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Gunther Stuhlmann (Éditeur scientifique)Marie-Claire Van der Elst (Traducteur)
EAN : 9782253046233
527 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/04/1988)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 44 notes)
Résumé :
Ce que je préfère chez moi, c'est mon audace, mon courage. La manière dont je reste fidèle à moi-même sans trop blesser les gens ni leur nuire... Ce que je déteste par-dessus tout, c'est ma vanité, mon besoin de briller, d'être applaudie et ma sentimentalité. J'aimerais être plus dure. Je suis incapable de faire une plaisanterie aux dépens de quelqu'un sans en éprouver du regret.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
DD78
  27 mai 2013
Nous retrouvons ici Anais traverser les prémisses de la guerre, mais surtout se découvrir dans son aide envers les autres: elle devient en effet l'assistante d'un célèbre psychothérapeuthe, et s'y investit totalement. J'ai un peu moins aimé ce volume que le précédent, peut-être que les rencontres et les personnages qui l'entourent sont moins "flamboyants' que dans le premier tome. Quoi qu'il en soit je suis toujours estomaquée par la fidélité et la profondeur de son introspection.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
JcequejelisJcequejelis   25 janvier 2013
Il n'y a que toi mon journal, qui saches que c'est ici que je montre mes craintes, mes faiblesses, mes récriminations, mes désillusions. Je sens que je ne peux être faible extérieurement, parce que d'autres s'en remettent à moi. Je pose ici ma tête et je pleure. Henry m'a demandé de l'assister dans son travail. Rango me demande de participer à des révolutions politiques. Je vis à une époque de dissolution et de désintégration. L'art lui-même, aujourd'hui, n'est pas considéré comme une vocation, une profession, une religion, mais comme une névrose, une maladie, une « fuite ». J'ai appelé ce journal « à la dérive ». Je crois que, moi aussi, j'allais me dissoudre. Mais mon journal, semble-t-il, me garde entière. Je me dissous que pour un peu de temps, mais je finis par recouver mon intégrité.

724 - [p. 166]
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JcequejelisJcequejelis   15 juin 2013
août 1936 : Conflit avec le journal. Tant que j'écris dans le journal, je ne peux pas écrire de livre. J'essaye de couler d'une manière double, de continuer à consigner, et d'inventer en même temps, de transformer. Les deux activités sont antithétiques. Si j'étais un véritable auteur de journal, ainsi que Pepys ou Amiel, je me contenterais de consigner, mais ce n'est pas le cas, je veux remplir les intervalles, transformer, projeter, étendre, approfondir, je veux cette floraison ultime qui vient de la création. A mesure que je lisais le journal, je prenais conscience de tout ce que j'ai passé sous silence, qui ne peut être dit que grâce à un travail créateur, en s'attardant ; en développant, en insistant.

855 - [Le Livre de Poche n° 3902, p.177]
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MacabeaMacabea   20 juin 2019
(Juillet 1935)
REALITE. Lorsque vous êtes au cœur d'un jour d'été comme à l'intérieur d'un fruit, et que vous jetez les yeux sur vos angles de pied vernis, la poussière blanche sur vos sandales récoltée le long de paisibles rues somnolentes. Lorsque vous regardez le soleil qui gagne sous votre robe et entre vos jambes, et la lumière qui fait briller les bracelets d'argent, que vous respirez des odeurs de boulangerie, de petits pains au chocolat, que vous contemplez les voitures qui passent remplies de femmes blondes sorties des photographies de Vogue, alors vous apercevez soudain la vieille femme de ménage, avec son visage brûlé, terreux, couvert de cicatrices, et vous lisez l'histoire de l'homme qui a été coupé en morceaux, et en face de vous s'arrête maintenant le tronc d'un homme qui repose sur un chariot à roulettes.
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JcequejelisJcequejelis   15 juin 2013
Ce volume du journal (n°54) est grand. Un grand cahier honnête, exubérant que m'a offert Henry sur lequel je peux m'épancher au-delà du journal, en embrasser davantage, me transcender. Le petit cahier que je pouvais glisser dans ma poche était à moi, celui-ci je ne peux le saisir, le cacher, le retenir, le contenir. Il s'étale. Il s'affirme. Il est posé sur mon bureau comme un véritable manuscrit. C'est une toile plus grande. Pas d'inscriptions marginales, faites délicatement, discrètement, mais du travail, de l'affirmation. Il se trouve que je suis seule. Je peux le laisser sur mon bureau. L'endroit m'appartient totalement. Je vais peut-être y inclure le monde. Je néglige le monde. Henry avait raison, ce que j'écris est moins communicable que ce qu'il écrit lui, parce qu'il a une amour humain de l'écriture, des mots, il prend un plaisir sensuelle à écrire c'est une chair et une nourriture, alors que j'éprouve un certain mépris vis-à-vis de la joie sensuelle de l'expression, je recherche la signification, le contenu. Quête solitaire qui m'isole. Henry est plus proche de tous à cause du langage, parce qu'il aime parler, formuler, partager. Il s'intéresse à la communication, et moi à l'exploration, aux découvertes, à la poursuite d'états d'esprits, sentiments insaisissables. Nous allons un peu regarder, mon journal, les jouissances autour de nous. Nous nous attarderons sur les plaisirs sensuels du langage, le verbe fait chair, et nous nous préoccuperons moins de la signification. Henry bien souvent ne s'occupe pas du sens. Peu lui importe qu'un paragraphe vienne contredire ou anéantir l'autre.

853 - [Livre de Poche n° 3902, page 321]
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LskyLsky   12 février 2013
J'ai longtemps cherché la justification des colères d'Henry, de ses hostilités et de ses vengeances. Je pensais que c'était une réaction à la suite de souffrances exceptionnelles. Tellement d'écrivains américains font preuve de cette amertume, de cette haine.
Mais lorsque je compare la vie qu'ils ont eue et ce qu'ils ont enduré avec la vie d'écrivains européens (Dostoïevski ou bien Kafka), je constate que les Européens ont souffert bien davantage, et tous connurent une plus grande pauvreté, une plus grande misère sans jamais devenir hostiles ou furieux ainsi qu'Edward Dahlberg ou Henry. La souffrance était transmuée en oeuvre de littérature, et en confession. L'asthme de Proust, la Sibérie de Dostoïevski ont contribué à leur compassion pour l'humanité. Chez certains écrivains américain, n'importe quelle privation ou souffrance tourne à la mutinerie, à la colère criminelle et à la vengeance aux dépens des autres. Il y a une absence d'émotion quasi totale. Ils tiennent la société pour responsable, écrire devient alors un acte vengeur.
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Videos de Anaïs Nin (20) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anaïs Nin
Roman graphique sensuel à l'une mise en cases originale, "Sur la mer des mensonges" retrace la vie de la célèbre diariste Anaïs Nin, sa personnalité fascinante et ses contradictions. L'approche esthétique n'est pas sans rappeler la poésie d'un monument tel que "Habibi".
À retrouver sur critic.fr : https://www.librairie-critic.fr/anais-nin-sur-la-mer-des-mensonges.html
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