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EAN : 9782330120566
240 pages
Hélium (03/04/2019)
4.2/5   135 notes
Résumé :
Félix Knutsson, douze ans trois quarts, vit avec sa mère, Astrid, et sa gerbille, Horatio. Tous trois habitent dans un Combi Volkswagen « emprunté ». Astrid assure, comme chaque fois, que la situation va s’arranger, dès qu’elle aura trouvé du travail, et fait promettre à Félix de garder le secret. L’adolescent tient sa langue et parvient à faire sa rentrée dans un nouveau collège, comme si de rien n’était.

Si les premiers temps, sous le soleil, sont f... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (89) Voir plus Ajouter une critique
4,2

sur 135 notes
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Ileauxtresors
  31 mars 2020
Cinq pages, et nous voilà suspendus à la plume de Susin Nielsen. Félix n'a pas l'air bien dangereux, mais il a toutes les peines du monde à répondre aux questions de la policière : nom ? Adresse ? Ces fondamentaux ne sont pas une évidence pour lui. C'est « provisoire », mais avec sa mère, ils vivent dans un combi Volkswagen « emprunté ». Nous voici aussi curieux que la policière : comment en sont-ils arrivés là ? Et que vont-ils devenir ? le plan de Félix de remporter le jackpot de la version canadienne de Questions pour un champion est-il réaliste ?
Les situations et les personnages, tous plus romanesques les uns que les autres, piquent notre curiosité, nous faisant tourner les pages avec avidité. Et évidemment, on VEUT savoir si Félix parviendra à conquérir son émission de télévision favorite et à tirer son foyer du pétrin !
Lors de cette lecture à voix haute qu'ils ont adorée, les enfants ont été constamment tiraillés entre cette soif de connaître le fin mot de l'histoire, l'envie de céder à l'humour irrésistible de Susin Nielsen et une vraie prise de conscience de ce que signifie la pauvreté. Ce roman évoque avec beaucoup de finesse les innombrables glissements, parfois imperceptibles, qui entraînent dans une spirale de galères dont il devient difficile de s'extirper. La misère se matérialise de façon très concrète, douloureuse et stigmatisante. On réalise la valeur d'un réfrigérateur plein, d'une prise électrique, de toilettes à disposition.
Ce texte d'une profondeur surprenante suscite aussi mille réflexions sur la famille, l'entraide, la tolérance, les croyances, les dilemmes moraux aussi. J'ai aussi été très touchée par ce qu'il dit de l'âge de l'adolescence qui provoque une détresse mêlée d'exaltation en levant le voile sur certaines illusions de l'enfance.
Proposer un roman aussi divertissant à partir de ces thématiques, c'est très fort ! D'où vient toute cette bonne humeur ? Peut-être d'un univers décalé et réjouissant qui métisse le Canada et la Suède, avec aussi un peu de France, de Syrie et de Haïti ? Ou de sa galerie de magnifiques personnages pleins de contradictions qui ne les rendent que plus attachants ? Impossible de résister à la tendre lucidité de Félix, garçon hors-norme plein de sagesse face à ses nombreux dilemmes. Ou à sa mère, artiste entière et sans doute un peu trop franche, fragile derrière son orgueil, ses avis tranchés et sa misanthropie. Mais pleine d'inventivité lorsqu'il s'agit de les tirer des situations les plus inextricables.
Un roman au potentiel de sympathie immense ! Il n'y a plus qu'à nous mettre d'accord sur le prochain livre de Susin Nielsen que nous allons découvrir : avec elle, nous remontons dans n'importe quel combi Volkswagen !
Lien : http://ileauxtresors.blog/20..
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Nadael
  04 juillet 2019
C'est chouette un Combi Volkswagen Westfalia, vintage à souhait. Un phénomène de mode aujourd'hui! C'est joyeux, coloré, ça fait penser aux vacances, à l'aventure, à l'insouciance des années 70. Alors quand Astrid dit à Félix, son fils de bientôt 13 ans, qu'il va leur falloir vivre, faute d'argent, quelques temps tous les deux – trois avec Horatio la gerbille – dans ce petit camion aménagé – emprunté -, il n'est pas vraiment convaincu. Mais c'est l'été et si ce n'est que pour une poignée de semaines pourquoi pas… Sauf que le temporaire s'installe. C'est l'heure de la rentrée scolaire, et ils n'ont pas de logement. En rusant, il parvient à s'inscrire. Astrid, mère célibataire, artiste dans l'âme, enchaîne les petits boulots. Constamment, elle est renvoyée à cause de son franc-parler, son impertinence, sa fantaisie. Jour après jour, elle s'enlise un peu plus mais par orgueil ne veut pas se faire aider. Et surtout prie Félix de n'évoquer à personne leur précarité. de peur qu'on les sépare… Au collège, Félix joue le jeu, garde le secret. Il a des amis, des moments de joie, c'est un garçon intelligent, sensible, courageux, il a la tête sur les épaules. Se dit que ça va s'arranger, que les lendemains chanteront forcément… Mais l'automne arrive, le combi se rafraîchit, les repas diminuent, les vêtements s'usent, l'air à l'intérieur se restreint, la promiscuité pèse, et les commodités à l'extérieur il n'en peut plus… Pas toujours facile de faire bonne figure devant les copains, de faire confiance à sa mère, d'avoir foi en un avenir meilleur. La tristesse, la colère, la peine l'envahissent tour à tour. Il en veut à Astrid et sent que c'est à lui de faire quelque chose pour changer la donne. Il a une idée : être le gagnant de son émission favorite « Qui? Que? Quoi? Quand? » qui prépare une spéciale Junior, et remporter ainsi les 25000 dollars mis en jeu. Grâce à sa bonne culture générale, Félix passe les sélections avec succès…
Un roman avec plein d'humanité dedans, des personnages émouvants et tellement authentiques, des dialogues tour à tour drôles tendres et graves. Aucun pathos, aucun jugement. La vie telle qu'elle est, avec naturel beauté limpidité douleur. La précarité, sa réalité, abordée avec intelligence sans mièvrerie. À la lecture, nos yeux brillent souvent : on rit on pleure. On est touché, infiniment.
Lien : https://lesmotsdelafin.wordp..
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FabtheFab
  08 avril 2021
Félix Fredrik Knutsson, douze ans, vit seul avec sa mère Astrid Anna Knutsson à Vancouver au Canada. Ils ont tout d'abord habité chez sa grand-mère, Mormor en suédois, dans une petite maison dans le New Westminster et sa mère avait alors deux emplois, professeure de peinture le soir à l'université Emily-Carr à Vancouver et standardiste pour une compagnie d'assurance mais à la mort de Mormor, Astrid a acheté un appartement dans la banlieue de Vancouver à Kitsilano mais elle n'a pas eu de chance, l'immeuble avait été construit dans une zone marécageuse et s'enfonçait dans le sol et elle n'a pas pu tenir les frais de copropriété pour sauver l'immeuble. Elle a perdu beaucoup d'argent. Ils ont habité un sous-sol puis ils ont été expulsés. Astrid a perdu son emploi de serveuse car elle est cyclothymique et peut être virulente. Ils se retrouvent dans un Combi Volkswagen et s'enfoncent dans la pauvreté. Heureusement, Félix souhaite aller dans le collège du quartier de son enfance et il y retrouve Dylan Brinkerhoff, un ancien camarade de classe et il fait la connaissance de Winnie Wu en classe spéciale de français. le quotidien est de plus en plus difficile pour Félix d'autant que sa mère s'enfonce peu à peu dans la dépression. Il décide de participer à une émission télévisée Qui, que, quoi, quand ? afin de gagner jusqu'à vingt-cinq mille dollars.
Comme toujours, Susin Nielsen a l'art de parler des réalités de société à hauteur d'enfant, ici elle aborde la pauvreté, les SDF, l'homosexualité - du frère de la mère du héros rejeté du coup par ses parents, devenu marginal et mort d'une overdose / du père du héros - un ami de la mère du héros qui accepte un don de sperme - et l'homoparentalité.
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lirado
  05 décembre 2019
Dés les premières pages de Partis sans laisser d'adresse de Susin Nielsen, j'ai éprouvé de la sympathie pour Félix, le narrateur de cette histoire. Dés ce début dans un commissariat, Susin Nielsen donne le ton de ce roman qui parle avec humour et tendresse d'une situation pourtant loin d'être heureuse et facile au quotidien : la précarité, la vie de SDF quand on est un ado. En effet, depuis quelques mois Félix et sa mère ont vu leur situation se dégrader. Alors qu'ils vivaient encore jusqu'à l'été dans un petit studio avec le dernier copain d'Astrid, la mère, ce dernier est parti et mère et fils se retrouvent à la rue lorsque le loyer n'est plus payé. Pour s'en sortir, ils « empruntent » le combi de l'ancien petit ami. Commence alors une petite vie de débrouilles tandis que Félix fait son entrée dans un collège où il retrouve un ami d'enfance.
Ce que j'ai le plus aimé dans Partis sans laisser d'adresse c'est avant tout le style chaleureux et drôle de l'auteur ainsi que les personnages qu'elle imagine. J'ai notamment aimé le duo antithétique que forme Astrid et Félix. Ainsi la mère a tendance à rencontrer les mauvais mecs, à perdre facilement son travail à cause de son franc-parler, à n'avoir pas toujours une vision des choses sur le long terme et à se laisser envahir par toutes ses émotions (bonnes ou mauvaises). Félix, lui, est du genre débrouillard, posé, optimiste et un brin philosophe. Si la situation a de plus en plus viré à la catastrophe depuis qu'il est né, au point de finir par vivre dans un combi, il garde toujours l'espoir que les choses vont s'arranger et en attendant…il se débrouille ! Ainsi, il suit Astrid dans ses projets fantasques et petits arrangements avec la réalité, avec beaucoup de bienveillance. On admire aussi sa ténacité, son courage et sa capacité à traverser les épreuves de la vie sans jamais se plaindre.
Même si le thème de Partis sans laisser d'adresse est difficile, l'histoire de Susin Nielsen est à l'image de son jeune narrateur : joyeuse. C'est une véritable aventure humaine qui est mise en scène. Une tranche de vie, tout simplement, avec ses rebondissements, ses joies, ses peines et ses espoirs. La précarité racontée sans jugement, sans pathos. La fin est positive, presque idyllique mais cela donne un peu de joie dans ce monde parfois refermé sur lui-même, où chacun semble insouciant des problèmes des autres.
Lien : http://www.lirado.fr/partis-..
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asdelalecture
  15 janvier 2021
Ce livre raconte l'histoire d'un enfant, Félix, qui a presque 13 ans, et de sa mère Astrid. Ils vivent dans un combi Volkswagen. Ils sont pauvres. Pour résoudre les problèmes financiers de sa famille, Félix veut participer à son émission télévisée préférée : Qui, Que, Quoi, Quand ?
L'histoire de ce livre est intéressante mais à mon goût, il manque de l'action donc le livre s'éternise un peu. Ce livre montre aux lecteurs que la vie est difficile quand on est pauvre. Il nous fait aussi réfléchir sur les problèmes de société.
Bastien

Mais qui ? Où ? Pourquoi ?
Susin Nielsen, une auteure qui fut primée pour son premier roman Moi, Ambroise, roi du scrabble, a écrit de nombreux ouvrages dont Partis sans laisser d'adresse.
Il s'agit d'un roman, dans lequel Félix, un enfant de 12 ans, vivait chez sa grand-mère, au Canada, avec sa mère Astrid ; à la mort de celle-là, il déménagera de nombreuses fois avec sa mère, jusqu'à domicilier dans un Combi Volkswagen "emprunté". Astrid, ayant du mal à garder un travail à long terme, crée une insécurité financière, que Felix tentera de palier en participant à un jeu télévisé ; mais que de mésaventure jusque- là...
Ce livre m'a plu pour plusieurs raisons :
- D'une part car il met en avant plusieurs valeurs morales dont l'importance de l'aide que peut porter l'amitié, et la nocivité du mensonge,
- D'autre part, il nous ouvre sur le monde en faisant prendre conscience des problèmes de la société (SDF), et aussi en nous faisant découvrir des villes du Canada.
S'il fallait le noter, je lui attribuerais la note des 4/5.
Je recommande ce livre pour ceux qui sont sensibles aux problèmes qui arrivent dans le monde mais aussi à ceux qui aiment les histoires d'amours filiales et d'amitié.
D'ailleurs l'extrait le plus marquant de ce livre pour moi se trouve dans la dernière phrase de cet ouvrage, page 227 : "Moi , je choisis de croire" (croire en les autres).
Mataï
Partis sans laisser d'adresse:
L'auteur s'appelle Susin Nielson.
Les personnages principaux sont Félix et sa mère, Astrid.
Félix a 12 ans , qui vit dans un Combi Volkswagen "emprunté". Sa mère n'arrive pas à trouver de travail "à son goût" et se retrouve parfois dans des périodes "sombres". Pour aider sa mère à gagner de l'argent, il va participer à un jeu télévisé avec ses amis, Dylan et Winnie.
C'est une histoire de vie.
Ce livre m'a plu car il est émouvant et plein de rebondissements.
Maëlys

Quand on veut, on peut!
Partis sans laisser d'adresse est le 6ème roman que Susin Nielsen publie.
Susin Nielsen débute sa carrière en rédigeant des scénarios pour des séries télévisées puis se lance dans l'écriture de romans destinés à la jeunesse.
Félix à douze ans et quelques et vit au Canada. Quand il aménage dans un Combi Volkswagen avec sa gerbille, Horation Blass, qui se prénomme comme le présentateur de son émission préférée : Qui, Que, Quoi, Quand ? et sa mère, cette dernière lui assure que cette façon de vivre n'est que temporaire ; c'est comme s'ils prenaient de longues vacances.
Félix décide de la croire et apprécie les “vacances” qu'il passe dans le camping-car. Puis, arrive le moment où il doit faire son entrée au collège.
Petit, il avait toujours voulu parler français, comme sa mère et son père. Son rêve, d'entrer dans une des rares écoles proposant du français, pouvait enfin se réaliser mais pour pouvoir se scolariser dans ce collège, il lui fallait une adresse fixe… et c'est ainsi que des mensonges - des plus futiles au plus graves - sont apparus dans la vie de Félix.
Quand il découvre qu'une émission Qui, Que, Quoi, Quand ? junior permettant de gagner 25 000 $, va être réalisée, il décide de s'inscrire pour tenter de gagner et de sortir sa mère de la misère.
Entre les hauts et les bas de la vie, Félix entre dans le monde des adultes trop tôt et trop brutalement .

Ce roman m'a plu car c'est un thème/genre de roman que j'aime bien, mais aussi parce j'avais envie de savoir le sort de Félix et sa mère (un roman très captivant à mon goût). C'est un livre à ne pas rater, qui parle de misère et peut-être d'une happy-end, qui sait ? Il nous fait réfléchir et comprendre que nous sommes gâtés par la vie.
Je recommande ce livre pour ceux qui aiment des histoires basées sur des faits réels et qui parlent d'entraide. Ce livre est facile à lire.
“Astrid n'a pas eu beaucoup de chance avec eux [des gens]. Mais je ne suis pas ma mère. Et moi, je choisis d'y croire.” page 227.
Carla
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critiques presse (5)
Ricochet   17 juin 2019
Susin Nielsen signe un roman psychologique tristement réaliste sur une famille monoparentale devenue SDF [...] Un récit poignant sur un sujet touchant toujours plus de personnes qui, heureusement ici, trouve une issue heureuse.
Lire la critique sur le site : Ricochet
LeDevoir   20 mai 2019
Évitant les clichés, l’auteure met en scène des personnages entiers qui portent à bout de bras et sans complaisance le thème de l’itinérance.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LeSoir   13 mai 2019
Dans Partis sans laisser d’adresse (dès 11 ans), Susin Nielsen aborde un sujet grave, la pauvreté, mais avec un humour loin d’être indigent.
Lire la critique sur le site : LeSoir
LeSoir   13 mai 2019
Dans Partis sans laisser d’adresse (dès 11 ans), Susin Nielsen aborde un sujet grave, la pauvreté, mais avec un humour loin d’être indigent.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Actualitte   07 mai 2019
Encore une fois Susin Nielsen [...] nous offre un roman frais, drôle sur un fond social qui ne l’est pas du tout, un trio d’ami.e.s attachants et une fin pas forcément attendue !
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   05 janvier 2020
Soyons clairs : je ne souffre pas de malnutrition, pas trop en tout cas. Je ne pense pas avoir le scorbut ni une carence en vitamines ni rien du genre. Nous faisons nos courses dans une épicerie où on peut se procurer à de très bon prix des fruits et légumes sur le point d’être jetés. Et à l’occasion, ma mère… Mais je vais trop vite, encore. Je vais être franc : certains aspects de la vie en Westfalia deviennent plus difficiles avec le temps. Comme le fait de ne pas avoir de toilettes. C’est ça qui me manque le plus. Nous essayons toujours de passer la nuit près de toilettes publiques. Nous faisons nos besoins dans des cafés ou chez McDonald’s, qui a de très belles installations […] Nous faisons de notre mieux, mais tout de même. Ce que je donnerais pour avoir des toilettes bien à moi…
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letilleulletilleul   28 avril 2019
Nous n’avons pas toujours vécu dans un camping-car. Ça, c’est seulement depuis quatre mois. À l’époque pcv (pré-Combi Volkswagen), nous occupions un sous-sol de trente-sept mètres carrés. Avant cela, un appartement de cinquante-six mètres carrés. Et avant cela, nous avons carrément été propriétaires d’un appart de soixante-quinze mètres carrés.
Et encore avant, nous habitions chez Mormor.
 
Chez Mormor
 
Mormor signifie « maman de maman » en suédois. C’était ma grand-mère. Astrid et moi avons vécu avec elle, dans sa petite maison de New Westminster, jusqu’à mes six ou sept ans. C’était très encombré, plein de bibelots suédois ; elle devait bien avoir cinquante chevaux de Dalécarlie en bois, peints en bleu et rouge. Elle avait aussi une vaste collection de tomtar.
+ Lire la suite
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IleauxtresorsIleauxtresors   31 mars 2020
Abélard me rappelait Jésus, mais seulement physiquement. Il avait les cheveux longs et châtains, un petit bouc de hipster et une moustache. Il se disait bouddhiste et jacassait beaucoup sur la paix, l’amour et la tolérance, ce qui aurait été très bien s’il n’avait pas été si minable. Déjà, il tapait de l’argent à ma mère, alors que c’était évident qu’elle joignait à peine les deux bouts. Et en plus, il avait un sale caractère. Il insultait Astrid parce qu’elle mettait ses affaires de yoga dans le séchoir au lieu de les laisser sécher sur un fil, ou parce qu’elle avait interrompu sa méditation sans le faire exprès.
C’était un bouddhiste mal embouché. Je ne pouvais pas le sentir.
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IleauxtresorsIleauxtresors   31 mars 2020
- Merci, mais on n’a pas besoin d’aide.
- Tu es sûr ?
- Certain. On va s’en aller très bientôt.
- Ah bon ? Où ça ?
- Je ne sais pas encore ; Mais j’attends une rentrée d’argent. La seule question, c’est combien.
- Un héritage ?
- Non.
- Tu comptes vendre des objets de valeur ?
- Non.
- Dévaliser une banque ?
- Très drôle. Non.
- Alors d’où viendra-t-il, cet argent ?
- D’un jeu télévisé.
- Ah, alors là, tu m’intrigues. Raconte.
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IleauxtresorsIleauxtresors   31 mars 2020
J’avais reçu Horatio en cadeau pour mes dix ans. Ce que je voulais, moi, c’était un chien, et j’avais donc été d’abord déçu de me retrouver avec un rongeur. Mais en regardant ses petits yeux noirs, en caressant son pelage noir et blanc tout doux, j’étais tombé amoureux. Même s’il ne savait pas rapporter, ni courir, ni donner la patte, et même s’il avait une cervelle grosse comme une cacahuète, je l’adorais. C’est pourquoi, en le voyant perché en équilibre instable sur notre fourbi, j’ai craqué. Et si sa cage était tombée et qu’il s’était fait mal ? Et si elle avait été mal fermée et qu’il s’était enfui ? Et si un chien affamé était passé par là ? Horatio n’avait pas l’air traumatisé, mais d’un autre côté ce n’est pas facile de déchiffrer les émotions complexes des gerbilles.
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