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Critiques sur Le gai savoir (17)
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peloignon
  30 janvier 2013
Après le sobre et abrasif « Humain...trop humain » que Nietzsche dicte à Peter Gast au cours des sombres jours qui suivent sa rupture avec son idole Wagner et au cours desquels il est particulièrement atteint par le mal qui le rongera désormais, l'espérance d'une rémission a bien fini par se faire sentir et, de son esprit convalescent, l'« Aurore » fragile a surgie avec légèreté, esquissant d'une manière encore indéterminée de sublimes possibilités à développer.
Et nous voilà soudain devant « le gai savoir »! Nous pénétrons, attirés par les rythmes mystérieux et gracieusement dansants des poèmes d'introduction, dans un monde où l'eau plate du savoir nous est présentée sous la jolie forme d'un pétillant Champagne. Quel esprit saura en jouir sans y perdre sa sobriété? Voilà le défi qui nous y est lancé!

13 Pour les danseurs
Glace lisse
Un paradis
Pour qui sait danser

35 Glace
Oui, parfois je fais de la glace :
La glace est utile pour digérer!
Si vous aviez beaucoup à digérer,
Oh, comme vous aimeriez ma glace!

Le moment est venu de prendre du recul devant les folies qui nous entraînent d'une main de fer. La religion, la morale, l'art, la science ne valent pour nous que si nous le voulons bien. Aucune voie ne saurait en imposer à notre joyeuse envie de nous esclaffer. Rien n'est exempt de travers ridicules, d'absurdités, d'erreurs de calcul dans l'économie des fins et des moyens. Et pourtant, l'intention demeure toujours de viser la vérité la plus sérieuse et la plus dure. La santé, c'est l'état de liberté qui découle de cette prise de distance à la fois lucide et ironique par rapport à la vérité, car cette dernière n'est rien d'autre que la mort.
Alors apprenons à nous baigner librement de sublimes illusions. Non pas pour en faire notre état permanent et sombrer ainsi dans la médiocrité ambiante, mais pour s'éclater dans l'enthousiasme le plus pur, dans l'instant fugace d'un spasme d'existence inoubliable, avant de retourner toujours, de plus en plus profondément, à l'implacable vérité. Voilà ce qu'est Nietzsche pour moi, mes amis. Ecce Homo!
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colimasson
  10 décembre 2012
Un des livres les plus tonitruants de Nietzsche ! le Gai Savoir marque une forme de renaissance à la vie et s'inscrit en tant que tel dans l'existence de l'auteur. Après avoir été totalement abattu par affres de la maladie et de la souffrance, après avoir écrit, dans une lettre à Overbeck : « Je ne comprends plus du tout à quoi bon je devrais vivre, ne fût-ce que six mois de plus [...] », Nietzsche connaît une rémission qui le fait passer des bas-fonds au faîte de l'énergie et du dynamisme. Modèle du maniaco-dépressif ? On lit alors des pensées situées à l'antithèse de ses écrits les plus désespérés, condamnant les volontés de vivre affaiblies en même temps que le pessimisme à la Schopenhauer ou le romantisme à la Wagner.


« Vivre –cela veut dire : rejeter sans cesse loin de soi quelque chose qui tend à mourir ; vivre –cela veut dire : être cruel et inexorable pour tout ce qui en nous n'est que faible et vieilli, et pas seulement en nous. »


Les exhortations à la vie sont virulentes et révèlent peut-être le regard d'un homme qui souhaite faire une croix sur un passé de souffrance. Ce qui semble s'écouler de la plume de Nietzsche, avec toutes les apparences d'une certitude inébranlable, n'est peut-être qu'une forme d'auto-persuasion d'autant plus affirmée qu'elle se sait bancale ? car quelle virulence Nietzsche emploie-t-il à condamner tous les instincts contraires à cette redécouverte de la vie dans toute sa puissance, alors même qu'il appelle au mépris des formes les plus affaiblies de l'existence. Il n'empêche, ces passages enflammés transcrivent une vitalité indéniable, qui stupéfie et qui véhicule un courage et une force bien réels –si tant est qu'ils prennent leur source dans une origine moins stable.


Ce sentiment d'être doté d'une énergie presque infinie enjoint Nietzsche à se séparer du commun des mortels, à ceux qu'il appelle, avec un mépris affiché et assumé : le « troupeau ». Ce qui le différencie semble se situer au niveau de la morale : une fois encore, avoir atteint des sommets de désespoir a fait rejaillir chez Nietzsche une vision du monde qui dépasse les exigences habituelles. Il ne voit plus que l'inanité d'une foule de « travestis » qui se réunit sur scène pour jouer une pièce d'un romantisme graveleux.


« Nous aussi nous fréquentons des « personnes », nous aussi nous revêtons modestement le vêtement sous lequel (et comme quoi) on nous connaît, estime, recherche, et ainsi vêtus nous nous rendons en société, c'est-à-dire parmi des travestis qui ne veulent pas qu'on les dise tels : nous aussi nous agissons en masques avisés et coupons court à toute curiosité qui ne se bornerait pas à notre « travestissement ». »


Et là où certains se perdent derrière leurs travestissements, Nietzsche et les autres « hommes supérieurs », sans être dupes de leur obligation à céder eux aussi à ce procédé, se contentent d'y voir une obligation sociale qui n'efface en rien la véritable personnalité de celui qui se pare pour les mondanités.


Superficialité, superficialité… à bannir, tout comme Nietzsche condamne la « profondeur » creuse des hommes de science de son siècle. A s'échiner à dévoiler une vérité qui abolirait toutes les autres, l'humanité risquerait de tomber dans un nouveau fanatisme –après celui qu'a pu engendrer, par exemple, le christianisme. Ces professeurs d'une foi nouvelle s'accapareraient une image de profondeur qu'ils ne méritent pas –en contre-exemple, Nietzsche cite les grecs antiques, véritables défricheurs des abysses qui ne livraient leurs découvertes qu'après être remontés à la surface des choses.


« Que seule une interprétation du monde soit légitime, où vous autres subsistiez légitimement, où l'on ne puisse explorer et continuer de travailler scientifiquement que dans votre sens (-vous voulez dire somme toute mécanicistement ?) et qui n'admette autre chose que compter, calculer, peser, voir et saisir, voilà qui n'est que balourdise et naïveté, quand ce ne serait pas de l'aliénation, du crétinisme. »


Peu à peu se révèle le concept de Gai Savoir situé à la fois au-delà des pensées moralisantes et avilissantes du « troupeau » mais aussi au-delà des airs empruntés et tortueux des hommes de science « spécialisés » à la vision du monde réductrice. le Gai Savoir s'abreuve plutôt à la Vie et aux grands espaces et s'amuse des tragédies qui parsèment les existences de ses sujets –ridicules à l'égard de la Vie dans l'absolu. Pour un savoir virevoltant et redevenu léger après avoir connu la profondeur, Nietzsche propose des formes brèves et clinquantes (« Plaisanterie, ruse et vengeance ») et des poèmes qui le surprennent lui-même (« Chanson du prince hors-la-loi ») :


« Toi, poète ? Toi, un poète ?
As-tu donc la tête dérangée ?
« Mon cher Monsieur, vous êtes un poète »
Dit l'oiseau Pic, hochant l'épaule. »


Et au-delà de Nietzsche et de son Gai Savoir, que peut-on espérer trouver ? Cette question, l'auteur ne semble pas se l'être posée et cette négligence est surprenante au regard d'un homme qui vilipende les certitudes du « troupeau ». Sa vision du monde est supérieure en ce qu'elle exalte la puissance de vie –il faut donc supposer que cette puissance est accompagnée d'un jugement de valeur, et veiller à ce que ce jugement ne soit pas l'initiateur d'une nouvelle morale- et qu'elle autorise l'expression des sentiments égoïstes : la fierté, la puissance, la combattivité qui, s'ils nuisent parfois à autrui, constituent un moteur essentiel pour l'individu pris en lui-même.


Plus que dans ses autres livres Nietzsche ne s'expose ici à ses propres contradictions. On pourrait essayer de les critiquer, mais à quoi bon ? Quel serait l'intérêt de remettre en question des convictions qui sont nées d'une rémission –brève- de la dépression et qui sont, avant toute chose, une déclaration d'amour adressée à la vie et à l'espoir d'un avenir plus léger ?
Lien : http://colimasson.over-blog...
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Drych
  08 février 2019
Félicitations aux auteurs de critiques positives, mais tous les cerveaux ne doivent pas être construits de la même manière. A leur lecture, tous les aphorismes en vers du prologue m'ont fait les mêmes effets que l'art des plasticiens contemporains. Au mieux, certains m'ont parlé parce qu'en cherchant bien, j'y ai retrouvé le sens de quelque chose que j'avais déjà compris. Pour les autres, le sens caché m'est resté hermétiquement dissimulé. Mes synapses orientent manifestement ma sensibilité vers d'autres voies, limitant ma réceptivité à ce type de communication. Lire et relire ne change pas grand chose. Les premiers textes suivants, en prose, sont apparement plus accessibles mais force est de constater que je n'ai pas l'impression d'apprendre, ni même retenir, grand chose de ma lecture laborieuse. le style de la traduction littérale d'Henri Albert, soucieux de fidélité au texte original, assez lourd, n'aide pas. La lecture sur tablette non plus. Peut-être plus tard, quand quelque court circuit salutaire aura débloqué la voie. Dommage de jeter l'éponge si vite, car l'envie était là. Je me réjouissais de retrouver, en version originale, la philosophie dépoussiérante de Nietzsche, dont j'entends parler partout, mais ma motivation n'est pas encore assez mure. J'arrête en cours de route, je vais garder ce livre pour le picorer par petites doses en attendant la révélation.
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chartel
  21 septembre 2007
L'un des thème de l'essai se rapporte à la moralité : l'homme est préoccupé et attaché à un unique objectif, servir ce qui contribue à sa conservation, c'est à dire à l'instinct de conservation de vie. Et qu'il n'y a pas d'hommes utiles ou nuisibles, que chacun contribue à cet instinct de vie : « L'homme le plus nuisible est-il encore le plus utile, dans la perspective de la conservation de l'espèce ; car il entretient chez lui, ou bien, par son action, chez d'autres des pulsions sans lesquelles l'humanité serait depuis longtemps avachie ou aurait pourri ».
Deuxième principe nietzschéen : Comme tout est futilité, puisque Dieu est mort, nous pouvons rire de tout. Pourtant, l'époque de Nietzsche était encore l'époque de la tragédie, de la morale religieuse. Seuls les créateurs, les artistes, par leur imagination pouvaient bouleverser les apparences et les idées reçues sur l'existence.
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Laura94
  24 novembre 2014
Je dois avouer avoir été surprise par cette oeuvre! Je l'ai débutée non sans appréhensions, qui toutefois ont rapidement été détournées.
Nietzsche nous propose dans cette oeuvre un certain nombre de pensées détachées, sur la morale, sur la littérature, sur l'homme, et bien d'autres encore. Ces pensées sont parfois liées, parfois sans rapports, et bien sûr certaines se révèlent plus intéressantes que d'autres (encore que, ce dernier point relève surtout de la sensibilité des lecteurs). L'écriture y est simple est claire, et c'est bien sur ce plan que j'ai été surprise. Jamais pompeux ni entortillé, Nietzsche nous faire suivre sans difficulté le flux de sa pensée. Vraiment une bonne oeuvre
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Fx1
  11 avril 2014
Cette oeuvre est peut étre la plus représentative de l'oeuvre de Nietzche sur le plan de l'écriture. Nietzsche présente ici sous fome d'aphorismes des pensées courtes et puissantes . Cela pour cerner le caractére de l'étre humain et décrire les maux de la société. le gai savoir c'est au fond un peu l'introduction à Ainsi parlait Zarathoutra . Ici Nietzche aborde principalement la morale commune qui selon lui etouffe l'individu. La condition de l'homme est également abordée ,entre autres l'aliénation de l'ouvrier qui s'oublie sous prétexte d'aider la société . Pour Nietzche l'homme ne peut étre compris qu'a partir de ces racines. Il dresse un constat impitoyable des illusions de l'homme par rapport à lui méme. L'on peut critiquer la vision de la gente féminine presente ici , l'un des points noirs de ce livre . L'on retrouve l'importance de l'art dans la perception de Nietzche . Ainsi bien sur que ces théories sur la mort de Dieu . La pensée de Nietzche n'est pas une ode a la mort , mais une ode à la vie . L'on voit bien ici l'homme qui remonte des limbes qu'il a cotoyer . Cet ouvrage c'est un peu sa thérapie pour tenter de sortir de la torpeur dans laquelle il s'était perdu pendant un certain temps . Hormis sa vision trés critique des femmes , du à une expérience sentimentale douloureuse , l'on a ici une oeuvre majeure de ce philosophe qui a tant inspiré une figure comme Camus .
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FredMartineau
  13 février 2016
Néophyte en matière de philosophie et de grand auteur, j'avais rassemblé ma concentration pour me donner toutes les chances de saisir la pensée de Nietzsche. J'ai été déstabilisé par le manque de liant entre ses pensées et sa réflexion. La lecture m'a laissé la sensation, pour paraphraser le titre d'une oeuvre de Jean D'ormesson, de presque rien sur presque tout. Une partie de son discours passerait très mal aujourd'hui. Toutefois, j'ai pris du plaisir à le replacer dans son contexte social et historique. Je reste sur ma faim, mais pas découragé par la perspective de poursuivre mon voyage en terre philosophique.

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GuillaumeTM
  29 mars 2013
C'est l'un des ouvrages les plus connus de Nietzsche, enfin ! au moins le titre... le philosophe nous fait part, ici, de sa traversée difficile dans des océans de douleurs et de souffrance, puis comment il en est ressorti bien plus fort et plus profond qu'auparavant. Il s'agit toujours d'un grand oui à la vie même si l'idée du suicide pointe son nez par-ci par-là dans certains paragraphes. C'est dans ce livre, aussi, que le concept d'éternel retour fait sa première apparition. Il n'en reste que c'est l'un des livres majeurs du philosophe vitaliste, et qu'il ne faut pas le lire à la légère comme on lirait un roman de gare par exemple dixit Nietzsche lui-même sous une forme allégorique pareil à son habitude, à la toute fin du volume.
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Luniver
  28 avril 2012
Prélude au "Ainsi parlait Zarathoustra", cet essai est constitué d'une série d'aphorismes sur les thèmes favoris de l'auteur : critique de la moralité et de l'instinct de troupeau, l'art, la mort de Dieu, valorisation de l'instinct de vie,... Nietzsche nous entraîne dans beaucoup de domaines et requiert notre attention sur de nombreux points. Sans doute un peu trop pour moi, il y a certains thèmes qui ne m'ont pas particulièrement intéressé, et d'autres sujets qui ne me paraissent plus d'actualité à notre époque.

Le titre du livre est bien choisi : c'est bien la gaieté qui anime Nietzsche en rédigeant ce texte. Même si l'auteur sollicite notre réflexion en permanence, la lecture est très agréable.
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Klasina
  02 mai 2018
Un Gai savoir ? le titre est déjà évocateur de la philosophie nietzschéenne. Contre une tradition, qui associe le savoir à un bien désintéressé, en corrélation avec la morale ascétique, Nietzsche lève l'étendard du gai savoir. La question se pose au lecteur : existe-il un « gai » savoir, et au juste qu'est ce qu'un « gai savoir » ?
La tradition de la pensée philosophique a pris trop au sérieux l'objet de connaissance, la vérité. Elle a relégué la connaissance dans une forme immuable, rigide, niant par là l'élasticité même de la vie. Nietzsche nous dit qu'il faut préférer la légèreté, à l'image de la vie qui ne sait pas se figer.
La connaissance désintéressée nie purement la vie d'où le fait « qu'il est impossible de vivre avec la vérité ».
le Gai savoir est un savoir au caractère vivant, non réductible à des propositions vraies. Il est gaieté d'esprit par opposition au nihilisme que Nietzsche voit dans la tradition platonicienne. Comme on le voit aisément dans la préface de ce gai savoir, le gai savoir est une « victoire sur l'hiver », une guérison, une justification de la vie. Nietzsche invite ainsi à entrer dans l'univers du Gai savoir. Un univers complexe, poétique, dionysien qui joue avec les formes.
Entrer dans le gai savoir ? Il n'y a pas de guide, pas de sud, pas de nord. Nietzsche laisse déployer par fragments, sa pensée. le lecteur est seul face à cette désorientation de la pensée, face à ce qu'il pensait, de la vérité avec tant de fermeté. C'est que la philosophie authentique pour Nietzsche est un questionnement radical. La pensée traditionnelle était jusque là superficielle, n'osant pas remettre en cause l'absolu délégué de la tradition dès Platon.
le Gai savoir postule qu'il n'y a que des interprétations produites par nos pulsions. La réalité n'est qu'apparence et ne peut être qu'interprétée. Son interprétation est perspectiviste : elle est restreinte par des valeurs qui conditionnent à un nombre limité de points de vue. Autrement dit, la vie est jeu d'apparence et d'interprétations, et par là, la vie est art. Car l'art modèle les formes, les transforment. La vie est au coeur même d'un jeu de métamorphose.
Lire le Gai savoir aujourd'hui ? A ceux qui trouvent le savoir ennuyeux, inutile, osez donc ouvrir ce livre célèbre de Nietzsche qui vous désillusionnera de l'inertie perçue dans la connaissance. Non la connaissance n'est pas inutile, non la connaissance n'est pas rigide, la connaissance permet au contraire un approfondissement de la joie, une justification de la vie.
A ceux qui veulent aller au-delà des « on dit » sur Nietzsche, bien des préjugés peuvent tomber comme celui d'un philosophe à coup de marteau, critiquant la tradition, voulant se distinguer. le prototype de l'aristocrate. Mais c'est que Nietzsche avait compris que l'audace est affirmation de soi. Car l'audace nietzschéenne est justement une affirmation de la vie. Une vie légère, riante, dansante, chantante, comme le printemps s'annonçant après « une victoire sur l'hiver. »
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