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Éditeur : Tohu-Bohu (24/08/2017)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Signalement : Femme de type européen, âgée de 42 ans au moment de sa disparition, 1,69 m, 53 kg, fine, yeux gris-verts, cheveux bruns et longs.
Dans la Zone des murmures, roman labyrinthe, une femme disparaît en haute montagne.
Le temps d'un week-end, Lise et Frankie, s'aventurent dans une zone escarpée, sans réseau ni hôtel de charme, afi n de faire le point, par la même occasion affronter leurs démons. Avec cette question éternelle : qu'est-ce qui es... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
hcdahlem
  26 septembre 2017
Natacha Nisic nous propose un étonnant voyage dans La zone des murmures. le genre d'épopée riche en surprises et qui, vers la fin du livre, risque de vous étonner bien au-delà des péripéties que vous avez déjà partagé avec Frankie et Lise. Vous voilà par conséquent condamnés à ne pas lâcher le livre jusqu'à cet épilogue pour en goûter tout le sel. À moins que vous ne soyez un lecture très attentif, soucieux de compter les petits cailloux qui sèment la route et forment autant d'indices.
Et comme je suis bon joueur, je vous indique que le premier de ces indices arrive avant même que les deux collègues ne décident de passer un weekend dans le Sud de la France, histoire de se changer les idées. Car leur quotidien se passe dans des bureaux, figés derrière l'écran de leur ordinateur. Leur mission est de développer un logiciel qui rassemblera un maximum de données sur les internautes afin de leur proposer de continuer à vivre virtuellement après leur mort.
« – Nous partons du présent pour aller le plus loin possible dans le passé. Et pas l'inverse. Nous fouillons la mémoire des gens et nous la stockons jusque dans leur tombe… Je cherche à recruter quelqu'un dans ce sens: préparer l'avenir. Qu'en pensez-vous ?
– Les gens sont prêts à tout pour ne pas oublier.
Cette phrase, je l'avais préparée; j'en étais même un peu fier. Mais le boss m'a repris, revêche.
– L'essentiel, c'est qu'ils soient prêts à payer. Raquer pour leurs souvenirs en prévision d'obsèques multimédias, vous comprenez?
– Oui.
– Bon, ça c'est facile… Mais le top, oui, vous m'entendez bien, ne croyez pas que je cherche à vous la faire à l'envers, oui le top c'est que les morts continuent à vivre et qu'on puisse les voir vieillir encore et encore; c'est pourquoi ces données sont précieuses et c'est grâce à cet historique que nous allons créer ensemble la mémoire du futur. En inversant le passé…
Animer les visages, les vieillir éventuellement, tout comme les corps, à l'aide d'un logiciel révolutionnaire et d'outils perfectionnés incluant la voix de synthèse. Arrêtez-moi si ce n'est pas clair… »
On comprend dès lors le besoin que l'on peut ressentir de s'aérer la tête. Et même si Lise n'est pas la petite amie de Frankie, elle accepte de l'accompagner dans son expédition. Mais au lieu du farniente qu'elle avait imaginé, c'est à une vraie épreuve qu'elle va se trouver confrontée. Leur voiture de location disparaît, le hameau qu'ils essaient d'atteindre n'est plus qu'une ruine, sans habitants – ou presque – sans électricité, sans moyens de communication. Une zone blanche.
Une situation de crise, on le sait, est propice à révéler les personnalités, à exacerber les sentiments ou encore à pousser à davantage de confidences et, dans le meilleur des cas, à plus de solidarité. Frankie va ainsi révéler qu'il a mis ses talents d'informaticien au service d'un programme permettant de reconstituer une voix, histoire de retrouver le message de sa mère, disparue après une course en montagne. le choix du hameau de Poil n'est pas non plus fortuit.
Au fur et à mesure que se déroule l'écheveau, le lecteur va en apprendre davantage. L'expérience de survie en milieu hostile cristallisant les espoirs et les peurs.
Avec un joli sens de la construction, Natacha Nisic confronte l'angoisse des deux randonneurs à celle que l'on peut éprouver face aux dérives de la technologie :
« à l'ère de l'enquête en ligne, des serial hackers et d'avatars criminels aux profils multiples, de la traque numérique via la géolocalisation, le digital et les réseaux sociaux. Les cookies ne se mangent plus; ils nous surveillent. »
Virtuel, réel : difficile de dire qui aura le dernier mot. Et c'est tant mieux pour le lecteur!

Lien : https://collectiondelivres.w..
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zofiamiu
  10 octobre 2017
Frankie et Lise décide de partir en week-end dans une zone escarpée et isolée des Alpes, un week-end pour faire une pause, s'échapper de la cave suffocante qui leur sert de bureau, de l'emprise implacable de leur patron et de toutes les technologies dont la société est pourvue. Mais arrivés sur place, le week-end ne se déroule pas exactement comme prévu... et de mystérieux incidents surviennent. Lise et Frankie vont devoir affronter ensemble un territoire hostile et des événements étranges.
Merci à Babelio et aux éditions TohuBohu pour l'envoi !
Le roman de Natacha Nisic commence par un avis de recherche, celui d'une femme de 40 ans. Puis, sans plus d'explications, les chapitres s'enchaînent pour nous faire découvrir Lise et Frankie alors qu'ils sont en route pour un week-end en montagne. Par de très légères touches, on comprend que La zone des murmures se déroule dans un monde presque semblable au notre mais où la technologie a pris encore plus de place et où les appareils connectés sont la règle.
Mais Frankie et Lise ont décidé de partir à l'ancienne : sans téléphones, sans ordinateurs, sans GPS, et même sans point de chute, avec une voiture simple, et seulement un appareil photo numérique. Et dès les premiers kilomètres sur la D717, on sent que l'atmosphère change, la température grimpe, l'air est hostile, les insectes envahissants...
Les chapitres alternent les moments présents et des moments passés, notamment le passé de Frankie, marqué par la perte de ses parents. Ce week-end est en fait l'occasion pour Frankie de remonter dans le temps et de revenir sur les traces des son enfance perdue, l'enfant qu'il était et l'adulte qu'il est devenu se mélangent. On sent une énorme blessure, un très grande vide chez ce personnage, ce qui le rend vraiment touchant. J'ai bien aimé le couple qu'il forme avec Lise, cet amour qui n'ose pas vraiment se déclarer.
Cette histoire de survie est aussi une histoire de passé, mais change totalement de style dans le dernier quart et donne un autre sens au récit ! Je doute que beaucoup de lecteurs ait vu venir le truc...! Mais finalement, tout n'est pas si clair que ça, et Natacha Nisic rebat encore fois les cartes, il faut accepter un petit flou, comme un doute qui persiste, quelque chose qui nous fait dire "qu'est-ce qui est réel ?"
La zone des murmures est un livre au style délicat, un peu déroutant, et qui mélange habilement les genres : thriller, survie, science-fiction, drame... une surprenante histoire et un très beau moment de lecture grâce aux éditions TohuBohu.
"On aura beau fabriquer des drones silencieux capables d'imiter le vol de la chouette et de se déplacer dans le noir entre les branches, il reste difficile de trouver une fin dans la nuit. Même si c'est dans le noir que j'entends le mieux ta voix, que tes mots s'éclaircissent et qu'il me semble enfin te comprendre. Je rêve encore de paysages vallonnés, de cimes, d'appels d'air, de ciel sans fin à bord d'un ULM… Je rêve de dragons volants et d'oiseaux aux grandes ailes plates qui me transporteraient jusqu'à toi. Je rêve d'arcs-en-ciel dessinés à la craie, d'orages noirs et de déserts de pierre… d'un piano muet et de vampires rassasiés sous la pluie… de ta mort sous forme de légende. le jour revient, et le doute avec."
Ce qui est marrant, c'est que le hameau où vont Frankie et Lise, le Poil, est un village des Alpes-de-Haute-Provence, quasiment abandonné où j'ai fait une belle balade il y a deux ans... C'était peut-être isolé, mais magnifique...
Lien : http://revoir1printemps.cana..
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Elodieuniverse
  25 septembre 2017
Ce livre commence par un étrange signalement: "Femme de type européen, âgée de 42 ans au moment de sa disparition, 1m69, poids 53 kilos, corpulence fine, yeux gris-vert, cheveux bruns et longs."
Frankie et Lise travaillent à Paris dans une entreprise "The web agency", un travail épuisant dans cette société où tout va toujours plus vite et hyperconnectée. Avides de changer d'air et soucieux de se déconnecter de la vie quotidienne, sans téléphone, ordinateur, GPS... Frankie et Lise partent à l'aventure pour un week-end n'emmenant qu'un appareil photo dans un endroit désertique des Alpes-de-haute-provence. Mais tout ne va pas se passer comme ils l'avaient imaginé. Attaque d'insectes, chaleur, routes impraticables... Ils vont rencontrer d'étranges soeurs jumelles de 124 ans et vont trouver refuge dans un ancien observatoire abandonné. On s'aperçoit peu à peu que Frankie les a emmenés sur les lieux de son enfance, on découvre alors l'histoire de son père et la disparition de sa mère et ce jusqu'au dénouement totalement surprenant...
Quand la réalité et le virtuel s'emmêlent, les phobies les plus sombres resurgissent. On navigue dans le temps sans vraiment savoir où l'on va et j'avoue parfois avoir souvent été perdue dans ma lecture jusqu'au dénouement où l'histoire prend tout son sens. C'est un livre déroutant et la fin m'a totalement surprise (et j'adore ça) mais je ne peux vous en dévoiler davantage sinon je vous gâcherais la surprise... C'est un livre qui est une critique ouverte de notre société actuelle hyperconnectée. Il nous parle des traumatismes de l'enfance et une question se pose: "Qu'est-ce qui compte vraiment dans nos vies?" Une relecture de ce livre serait intéressante lorsque l'on connaît le dénouement afin de mieux apprécier l'histoire et comprendre certaines choses. Parfois, je me dis qu'il ne faut pas être trop "terre à terre" en lisant un livre et que toute la magie de la littérature réside dans le fait d'être étonnamment surpris. Bref, j'ai aimé cette histoire. Je n'avais qu'une envie c'était de tourner les pages et comprendre...
Lien : http://auchapitre.canalblog...
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1001livres
  15 octobre 2017
Tout d'abord, je souhaite remercier la masse critique de Babelio et la maison d'édition Tohubohu pour le gentil mot qui m'était adressé.
Un mot pour définir ce livre : étonnant.
Vraiment, l'histoire est étonnante, les personnages attachants. On croit que les 2 personnages principaux font une petite virée dans les Alpes pour fuir le brouhaha parisien et là... boum on ne comprend plus rien à ce qui se passe, est-ce de l'imaginaire, est-ce réel, sont-ils en train de rêver ?
Un livre sympathique qui retourne notre cerveau et à la clef, une petite intrigue, ce fut une bonne lecture. Un livre étonnant, sympathique et original !
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Antoine_Libraire
  10 octobre 2017
Un livre pour ceux et celles qui aiment se perdre.
Un livre pour ceux et celles qui aiment être surpris.
La narration iconoclaste nous fait navigué entre récit et fable, réel et imaginaire. Des personnages de contes pour enfants pas sage, des lieux insolites et inquiétants.
Les chassé-croisés temporels, comme pour mieux nous dérouter, jusqu'à cette fin surprenante et tellement bien trouvé.
Ce livre peux se lire comme un polar, un récit fantastique, flirtant parfois avec la SF.
D'une écriture franche et nerveuse, Natacha Nisic bous parle du monde comme il va, mal ou bien, l'innovation, l'hyperconnection, les traumas de l'enfance…
En zone blanche (sans réseau) cette zone des murmures devient le théâtre ou se rejoue le passé, ou l'avenir hésite, ou le présent ne sait pas de quoi il est fait.
Une très agréable surprise qui m'a été proposé par l'auteure elle-même. Je l'en remercie.
Lien : https://bonnesfeuillesetmauv..
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   26 septembre 2017
Une voix s’éleva dans la pièce, couvrant les murs fissurés d’une tendre mélancolie: "Bonjour mon chéri, c’est maman. J’espère que tu vas bien… Bon, juste pour te dire que je suis partie quelques jours en haute montagne. J’adore cet endroit, c’est magique… Le ciel est très pur ici. Je t’embrasse fort."
Lise me regardait sans comprendre. je me lançai dans une explication en douceur:
– C’est le dernier message que j’ai eu de ma mère. Elle était institutrice lorsqu’on habitait au Poil. Elle a disparu du jour au lendemain sans plus jamais donner de nouvelles. J’avais effacé son message de mon téléphone mais, avec le temps, je m’en suis souvenu, mot pour mot. Grâce aux logiciels de l’agence, j’ai réussi à reproduire sa voix et à reconstituer son message.
J’insistai sur le mot pour mot. Inquiète, Lise se mit à frissonner. Je poursuivis en contemplant ses ongles peints en jaune:
– Excuse-moi, ce n’est pas le bon moment pour te raconter tout ça, mais tu me demandais ce que je faisais dans cette boîte…
Lise ne réagit pas; elle devait être encore sous le choc de la tempête qui avait éclaté au bureau en fin d’après-midi.
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CielvariableCielvariable   13 janvier 2019
Nous sommes partis, cheveux au vent et la fleur au fusil, laissant derrière nous, à Paris, tous nos objets connectés. J’ai juste emporté un appareil photo numérique, qui ne sert qu’à prendre des photos et à rien d’autre, et qui se recharge avec une batterie, à l’électricité ; je l’ai trouvé chez Frankie.

Dépourvue de tout autre appareil électronique et en particulier de téléphone, je me sentais bizarrement vulnérable. Davantage concentrée sur ce que je faisais, attentive à chacune de mes actions ainsi qu’aux directions à prendre, je répétais chaque geste, regardais autour de moi comme si j’étais sous surveillance. N’ayant plus droit à l’erreur ni à la distraction, je reprenais en quelque sorte possession de mon corps devenu par les circonstances autonome. Retrouver Frankie à la gare m’a rassurée. Je pouvais enfin me laisser aller, déployer mes pensées… Je lui ai renvoyé son sourire avec joie.
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hcdahlemhcdahlem   26 septembre 2017
– Nous partons du présent pour aller le plus loin possible dans le passé. Et pas l’inverse. Nous fouillons la mémoire des gens et nous la stockons jusque dans leur tombe… Je cherche à recruter quelqu’un dans ce sens: préparer l’avenir. Qu’en pensez-vous ?
– Les gens sont prêts à tout pour ne pas oublier.
Cette phrase, je l’avais préparée; j’en étais même un peu fier. Mais le boss m’a repris, revêche.
– L’essentiel, c’est qu’ils soient prêts à payer. Raquer pour leurs souvenirs en prévision d’obsèques multimédias, vous comprenez?
– Oui.
– Bon, ça c’est facile… Mais le top, oui, vous m’entendez bien, ne croyez pas que je cherche à vous la faire à l’envers, oui le top c’est que les morts continuent à vivre et qu’on puisse les voir vieillir encore et encore; c’est pourquoi ces données sont précieuses et c’est grâce à cet historique que nous allons créer ensemble la mémoire du futur. En inversant le passé…
Animer les visages, les vieillir éventuellement, tout comme les corps, à l’aide d’un logiciel révolutionnaire et d’outils perfectionnés incluant la voix de synthèse. Arrêtez-moi si ce n’est pas clair…
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ElodieuniverseElodieuniverse   23 septembre 2017
Ce bout du monde n'est pas pour moi. L'angoisse m'étrangle. Je bouche la vue en ramenant mes bras devant mes yeux. C'est trop, mais il faut que je tienne. On est venus là pour ça.
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ElodieuniverseElodieuniverse   23 septembre 2017
Tu voyageais dans les livres et avais besoin de silence pour laisser vagabonder ton esprit.
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Le "Cinématon" n°1930 de Natacha Nisic réalisé par Gérard Courant le 3 novembre 1998 à Paris (France) (silencieux).
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