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ISBN : 2264069139
Éditeur : 10-18 (09/11/2017)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Psychiko, le tout premier polar grec, est un véritable bijou. Anti-héros et probable cas clinique, Nikos Molochantis, jeune rentier désœuvré, est prêt à tout pour obtenir son quart d’heure de célébrité. Il a donc la brillante idée de se faire passer pour l'assassin d’une femme retrouvée morte dans un quartier d'Athènes.
Grâce à la presse fascinée par cette affaire, Nikos se retrouve enfin sous les feux de la rampe, suffisamment près de la guillotine pour être... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Ziliz
  31 mai 2016
Athènes, années 1910. Le corps d'une femme assassinée est retrouvé, dissimulé sous des pierres. Son identité et celle du meurtrier restent longtemps inconnues.
Nikos Molochantis, jeune rentier désoeuvré en quête de frisson et de gloire, s'accuse du crime. Il imagine tout un scénario pour avoir les honneurs, puis s'en tirer indemne. Mais il y a des failles dans sa logique, le piège pourrait bien se refermer sur lui.
L'intérêt de ce polar est avant tout historique : le philosophe Pétros Apostolidis (alias Paul Nirvanas) est le premier auteur grec à s'être frotté au genre en publiant cet ouvrage en 1928, près d'un siècle après parution du premier roman policier occidental*.
• « Dans un pays encore rural et n'ayant pas connu la révolution industrielle, où la criminalité, anémique, se limite surtout au crime d'honneur, la littérature policière tarde à s'implanter et se diffuse d'abord par le biais de traductions diffusées dans la presse. »
Comme le précise le sous-titre original, ce roman est satirique : l'auteur s'y moque de la rumeur, des médias et de la naïveté confondante de ce jeune oisif qui a vite interrompu ses études de médecine à la vue du sang, qui se repaît néanmoins de livres d'épouvante et de films, et qui a pour seule ambition de devenir célèbre.
• « Dans cet univers empli de chimères, il rêvait de se signaler et de se couvrir de gloire, de la même façon que les jeunes gens de son âge ambitionnent de se distinguer dans le monde réel. Ainsi, les frontières entre la fiction et la réalité s'étaient peu à peu brouillées dans son esprit, de sorte que, souvent, il n'arrivait pas à savoir lui-même s'il était un personnage de cinéma ou un homme de chair et d'os. »
Tiens tiens, déjà ce fléau que l'on croit récent, alimenté aujourd'hui par la télé-réalité, les réseaux sociaux, les jeux en ligne... La fascination pour le virtuel et la gloire ne date pas d'hier !
J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre, plus pour l'humour (les extraits de journaux à sensation, les situations, la naïveté du personnage...) que pour le suspense - même si on se demande si Nikos va s'en tirer (une petite guillotine dessinée ouvre chaque chapitre).
Encore une belle trouvaille des éditions Mirobole !
* « Double assassinat dans la rue Morgue », Edgar Allan Poe, 1841
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missmolko1
  04 décembre 2016
Publié en 1928, Psychiko est un roman policier grec qui n'a pas pris une ride. On suit l'histoire de Nikos, un jeune homme de bonne famille qui a abandonné ses études de médecine, qui traîne avec des gens peu fréquentables et surtout dépense sans compter la fortune de sa famille. Quand un crime est commis à Athènes, il est fasciné par chaque détail publié dans les journaux et décide de s'accuser du meurtre.
La construction du roman est intéressante puisqu'à l'origine ce texte est paru sous forme de feuilleton. On suit avec régal, chaque chapitre, de l'élaboration de Nikos pour s'accuser du meurtre, a son arrivée en prison, son procès et enfin le dénouement. le suspense est bien là et on frissonne pour notre héros. Je ne sais pas quoi penser du jeune homme au final : il est extrêmement naïf et vraiment stupide d'organiser un tel canular mais en même temps on a peur pour lui tout au long de son procès.
L'écriture est fluide et le roman se lit d'un trait tant on est pris par l'intrigue et le suspense. Comme je le disais plus haut, le récit n'a pas pris une ride et pourrait encore être d'actualité aujourd'hui. C'est en tout cas une belle découverte et j'ai adoré ce voyage en Grèce.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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Mimeko
  01 juillet 2017
Le jeune Nikos Molochantis, hérite à la mort de ses parents d'un petit pécule qu'il dépense en menant une vie oisive.
En quête de notoriété, il trouve excitant de s'accuser du meurtre d'une jeune femme, crime survenu dans le quartier de Psychiko à Athènes. Préparant des preuves contre lui, il s'assure tout de même du témoignage de Stéphane un ami, avec qui il a effectivement passer la soirée du meurtre. Arrêté et emprisonné, il se complaît, dans un premier temps, dans cette célébrité qu'il recherchait, faisant la une des journaux, déchaînant la pâmoison des jeunes femmes. Quand il comprend que son témoin fait défaut, que le fait divers est tombé dans les oubliettes, il se rétracte, mais la machine judiciaire a une force d'inertie et ses soutiens d'hier se défaussent...
Psychiko est considéré comme le premier polar grec, publié en 1928 et Paul Nirvanas y analyse l'enchaînement des évènements et les conséquences d'une affaire judiciaire dans la société grecque...Il y décrit une jeunesse en quête d'existence ou de notoriété, oisive et inconséquente, les policiers qui mènent leur enquête de façon assez légère, les journalises, friands de scandales qui donnent le la en colportant bruits et rumeurs, les amitiés basées sur l'intérêt matériel ou fantasmées en s'amourachant - pour une femme - d'un dangereux criminel....
Le style est enlevé, Paul Nirvanas manie un humour caustique et il présente des thèmes toujours terriblement actuels, le besoin d'exister, l'attrait sulfureux des assassins, la vacuité des certaines amitiés, la superficialité d'un certain milieu intellectuel.....
Un roman court, facile à lire et, même si certaines situations sont un peu datées, qui donne à réfléchir....
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moussk12
  12 avril 2018
Voilà un bien étrange destin que s'est choisi Nikos Molochantis. Jeune rentier, sa vie est faite de petits riens, de gros dodos, de nombreux repas toujours bien entourés. Mais il s'ennuie Nikos.
Malgré son tempérament jovial, timide, naïf et enthousiaste, il veut devenir célèbre. le crime d'une jeune femme va lui donner une idée lumineuse : se faire passer pour l'assassin. Il l'aura son heure de gloire, les journaux parleront de lui, les femmes tomberont à ses pieds. Il n'aura plus qu'à les cueillir.
Dans un pays (ici la Grèce) où les crimes sont rares et ceux perpétrés sont des crimes d'honneur plus ou moins acceptés par la population, Nikos se fera passer pour un amoureux éconduit. L'image du héros romantique, désabusé, lui offrira tout ce dont il rêvait. Mais les choses ne se passent pas toujours comme on le souhaite...
Les conséquences de son acte s'enchaînent bien. C'est agréable à lire malgré deux grosses incohérences qui m'ont frappées, et un manque profond de la psychologie du personnage central.
Mais, il faut remettre le livre dans son contexte, car il n'a pas été écrit récemment comme je l'ai cru, mais il y a 100 ans.
A l'époque, l'analyse psychologique d'un assassin ou d'un héros d'histoire policière n'était pas encore à la mode. Surtout chez les écrivains grecs qui, comme je l'ai dit, n'avaient pas l'habitude d'entendre parler de meurtres ou d'atrocités comme c'était déjà le cas dans des pays comme l'Angleterre, la France ou les Etats-Unis.
Pour ces raisons, ceux, notamment, qui s'intéressent à l'histoire du roman policier ne doivent pas passer à côté de Psychiko.
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belette2911
  27 mai 2016
♫ Quand on est con, on est con ♪ le chantait si bien Georges Brassens et ici, nous avons un champion du monde en puissance…
Hitchcock, lui, aurait dit que le faux crime était presque parfait. Tellement parfait que Nikos pourrait y perdre la tête, surtout au sens propre.
Nikos (pas Aligas) Molochantis est un jeune homme naïf et con, rêvant de ce que Andy Warhol nommera plus tard : le quart d'heure de gloire.
Là, pour le moment, il vit dans l'oisiveté en dilapidant la petite fortune qu'avait amassé son père aux prix de lourds sacrifices et à la sueur de son front. Notre Nikos n'est même pas capable de voir que ses prétendus amis ne le sont que parce qu'il a de l'argent et qu'il donne des fêtes et refile des drachmes à ces piques-assiettes.
Et comme cet imbécile veut connaître la gloire, il ne trouve rien de mieux que de se faire arrêter pour un crime qu'il n'a pas commis et dont plus personne ne parle, quasi.
Il pense juste garder le silence durant quelques jours et puis, miracle, son ami Stéphanos viendra donner aux autorités son alibi, puisqu'il mangeait avec lui le soir du crime qui eut lieu dans le quartier de Psychiko.
Ah, j'oubliais, comme il est crétin comme pas deux, notre Nikos, il donne procuration à Stephanos pour que ce dernier puisse lui apporter de l'argent lorsqu'il sera en prison.
Ce roman policier grec est paru sous forme de feuilleton en 1928, l'action, elle, se déroule dans les années 1910, mais pas de précision exacte sur l'année. Pourtant, elle pourrait être contemporaine, les réseaux sociaux en moins.
Contemporaine ? Bien sûr ! Quand on voit ce que certains sont prêts à publier comme photo d'eux pour obtenir des likes ou des folowers, au final, ils ne sont pas trop différents de notre Nikos qui rêve qu'on parle de lui et auquel j'ai fini par m'attacher.
Cet homme naïf qu'il est et qui a rudement besoin de grandir dans sa tête devient attachant au fil du récit.
Ici, nous sommes clairement dans la satire d'une société, d'une jeunesse en mal de sensations fortes puisque notre Nikos va même avoir des tas de femmes qui vont s'intéresser à lui, dont un groupe de jeunes filles. Les crimes d'honneur ou romantique, ça les rends toutes choses, mais elle peuvent tourner casaque très vite aussi.
Le ton est caustique aussi envers la presse qui, un jour, parle d'un meurtre et ensuite, plus un mot. Presse qui, un jour, couvre un assassin de gloire, le photographie, l'interview, et ensuite, l'oublie car la presse est passée à autre chose.
Quant à la police, elle n'en sortira pas grandie non plus !
Voilà donc un court roman de 200 pages qui m'a agrippé les mains jusqu'au bout tant je voulais savoir si l'ombre de la guillotine n'allait être qu'une ombre ou si notre pauvre ami allait subir le même sort qu'un roi et une reine de France.
Un roman court, mais intense, de par la folie de Nikos, de par son idée totalement débile de s'accuser d'un crime qu'il n'a pas commis, de par le brocardage de la société grecque qui n'est pas si éloignée de la nôtre, encore moins de notre époque ou de certaines personnes en quête de gloire ou juste que l'on parlent d'elles.
Caustique, jubilatoire, satirique, ironique. Un roman policier à l'envers puisque nous commençons avec un innocent (dans tous les sens du terme, quasi) qui s'accuse.
Une réussite.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
MimekoMimeko   30 juin 2017
Il avait progressivement perdu toute notion de la réalité et vivait plus par le truchement des fictions cinématographiques et par le biais de romans d'épouvante, qui constituait sa lecture ordinaire, que dans le monde réel des hommes. Dans cet univers de chimères, il rêvait de se signaler et de se couvrir de gloire, de la même façon que les jeunes gens de son âge ambitionnent de se distinguer dans le monde réel. Ainsi, les frontières entre la fiction et la réalité s'étaient peu à peu brouillées dans son esprit de sorte que, souvent, il n'arrivait pas à savoir lui-même s'il était une personnage de cinéma ou un homme de chair et d'os.
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missmolko1missmolko1   04 décembre 2016
- Je n'en doutais pas, mon cher Stéphanos, mais nous aurons l'occasion d'en reparler. Il va de soi que tout cela doit rester entre nous.
-Tu sais bien que je suis muet comme une tombe.
- N'en parle même pas à ta sœur Phrosso : motus et bouche cousue.
- Mon grand, est-ce qu'il m'est arrivé une seule fois d'ouvrir la bouche devant une femme ? Je ne parle pas de choses importantes devant ma sœur et si ma mère devait sortir de sa tombe, elle n'obtiendrait pas la moindre confidence de ma part. Les bonnes femmes sont toutes pareilles : elles ont un sacré caquet !
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ZilizZiliz   24 mai 2016
[criminologie, années 1910]
Selon les experts qui l'avaient examiné, Molochantis présentait ainsi des "traces de prognathisme, un décollement anormal des oreilles, une abrasion des incisives de la mâchoire supérieure ainsi que des anomalies crâniennes, notamment au niveau de l'os occipital". En d'autres termes, c'était un criminel né.
(p. 74)
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rkhettaouirkhettaoui   13 juillet 2016
Tel un peintre ou un poète touché par l’inspiration, il venait de concevoir un projet extraordinaire qui serait son chef-d’œuvre. Ce projet consistait ni plus ni moins à se faire passer pour l’auteur véritable de ce crime mystérieux. Il était lui-même incapable de faire du mal à une mouche : n’oublions pas qu’il s’était évanoui à la vue de la première goutte de sang versée pendant la leçon d’anatomie. En outre, il savait pertinemment qu’il ne pourrait jamais devenir le héros d’un drame passionnel. Mais maintenant qu’un autre individu s’était chargé de la partie la plus difficile de l’affaire, lui, Nikos Molochanthis, pourrait profiter de la gloire qui ne manquerait pas de rejaillir sur sa personne. Les journaux parleraient de lui et publieraient sa photo ; les chroniqueurs spéculeraient sur les mobiles l’ayant poussé au crime – un crime qui n’était pas crapuleux, en fin de compte, puisque l’enquête avait écarté le mobile du vol. Enfin, les jeunes filles l’admireraient et le prendraient pour un héros.
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rkhettaouirkhettaoui   13 juillet 2016
On m’arrêtera ; on me mettra en prison ; les gens parleront ; les journaux écriront ; je serai la coqueluche du public et après, si les choses tournent mal, il y a l’ami Stéphanos : nous présenterons notre alibi. Ainsi, après avoir été considéré comme le héros d’un drame sentimental avec une jeune aristocrate dont personne ne sait, au juste, de quelle famille elle est issue, je passerai pour la victime d’une erreur judiciaire et ma popularité ne s’en portera que mieux.
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