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EAN : 9782896954681
Éditeur : La Courte Echelle (01/01/1900)

Note moyenne : 4.26/5 (sur 19 notes)
Résumé :
La vie d’Ambroise n’est pas facile. Il est allergique aux arachides, il adore le scrabble, sa mère est surprotectrice et envahissante : un véritable nerd.
Lorsque des voyous lui font manger des arachides, sa mère le retire de l’école. Coincé chez lui, Ambroise s’ennuie, jusqu’au jour où il rencontre Cosmo, un ex-taulard lui aussi passionné… de scrabble !
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Cielvariable
  31 mars 2019
Ce court roman jeunesse raconte l'histoire d'Ambroise qui vient de déménager une Xième fois parce que sa mère, chargée de cours à l'université, essaie sans relâche d'obtenir éventuellement un poste à temps plein. Partout où il va, c'est la même chose: il est rejeté, intimidé, rapidement mis de côté par les autres élèves à cause de ses différences (il porte des vêtements de friperie qui ne sont pas toujours à sa grandeur, il n'a pas de filtre quand il parle, il est plutôt nerd que sportif). Cette fois-ci, il décide de ne pas inquiéter sa mère avec ce qu'il vit et décide de s'inventer une vie en racontant n'importe quoi aux autres et à sa mère. Évidemment, sa stratégie ne fonctionne pas du tout à l'école où c'est pire que tout. Des élèves vont jusqu'à mettre une arachide dans son sandwich, alors qu'il est mortellement allergique aux arachides. Il se retrouvera donc aux urgences! C'est cet événement qui forcera sa mère à lui faire l'école à la maison et à prendre un emploi de soir. Il fera alors connaissance avec ses voisins et leur fils qui sort tout juste de prison. C'est à partir de cette rencontre que le roman devient vraiment intéressant, car elle fera tomber les préjugés des deux personnages et ce sera le début non seulement d'une improbable amitié, mais aussi de rebondissements amusants.
J'ai beaucoup aimé les personnages d'Ambroise et de Cosmo, même si le premier est presque une copie conforme du personnage principal du roman "Nous sommes tous faits de molécules" de la même auteure. Cette dernière semble avoir une prédilection pour les personnages présentant un TSA (trouble du spectre autistique) ou du moins des comportements caractéristiques de ce trouble (c'est également le cas de l'héroïne de son roman "Les optimistes meurent en premier"). Ce côté répétitif, donc peu original pour l'auteure, ne m'a pas du tout dérangé pendant la lecture; c'est plutôt après celle-ci, quand je comparais mentalement les différents romans de l'écrivaine que j'ai beaucoup pensé aux similitudes entre les récits. le personnage de la mère d'Ambroise (éternelle inquiète qui exagère tous les risques que pourrait courir son garçon) ressemble également beaucoup par ses manies et ses remarques au personnage de Petula dans "Les optimistes meurent en premier". Il y a toujours aussi un deuil au sein de la famille (un père, une mère, une soeur... qui sont morts) dans la thématique du récit. le personnage principal est toujours très très différent des autres et a de la difficulté à contrôler ses paroles, est inapte socialement, présente une manière de s'habiller excentrique, a des goûts très inhabituels, reste toujours anormalement positif face aux épreuves et à la méchanceté d'autrui. C'est aussi toujours le même ton humoristique et loufoque derrière les événements tout de même dramatiques qui peuvent se dérouler à l'arrière-plan. À la longue, ça pourrait donner l'impression de lire toujours le même roman...
Toutefois, le style de l'écrivaine est intéressant, en cela qu'elle maîtrise parfaitement ce ton d'autodérision des personnages: elle n'en fait jamais trop, tout s'enchaîne naturellement. Sa plume est indéniablement remplie de talent!
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leslecturesdeVal
  04 novembre 2017
du coté de l'histoire: Ambroise est un tout jeune garçon, orphelin de père, il vit avec sa mère, Irène. Celle-ci est encore bien marquée par la mort de son mari, elle a des idées bien arrêtées, et entoure son fils dans un cocon protecteur, à chaque moment elle tremble à l'idée qu'il pourrait lui arriver quelque chose de mauvais. Ambroise quant à lui est allergique aux arachides, il est le souffre-douleur des caïds du collège. Victime d'une de leurs mauvaises blagues, il doit être hospitalisé et sa mère découvre la situation. Elle décide donc de le retirer de l'école et le scolarise chez elle, où elle pourra veiller à chaque moment sur lui. Si le jeune garçon est tout content au début et apprécie le changement dans les premiers temps, il se rend rapidement compte de son isolement et se cherche des distractions.
Ambroise va s'attacher à Cosmo, le fils de leurs logeurs récemment sorti de prison, il pourrait complètement faire l'affaire mais ce n'est pas du tout l'avis de sa mère , il décide de lui désobéir. d'autant plus que son nouvel ami joue lui aussi au Scrabble !
Du coté de l'écriture : J'ai vraiment beaucoup aimé la plume de cette auteure que je ne connaissais pas encore, Dans ce roman, elle nous fait découvrir le quotidien d'un adolescent en souffrance dont sa mère malgré elle et ses habitudes de vie en a fait une victime idéale et un enfant qui a du mal à se sociabiliser avec les autres enfants . Ambroise est devenu un adolescent et se rend de plus en plus compte de la situation et cherche désespérément à faire entendre raison à sa mère. Il va lui falloir beaucoup de courage et être inventif pour arriver à ses fins.
En conclusion: Ce roman qui a sujet le harcèlement scolaire est ici traité avec beaucoup d'humour et pas mal de tendresse et d'émotions, elle aborde avec une manière assez amusante et vraiment réaliste un sujet qui est à prime abord très sérieux mais ici tout est fait pour que les messages soient passés avec humour et amusement , cette lecture est légère et notre petit Ambroise est vraiment très attachant et le duo formé avec son ami Cosmo est des plus irrésistible . Je le conseille vraiment aux jeunes adolescents qui passeront j'en suis certaine un excellent moment en compagnie de ce jeune adolescent .
Lien : http://aupaysdelire.blogspot..
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straberi
  01 juin 2013
Souvenirs retrouvés
On oublie souvent ce que c'est d'être jeune, on oublie souvent ce que c'est d'être libre, mais malheureusement, on oublie souvent aussi ce que c'est qu'être en position de faiblesse. Faibles devant ceux qui veulent notre peau pour des pinottes, faibles devant l'autorité parentale ou professorale, faibles devant notre destin ou faibles devant nos propres capacités. On oublie que l'intimidation existe que parce qu'il y a des faibles et parce que les forts ne les comprennent pas.
On oublie aussi en vieillissant cette capacité qu'a souvent la jeunesse de ne pas juger par les apparences, on oublie cette liberté de choisir sans la peur qu'apportent les expériences accumulées, on oublie cette faculté de pardonner à la vie. On oublie aussi que donner le meilleur de nous, nous fait habituellement recevoir le meilleur des autres.
Puis viennent les maux d'Ambroise Bukowski, cet adolescent rejet qui nous redonne innocemment notre enfance entre les lignes et qui nous rappelle que nous avions bien raison : le monde en général est bon malgré les différences. Il suffit de communiquer, de se parler, d'utiliser habilement les mots comme au Scrabble pour marquer des points. Se faire des alliés, apprendre. Et de là tout devient possible.
Un livre pour les jeunes d'âge ou d'esprit; pour ceux qui ont oublié qu'ils ont été jeunes; pour les enseignants; pour les parents de ces jeunes et les parents de ceux qui ont oublié qu'ils ont été jeunes; pour les autres et pour tous les gros cochons qui n'ont rien appris de la liberté et des différences.
Lien : http://www.miouze.ca/les-mau..
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MarionVictoria
  17 mai 2013

Croc! Miam! J'ai avalé ce livre en une soirée. Pour ceux qui me suivent sur le blog, il a eu le mérite de me permette d'en finir avec ma gueule de bois littéraire!
Ceci étant dit, je ne rejoins pas tous ceux qui ont écrit des chroniques dithyrambiques sur ce roman de Susin Nielsen, qui l'ont qualifié de «génialissiiiiiiiime!!!!». Non, c'est un bon livre, mais tout de même, il n'est pas question ici de génie. L'écriture est captivante, l'analyse sociologique est minutieuse, l'humour est juste, les personnages sont attachants et leur authenticité est un ravissement, voici qui est grandement suffisant pour recommander chaleureusement ce livre.
Mais, plus qu'à n'importe quelles autres personnes, c'est aux responsables de tous les programmes qui fleurissent un peu partout dans les écoles du Québec et qui visent à lutter contre l'intimidation que je recommande ce livre. Mieux que ça, je crois qu'il serait un outil idéal et diablement efficace s'il était mis entre les mains des jeunes partout dans notre belle province. Il me semble que la lecture de ce roman et son analyse en classe en groupe serait un excellent point de départ à des discussions constructives sur ce sujet sensible.
Aujourd'hui donc, je demande officiellement que «Les maux d'Ambroise Bukowski» soit un livre OBLIGATOIRE pour tout élève scolarisé au Québec.
Suis-je trop utopiste?
Puis-je compter sur votre soutien?

Lien : http://austintoutvabien.over..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   25 mars 2019
Le jour où j’ai failli mourir, le ciel était magnifiquement
bleu. C’était agréable après la pluie du début de la semaine. Quelques nuages s’accrochaient encore aux montagnes du North Shore, mais ils étaient loin.

Je mangeais assis à une table à pique-nique dans la cour de l’école malgré le temps plutôt frais — on était à la mi-octobre. Je préférais toutefois me tenir loin de la salle de repas bruyante et surpeuplée, et même dangereuse pour moi quand les autres élèves cherchaient à me faire trébucher. On se sent parfois plus seul au milieu des gens qu’au milieu de nulle part.

Je mastiquais une bouchée de mon sandwich en contemplant mes chaussures de sport flambant neuves. Seul un œil très aiguisé aurait su déceler que ce n’était pas une paire de vraies Reebok. Maman ne pourrait jamais m’en offrir, mais j’avais déniché cette copie pratiquement identique pour le quart du prix dans un magasin du quartier chinois, où elle m’avait emmené
le samedi précédent.

Ils étaient beaux, mes nouveaux souliers, vraiment beaux,
d’un blanc éclatant avec deux traits bleu marine sur le côté et des lacets assortis. En y repensant bien, je n’aurais pas dû porter mes chaussettes orange fluo ce matin-là, mais ce n’était quand même pas si mal. J’en oubliais presque mon pantalon trop court.
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CielvariableCielvariable   25 mars 2019
J'ai repris une bouchée de mon sandwich en me disant que, tout compte fait, ma conversation avec Nif-Nif, Naf-Naf et Nouf-Nouf s'était plutôt bien passée, lorsque j'ai soudain ressenti des démangeaisons partout, suivies d'un resserrement distinct de ma gorge. Je connaissais cette sensation. J'ai retiré la tranche de pain supérieure de mon sandwich, et comme de juste je suis tombé dessus. Une cacahuète. Ou, pour être précis : une demi-cacahuète. L'autre moitié se trouvait dans mon tube digestif, et moi, j'entrais en choc anaphylactique. C'est-à-dire que toutes les muqueuses de ma gorge enflaient et que je ne pouvais plus respirer, ou presque.
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CielvariableCielvariable   25 mars 2019
Il est très difficile de refuser quoi que ce soit aux Trois Gros Cochons. Je les appelais comme ça (mais toujours en silence parce que je tiens à la vie), car j’avais découvert les « Trois petits cochons » il y a quelques années, lors d’un festival Disney où ma mère m’avait emmené et où l’on avait regardé de vieux films pendant presque quatre heures sans arrêt. Troy était Nouf-Nouf, le chef de la bande, Mike était Nif-Nif et Josh était Naf-Naf. Mais ça n’avait pas vraiment de bon sens parce que les Trois
petits cochons sont amusants. Troy, Mike et Josh ne l’étaient pas pour deux sous.
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CielvariableCielvariable   25 mars 2019
Mais, évidemment, me dire de ne pas approcher Cosmo, c'était comme dire à un petit enfant de ne pas lécher un poteau métallique en hiver quand il gèle. Aussitôt, il ne va plus penser qu'à une chose: poser sa langue contre le poteau métallique. Que se passerait-il? Est-ce qu'on reste vraiment collé? Quel goût ça a? Est-ce qu'on s'arrache vraiment toute la langue en tirant? Cela devient une obsession, et je le sais d'expérience.
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CielvariableCielvariable   25 mars 2019
C’était le prénom de mon père. C’est pour ça que je m’appelle Ambroise. Il vient du grec ambrotos qui signifie « le divin, l’immortel ».
J’ai déjà souligné cette ironie à ma mère. Je lui ai dit : « C’est bizarre, non, étant donné que papa ne l’était pas du tout,
immortel… »
Maman ne m’a pas trouvé drôle du tout
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