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EAN : 9781032700366
Éditeur : Editions Ki-oon (13/10/2016)

Note moyenne : 4.18/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Afin de retrouver les criminels tatoués qui les mèneront au trésor. Saichi et Ashirpa se rendent à Otaru, où leur petite enquête ne passe pas inaperçue... En quittant la ville, les deux compères se rendent vite compte qu'ils sont suivis par l'un des prisonniers évadés.

Lorsqu'ils parviennent à la capturer, un nouvel adversaire fait son apparition, et pas des moindres : un soldat de la 7e division d'Hokkaido, la plus redoutable de toute l'armée de terr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  21 octobre 2016
Chasse au trésor, culture aïnou et nature sauvage… Rarement un manga n'aura autant tenu ses promesses !

Le mangaka Satoru Noda maîtrise son sujet sur le bout des doigts car dès ce tome 2 les choses se décantent rapidement et fortement : tous les coups sont permis entre l'organisation mafieuse de l'horrible criminel surnommé Sans Visage, opposée au gouvernement, et la 7e armée d'Hokkaido de la terrifiante gueule cassée Tsurumi, en révolte contre le gouvernement, qui se disputent les 24 tatouages menant à l'or maudit du peuple Aïnou, en guerre contre le gouvernement ! Et pourtant tout pourrait les réunir au lieu de les séparer, puisqu'ils ont tous comme ligne d'horizon la résurrection de l'éphémère République d'Ezo (wikipédia est ton ami : le Japon aurait pu opter pour la République et la démocratie au lieu de l'Empire et du totalitarisme… oh, un manga antisocial ! c'est le combien déjà ? il y en a maintenant tellement qui j'ai perdu le compte…) L'affrontement entre le vieillard taquin du Shinsen Gumi et le lieutenant sanguin de l'armée impériale s'annonce aussi sanglant que passionnant…
Et les 2 camps ne savent pas encore que les anticonformistes Sugimoto l'Immortel et Mirai Ashirpa en possède déjà 3 !!! D'ailleurs le duo formé par nos deux héros gagne en force : ils se nourrissent de leur antagonisme, eux deux qui ont un si grand vide dans leur coeur (Ashirpa traumatisée par la perte de son père, Sugimoto traumatisé par la distance qui s'est instauré entre lui et sa belle aveugle)
Et cette course au trésor est palpitante : traque, cavale, poursuite à ski, combats acharnés, interrogatoires musclés… Waouh un James Bond dixneuvièmiste, qui annonce carrément l'horreur et la violence des guerres mondiales du XXe siècle (mention spéciale à l'ourse déchaînée qui réduit en charpie un groupe de soldats… ah ça mine, il y a quelques scènes gores !). Mais il y a aussi beaucoup de fond, car à y regarder de plus près moult personnages sont des rescapés de guerres victimes de la brutalisation de la guerre : on aurait transposé "Rambo" à Hokkaido, on ne se s'y serrait pas pris autrement !
Ce manga c'est d'abord et surtout une fabuleuse plongée dans la culture aïnoue, un merveilleux peuple premier qui a tant à nous apprendre sur les rapports entre l'homme et la nature à notre époque où cette saloperie de Veau d'Or a permis au matériel de supplanter le spirituel et au financier de supplanter l'humain…
Niveau gastronomie (puisque la série multiplie les apartés en ce domaine ^^), après la cuisine de l'écureuil on apprend comment préparer le lièvre, la loutre et les chabots. Mais on apprend aussi à dresser les loups et à élever les ours, puisqu'après Ashirpa qui a recueilli un Horkew-kamui c'est Sugimoto qui hérite d'un ourson orphelin (remember "Bouba l'ourson" ^^)
http://pm1.narvii.com/6176/95a0ec176331c738f4a540f8b4fd2d3897e71447_hq.jpg
Les fans de Fantôme, le loup-garou / sombre-loup / direwolf de Jon Snow du "Game of Thrones", ou ceux de Moro la déesse louve de "Princesse Mononoké", seront à la fête : Retar le dernier loup d'Hokkaido, animal de compagnie de notre petit chasseresse aïnoue est super sympathique en plus d'être magnifiquement dessiné ! ^^
http://cdn.mangaheat.com/csratt/rrphsrc/1_578.jpg
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Sphilaptere
  05 mars 2019
Golden kamui, cinq raisons pour s'y intéresser.
1 – Les Ours ! Surtout dessinés et mis en scène comme ça. J'en redemande (il y a des loups aussi)
2 – Les Aïnous. Il a fallu que la barbe comme style capillaire revienne à la mode pour qu'on s'y intéresse.
3 – La cuisine aïnoute. Le plus important, mais cessez de mettre du miso partout svp…
4 – La nature, la montagne wildernesque en hiver.
5 – L'aventure. La soif de l'or, esprit tutélaire du scénario. Du rythme et des méchants. Mais des scènes gore limite, beurk.
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Under_the_Moon
  28 mai 2018
Second tome des aventures de Sugimoto et Ashirpa dans leur quête des tatouages qui mènent à l'or volé des Ainous, la tribu d'Ashirpa.
Un tome un peu plus «calme» que le précédent. Sugimoto est en position de discipline et améliore ainsi ses connaissances (culturelles, cultuelles, sociales, culinaires...) sur les Aïnous.
Une fois de plus le travail sur la violence de la nature et la violence de la culture citadine sont remarquables et saisissantes. Ce duo où l'un va vers un retour aux Sources tandis que l'autre aspire à une émancipation des traditions dans lesquelles chacun se sent trop à l'étroit est absolument fabuleux.
Malheureusement, cette découverte de l'autre et de soi idyllique ne peut durer quand une grosse somme d'argent est en jeu...
Pour les uns comme pour les autres, tous les moyens sont bons. Mais avant le trésor il faut chasser l'homme qui saura conduire au trésor...
Une fois de plus cette lecture a été un voyage passionnant. Et en plus, l'apparition du magnifique loup blanc sur la couverture n'y a rien gâché !
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RosenDero
  05 décembre 2016
Saichi l'immortel et Ashirpa la jeune fille aïnou continuent leur périple dans les forêts d'Hokkaido. Pourchassés par la 7e division, ils vont devoir se séparer pour survivre.
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On retrouve avec joie, dans ce second tome, ce qui faisait la force du premier opus et le rendait singulier : une multitude d'informations ethnologiques sur la culture aïnou.
On a toujours autant de plaisir à lire les cours de cuisine into the wild de la petite Ashirpa (hummm la tête de loutre^^), on en apprend un peu plus sur les kamui et la vision (quasi?) animiste dès aïnou, sur leurs rituels qui commencent déjà à se perdre en ce début de XXe siècle.
On se régale enfin avec notre duo de choc tantôt drôle, tantôt touchant, tantôt sue le fil.
Côté histoire, c'est un peu plus léger dans l'avancement de la quête ; on se demande même si, à eux deux, nos héros vont pouvoir la mener à bien... mais l'intrigue avance, un grand méchant sadique et fou se révèle un peu plus, pour notre plus grand plaisir, et une figure énigmatique fait également une apparition un peu plus franche.
(Je n'ai pas la capacité d'anticipation de certains concernant ce type de littérature que je maîtrise mal voire pas du tout, mais il me semble que le samouraï passé pour mort et leader des prisonniers évadés ne sera peut-être pas le méchant qu'on voudrait qu'il soit... quant au capitaine gueule-cassée, c'est tout vu).
Côté rythme, on ne s'ennuie pas un instant, c'est mené tambour battant. L'arrivée de deux nouveaux héros à poils et à truffes est également un bon point.
En conclusion : une suite sur un rythme effréné, une fin de tome haletante, une nature magnifique. Vivement la suite.
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JeGeekJePlay
  07 novembre 2016
Dans le premier opus nous découvrions la légende de Saichi Sugimoto qu'on surnomme l'Immortel du fait qu'il ait survécu à un nombre conséquent de batailles les plus terribles. Cela se terminant, il errait seul et sans ressource jusqu'au jour où il entendit parler d'un trésor de 75 kilos d'or que les Aïnous avaient amassé. Un tel trésor attise toujours les brigands et ce dernier fut dérobé par un homme qui ne manqua pas de le cacher précieusement. le souci aujourd'hui est que ce même homme est fait prisonnier dans la pire des prisons d'Hokkaido et si l'Immortel souhaite retrouver ce trésor il lui faut mettre la main sur des criminels évadés tatoués d'indices menant à ce fameux trésor. Saichi Sugimoto se lança alors à la recherche de ce trésor et pour cela il fit face à de nombreux dangers de nature animale notamment avant de se faire sauver la vie par Ashirpa. Tous deux firent alors équipe pour braver les dangers qui se mettaient en travers de leur chemin, celui du trésor des Aïnous. À la fin de premier tome, l'Immortel apprenait l'existence d'un redoutable samouraï du nom de Toshizo Hijikata de la bouche de Shiraishi qui pourrait lui fournir certains renseignements sur les tatoués. le moment est désormais venu de poursuivre cette aventure avec ce second tome de Golden Kamui, disponible aux éditions Ki-oon.
Résumé de l'éditeur :
Afin de retrouver les criminels tatoués qui les mèneront au trésor, Saichi et Ashirpa se rendent à Otaru, où leur petite enquête ne passe pas inaperçue... En quittant la ville, les deux compères se rendent vite compte qu'ils sont suivis par l'un des prisonniers évadés.
Lorsqu'ils parviennent à le capturer, un nouvel adversaire fait son apparition, et pas des moindres : un soldat de la 77ème division d'Hokkaido, la plus redoutable de toute l'armée de terre ! Saichi réussit à repousser l'assaillant, mais le répit risque d'être de courte durée... À présent en possession de trois tatouages, c'est à ces combattants d'élite que notre duo va devoir échapper !
Tout débute paisiblement, Ashirpa s'occupe de préparer un lièvre à manger tout en expliquant à Sugimoto la façon de faire. Alors que notre duo était plus ou moins tranquille, leur repos va être perturbé par l'arrivée des soldats de la 7ème Division. Afin d'avoir de meilleures chances de les semer, Sugimoto décide de se séparer d'Ashirpa et lui confie les tatouages. Suite à cette traque, plusieurs péripéties leurs arrivent avant qu'ils ne finissent tous deux par se retrouver et poursuivre leur route, une route semée d'embuches et qui prend vie dans un milieu toujours très hostile.
Pour diverses raisons que j'évoquais dans ma chronique du premier tome, j'ai adoré la découverte que ce dernier me procurait malgré quelques traits un peu trop raide au niveau de la posture des personnages en pleins combats. Non pas que ce second opus soit moins bon, il ne m'a pas autant conquis que le précédent. Certes, le tome 1 amenait les personnages, l'intrigue avec de beaux affrontements animaliers, mais ici je trouve que le scénario est plus plat, un peu plus lent en terme de recherche de trésors et de tatouages. Par contre, on profite de biens d'autres choses assez intéressantes en termes de connaissance personnelles telles que la relation qu'entreprend le peuple aïnou avec la nature, diverses leçons de cuisine ou encore d'apprentissage animalier. Je trouve que cela offre par contre au lecteur une toute autre approche de la série, une approche culturelle, ce qui lui vaut un charme différent et assez intéressant.
Certains passages de ce second tome sont assez bien rythmés, et j'ai particulièrement trouvé bien animée la scène où l'ours décime plusieurs soldats. On voit carrément la peau du visage s'arracher puis voltiger. Cette scène ne lésine vraiment pas en termes de violence et ce n'est pas la seule. Satoru Noda insiste bien sur certains détails tout au long du tome, proposant aussi de très beaux décors et de belles scènes explicatives sur divers sujets de chasse, cuisine et même en matière de combat. Par contre, je regrette que certains regards ne soient pas davantage travaillés, par moment j'ai l'impression que c'est dessiné à la va-vite, un regarde inexpressif sans réel volonté de bien faire. Par contre, je trouve le personnage Hijikata assez intéressant, plutôt classe aussi de par son allure et les mouvements qu'il entreprend alors qu'il est plutôt vieux.
En somme, ce second tome de Golden Kamui est peut-être moins percutant que le premier mais il n'en demeure pas moins intéressant, au contraire. le scénario suit son cours, de manière plus lente, mais très instructive et culturelle. le côté graphique est toujours appréciable, les décors sont bien mis en avant et les combats animaliers assez percutants. Aussi, vous retrouverez en fin de tome quelques vignettes bonus et puis la couverture est vraiment magnifique pour une édition de qualité signée Ki-oon. Une pépite comme on aime les voir plus souvent. Quête à suivre au prochain tome !
« Une intrigue un peu plus lente en termes de chasse aux trésors et de tatoués qui laisse davantage le terrain à une instruction culturelle et enrichissante. »
Lien : http://www.jegeekjeplay.fr/2..
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   10 janvier 2017
Le museau pointé vers le ciel, il hume l'air... Et il est capable, parmi la multitude de molécules qui emplissent l'atmosphère, de représenter celle qui trahit la présence de sa proie à plusieurs kilomètres de distance ! Sa truffe lui permet de faire le tri entre plus de trois milliards d'odeurs, soit plusieurs dizaines de milliers de plus que l'homme... Mais il n'est que peu sensible aux odeurs inutiles à son quotidien, comme les fragrances végétales ou celles qui émanent des objets créés par les humains. En revanche, quand il s'agit de pister un effluve d'ammoniac ou d'acide acétique, typiques des odeurs corporelles de ses proies, ses talents de traqueur donnent leur pleine mesure... Le Horkew-Kamui est le plus redoutable des pisteurs !
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AlfaricAlfaric   03 janvier 2017
- Quand on est petits, pour garder les démons de la maladie à distance, nos parents nous donnent des noms peu ragoûtants... Comme "Shitaktak", "tas de crottes", "Opkekur", "pétomane", ou encpre "Huratekki", "grandit en puant, par exemple ! Ce n'est que plus tard, vers l'âge de six ans, qu'on reçoit un nom définitif qui reflète notre personnalité ou rappelle un événement de notre enfance !
- Et toi, on t'appelait comment quand tu étais petite ?
- "Ekashi-Otompui"... ça signifie "anus de grand-père" !
- En effet, ça donne moyennement envie de s'approcher...
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AlfaricAlfaric   24 novembre 2016
En aïnou, loutre se dit "esaman"... Elle apparaît dans beaucoup de vieilles légendes sous la forme d'un kamui très étourdi ! Alors, de peur d'oublier la conduite d'un rite, on ne sert jamais sa viande lors des cérémonies importantes... Il est même interdit d'y prononcer son nom ! Quant aux chasseurs qui en consomment la veille d'une battue... Ils prennent toujours soin de préparer leur besace avant de passer à table !
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AlfaricAlfaric   05 janvier 2017
- Les temps ont changé l'ancien ! Tu comptes la combattre comment, l'armée impériale... Avec le katana que tu portes à la ceinture ?
- Et pourquoi pas ? Quand on est un garçon, il n'y a pas d'âge pour jouer à l'épée !
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AlfaricAlfaric   03 novembre 2016
- Je rêve... Il s'est réfugié dans ce trou ! Pitoyable...
- On le fait sortir en l'enfumant ?
- Non, assez perdu de temps... On tire sans sommation !
- Si on touche un organe vital et qu'il meurt, ça risque de compromettre un peu l'interrogatoire !
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