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Capucine Motte (Autre)Agnès Desarthe (Traducteur)
EAN : 9782221251751
240 pages
Éditeur : Robert Laffont (21/01/2021)
4.12/5   12 notes
Résumé :
Comment raconter le désir – désir sexuel, appétit pour la vie, l’art… – d’une femme mariée, apprentie écrivaine au début du siècle dernier ? C’est à ce projet qu’Anaïs Nin semble s’atteler dans ces seize nouvelles inédites, écrites pour la plupart entre 1929 et 1931.
On y croise une jeune femme qui, parée comme pour un grand voyage, largue les amarres d’un bateau attaché à un arbre au fond d’un jardin, une petite fille abandonnant ses poupées pour se consacr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
ATOS
  30 mai 2021
C'est un monde flottant, poétique, et dansant. La lucidité d'une écriture qui éclaire la myriades des sentiments. Rien n'est absolument fixe, tout est mouvant. Ni question, ni réponse, on vogue selon le temps, selon la force, l'absence, le silence, les orages, et le manque. Propositions et non mensonges. Alchimie d'écriture. La cruauté peut être élégante, l'amour un renoncement, la passion un continent. Deux gestes différents peuvent dessiner le même chemin. le rêve prend vie, et la vie peut être le soupir d‘un rêve. Ne cherchez pas la Vérité chez Anais Nin, On peut vivre sans jamais la connaître. Entre ce qui est et ce qui paraît, il suffit d'un pas de côté pour comprendre le dialogue incessant de nos reflets. Il n'y a pas de sentiment universel selon Anaïs Nin. Nous connaissons peut être toutes et tous les mêmes émotions, mais les sentiments qui en découlent nous sont propres. Pas de normes, pas de morale. Juste des âmes, des corps, qui voguent, tanguent, volent et flottent. Ce que certain.e.s nomment « inventions barbares », et que nous nommerons « philomagie ».
- »Je trouve très fâcheux que tu ne connaisses pas le nom des arbres ».
- A quoi bon les connaître ?
-Pour s'en faire des amis.Cet arbre là, par exemple, c'est un platane. Tu t'approches de lui et tu lui dis «  bonjour platane ». C'est plus familier.
-Mais imaginons que cet arbre, bien qu'il soit un platane, se considère comme un autre genre d'arbre ?
Pourquoi le réduire à une étiquette ?
- C'est vrai. Ce platane a tout d'un chêne. »
Fiancés par l'esprit, extrait.
Seize nouvelles d'Anaïs Nin pour traverser l'espace de tous les instants.
Astrid Shriqui Garain

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Tricape
  25 septembre 2020
Merveilleux recueil de nouvelles !
Anaïs Nin (1903-1977) est une écrivaine de nationalité américaine née en France de parents d'origine cubaine. Douée d'une sensibilité singulière et d'une imagination n'ayant pas peur d'être entreprenante en face de l'ordre établi, elle défraya la chronique dans les années quarante en publiant des ouvrages intimes et érotiques, dont son journal. Une importante partie de son oeuvre n'a été publiée qu'après sa mort.
Les seize nouvelles rassemblées dans ce recueil ont été écrites par une jeune femme entre les deux guerres mondiales. D'une grande poésie et délicatesse, elles sont parfois oniriques, un brin surréalistes, mais toujours servies par une belle écriture (accompagnée ici d'une belle traduction) et une grande virtuosité dans l'expression du décalage entre la rêverie d'une jeune femme et ce qu'en perçoivent (ou n'en perçoivent même pas) ses proches.
Dans la première nouvelle dont le titre a été retenu pour l'édition de ce recueil, elle parle d'entrée de jeu d'une "sempiternelle invitation" à une "sempiternelle fête", avec les mêmes "sempiternels invités", avec son "sempiternel mari". Et on sent poindre l'expression de l'envie d'un ailleurs, d'un voyage qui sera effectivement entrepris, ne serait-ce qu'en rêve. Ce n'est pas le spleen qui envahit l'écrivaine : elle y échappe grâce à son analyse amusée et à ses rêves. Elle ne donne pas de leçons de morale, mais n'hésite pas a prendre des libertés avec elle.
Les récits s'appuient sur le réel, le quotidien dans sa banalité mais s'envolent souvent vers l'imaginaire ou font un crochet par un artifice surréaliste tout en donnant une impression de naturel. C'est là que réside le charme et le tour de force de ces nouvelles : cette femme pense et ressent ce que les autres ne voient pas, mais c'est bien elle qui est dans le monde, bien vivante. Dans la plupart des nouvelles, les autres personnages ne comprennent rien aux aspirations de l'héroïne et c'est ce décalage et cette déception qui sont rendus avec une grande précision. C'est aussi une nouvelle confirmation que l'intime décrit avec sensibilité reste la meilleure manière d'approcher l'universel ; Anaïs Nin fait cela avec brio, sans détour et avec humour.
Comme une note basse continue, tout au long des nouvelles vous trouverez des réflexions sur l'écriture, ce qui laisse entrevoir ce que sera l'oeuvre à venir de l'écrivaine.
Avec subtilité et sous autant d'angles différents que de récits, vous découvrirez ce qu'un regard intelligent porté sur un visage ou une situation peuvent nous apprendre de nous-même bien qu'ils soient nés sous la plume d'une femme il a près de cent ans. La fraîcheur de ces nouvelles est absolument intacte.
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Flaubauski
  01 mars 2020
Quelle bouffée d'air frais que ce recueil de nouvelles, lu en quelques heures sans interruption ! Et pourtant, paradoxalement, ces nouvelles, écrites entre 1929 et 1931 par Anaïs Nin, sont loin d'être les plus joyeuses que j'ai pu lire.
Ce qui explique donc mon état d'esprit après ma lecture, plus que les sujets de chacun de ces textes, nous présentant plutôt des personnages, principalement féminins, en proie au mal-être, et ce pour diverses raisons (déracinement, perte de repères, questionnement existentiel en lien avec la condition féminine), c'est le style même de cette auteure, vivifiant, rafraîchissant, qui, malgré une facture classique assez commune au début du XXème siècle, parvient à nous emporter avec lui sans crier gare.
Entre poésie onirique et prosaïsme sombre, candeur touchante et sarcasme cynique, passages vaporeux et délicats, et scènes langoureuses et troublantes, Anaïs Nin cerne à la perfection les affres de la vie humaine et les retranscrit avec beaucoup de justesse, surtout les affres de la vie féminine de son époque, pour mieux les transfigurer en une expérience finalement heureuse, car choisie et non plus subie. J'ai vraiment été touchée par ces scènes de la vie quotidienne, plus ou moins banales, plus ou moins tristes, plus ou moins porteuses dans le même temps d'espoir et de rêve dans leurs dénouements.
Je remercie les éditions NIL et NetGalley de m'avoir permis de découvrir ces nouvelles. Moi qui voulais depuis bien longtemps me procurer le Journal d'Anaïs Nin, je crois que je vais l'ajouter à ma PAL plus tôt que prévu.
Lien : https://lartetletreblog.com/..
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monprecieuxlivre
  11 mai 2020
Bonsoir à toi qui passe par là. Aujourd'hui, j'ai lu " L'intemporalité perdue et autres nouvelles de jeunesse " d'Anaïs Nin. Il faut savoir que j'étais très enthousiasmée par la sortie de ce recueil de nouvelles de jeunesse car je suis complètement fascinée par Anaïs que je considère comme une icône, la perfection incarnée. Je l'ai connue via sa correspondance avec Henry Miller puis j'ai continué avec la lecture de l'intégrale de son journal. Lire une femme si libre pour son époque, si intelligente et élégante a été une source d'inspiration pour moi. Dans ce recueil, on retrouve Anaïs dans sa jeunesse, bien avant sa rencontre avec Miller. Elle y revient notamment sur l'enfance et sa rencontre avec les livres et nous propose une galerie de personnages fascinants. On sent déjà à quel point son potentiel est grand, à quel point elle veut quelque chose de grand, un monde qui la concerne vraiment et qu'elle va bâtir. Elle s'interroge beaucoup sur la place des femmes dans la société, la place du désir des femmes notamment mais surtout la façon dont les hommes redoutent son intelligence, à quel point leur égo a soif d'écraser son talent qui ne doit pas leur faire de l'ombre tout comme cette connexion mentale n'a de cesse de les obseder. On sent toute l'hypersensibilité d'une Anaïs naissante dans ce recueil, une Anaïs qui se prépare à ce qui l'attend et ne sait pas encore la puissance que ses mots procureront sur d'autres femmes. C'est du brut d'âme rempli de métaphores, de descriptions de danses endiablées, de passion, de tempérance, d'élégance, de résistance comme de légèreté et c'est beau et complet comme toute son oeuvre.
Rendez-vous en story pour quelques extraits.
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Lien : https://www.instagram.com/p/..
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Red06530
  04 juin 2021
C'est le premier ouvrage d'Anais Nin que je lis.
J'ai été surpris car je m'attendais á trouver des nouvelles érotiques torrides...
C'est bien écrit et agréable á lire, néanmoins tout est dans la suggestion et il n'y a rien de veritablement érotique.
Cela m'a tout de meme envie d'explorer plus avant l'univers d'Anais Nin pour voir si sa reputation est bien conforme à la réalité...
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
MacileMacile   19 octobre 2020
C'est drôle comme vous écoutez. Vous ne dites pas un mot, mais par un simple clignement de paupières, un changement dans la couleur et l'ombre de vos yeux, un mouvement presque imperceptible à la commissure de vos lèvres, vous parvenez à peupler le silence de l'appréciation la plus affûtée, et l'on se sent l'envie de poursuivre et de poursuivre encore.
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MacileMacile   19 octobre 2020
Toute la force qu'elle avait accumulée dans la fraîcheur et la solitude exploserait dans la danse, elle danserait au rythme de son propre sang, jusqu'à la pointe extrême de ses propres émotions, et l'extrême plénitude de la puissance de son corps...
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Videos de Anaïs Nin (22) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anaïs Nin
Otto Rank (1884-1939), la volonté créatrice : Une vie, une œuvre (1997 / France Culture). Diffusion sur France Culture le 3 avril 1997. Par Bénédicte Niogret. Réalisation : Jean-Claude Loiseau. Avec Pierre Bitoun, Claude-Louis Combet, Alain de Mijolla, Aimé Agnel et Judith Dupont. Avec la voix d’Anaïs Nin. Textes dit par Jean-Luc Debattice. Otto Rank, né Otto Rosenfeld le 22 avril 1884 à Vienne et mort le 31 octobre 1939 à New York, est un psychologue et psychanalyste autrichien. D'abord membre du premier cercle freudien, secrétaire de la Société psychanalytique de Vienne et membre du « comité secret », l'évolution de ses recherches lui vaut d'être exclu de l'Association psychanalytique internationale en 1930. Il est considéré comme un dissident du mouvement international. Otto Rank est originaire de Vienne, issu d'une famille de la moyenne bourgeoisie juive. Fils de l’artisan d’art Simon Rosenfeld, il est contraint, dans un premier temps, de travailler lui-même comme artisan et de renoncer aux études supérieures. Il prend le nom de Rank à l'âge de dix-neuf ans, en référence au bon Dr Rank de la pièce d'Ibsen, "La Maison de poupée". Il lit à vingt ans "L'Interprétation des rêves" de Freud et écrit un essai que le psychanalyste Alfred Adler transmet à Freud. Il devient dès lors un psychanalyste du premier cercle et, en 1906, devient le premier secrétaire de la Société psychanalytique de Vienne et à ce titre, l'auteur des transcriptions des minutes de la société viennoise (conférences et d'échanges), de 1906 à 1918. En 1924, il publie "Le Traumatisme de la naissance", s'intéresse à ce qui se trouve avant le complexe d'Œdipe et propose une vision différente de celle de la psychanalyse d'orientation freudienne. Sigmund Freud l'analyse brièvement jusqu'à fin décembre 1924 puis le rejette ; Rank se trouve exclu des cercles psychanalytiques freudiens. En 1926, Rank s'installe à Paris, devenant l'analyste d'Henry Miller et d'Anaïs Nin, avec qui il a une courte liaison. Il voyage en Amérique, où il rencontre un certain succès. Il est invité notamment à la société de Rochester pour la Protection de l'enfance en danger où travaille alors Carl Rogers. Il est exclu de l'Association psychanalytique internationale le 10 mai 1930. En octobre 1939, il meurt à New York à l'âge de 55 ans, des suites d'une septicémie.
Sources : France Culture et Wikipédia
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