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ISBN : 2081316633
Éditeur : Flammarion (04/09/2013)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 14 notes)
Résumé :
« Je vais essayer de tout dire. J ai un retard de sincérité à rattraper, il y a longtemps que j y pense. » Dans ce récit autobiographique, Dominique Noguez raconte le début tumultueux de sa relation amoureuse avec Cyril Durieux, très beau jeune homme aussi attendrissant que cruel, obsédant et néanmoins volatil. À partir de ses souvenirs, de ses carnets, de ses photos, « sans aucune altération du vécu », l auteur revient sur cette rencontre qui a profondément affecté... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
pierre86000
  30 août 2013
C'est sans doute le contraste qui frappe le lecteur dans cette autobiographie.
Contraste entre l'habitus de l'auteur, ancien de l'Ecole Normale Supérieure, agrégé de philosophie, Professeur de Faculté, tel qu'on peut l'imaginer au travers des photographies et des vidéos, d'allure plutôt réservée et timide et ses nombreux amants (qui, dit il ne logeraient pas tous réunis dans son salon), parmi lesquels domine Cyril.
Contraste entre un style littéraire académique, quasiment « proustien », avec parfois des formules anciennes (abyme à la place d'abîme, déréliction plutôt que tristesse) et par moment des passages au style résolument gay (encore que, dit-il « je ne suis ni homosexuel, ni bisexuel, je suis sexuel tout court ») quand il décrit les scènes d'amour (« l'amour synthétique » en plusieurs épisodes) qu'il a connues avec Cyril, son amant.
Malgré l'humour assez constant, qui sert de paravent à son auteur, la tristesse, le chagrin, les regrets dominent aussi et l'on sent bien qu'il ne sera jamais « guéri » de son Cyril. Et pourtant, lui en a-t-il fait avaler des couleuvres au cours de leurs cinq années de liaison !
Pourquoi écrit-il ce livre s'interroge-t-il pendant plusieurs pages, d'autant qu'il assure n'avoir aucune propension à l'exhibitionnisme, et que ses tendances les plus profondes s'y opposent ? Les explications qu'il expose, les références à ce qu'ont fait Rousseau, Hervé Guibert, Gide, Dominique Fernandez et d'autres ne sont pas toujours convaincantes. Il prend pourtant plaisir à raconter son histoire : « Quelque chose d'entêtant, d'impérieux, d'agréablissime entoure pour moi l'écriture de ces pages [….] je les fais comme on fait des confitures en se léchant les doigts ». C'est sans doute ici la meilleure raison. Faut-il y voir aussi une sorte d'auto-psychothérapie ? C'est bien probable.
Quoiqu'il en soit, ses confitures sont bonnes, je me suis aussi léché les doigts et j'ai bien envie après cette lecture de découvrir les précédents ouvrages de Dominique Noguez.
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pilyen
  24 novembre 2013
"Une année qui commence bien" de Dominique Noguez n'est pas un roman, mais le récit du début d'une passion pour un jeune homme. A l'époque, fin 1993, il n'était pas encore l'écrivain reconnu qu'il est aujourd'hui mais était bien introduit dans le milieu littéraire, passant d'un dîner avec Michel Houellebecq (lui aussi en voie de reconnaissance) à un colloque de la société des gens de Lettres avec Dominique Desanti. C'est lors d'une de ces conférences qu'il croise Cyril, jeune homme blond assorti d'une grande beauté, amateur de culture bien que banquier de son état (mais je ne doute pas que la finance emploie aussi plein de gens cultivés, il faut bien se détendre entre deux transactions juteuses pour fonds de pension). Il sera immédiatement attiré, séduit par cet éphèbe et va nouer avec lui une relation compliquée. Autant l'auteur est complètement amoureux de cet homme qu'il considère comme un cadeau inespéré de la vie, autant l'objet de son amour va jouer avec lui un jeu épuisant, se laissant approcher tout en se dérobant. Manipulateur, il jouera avec le coeur de Dominique Noguez, alternant le chaud et le froid (plus souvent le froid). Entre mensonges, perfidie, coups foireux et mauvaise foi, le beau Cyril obsédera l'auteur jusqu'à la souffrance. Obscur objet d'un désir rarement assouvi, les contacts physiques seront rares, accordés avec parcimonie. Lorsque qu'enfin l'auteur touchera une épaule nue, puis caressera un torse, il en sera heureux et victorieux mais également extrêmement frustré.
"Une année qui commence bien " est le récit des premiers moments de cette passion cahotique et presque à sens unique. Consignée de façon précise, n'évitant aucun détail intime, aucune pensée, aucun désir, ce n'est pourtant pas impudique, seulement touchant et passionnant. Ca ne ressemble en rien à un de ces romans autobiographiques secs et froids à la Christine Angot, ni à un déballage sexuel à la Catherine Millet , encore moins un texte âpre et hard à la Guillaume Dustan. C'est surtout un récit exigeant et aux multiples facettes. Pour moi, Dominique Noguez joue sur plusieurs tableaux :
Celui de la littérature tout d'abord. Son amour pour ce jeune homme rappelle bon nombre de romans classiques du 19ème. Malgré les voyages lointains, la modernité, l'homosexualité et des corps beaucoup plus libres, les affres et les tourments de la passion sont les mêmes que chez Stendhal ou Balzac.
Celui de l'introspection ensuite, car cette confession, vrai coming-out pour l'auteur, est l'occasion de s'interroger sur ce passage à l'acte pas si anodin pour quelqu'un d'assez secret jusque là quant à vie sexuelle. C'est courageux mais surtout touchant et sensible.
Celui, enfin, d'une description en creux du milieu littéraire parisien.
La fin sur le blog
Lien : http://sansconnivence.blogsp..
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val-m-les-livres
  11 novembre 2013
Ce récit se range clairement dans une catégorie que j'exècre, l'autofiction. On y croise des personnalités politiques comme Jean-Pierre Chevènement, des auteurs en pagailles, Michel Houellebecq en tête et on apprend parfois sur eux des détails intimes. Mais même sans aller jusque là, le fait d'appliquer un adjectif subjectif, forcément lié à une situation et à un point de vue, à une personne réelle me gêne. Même pour les inconnus, la situation est complexe. Dominique Noguez précise qu'il a changé certains noms mais bien sûr on ne sait pas lesquels. Il mentionne notamment sa relation intime avec un ami de Cyril, Luc Lignières or il se trouve qu'un tel nom existe forcément (j'ai vérifié). Que pensera donc l'entourage de cet homme, qu'il soit ou non celui auquel pense l'auteur en écrivant ce livre? J'ai donc été vraiment mal à l'aise en lisant ce récit, le dernier De Vigan m'avait tout autant agacée mais ce roman-ci a le mérite d'être sans détour et très bien écrit. Il ose:
Pour qui n'est pas immensément séduisant et doit compter sur la disponibilité, voire la vénalité, des autres, les hasards de l'histoire et du "sous-développement" font que certains peuples font de meilleurs viviers sexuels que d'autres: jusqu'ici (mais ça change , apparemment à cause des Russes et des Tchèques), les peuples blonds n'en faisaient guère partie.
Il est difficile de ne pas être touché par ce que vit Dominique Noguez, cet amour avec un homme qui semble jouer avec lui tout en maintenant la relation alors qu'elle n'est pas liée à une rétribution financière, c'est d'ailleurs ce qui est nouveau pour l'auteur:
Avoir nu devant quelqu'un que je désirais, je ne l'avais jusqu'ici obtenu qu'en payant.
Même si l'auteur refuse de se ranger dans une catégorie, il aborde de façon intéressante les questions liées à ses préférences sexuelles du moment (c'est ainsi qu'il aime qu'on les qualifie) en dissertant sur la nécessité ou pas du coming-out, impossible pour lui quand il avait encore ses grands-parents et ses oncles mais tout aussi difficile après leur disparition car il y a ensuite le problème de la filiation de ceux-ci. J'ai souri de retrouver la soirée d'annonce du Prix des Lectrices de Elle à laquelle l'auteur se rend, sans y être invité, avec Cyril.
Vous aurez compris que mon avis est mitigé sur ce récit, à la fois touchant, bien écrit et impudique. Je n'éprouve aucun intérêt pour la vie privée des gens. J'aurais de très loin préféré que l'auteur romance sa propre histoire.
Lien : http://vallit.canalblog.com/..
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Joelle75
  16 août 2014
J'ai choisi ce livre dans une librairie parce qu'il était bien écrit ,dans une très belle langue littéraire. Au fur et à mesure de la lecture, j'ai toutefois regretté une abondance de citations littéraires, les digressions qui font un peu perdre le fil, les descriptions de scènes d'amour trop crues et trop fréquentes avec des descriptions trop intimes, et des détails qui sont sans importances pour le lecteur.
Reste le plaisir de lire la langue et de suivre l"évolution de la relation avec Fabien. On a quand même envie de lire jusqu'au bout !
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Elea291
  22 novembre 2013
J'ai passé des moments merveilleux avec Dominique Noguez. Il y a beaucoup de souffrance dans ce récit, et pourtant j'avais hâte, chaque soir, de retrouver Dominique et Cyril, en me demandant quelle nouvelle mésaventure ce dernier allait encore faire subir à l'auteur. Et quelles raisons allait invoquer Noguez pour se justifier de rester à endurer tout cela. C'est vrai qu'on s'interroge parfois sur ces raisons, mais l'on se rend vite compte qu'il n'y en a pas, ou en tout cas qu'elles sont à l'image de la passion : irrationnelles. Alors j'ai compatis, je me suis prise d'affection pour l'écrivain qui s'aime si peu qu'il accepte de n'avoir que des "lambeaux d'amour". Et puis j'ai lu ses théories sur la passion, l'amour, la vie, avec beaucoup d'intérêt et d'approbation. J'ai aimé sa façon de parler littérature, musique, théâtre, car il exprime parfaitement bien le principe fondateur de la culture : rendre la vie plus belle, ou en tout cas plus douce.
Un roman magnifique, où Dominique Noguez se livre dans un style brillant pour finalement atteindre l'universel.
Lien : http://libros-y-palabritas.o..
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critiques presse (3)
LeFigaro   10 octobre 2013
Nous pouvons affirmer ici que Dominique ­Noguez a écrit le plus grand livre sur l'homosexualité paru en langue française ces vingt dernières années.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress   25 septembre 2013
Un portrait mélancolique et touchant.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Bibliobs   20 septembre 2013
« Une année qui commence bien », grand livre de l'incomplétude qui réconcilierait Stendhal et Gide, est le catalogue irraisonné de tous les sévices et de toutes les humiliations que peut infliger un être inconstant et cynique à celui qui, soumis, l'adule.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
OreaneOreane   12 août 2013
Je vais essayer de tout dire. J’ai un retard de sincérité a rattraper, il y a longtemps que j’y pense. Ce n’est pas que j’aie plus menti qu’un autre. J’en ai, tout compte fait, bien plus dit sur moi dans mes livres que beaucoup écrivains. Mais c’était de façon biaise, rusée, subtile, sous les dehors trompeurs de la fiction. J’étais Méphisto déclarant : ≪ Je suis le diable ! ≫ et personne ne le croit. A présent, je voudrais être Faust au moment de sa damnation. Dans l’effroyable jubilation de l’être résigné au mal. Sauf que je ne crois plus au mal, a ce mal-la, et que je pense qu’il n’y a pas d’autre mal, dans l’affaire que je vais conter, que celui qu’on se fait a soi-meme.
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BibaliceBibalice   20 septembre 2013
L'amour dans toute sa plénitude, je ne l'aurai connu que par les livres.
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Videos de Dominique Noguez (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Dominique Noguez
Dominique Noguez - Une année qui commence bien .Dominique Noguez vous présente son ouvrage "Une année qui commence bien". Parution le 4 septembre 2013 aux éditions Flammarion. Rentrée littéraire 2013. http://www.mollat.com/livres/noguez-dominique-une-annee-qui-commence-bien-9782081306073.html Notes de Musique : 8 Schubert/ Piano Sonata #14 In A Minor, d'784 - 2. Andante
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