cet exode.
Mais à force d'évoquer l'histoire de la Guyane, cela ralentit cependant considérablement le rythme de ce livre.
Alors que l'action pourrait être rapide et laisser le lecteur à bout de souffle, il n'en est rien. Bien sûr, L Histoire permet de mieux comprendre les fondements et les origines de l'intrigue (qui plus est, c'est intéressant d'un point de vue éducatif), mais elle a été trop présente à mon gout.
Si bien que ce roman, qui a obtenu pourtant de nombreux prix, n'est pas celui que j'ai préféré de cet auteur. Les autres (Seules les bêtes et Entre fauves) sont plus courts, plus concis et donc plus dynamiques qu'Obia.
L'intrigue y est assez complexe car de nombreux personnages apparaissent et cachent finalement dans la durée leur véritable personnalité.
A titre personnel, j'en avais deviné une bonne part avant la fin (on finit par avoir l'habitude à force de lire des polars !), mais ce n'a pas été gênant pour la suite.
L'écriture fluide de Colin Niel permet cependant de passer un bon moment en compagnie du capitaine Anato, et il n'est pas nécessaire d'avoir lu les deux premiers ouvrages de la trilogie pour aborder celui-ci.
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tynn
  09 août 2017
Le voyage en Amérique du Sud prend fin...
(Troisième opus des investigations du capitaine Anato).*
La Guyane, petit morceau de France coincé entre le Suriname et le grand Brésil, petite entrée vers l'Eldorado pour les peuples voisins qui espèrent en un avenir meilleur sous la protection de la République, bonne mère avec son RMI et ses allocations...
Si l'auteur sait mettre en scène une trame policière efficace pour sa trilogie guyanaise, il réussit surtout et avant tout à nous passionner pour un département qui s'avère extrêmement compliqué à gérer. Par une série de meurtres dans les communes du littoral et sur les rives de son grand fleuve-frontière le Maroni, c'est une véritable radiographie d'un département métissé, gangrené par la pauvreté, confronté à une immigration incontrôlable venant des pays limitrophes, à des réfugiés clandestins, à un trafic de cocaïne intense et aux soubresauts d'un passé de guérilla.
Aucun temps mort dans le déroulé d'une histoire aux multiples ramifications. Pour Anato, son inspecteur vedette, c'est encore et toujours la recherche de ses racines, de la compréhension du peuple Noir-Marron issu de l'esclavage, entre superstitions et sorcelleries, exterminations et déplacements des populations.
Colin Niel m'a tenue en haleine avec cette trilogie policière, autant sociale qu'historique et politique, dont le rythme et l'intérêt n'ont jamais faibli au fil des trois enquêtes.
Une vraie réussite et un auteur que je vais suivre fidèlement...
*Les hamacs de carton / Ce qui reste en forêt
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blandine5674
  20 janvier 2021
Guyane, département français le plus pauvre. Ce polar me fait penser à ceux de Ellory. Parce qu'il n'est pas limité qu'au polar, il y mêle le sombre passé, la guerre civile, des événements économiques et politiques, ici ceux de la Guyane et du Suriname, séparés par le fleuve Maroni. Trois enquêteurs principaux, dont un détective privé viré de la police, des trafiquants de drogue, des politiques véreux comme Léon Bertrand. Haletant, bien documenté, personnages fouillés. Un très bon polar qui m'a appris beaucoup de choses. Comme me l'a confirmé Bazart, peut se lire indépendamment des autres.
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monromannoir
  18 août 2020
Publié en 2018, le recueil de la Série Guyanaise, rassemble trois romans où Colin Niel met en scène le capitaine de gendarmerie André Anato affecté au département amazonien de la Guyane. Dirigeant la Section de recherches de Cayenne on découvre un officier en proie au doute alors qu'il retrouve ses racines Noirs-Marrons en débarquant sur la terre d'origine de ses parents disparus en trouvant la mort dans un accident de voiture. Premier volume de la série, Les Hamacs de Carton nous permet de prendre la pleine mesure des rites et traditions du peuple Noir-Marron, notamment durant la période de deuil, tout en découvrant le brassage de cette région métissée avec pour conséquence cette quête administrative insensée des origines permettant l'obtention de papiers d'identité français, objets de toutes les convoitises et de tous les excès. En parallèle des enquêtes qu'il dirige, André Anato, cherche à lever le voile de mystère qui entoure ses origines en interrogeant les membres de sa famille qui semble lui dissimuler certains éléments. On en saura un peu plus à la lecture du second volume, Ce Qui Se Passe En Forêt,qui aborde le thème de la faune et de la flore en nous immergeant au coeur de cette forêt équatoriale recouvrant la majeure partie du territoire guyanais et qui est l'objet de convoitise des orpailleurs exploitant illégalement des camps miniers en ravageant cette nature luxuriante au grand dam des scientifiques travaillant sur le terrain. Dans cet opus, le capitaine André Anato en sait un peu plus sur ses origines ainsi que sur les secrets que ses parents lui dissimulaient. Dernier ouvrage du recueil, Obia se focalise sur plusieurs thèmes que sont la jeunesse entraînée parfois dans le trafic de drogue en tant que mule ainsi que la guerre civile qui s'est déroulée au Suriname en 1986 et qui a duré près de cinq ans avec son lot de massacres poussant une partie de la population à trouver refuge en Guyane. le titre fait référence au terme désignant le rituel d'envoûtement Noir-Marron permettant aux guerriers de faire face à leurs ennemis.

Rien ne se déroule comme prévu pour Clifton Vakansie qui est désormais recherché pour le meurtre de son camarade Willy Nicolas. Tout accuse le jeune homme qui est la dernière personne à avoir été vue en compagnie de la victime. Son dernier recours : la fuite à tout prix pour rejoindre l'aéroport de Cayenne. La fuite pour l'avenir de sa petite fille Djayzie. La fuite pour son propre avenir. Traverser les rivières pour contourner les barrages de la gendarmerie, courir dans les ruelles sombres de Saint-Laurent, sa ville natale nichée au bord du fleuve Maroni, se dissimuler dans des caches improbables. Clifton sait qu'il peut y parvenir car il est sous la protection de l'obia, la magie des Noirs-Marrons qui le rend invincible. Mais il ne sait pas qu'il est traqué par deux gendarmes chevronnés qui ne lâcheront pas leur proie. Il y a tout d'abord le major Marcy, un colosse Créole qui connait la région comme sa poche et que ses collègues considèrent comme une tête brulée. Et puis il y a le capitaine Anato, un Ndjuka comme Clifton, un type étrange qui s'interroge sur la culpabilité du jeune homme. S'ensuit une poursuite impitoyable qui va faire ressurgir des événements du passé en lien avec la guerre civile du Suriname qui provoqua l'afflux de réfugiés en Guyane avec son lot de conflits avec des habitants peu désireux de faire de la place pour ces nouveaux arrivants. Ressurgit alors le souvenir de drames que l'on croyaient oubliés. Mais au Suriname, les fantômes sont avides de vengeance et les anciens du Jungle Commando reconvertis pour la plupart dans le trafic de cocaïne vont demander des comptes. Tous seront sans pitiés.

A n'en pas douter, Obia marque un tournant dans la Série Guyanaise avec un opus à l'intrigue à la fois complexe et maîtrisée et cette impression que Colin Niel fait preuve d'une plus grande aisance au niveau de la narration afin de nous entraîner dans un récit qui tourne autour de la destinée de trois jeunes guyanais Clifton, Francis et Bradley dont les prénoms désignent les trois parties d'un roman époustouflant. L'intrigue se focalise donc autour de ces trois individus, incarnations d'une jeunesse sacrifiée, à l'avenir incertain qui se tourne vers le trafic de cocaïne afin de pouvoir assouvir leurs rêves et de palier la précarité de leurs proches. On ne manquera pas d'apprécier notamment la traque dont fait l'objet Clifton Vakansie, personnage poignant qui tente par tous les moyens de rallier l'aéroport de Cayenne afin d'assumer la tâche que lui ont confié des narcotrafiquants du Suriname. Au détour d'une succession de courses-poursuites dantesques et d'une tension narrative prenante, le lecteur suit le parcours de ce jeune homme désespéré qui tente d'échapper aux gendarmes qui sont à ses trousses et dont l'épilogue tragique à l'embouchure de la rivière de Cayenne, reste un des grands temps forts du récit. En contrepoint à cette traque, on retrouve bien évidemment le capitaine Anato qui s'interroge sur le mobile qui a poussé le jeune Clifton à commettre son forfait, mais également son collègue, le major Marcy, un nouveau personnage haut en couleur dont les origines Créoles font écho à celles de l'officier Ndjuka. S'instaure ainsi une dynamique de défiance et de méfiance entre deux hommes qui vont tenter de surmonter ces à priori au gré des événements qu'ils vont affronter ensemble, ceci d'autant plus qu'Anato va succomber au charme de Melissa la fille du major Marcy, autre personnage intense du roman.

Obia nous permet également d'avoir une vision d'une guerre civile méconnue qui a sévit au Suriname durant plusieurs années en occasionnant son lot d'exactions commises par l'armée régulière du pays et combattue par les guérilleros des Jungle Commando. On prend ainsi la pleine mesure des traumatismes qu'ont subit les habitants incarnés par Melita Koosman, une vieille femme qui ne s'est jamais remise de cette tragédie qui a marqué sa famille. Bien documenté, Colin Niel nous en restitue ainsi les principaux événements en faisant notamment référence aux nombreuses personnes qui ont trouvé asile en Guyane avec des autorités rapidement dépassées par l'afflux de réfugiés. C'est autour de ces événements que l'auteur bâtit son intrigue policière sur fond de vengeance que le capitaine André Anato et Pierre Vacaresse, devenu détective privé, vont devoir déjouer. Là également on ne manquera pas d'apprécier les nombreux rebondissements qui jalonnent un récit extrêmement riche en tensions narratives.

Dense et à la fois poignant, Obia est un somptueux roman policier intense dont la charge émotionnelle et le suspense vont subjuguer le lecteur qui sera sous le charme de ce long récit passionnant qui se lit d'une traite.


Colin Niel : Obia. Recueil La Série Guyanaise. Editions du Rouergue Noir 2018.

A lire en écoutant : Lado B Lado A de O Rappa. Album : Lado B Lado A. 1999 WEA International Inc.
Lien : https://monromannoiretbiense..
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
CormorobinCormorobin   29 février 2016
- Capitaine ?
Il planta deux yeux indiscrets dans ceux d'Anato.
- Tout à l'heure, avec la mère de la victime, que s'est-il passé ?
Muet, le capitaine soutint son regard, chercha la parade. Il savait que la scène avait marqué l'esprit du major, qu'il reviendrait surement dessus. Il allait s'imaginer des choses, il fallait mettre un terme à tout ça. Et vite.
- Rien du tout. Elle est ndjuka, comme moi. L'un comme l'autre, on a cru reconnaitre quelqu'un.
Silence du major, pas convaincu. Ils restèrent quelques seconds face à face, chacun jaugeant l'autre, évaluant ses failles, ses limites.
- C'était un malentendu, ajouta Anato pour conclure. Un malentendu, c'est tout.
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Jnc75Jnc75   29 octobre 2015
Il ressentait la fatigue partout en lui, respirait lentement, le rythme calé sur celui des vagues. En haut, en bas, des trous, des crêtes. Sa survie tenait à peu de chose, à ce qu’il lui restait d’énergie, à ce tronc glissant. Aux caprices de l’eau. Il remettait son sort aux éléments, n’était plus maître de rien. Attendre, laisser faire. Le destin. Dans un trou de nuage apparut un amas d’étoiles discrètes. Des dizaines d’yeux braques sur lui depuis le bout de l’univers, qui regardaient sans doute avec amusement les malheurs des humains. Qu’il vive ou qu’il meure, elles seraient toujours là, demain, après-demain, après-après- demain. Elles continueraient chaque nuit de balancer leur lumière froide, impassibles. Pour d’autres que lui, avant qu’à leur tour ils ne cèdent la place aux suivants. Sauf pour ceux qui se réincarnaient, qui devenaient des esprits ou rejoignaient le cercle des ancêtres. (…) Il suivit du regard quelques points rouges qui s’arrachaient aux lueurs de la ville. Elles décrivaient une diagonale en direction du ciel noir, avec un bruit sourd de moteur. 9a y est, il réalisa. Air France , l’avion décollait. Sans lui, encore une fois. Il volait vers Paris quittait sa Guyane, le seul endroit sur Terre qu’il aura donc connu.
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JCLDLGRJCLDLGR   25 juillet 2020
Le capitaine Anato se gara derrière le véhicule de la compagnie, s'engagea dans le sous-bois d'un pas sec. Il foula les feuilles, l'air furieux. Dans un détour, il aperçut les rubans jaunes, accéléra. Puis balaya l'endroit du regard. Les deux gendarmes qui faisaient le service d'ordre. Le technicien qui finissaient ses relevés autour du cadavre, les plots posés ça et là. Et le major, accroupi auprès d'une femme à l'allure fatiguée, recueillant un témoignage. La scène de crime de Franck Marcy, qui n'avait pas pris la peine de l'informer avant de quitter la caserne. Le capitaine arrivait après la bataille.
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Giraud_mmGiraud_mm   23 juillet 2018
Ouvrir les yeux pour de bon, s'extraire de cet entre-monde. Elle se redressa sur son matelas, souleva la moustiquaire rapiécée, sortit la tête, posa les pieds sur le sol. Le doit sur un morceau de linoléum, le gauche sur la dalle de béton à nu. Face à elle, le mur éventré, une paroi d'aggloméré que l'humidité avait rongée, un trou grand comme un enfant. Les trois pièces n'étaient plus séparées que symboliquement. Plus d'homme pour réparer, pour entretenir cette baraque qui un jour lui tomberait dessus.
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BazartBazart   03 août 2016
« La mort d’une mule, tuée par une autre mule. Une histoire de jeunes en difficulté financière, rien de plus. Un meurtre tragique rappelant le triste quotidien d’une partie de la jeunesse guyanaise. De cette jeunesse si nombreuse qui se cherchait un avenir en dehors du système. »
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Martin est garde au parc national des Pyrénées. Il travaille notamment au suivi des derniers ours. Mais depuis des mois, on n'a plus trouvé la moindre trace de Cannellito, le seul plantigrade avec un peu de sang pyrénéen qui fréquentait encore ces forêts. Pas d'empreinte de tout l'hiver, aucun poil sur les centaines d'arbres observés. Martin en est chaque jour plus convaincu : les chasseurs auront eu la peau de l'animal. L'histoire des hommes, n'est-ce pas celle du massacre de la faune sauvage ? Alors, quand sur Internet il voit le cliché d'une jeune femme devant la dépouille d'un lion, arc de chasse en main, il est déterminé à la retrouver et à la livrer en pâture à l'opinion publique. Même si d'elle, il ne connaît qu'un pseudonyme sur les réseaux sociaux. Et rien de ce qui s'est joué, quelques semaines plus tôt, en Afrique.
Entre chasse au fauve et chasse à l'homme, vallée d'Aspe dans les Pyrénées enneigées et désert du Kaokoland en Namibie, Colin Niel tisse une intrigue cruelle où aucun chasseur n'est jamais sûr de sa proie.
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