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ISBN : 2290072346
Éditeur : J'ai Lu (12/02/2014)

Note moyenne : 4.37/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Fichée au milieu de l'En-Dessous comme une lèpre, Caquehan la noire brille d'une sombre lueur. On y entend tout à la fois le fracas de la technole qui régurgite les colifichets mal digérés d'une époque plus faste, les râles du moribond, les soupirs de la putain et, parfois, les rires qui s'échappent des palais.

Dans cette ogresque et orgasmique Babylone se débattent Obicion l'officieur, qui enquête sur une jeune fille si sauvagement mutilée qu'on lui... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Walktapus
  29 mars 2014
« un livre-univers baroque qui convoque les spectres de Rabelais, de Lewis Carroll, de Sade, de Lautréamont, de Jérôme Bosch, et les fait valser au son de la Danse macabre de Saint-Saëns... ». N'ayant sans doute pas exactement les mêmes références que le quatrième de couverture, j'ai cru y voir aussi Jean Ray, Ballard, et surtout Brussolo (un Brussolo miraculeusement gai) mais qu'importe, le cocktail explose à la figure avec une franche bonne humeur et une fraîcheur qui n'ont d'égales que la noirceur de l'univers.
Un univers qui essaie de se projeter, page 8, sur une carte de mauvaise saga de fantasy, mais ça n'abusera personne. D'ailleurs ce tome est un roman auto suffisant suivi de quatre nouvelles courtes (et savoureuses).
Jérôme Noirez semble prendre un malin plaisir à provoquer, à brouiller les codes, à mélanger les genres, à transformer le merveilleux en horreur, l'épique en satire sociale, le polar en absurde, le fantastique en roman noir, la fantasy en misérabilisme, avec intrusion de notre univers, déjà un peu dépassé, tout en formica et plastique, dans un décor médiéval, à l'image de ce duel épique commencé en querelle de voisins de HLM, ou de cette intervention miraculeuse de Charles Trénet.
Son univers part dans tous les sens, extrêmement riche, et malgré toute cette déconstruction, étonnamment cohérent. Et, pour peu qu'on ne soit pas trop crispé, c'est jouissif. Et il y a cette invention savoureuse des mots : technole, fraselé, esmoigné, esnorche.
Et puis ces nombreux personnages hauts en couleur, qui crèvent les pages du livre, dont mes préférés : Malgasta la pirate, Grenotte l'orpheline et Quinette la petite chienne poilue.
Enfin bref, une sacré surprise et un coup de coeur, Deux en un mois, ça commence à bien faire.
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Amaruel
  12 décembre 2015
En commençant Féerie pour les ténèbres mieux vaut oublier tous les repères que vous avez acquis au fil de vos lectures. L'En-Dessous est un amalgame de mondes aussi divers que variés. Tout d'abord, il s'agit d'un monde souterrain où toutes les créatures résultats d'expériences se retrouvent et survivent (ainsi la population de l'En-dessous est un amas de bras, de jambes, de nez… et de créatures avec un exosquelette) ; il y a également la « surface » au paysage est très varié, de Sponlieux, une ville portuaire où stagne toujours une trentaine de centimètres de flotte, à Caquehan, la cité principale du pays qui semble luxuriante mais où l'on se perd souvent, en passant par Bonbancié, Ando, Aspe, etc.
Un univers très riche, voire trop riche parfois, car je me suis perdue (comme dans le palais d'Orbarin Oraprim) à quelques reprises. Pour découvrir chacun de ces paysages l'on suit une demi-douzaine personnage ; Malgasta, une ancienne pirate originaire de Sponlieux ; Obicion, l'officieur de justice royale ; dame Plommard, une noble érudite ; Grenotte et Gourou les deux morveux orphelins et Quenotte, le personnage canin improbable. Et là encore une galerie de personnages (aussi bien principaux que secondaires) foisonnante., qui pourrait nous perdre, nous pauvre lecteur, mais qui ne fait que nous emporter davantage dans cet univers improbable.
L'intrigue nous entraîne à différents endroits du pays de l'En-Dessous pour élucider le meurtre d'une jeune fille mutilée à l'extrême. Par moments on en oublierait presque le départ de l'intrigue tant les événements qui surviennent sont nombreux et si, les personnages semblent, dans un premier temps, tous différents et n'avoir aucun lien entre eux, durant le récit se dessinent quelques relations et points communs, qui viennent surprendre parfois. L'on change de point de vue à chaque chapitre ce qui entraîne inévitablement un suspense quand l'intrigue prend des tournants remarquables.
Enfin, l'écriture de Jérôme Noirez, je la qualifierai d'intelligemment dérangée... C'est brillant (dans le style, l'humour qui imprègne les pages, etc.) mais particulièrement dérangeant (dans ce qui est présenté, les descriptions des horreurs...). J'ai adoré la réflexion que cela entraîne sur la matière en général, que seraient des créatures faites de polystyrènes, de pétrole, etc. Jusqu'alors je n'en avais jamais croisé dans mes lectures mais j'ai été agréablement surprise. Une bien bonne découverte !
En Bref : Si vous vous lancez dans Féerie pour les Ténèbres armez-vous pour partir à la découverte de nouveaux horizons. L'univers de Jérôme Noirez est particulièrement bien travaillé, empli d'humour qui cache de sombres secrets. Un bon premier tome !
Lien : http://amarueltribulation.we..
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Guixxx
  09 août 2016
Difficile de raconter Féerie pour les ténèbres, faudrait-il pour commencer vous parler la Technole, cette matière étrange qui surgit de la terre et régurgite du caoutchouc, du béton, des parkings et des gares, des lampadaires et des radios, des rebuts qui font aujourd'hui la richesse de la région, même si personne n'en connait la provenance. Ou bien vous relater les investigations de l'officieur Obicion, dont l'enquête du meurtre d'une jeune fille mutilée, aux os de plastiques, dévoile de bien sombres complots au Palais royal ? Ou bien vous parler de Malagasta de Sponlieux, quittant la mer Clapotante de Vicerine pour éviter la peine de mort et accomplir les noires besognes de ses dirigeants ? Ou bien l'histoire de Grenotte et Gourgou aux quenottes affamés, diablotins et terreurs des soeurs de sainte Cadacace, muses du sculpteur aux moeurs dissolues Jectin de Lourche ? Mais il faudrait alors vous parler de Meurlon le rioteux, de Quinette la sans-tête, des esmoignés, des fraselés, des féeurs, puis de Charnaille qui s'active au fond du Fondril, dans le centre de la terre...
Vous n'avez rien compris ? C'est plutôt normal, dans cet univers sombre et déjanté que Jérôme Noirez a inventé, il faut avoir beaucoup d'imagination et le coeur bien accroché ! Féerie pour les ténèbres est un mélange de science-fiction et de Fantasy, où l'auteur s'empare des ingrédients de plusieurs genres pour faire sa tambouille, une tambouille de chef.
Féerie pour les ténèbres est un univers de fantasy où l'ère médiévale est gangrenée par une technologie sortie de nulle, une technologie dont personne ne sait si elle vient d'un passé lointain ou de l'esprit malade d'un dieu, et qui depuis quelques années bouleverse l'équilibre du pays : on l'appelle la Technole, une apparition qui génère plein de ressources que l'aristocratie du pays s'arrache, plastique, skaï, caoutchouc, métal, latex, et que des hordes de travailleurs s'acharnent à dénicher dans des chantiers où ils risquent leur vie à chaque pas.


Cette Technole vous dit vaguement quelque chose ? C'est ce qu'il y a de plus tangible pour nous dans cet univers où vivent sous-terre des mutants mutilés que l'on nomme "les rioteux", morceaux de chair amputés qui parlent par tous les orifices sauf la bouche et qui sont méprisés et craints des humains, où des Féeurs prodiguent leur magie à la cour du roi et peuvent voltiger corps et âmes au fin fond de la terre et cracher des maléfices mortels avec des formules ésotériques, où des ratruandières, méduses carnivores, s'accrochent aux ponts et terrifient le voisinages, et où des grobes-muçotes dévorent le ventre des petits-enfants.
Je vous épargne un peu plus de ce langage technique propre à Féerie pour les ténèbres, issu de l'imaginaire débordant, foutraque et un brin pervers de Jérôme Noirez, d'une part pour ne pas trop vous égarer, mais surtout parce que je ne serais pas capable de retranscrire correctement ses mots, son langage poétique et ses dialogues fleuris qui mêlent habilement érudition, humour et épouvante. Car oui, il y a pas mal de passages abominables dans Féerie pour les ténèbres, si vous avez peur d'histoire de mutilations et souffrez d'entendre parler de sang, d'os et de chair en décomposition, sachez que Féerie pour les ténèbres peut heurter un poil vos sens.
Mais quand je parle de la langue de Jérôme Noirez, je déconne pas les gars, il a cette capacité à faire des phrases qui semblent rouler sur votre langue quand vous les répétez à voix hautes, des phrases où vous vous dites "ce type est un génie", car c'est à la fois beau et écrit et terriblement monstrueux. Et surtout : c'est drôle ! J'ai ri un nombre de fois incalculable grâce à cette verve gouailleuse qui imprègne tout le texte. C'est certainement ce qui permet pour moi au texte de ne pas tomber totalement parfois dans le scabreux et l'intolérable, c'est cet humour absurde qui transparaît dans la personnalité des personnages tous plus attachants les uns que les autres (big up à Quinette), dans les dialogues et dans l'élaboration entière de son univers, et qui rend chaque retournement de situation cocasse, apportant du rire là où germe l'horreur.
Alors voilà, j'ai terminé le premier volume, car il y en aura deux en poche, et j'ai hâte de lire la suite, pour me replonger dans les étranges aventures de ces héros rocambolesques légèrement frappés du bulbe, finis à la pisse et parfois même pas entier... mais les héros d'un monde hors norme totalement fascinant.
Lien : http://www.lalibrairiefantas..
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LeCombatOculaire
  11 mai 2016
L'intrigue met du temps à s'installer, de par la difficulté d'installer un décor aussi improbable et fourmillant d'informations, de mettre en scène toute une myriade de personnages chacun plus incongru que l'autre. On pourrait se croire dans un bouquin de Terry Pratchett pour le côté absurde, ajouté à un livre de Philip K. Dick pour le côté science fiction et anticipation, le style d'écriture et l'expérience en moins. Cela dit, Jérome Noirez sait y faire pour prendre aux tripes et pour donner à la fois une part très largement mystique et une part fortement déconseillée aux femmes enceintes.
J'aurais du mal à dire au final si j'ai réussi à aimer cette histoire, en tout cas je suis restée très intriguée du début à la fin. Il y a réellement du potentiel ici, reste à savoir s'il ne pourrait pas s'améliorer en se simplifiant beaucoup ou en gagnant en clarté.
(voir la critique intégrale sur le blog)
Lien : http://lecombatoculaire.blog..
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Luria
  20 août 2015
Aventure/polar post-apo-médiéval-fantastique. Surprenant pourrait-on se dire de lire de la fantasy Auchan. Et pourtant non. Les héros sont des plus classiques, la plume, belle, les mots riches, inconnus, saugrenus, tricotent une histoire à la base peu complexe pour l'habiller en conte merveilleux et intelligent. Si j'ai moins apprécié les nouvelles en fin de tome qui m'ont sortie de l'histoire, un peu comme si on plongeait un rôliste tout de suite après sa partie dans une autre mini-aventure alors qu'il a la tête pleine de son vécu précédent, ouidoncbref, si j'ai moins aimé la « post-fin », je garde de ce premier tome un récit littéraire au service de l'épée, de la quête, du chevalier, de l'enquête. de quoi enluminer la fantasy d'un tout autre style, celui des belles-lettres. Une bouffée d'air frais et onirique et un chemin direct vers d'autres univers de la littérature.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
WalktapusWalktapus   25 mars 2014
La gare de Caquehan n’est pas un pur produit de la Technole, mais le résultat d’une inclusion de gare dans la plus vieille cathédrale de la cité, consacrée aux saints martyrs des trois Supplices : saint Dédiace-le-fou, le patron des penseurs, des féeurs et des artistes, sainte Coriolle-l’Amoureuse, patronne de ceux dont le coeur se languit, protectrice des jaloux et des suicidés, et saint Avoi-le-malportant, patron des malades, des maladies et des médicastres.
Des traverses d’acier ont transpercé les voûtes nervurées, des piliers du même matériau sont venus ajouter leur poids aux culée élégantes, des quais ont soulevé les dalles du sol, emportant avec eux quelques tombeaux que l’on avait oubliés. Plus tard d’autres objets de curiosité ont poussé : des machines destinées à faire des trous dans du papier, qui sont tombées en panne en quelques jours après que les enfants de choeurs ont voulu « aérer » leurs aubes, des distributeurs de mets sucrés et salés dont l’evescal de Caquehan, Engroute le jeune, a fait modifier les mécanismes pour qu’ils puissent accepter les oytes de toutes provenances, des plans abscons devant lesquels les théologiens viennent broder des théories, et tout un système de sonorisation où alternent les appels à la dévotion et à la prière, et les annonces de départ et d’arrivée des trains.
On y donne toujours des messes. L’autel est au bout du quai numéro 3 et les fidèles se tassent comme aux heures de pointe sur les autres quais. D’ailleurs il n’est pas rare que l’eucharistie des Trois Chairs soit troublée par l’entrée d’un train couinant de tous ses freins usés. Ces désagréments sont compensés par le fait que les chants s’épanouissent merveilleusement bien dans la gare et que les voyageurs donnent l’illusion d’une foule conséquente de fidèles.
En vérité, il n’y a qu’une poignée de bigots nostalgiques pour appeler la gare « cathédrale » - encore la surnomment-ils « Cathédrale des Rails ». Les gens font plus volontiers la queue devant le distributeur de cacahouètes que devant le confessionnal qui se trouve juste à côté. Même une habile adaptation liturgique donnant aux voies ferrées une fonction spirituelle n’est pas parvenue à arracher les badauds aux « indulgences salées de l’arachide », une source de revenus non négligeable pour l’évêché de Caquehan.
« L’existence est une ligne dont le terminus se nomme Dieu ! Montez dans le train de Dieu ! Laissez-vous conduite jusqu’à lui ! Et à chaque cahot, chantez Alléluia ! »
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AcherontiaAcherontia   12 janvier 2016
Cinq années d'errance, de famine et de maltraitances n'ont pas réussi à changer l'humeur de Quinette. La petite chienne à poil long, qui ressemble le plus souvent à un informe tas d'étoupe, est toujours aussi remuante de la queue et frémissante de la truffe lorsqu'elle croise un humain.

Pourtant, elle n'a guère eu de chance lors de ses rencontres avec les hommes. Affamée, rouée de coups, laissée pour morte, dressée à tuer - un échec cuisant pour le dresseur, puisque Quinette n'a jamais rien tué d'autre que des mouches à bovins, et encore, à grand-peine -, sacrifiée à une espèce de divinité assoiffée de sang animal, suspendue cinq jours au bout d'une corde de pendu, transpercée par un carreau d'arbalète : elle a connu toutes les souffrances et a échappé de peu à toutes les morts.

Mais elle chemine encore à la recherche d'un improbable maître en caresses et en tendresse. Ainsi est sa nature. Elle ne peut réprimer cet amour spontané pour tout ce qui se tient sur deux pattes et qui sent le savon ou bien la crasse humaine au parfum si enivrant.
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WalktapusWalktapus   29 mars 2014
C’est ici, dans les pierres d’une très ancienne cité dont les humains ont entièrement perdu le souvenir, que les fraselés forgent les mots nouveaux utiles aux rioteux : Technole est une de leurs inventions lexicales.
Pour la race des chiens limaçons, sont proposés chiençon ou chienon, lolige, lopinet, nicheul, aubunal, suseline, lipelique, gasterne... Après de longues discussions, entrecoupées d’autopsies récréatives de lutins, quineligule, nom féminin proposé par Mesvolu, parvient à faire l’unanimité.
Ainsi, Quinette la chienne devient la mère de toutes les quineligules à venir.
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WalktapusWalktapus   29 mars 2014
- Grenotte, t’es bête, c’est une histoire dans l’histoire.
- Ah ? Ben moi, j’aime pas trop ça...
- Mais pourquoi ? s’enquiert la voix murmurante du conteur.
- Parce que, raisonne la petite avec une brusque bouffée de non-sens enfantin, s’il y a des histoires dans les histoires, alors on est peut-être nous aussi une histoire, et alors on existe même pas, et moi, ça me plaît pas de pas exister... parce que... parce que si j’existe pas, alors les tourtes non plus elles n’existent pas, et ça, quand même... c’est grave!
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AcherontiaAcherontia   12 janvier 2016
Si les bourgeois de Caquehan, les bigots de Sainterel ou les courageux pêcheur d'Aspe ignorent tout de Sponlieux, au moins connaissent-ils Vicerince. La colle de poisson de Vicerince est la meilleure du monde ; grâce à elle, Barugal le Fou décore les murailles de sa forteresse avec le corps de ses ennemis. Un jour, il y a collé cent bonshommes, et ni la pluie, ni le soleil, ni les attaques des corbeaux n'ont réussi à les décrocher. Ils doivent y être encore.

Les seigneurs de Vicerince ont fait fortune grâce au fichoiro, le poisson glu qu'on ne trouve que dans la Mer Clapotante. Il est infect à consommer, ce n'est qu'une outre de bile et de vinaigre, mais il contient, dans trois grosses glandes, cette colle miraculeuse qui s'échange contre de l'or, des épices, du pouvoir et des rebuts.
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Videos de Jérôme Noirez (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jérôme Noirez
Retrouvez les grands moments de cette soirée de lancement de la collection young adult Electrogene et du premier titre Brainless de Jérôme Noirez, qui a eu lieu le 20 mai 2015 à l'école de communication visuelle de Paris.
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