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Jean-Christian Bouvier (Traducteur)
EAN : 9782877303262
242 pages
Éditeur : Editions Philippe Picquier (19/05/1998)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Que diable Maigret, Ellery Queen et Hercule Poirot sont-ils allés faire à Tôkyô ? En les invitant, M. Sato a son idée : se faire voler deux millions de dollars, sous leurs yeux. Quel plaisir d'offrir à ses détectives favoris le luxe d'une enquête sur le vif... Bien entendu, un vieux détective japonais est de la partie : Kogoro Akechi, le héros d'Edogawa Ranpo.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
missmolko1
  22 mai 2015
J'ai posé mes valises au Japon et le moins qu'on puisse dire c'est que j'étais bien accompagnée : Maigret, Ellery Queen, Hercule Poirot et Kogoro Akechi était eux aussi du voyage.
Un pari complètement fou que l'auteur japonais Kyotaro Nishimura relève aisément. On fait la connaissance de M. Sato, un millionnaire un peu farfelu, qui souhaite se faire voler deux millions sous les yeux des quatre célèbres détectives. Ces derniers vont devoir résoudre l'enquête et jusqu'à a la dernière page, pour le plus grand bonheur du lecteur, nous allons de rebondissements en rebondissements.
J'ai donc rencontré Ellery Queen et de Kogoro Akechi que je ne connaissais pas, je dois l'avouer, j'ai retrouvé par contre Maigret avec beaucoup de plaisir : "Maigret reposa le journal sur la table et porta a la bouche sa pipe préférée. [...] Mais, malgré tout cela, il lui était difficile, arrivé a l'âge de la retraite, d'imaginer pour lui-même, une autre occupation que son métier de flic, avec sa mauvaise conscience et son incapacité a haïr les coupables. C'est que par-dessus tout, il aimait se coltiner a une affaire bien coriace. Et, sur ce point, la retraite ne le changerait pas. S'il se trouvait maintenant au Japon, c'est que l'étrange lettre reçue du lointain archipel avait réussi a toucher en lui la corde sensible."
Hercule Poirot, lui m'a paru ici assez antipathique, pourtant ce n'est pas le souvenir que je gardai de lui. Il va falloir que je me replonge dans l'une de ses aventure prochainement.
"- Merci beaucoup d'être venu tout exprès de la lointaine Angleterre, dit poliment Mishima.
Depuis qu'il avait rencontré des trois célèbres détectives, ce petit vieillard qui s'appelait Hercule Poirot, lui semblait le plus difficile a cerner. Rien que dans leur allure. Ellery Queen et Maigret avaient déjà quelque chose de séduisant. Ce Poirot, par contre, c'était une autre affaire ! Il était plutôt ridicule avec son crane en forme d'oeuf et ses moustaches immodestement dressées de chaque coté. En outre, le fond des ses yeux n'était pas bleu, mais tirait sur un vert opaque assez lugubre. Bref, il était finalement peu ragoûtant. Cet homme qui avait par ailleurs la réputation d'être un galant homme, n'avait a peu près rien de ce qui plaît aux femmes d'aujourd'hui."
Les quatre détectives vont donc participer a l'enquête et aider la police japonaise :
"L'inspecteur Yoshimuta faisait une tête longue comme un procès-verbal en plusieurs exemplaires. Les Grands Détectives commençaient a lui taper sur le système avec leurs méthodes ridicules : Ellery Queen ne pensait qu'a son chapeau haut de forme et Hercule Poirot qu'a la position du fauteuil ! Quand a Maigret, n'en parlons pas , le célèbre détective du quai des Orfèvres, en face d'un cadavre et de la disparition de trois cents cents millions, ne voyait pas le mobile ! Des mobiles de meurtres, il n'y en avait pourtant pas beaucoup. Son expérience personnelle lui avait appris que l'on pouvait presque toujours les ramener a trois : la peur, le profit ou les femmes. Dans le cas présent, ce n'était pas sorcier, il suffisait de rayer les mentions inutiles !"
Bref, c'est une enquête très bien menée (en même temps avec quatre grand détectives, il ne peut en être autrement). Malgré qu'elle est été écrite dans les années 70, cette enquête n'a pas pris une ride. Pendant tout le roman, l'auteur nous entraîne sur de fausses pistes et honnêtement il est très dur de trouver un suspect car tous peuvent l'être.
Vous l'aurez donc compris, je pense, Les grands détectives n'ont pas froid aux yeux est un vrai coup de coeur.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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hellrick
  04 avril 2018
Ecrivain japonais né en 1930, Kyōtarō Nishimura n'a guère été traduit en français mais on peut cependant apprécier son très divertissant LES DUNES DE TOTTORi qui renouvelle le principe de la « disparition impossible » en l'appliquant à un…train entier rempli de voyageurs ! Un joli tour de force littéraire.
LES GRANDS DETECTIVES N'ONT PAS FROID AUX YEUX constitue un autre exercice de style puisque cette enquête à « huit mains » convie Ellery Queen, Hercule Poirot, Maigret et (moins connu des Occidentaux) Kogoro Akechi (détective imaginé par Edogawa Rampo). Les quatre « plus grands détectives du monde », certes vieillissants (ils sont à présent largement sexagénaires) mais toujours prêts à résoudre une énigme. Or voici que le millionnaire Sato les convie dans le but d'enquêter sur la disparition de trois cent millions de yens (environ deux millions de dollars). Les détectives refusent, prétextant que ce type d'investigation échappe à leurs compétences et relève de la police scientifique. Mais Mr Sato a réponse à tout : il va transformer l'affaire afin que les détectives puissent la résoudre. Pour cela il imagine un plan astucieux : brosser le portrait psychologique du coupable, trouver un individu qui réponds aux critères retenus et se laisser voler trois cent millions de yens. Les quatre enquêteurs pourront, dès lors, observer le comportement du voleur et élaborer les hypothèses pouvant mener à l'arrestation du premier criminel. Evidemment tout ne se déroule pas comme prévu et, à mi livre, le voleur est découvert poignardé. L'argent, évidemment, a disparu. Un simple meurtre pour faciliter le vol pensent les policiers. Mais les grands détectives, comme chacun le sait, ont leurs manies et leurs méthodes, pas toujours très conformes aux attentes. Ainsi, sur la scène du meurtre, « Ellery Queen ne s'intéresse qu'à un chapeau haut de forme et Hercule Poirot qu'a la position du fauteuil ! Quand à Maigret, n'en parlons pas, le célèbre détective du quai des Orfèvres, en face d'un cadavre et de la disparition de trois cents millions, ne voyait pas le mobile ! »
Hommage / pastiche littéraire de haute volée, LES GRANDS DETECTIVES N'ONT PAS FROID AUX YEUX s'inscrit dans la tradition du TROIS DETECTIVE de Léo Bruce ou du TROP DE DETECTIVES de Jacques Sadoul ainsi que du film « Un cadavre au dessert ». Bref, nous avons droit à quatre enquêteurs pour le prix d'un. Et non des moindres. Avec leur défauts et qualités évidemment : la suffisance de Poirot, l'humanisme de Maigret, l'entrain de Queen, etc.
Comme le roman a été écrit en 1971, nos enquêteurs ont, grosso modo, leur âge réel, soit entre 60 et 70 ans. Insistons sur cet âge réel car, sous la plume de Kyōtarō Nishimura, Poirot, Queen, Maigret et Kogoro Akechi existent bel et bien et les romans qui relatent leurs exploits respectifs sont d'authentiques compte rendus d'affaires criminelles célèbres. A l'image de Sherlock Holmes, nos détectives sont des « créatures » autonomes qui se sont extirpées des bibliothèques pour devenir charnel et poursuivre leurs exploits dans le Japon en pleine transition des seventies. Et ce qui a débuté comme une sorte d'expérience psycho-sociologique devient une véritable enquête sur un meurtre. A ce moment tous deviennent suspects car, comme le souligne Queen : « à partir d'une certaine somme d'argent chacun peut être coupable ». Nos détectives mènent donc l'enquête, chacun à leur manière, et désorientent la police officielle qui ne comprend rien à leurs élucubrations. Les rebondissements, eux, ne manquent pas, certains prenant même nos héros au dépourvu tant de nouvelles découvertes (les billets carbonisés) remettent en cause toute leur patiente construction mentale. Mais n'ayez crainte, les détectives résoudront le mystère, Ellery Queen insistant même, à la désolation de ses collègues, pour insérer son traditionnel « défi au lecteur ».
L'auteur, manifestement, connait son sujet et se révèle un passionné du roman d'énigme qui se désole, avec les réflexions de Queen, de la prédominance de la série noire. Il brosse en quelques phrases la personnalité des détectives, rend hommage aux auteurs européens, américains et japonais et défend l'universalité du whodunit. Les dialogues sont vifs et la confrontation entre les protagonistes aboutit à un ping-pong verbal réjouissant entrecoupés de nombreuses références aux enquêtes antérieures de nos héros. Attention, donc, les balises « spoilers » n'existent pas dans ce récit qui évoque, notamment, le dénouement de L'ARCHE DE NOÉ d'Ellery Queen, LE CRIME DE L'ORIENT EXPRESS d'Agatha Christie ou LA TÊTE D'UN HOMME de Simenon.
Après la résolution de l'énigme, bien pensée et dans la pure tradition de l'Age d'Or, le lecteur aura même droit à une ultime pirouette qui achève de faire de ce roman un divertissement cinq étoiles. Recommandé et même incontournable pour les amateurs !

Lien : http://hellrick.over-blog.co..
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Scopa
  24 mars 2019
Quatre héros de roman policier se retrouvent au service d'un excentrique milliardaire Japonais afin de résoudre un cambriolage. La sagacité et l'originalité de Poirot, Maigret, Ellery Queen et Akechi sera mise à rude épreuve.
Un fort original livre, écrit avec maestria par Kyotaro Nishimura.
Commenter  J’apprécie          42
rickiss
  13 août 2014
Un roman policier amusant, assez prenant et surtout atypique : quel plaisir gourmand de fan de retrouver autant de nos enquêteurs littéraires favoris réunis en un seul ouvrage, s'unissant pour résoudre une même enquête !
Sans être révolutionnaire du point de vue de l'enquête policière, ce roman plaira sans doute aux amateurs de polars, pour ce seul clin d'oeil de l'auteur, grand admirateur lui aussi de ces grands noms de la résolution des crimes !
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   16 mai 2015
[...] la plupart de ceux qu’on appelle « les grands criminels » ne sont en réalité que les victimes de leur faiblesse.
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missmolko1missmolko1   25 janvier 2016
La plupart des être humain sont faibles. C’est la nature qui veut ça. Toi et moi, par exemple, nous sommes des assassins ou des criminels en puissance et si nous ne passons pas à l’acte, ce n’est pas tant grâce à notre force de caractère qu’à cause de notre éducation et de la morale sociale.
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missmolko1missmolko1   25 janvier 2016
(à propos de mobiles de meurtre)
Son expérience personnelle lui avait appris que l’on pouvait presque toujours les ramener à trois : la peur, le profit ou les femmes.
Commenter  J’apprécie          10

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