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Jean-Pascal Bernard (Traducteur)Nathalie Besse (Traducteur)
EAN : 9782749902371
522 pages
Michel Lafon (24/03/2005)
3.95/5   282 notes
Résumé :
"Je l'aime. II représente tout pour moi. Je l'ai attendu toute ma vie et à présent il est là. (J'ai du mal à m'expliquer.) Avec lui je peux contempler mon existence dans sa totalité, comme une carte, passé et futur réunis, comme un ange... [..] Tout est déjà arrivé. Tout en même temps. " Nous avons tous déjà eu cette impression d'avoir rencontré une personne quelque part avant, ou de l'avoir connue dans une autre vie... Et si c'était dans un autre temps ? Quand Henr... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (64) Voir plus Ajouter une critique
3,95

sur 282 notes

Attention, cette critique contient autant de spoils que le Nutella d'huile de palme.

Best-seller classé par les Britanniques dans le top BBC de leurs oeuvres fétiches, "Le temps n'est rien" m'a laissée de marbre et je frémis en pensant qu'il côtoie dans cette sélection Dumas, Hugo, Tolstoï, Orwell, García Márquez ou encore Jane Austen.

Rien de louangeur à dire hélas sur "Le temps n'est rien" ; rien à retenir. Et pourtant j'apprécie les récits de voyage dans le temps et ici, justement, il est question de Henry, voyageur spatio-temporel. Mais attention, Henry ne s'amuse pas à parcourir la frise du Temps pour voir comment les Egyptiens ont érigé les pyramides ou comment Christophe Colomb a débarqué aux "Indes" ; non, Henry se promène entre les sixties et les années 2000 pour revivre des moments qu'il a déjà vécus. Choix narratif douteux.

Henry est beau gosse, Henry a une haute opinion de lui-même sous des dehors jeune-faon-inconsolable, Henry parle anglais, français, allemand et la langue des femmes avec... sa langue ("Si le cunnilingus était une discipline olympique, je serai champion."). Henry apparaît à des époques diverses, nu comme un ver, en général dans un environnement frigorifiant (la majeure partie du roman se situe à Chicago, faut-il rappeler qu'en hiver, Chicago est ensevelie sous la neige par -25° ?) et jamais au même âge. Il atterrit (sans soucoupe volante ni Delorean) fréquemment dans "le Pré", le jardin de la maison familiale de Claire qu'il voit pour la première fois lorsqu'elle a six ans et lui trente de plus... Leur grande histoire d'amour commence alors car Henry connaissant le futur, il sait que Claire sera sa femme.

Oui, il le sait, aussi sûrement que 2+2=4, et pour moi c'est déjà là que le bât blesse. Aucun suspense, aucune attente pour le lecteur puisque Henry ne peut influer ni sur le passé, ni sur le présent ni sur l'avenir. Il ne peut rien révéler non plus à part les bonnes cotations en Bourse, seul point délictueux et immoral du récit - ô frissons ! Donc, au final, le lecteur tient le rôle ingrat du spectateur passif de plus en plus lassé des sauts dans le temps de Henry (et qui donnent au lecteur une furieuse envie de faire des sauts dans la pagination) ; sauts dans le temps qui surviennent à peu près toutes les trois pages, on est plus vraiment sur un puzzle à ce rythme mais sur un écrasé de pommes de terre. Si les lieux changent peu lors des déplacements spatio-temporels de Henry (inexpliqués, inexplicables et pas crédibles), notre héros change par contre très souvent d'âge, âge qui ne correspond jamais à celui de Claire, j'ai rapidement renoncé à chercher une homothétie.

Je disais donc que le lecteur n'est qu'un spectateur passif qui doit s'enquiller 520 pages de descriptions répétitives et trop fournies du type : elle prend sa tasse, elle plonge sa cuillère, elle remue, le thé prend une couleur de caramel trop cuit, elle ajoute un sucre, elle le regarde se dissoudre en petits grains, elle remue à nouveau, elle souffle pour refroidir le breuvage, elle... Est-ce qu'elle va le boire son p***** de thé, bordel !?

Sans compter qu'on ne coupe à aucune apparition de Henry nu comme un ver et qui doit en priorité se procurer vêtements et nourriture - comme Mario Bros s'il veut continuer la partie - après avoir vomi - un effet peu glamour du voyage spatio-temporel pour lequel il lui est interdit d'emporter quoi que ce soit, même pas un charitable sac à gerbe.

Moi, ce qui a failli me faire rendre le contenu de mon estomac à plusieurs reprises, ce fut la surdose de sucré et de guimauve de cette histoire. L'histoire d'un couple promis à une passion atypique et dont le seul désir au final est d'être un couple de "gens normaux", tellement mesquin de la part de l'auteure. Sans compter qu'Audrey Niffenegger prend son lecteur pour un abruti. Pour être certaine qu'il a bien compris qu'elle lui offrait un drame - et non une vulgaire romance -, elle répète à l'infini les éléments dramatiques (six fausses couches étaient-elles nécessaires pour qu'on pige que Claire et Henry avaient du mal à procréer ?). Je pose la question. J'dis ça, j'dis rien.

Comme ce billet est déjà long pour un roman qui, de mon point de vue, n'en vaut pas la peine... Un roman bourré jusqu'à la gueule de bons sentiments, à faire pâlir de convoitise les quatre demoiselles March.

Challenge PAVES 2022

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Challenge COEUR d'ARTICHAUT 2022

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En 2022 sort une série (avec Théo James...) , The Time traveler's wife, inspirée du roman " le temps n'est rien", j'ai voulu lire le roman avant de voir la série (ou pas...).

522 pages qui racontent une histoire d'amour contrariée, entre Claire et Henry, histoire contrariée car ils ne sont jamais au bon âge en même temps. Car voyez-vous, Henry a un don, (ou une malédiction...), il disparait sans prévenir et sans même être prévenu lui-même. Il réapparait à un autre moment de sa vie, un autre âge, toujours nu comme un vers, à charge pour lui de trouver rapido comment se sortir de situations embarrassantes.

Lorsque Henry rencontre Claire pour la première fois( pour elle ), elle a six ans, il en a trente de plus. Se noue une belle amitié (elle lui trouvera à manger et des fringues) . Lui sait, elle non, qu'un jour ils seront mariés...

Cette idée de sauts dans le temps (entre les années 1960 et 2000) était prometteuse, hélas il n'y a aucun suspens. Et c'est là que le bas a blessé pour moi : on sait. on sait qu'ils ont fini par se rencontrer au bon âge, on sait qu'ils ne vieilliront pas ensemble au sens classique du terme. On sait qu'ils s'aimeront toute leur vie. On sait. Seuls de petits détails de narration viennent perturber le long fleuve tranquille de ce récit.

Là où il y aurait pu avoir du romantisme, on sait.

Là où il y aurait pu y avoir de l'histoire, un ancrage dans l'actualité, on sait que seuls Claire et Henry préoccupent l'auteure. A la différence d'une excellente nouvelle publiée par A Hitchcock dont je me souviens encore avec émotion vingt ans après ma lecture (des voyageurs dans le temps venaient asister au grands événements historiques dans le passé. ) , cette histoire d'un amour éperdu ne me marquera pas.

Trop terre à terre, mais original.

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Qu'est-ce qui se passe quand Marty McFly prend la Dolorean pour aller voir la Belle au bois dormant version rousse ? Ça donne 'Le temps n'est rien', une belle histoire d'amour, mais...

Autant le dire tout de suite, le mélange des genres entre le fantastique de la 'chrono-déficience' d'Henry et le romantisme de sa relation avec Claire m'a vraiment déroutée et plutôt dérangée. Ça ne colle pas, pas du tout même, et du coup on a du mal à rentrer dans l'histoire,

Pourtant, il faut reconnaître que la construction du roman est astucieuse et que la relation des deux amoureux fait rêver : complicité, sensualité, confiance, tendresse, respect, projets... mais que diable viennent faire là-dedans les voyages dans le temps incontrôlés d'un Henry tout nu, plutôt malhonnête et souvent violent ? Ça ne colle pas (ah mince, ça je l'ai déjà dit)

Alors, même si la lecture est facile et pas désagréable, même si j'ai apprécié les nombreuses références culturelles et trouvé les soirées-familiales-qui-déraillent plutôt bien rendues, je n'ai pas été emballée par ce roman sentimental hybride. le temps n'est rien ? Ben si, justement, le temps c'est quelque chose de très important.

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Je me suis lancée dans la lecture de ce petit pavé de 523 pages car il faisait partie de la liste des 110 romans les plus plébiscités des Anglais ces dernières années. (Cf. Challenge BBC de Gwen)

La quatrième de couverture m'avait intriguée et attirée car en général j'aime bien les histoires de voyages dans le temps.

Donc voilà, j'ai lu ce livre et il me laisse une impression assez mitigée. Disons-le tout net, je n'ai pas plus apprécié que cela cette lecture.

L'histoire, qui est avant tout une histoire d'amour raconte la (ou plutôt les) rencontre(s) entre Claire et Henry. Ce dernier a la particularité de voyager dans le temps. S'il ne contrôle pas trop les moments où cela survient, il arrive cependant assez souvent à retrouver Claire à presque tous les âges de sa vie. Il la croise petite fille, adolescente, jeune mariée…

J'ai eu de la peine à rentrer dans l'histoire, mais après une petite gymnastique du cerveau pour comprendre les « voyages « de Henry, j'ai commencé à suivre cette histoire avec intérêt. Mais, au bout d'un moment, je reconnais que je me suis un peu ennuyée. Une fois que j'avais bien compris le principe de ces bonds dans le temps, les relations entre les deux personnages centraux n'étaient pas plus intéressantes que cela selon mes critères.

Mouaif, sitôt lu, sitôt oublié, ce qui explique la brièveté de la critique, ayant déjà terminé le livre depuis plus d'une semaine.

Challenge Pavés 2018

Challenge BBC

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Le roman d'Audrey Niffenegger est du début à la fin un voyage dans le temps ou plutôt une course entre le passé, futur et présent. Pour celles qui n'apprécient pas les sauts temporels, cette histoire n'est pas pour vous (ça existe des gens qui n'aiment pas ce genre ?) Mais avant de décider, lisez "Le temps n'est rien"

Avant de commencer à vous parler de ce roman, je tiens à vous préciser que j'ai vu le film et plusieurs fois même et c'est aussi la raison pour laquelle j'ai voulu "lire" et m'imprégner de cette histoire bouleversante. C'est difficile de me défaire de l'image de ces deux acteurs "beaux et romantiques" à souhait. En effet, quand je lis, le visage d'Henry ou le sourire radieux De Claire viennent se superposer aux pages et je sens les mots.

Tout commence comme un jeu pour une petite fille qui découvre au fil des années qui passent l'Amour de sa vie. Oui c'est ainsi qu'on doit trouver l'amour, en prenant tout son temps, le temps de découvrir les choses de la vie, le temps de connaîtrez "l'autre", le temps d'aimer et d'être aimée car dans cette histoire "magique" il est question de temps et de deux êtres pris dans son tourbillon, lui ne peut y échapper par contrainte et elle par choix personnel : c'est lui l'homme de sa vie: passé, présent et futur, le prince charmant de tout les temps.

L'amour n'existe pas ont dit les uns ! l'amour existe vraiment ont claironné d'autres !

L'amour dure pour toujours ont clamé certains ! l'amour est éphémère ont crié d'autres !

Ce roman nous plonge dans ces affirmations et on se retrouve à réfléchir et même à revenir sur notre propre vécu, notre histoire à nous, et d'une certaine façon on voyage comme Henry dans le temps par nos souvenirs.

Mais détrompez vous, "Le temps n'est rien" cache bien son jeu car il n'est pas question que de temps et d'amour mais de seconde chance ! Cette carte bonus offert par le destin mais que certains ignorent et passent à côté et que d'autres gâchent dans des futilités. Ce roman nous renvoie à cette question : que ferions nous si on avait une seconde chance ????

J'ai encore une fois succombé au charme de ces deux personnes "si particulières", qui ne font que se chercher, se perdre pour se retrouver, une quête de coeur à travers le temps !

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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation

Mais la lecon la plus rude, c`est la solitude de Claire. En rentrant, je la trouve parfois irritée ; j`ai rompu le fil de ses pensées, en brisant le silence réveur de sa journée. Parfois l`expression de son visage m`évoque une porte fermée. Elle se retranche dans la chambre de son esprit pour y faire du tricot ou je ne sais quoi. J`ai découvert que Claire aime etre seule.

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Claire : C’est difficile d’être abandonnée ainsi. J’attends Henry sans savoir où il est, en me demandant s’il va bien. C’est difficile d’être celle qui reste.

Je m’occupe. Le temps passe plus vite de cette façon.

Je me couche seule et me réveille seule aussi. Je me balade. Je travaille et ne m’arrête pas avant d’être fatiguée. Je regarde le vent jouer avec les détritus qui ont été ensevelis sous la neige tout l’hiver. Les choses paraissent simples jusqu’à ce qu’on commence à les analyser. Pourquoi l’amour est-il magnifié par l’absence ?

Autrefois, les hommes partaient en mer et les femmes les attendaient, debout sur la jetée, guettant à l’horizon l’apparition de leur minuscule bateau. À présent, j’attends Henry. Il se volatilise malgré lui, sans jamais prévenir. Je l’attends. L’attente, chaque fois, semble durer une année, une éternité. Chaque instant s’écoule lentement, transparent comme du verre. À travers chacun de ses instants, j’entrevois une infinité de moments identiques, prêts à se succéder. Pourquoi est-il parti là où je ne peux le suivre ?

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Quand j'erre là-bas, dans le temps, je me trouve inversé, une version désespérée de moi-même. Je deviens un voleur, un vagabond, un animal qui se terre. J'épouvante les villes dames et je fascine les enfants. Je suis un tour de magie, une illusion de premier ordre, si incroyable qu'elle me rend tout à fait érel.

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Il y a dix minutes le ciel était d'un bleu cuivré et il faisait une chaleur lourde, on aurait dit que tout était déformé, comme si on se trouvait sous une grosse cloche en verre, les bruits autour de moi étouffés par la chaleur tandis que s'élevait le bourdonnement d'un chœur d'insectes.

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Je montre à Henry quelques autres techniques : comment pêcher un portefeuille dans la poche intérieure d'une veste ; comment soustraire sa main aux regards pendant qu'elle visite un sac de femme ; six manières différentes de détourner l'attention de la cible pendant qu'on la déleste ; comment amener quelqu'un à exposer malgré lui où se trouve son argent.

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