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Gunther Stuhlmann (Éditeur scientifique)Marie-Claire Van der Elst (Traducteur)
ISBN : 225304623X
Éditeur : Le Livre de Poche (01/04/1988)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 42 notes)
Résumé :
Ce que je préfère chez moi, c'est mon audace, mon courage. La manière dont je reste fidèle à moi-même sans trop blesser les gens ni leur nuire... Ce que je déteste par-dessus tout, c'est ma vanité, mon besoin de briller, d'être applaudie et ma sentimentalité. J'aimerais être plus dure. Je suis incapable de faire une plaisanterie aux dépens de quelqu'un sans en éprouver du regret.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
DD78
  27 mai 2013
Nous retrouvons ici Anais traverser les prémisses de la guerre, mais surtout se découvrir dans son aide envers les autres: elle devient en effet l'assistante d'un célèbre psychothérapeuthe, et s'y investit totalement. J'ai un peu moins aimé ce volume que le précédent, peut-être que les rencontres et les personnages qui l'entourent sont moins "flamboyants' que dans le premier tome. Quoi qu'il en soit je suis toujours estomaquée par la fidélité et la profondeur de son introspection.
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fauneeeeee
  19 janvier 2020
Bon, parfois ça sert de fouiller chez son grand-père. Une lecture qui date mais J'aime beaucoup anais nin (en plus on a le même profile psychologique).
Je retiens sa belle écriture, ses belles pensées, son gout pour le corps et la sensualité. Sinon j'aime les passages avec sa péniche, a saint-tropez ou encore le Maroc avec le bain.
Une lecture agréable même si les passages quand elle raconte ses entretiens psychologiques sont parfois longs.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
JcequejelisJcequejelis   25 janvier 2013
Il n'y a que toi mon journal, qui saches que c'est ici que je montre mes craintes, mes faiblesses, mes récriminations, mes désillusions. Je sens que je ne peux être faible extérieurement, parce que d'autres s'en remettent à moi. Je pose ici ma tête et je pleure. Henry m'a demandé de l'assister dans son travail. Rango me demande de participer à des révolutions politiques. Je vis à une époque de dissolution et de désintégration. L'art lui-même, aujourd'hui, n'est pas considéré comme une vocation, une profession, une religion, mais comme une névrose, une maladie, une « fuite ». J'ai appelé ce journal « à la dérive ». Je crois que, moi aussi, j'allais me dissoudre. Mais mon journal, semble-t-il, me garde entière. Je me dissous que pour un peu de temps, mais je finis par recouver mon intégrité.

724 - [p. 166]
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JcequejelisJcequejelis   15 juin 2013
août 1936 : Conflit avec le journal. Tant que j'écris dans le journal, je ne peux pas écrire de livre. J'essaye de couler d'une manière double, de continuer à consigner, et d'inventer en même temps, de transformer. Les deux activités sont antithétiques. Si j'étais un véritable auteur de journal, ainsi que Pepys ou Amiel, je me contenterais de consigner, mais ce n'est pas le cas, je veux remplir les intervalles, transformer, projeter, étendre, approfondir, je veux cette floraison ultime qui vient de la création. A mesure que je lisais le journal, je prenais conscience de tout ce que j'ai passé sous silence, qui ne peut être dit que grâce à un travail créateur, en s'attardant ; en développant, en insistant.

855 - [Le Livre de Poche n° 3902, p.177]
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LskyLsky   12 février 2013
J'ai longtemps cherché la justification des colères d'Henry, de ses hostilités et de ses vengeances. Je pensais que c'était une réaction à la suite de souffrances exceptionnelles. Tellement d'écrivains américains font preuve de cette amertume, de cette haine.
Mais lorsque je compare la vie qu'ils ont eue et ce qu'ils ont enduré avec la vie d'écrivains européens (Dostoïevski ou bien Kafka), je constate que les Européens ont souffert bien davantage, et tous connurent une plus grande pauvreté, une plus grande misère sans jamais devenir hostiles ou furieux ainsi qu'Edward Dahlberg ou Henry. La souffrance était transmuée en oeuvre de littérature, et en confession. L'asthme de Proust, la Sibérie de Dostoïevski ont contribué à leur compassion pour l'humanité. Chez certains écrivains américain, n'importe quelle privation ou souffrance tourne à la mutinerie, à la colère criminelle et à la vengeance aux dépens des autres. Il y a une absence d'émotion quasi totale. Ils tiennent la société pour responsable, écrire devient alors un acte vengeur.
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ay_guadalquiviray_guadalquivir   10 juin 2014
Mon seul plaisir, ce mois-ci, a été ce qu'Henry a écrit dans Capricorne. Extrêmes de sensualité et de lyrisme, spiritualité et le démon. Après qu'il eut écrit les pages sur l'étoile noire, nous parlâmes tristement parce que dans l'Antiquité toute littérature était symbolique, et tout le monde comprenait le symbole, mais aujourd'hui nous ne pouvons pas écrire en terme de symbole ou de myhes.
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ay_guadalquiviray_guadalquivir   23 juillet 2014
Le monstre que je dois tuer chaque jour, c'est le réalisme. Le monstre qui m'attaque chaque jour, c'est la destruction. De ces duels sortent des transformations. Je dois transformer sans cesse la destruction en création.
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Videos de Anaïs Nin (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anaïs Nin
Comment raconter le désir – désir sexuel, appétit pour la vie, l'art… – d'une femme mariée, apprentie écrivaine au début du siècle dernier ? C'est à ce projet qu'Anaïs Nin semble s'atteler dans ces seize nouvelles inédites, écrites pour la plupart entre 1929 et 1931. On y croise une jeune femme qui, parée comme pour un grand voyage, largue les amarres d'un bateau attaché à un arbre au fond d'un jardin, une petite fille abandonnant ses poupées pour se consacrer à l'étude du goût de ses larmes, et bien d'autres personnages hantés par la dualité entre l'être et le paraître. Ce recueil de nouvelles dévoile, grâce à la très belle traduction d'Agnès Desarthe, la genèse de l'oeuvre d'une des auteures les plus modernes et admirées du XXe siècle.
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