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ISBN : 2290059056
Éditeur : J'ai Lu (14/11/2012)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 54 notes)
Résumé :
Angleterre, avril 1212.

Diane de Loxley est une adolescente belle et farouche, au caractère trempé comme l'acier. Ses mots touchent leur cible aussi sûrement qu'une flèche. Rien d'étonnant quand on est la fille de Robin des Bois. Mais il est difficile d'être l'héritière d'une légende, d'un homme meurtri par la mort de son épouse, la célèbre Marianne.

Diane veut de l'action, Londres va la lui fournir. La cité tentaculaire,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
  08 février 2016
S'il y a bien un héros populaire du Moyen-Age sur lequel on ne se lasse pas d'écrire, c'est bien Robin des bois. Difficile toutefois de trouver un angle d'approche un peu plus novateur que ce qu'on a l'habitude de trouver aujourd'hui dans les romans consacrés au personnage. Jérôme Noirez, lui, a trouvé la combine : au lieu de proposer une énième version de l'histoire de Robin avec tous les rebondissements qu'on connaît (son combat contre le shérif de Nottingham, sa romance avec la belle Marianne...), il choisit non seulement de situer l'action plus de quinze ans après les faits mais surtout de changer de protagoniste. Cette fois c'est donc la fille du héros, Diane de Loxley, qui occupe le devant de la scène. Une jeune fille peu impressionnée par les exploits passés de son paternel et, comme c'est souvent le cas avec les adolescents, blasée d'un rien. Alors quoi de mieux pour la sortir de sa léthargie que de l'éloigner un peu de la monotonie de Sherwood et de lui faire découvrir la grouillante ville de Londres ? le roman de Jérôme Noirez nous entraîne dans les dédales de la capitale anglaise du XIIIe siècle dont il nous propose une reconstitution assez convaincante. L'auteur se plaît notamment à explorer les bas-fonds de la ville ce qui apporte au roman une touche de noirceur bienvenue qui vient légèrement contrebalancer l'aspect « jeunesse » du récit.
Le plus grand intérêt de l'ouvrage réside cela dit dans les nombreuses évocations à l'histoire et au folklore de la capitale londonienne dont on découvre certaines des fêtes et superstitions. Les scènes dans lesquelles Diane se retrouve confrontée aux créatures directement liées à ces légendes locales sont d'ailleurs les plus intéressantes du roman, le reste de l'intrigue se révélant moins passionnant. Bien que les événements se déroulent une quinzaine d'années après les aventures de Robin, on retrouve évidement des références à celles-ci ainsi qu'à ses protagonistes qu'il est agréable de voir évoluer dans un contexte différent. L'autre atout du roman tient d'ailleurs au contraste entre les décors dans lesquels se déroulent les aventures du père et de la fille : d'un côté la verdoyante et sauvage forêt de Sherwood dont l'ombre plane toujours sur Robin ; de l'autre cette ville tentaculaire et surpeuplée où la végétation n'a pas vraiment sa place et où se sont les corbeaux qui règnent en maître. L'héroïne est pour sa part intéressante même si le fait qu'elle soit en pleine crise d'adolescence n'en fait pas un personnage particulièrement subtil ou attachant. L'auteur a malgré tout pris la peine de nous offrir une belle galerie de personnages secondaires dont le plus surprenant est sans aucun doute l'ancien shérif de Nottingham, finalement moins antipathique qu'on pouvait s'y attendre.
Avec « La dernière flèche » Jérôme Noirez se réapproprie la légende de Robin des bois en transposant le voleur et sa bande dans la Londres du XIIIe siècle dont il met en avant l'histoire et le folklore. Un roman divertissant qui possède suffisamment d'atouts pour plaire à un lectorat d'adolescents et, dans une moindre mesure, d'adultes.
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Elamia
  24 mai 2015
J'ai adoré cette histoire sur les aventures de la fille de Robin des Bois !
Héros qui traverse les âges et les générations sans pour autant prendre une seule ride, Robin de Loxley est désormais papa d'une fille dotée d'un caractère bien trempé. La bien nommée Diane a aussi hérité du talent paternel pour le tir à l'arc, remarque, avec un tel prénom, sa destinée était déjà toute tracée.
Connu avant tout et comme la plupart grâce au film éponyme avec Kevin Costner, ou pour d'autres avec le dessin d'animation des studios Disney, Robin figure emblématique au coeur tendre a ses nombreux adeptes, dont je fais bien sûr partie. J'étais donc intriguée par les aventures de Diane, car si l'on a connu Robin en amoureux éperdu de la belle Marianne, on ne lui connaît pas encore cette facette de père protecteur.
J'étais curieuse de connaître cette histoire et par la même occasion, la plume de Jérôme Noirez. le challenge ABC m'a encore une fois permis de faire une bonne découverte.
Et puis, il faut avouer que la couverture signée Aurélien Police est particulièrement réussie. D'ailleurs, ce n'est pas la première fois que je flashe sur l'une de ses illustrations, il n'y à qu'à voir le travail effectué entre autres sur La voie des oracles ou tout récemment sur le roi des fauves (que je me suis d'ailleurs procuré), pour comprendre mon engouement pour ses artworks. Je vous invite d'ailleurs vivement à aller jeter un coup d'oeil à ses créations dont la plupart servent de couverture à des romans de Fantasy.
C'est le premier roman de Jérôme Noirez que je lis, et je ne compte pas m'arrêter en si bon chemin. D'autres titres me font de l'oeil, mais je n'ai pas encore arrêté mon choix. J'ai beaucoup apprécié son style et le scénario qu'il nous propose m'a vraiment emballée. le contexte Moyenâgeux londonien se prête bien aux images issues du folklore celte. L'auteur nous offre ainsi tout un panel de personnages aux personnalités multiples : guerrier, nain, prince des voleurs, déesse guerrière, divinités païennes, mis en scène dans une aventure rocambolesque.
J'ai adoré le personnage du Duc de Nottingham, représenté ici comme un fervent catholique, complètement paranoïaque et qui fait fait une nette fixation sur Diane qui lui rappelle sa propre fille disparue.
Diane est quant à elle une demoiselle courageuse et pleine de ressources, mais son comportement d'adolescente lui fait commettre de nombreuses erreurs. Je dois avouer qu'avoir à faire avec une héroïne aussi jeune m'inquiétait mais elle ne tombe pas dans la niaiserie propre à son âge ce qui est appréciable.
L'image habituelle de Robin des Loxley est complètement chamboulée et ce qui lui arrive est assez surprenant. Ses anciens compagnons de Sherwood, Petit Jean, Frère Tuck et Will l'écarlate sont eux aussi de la partie, mais ils ont clairement perdu de leur superbe. Leur passé les rattrape en l'apparence d'une Sherwood maléfique et possessive qui sème le chaos à Londres. C'est l'occasion pour cette bande de joyeux drilles de se retrouver pour une ultime aventure dans laquelle ils ne seront pas au bout de leurs peines.
La nouvelle bande de voleurs imaginée par l'auteur m'a surprise plus d'une fois. Je ne m'attendais pas à rencontrer des figures aussi charismatiques et hautes en couleur. D'ailleurs, j'ai même eu un petit faible pour Tredekeiles, c'est pour dire à quel point il m'a marquée. Mais Bigbenn, Cutaegl, Galdorgalere et Berdfaeder sont eux aussi touchants à leur façon.
L'atmosphère de cette histoire m'a énormément plu. Je pense notamment à la fameuse et inquiétante procession des Jack-in-the-green, tradition populaire liée à la célébration du printemps que je ne connaissais pas avant cette lecture.
Si l'auteur nous présente une facette de Londres assez négative au début du texte, l'on bascule ensuite dans un chaos végétal totalement inattendu. Mon âme bucolique, s'est enivrée de la bouffée d'oxygène et de verdure qui se dégage du roman.
En effet, Jérôme Noirez réunit les croyances celtes et les mythes antiques qui ont un rapport avec la nature et la forêt. Les symboles gaéliques tels que le Green-Man, Boadicé ou Cernunnos côtoient les divinités greco-latines, comme Artémis, les Titans, ou le dieu Pan, dans un décor typiquement sylvestre et mystique. le lecteur plonge au coeur de deux intrigues brillamment scénarisées, imprégnées d'ésotérisme, de nature et de magie. Autant dire que j'étais captivée par cet aspect du récit car tout ce qui touche aux légendes m'intéresse beaucoup.
La suite de la vie de Robin de Loxley imaginée par Jérôme Noirez m'a réellement convaincue. J'ai adoré cette atmosphère unique et ces deux intrigues m'ont vraiment tenue en haleine. Il a su recréer la complicité qui unissait la légendaire bande de Sherwood tout en intégrant de nouvelles figures charismatiques. L'humour est aussi bien présent dans ce roman même si certains passages nous ramènent un peu trop rudement à la réalité.
C'est définitivement une aventure et un livre dont je me souviendrai et que je suis ravie d'avoir découvert. Il ne me reste plus qu'à découvrir d'autres titres de Jérôme Noirez et bien sûr, de lire enfin le Robin des Bois d'Alexandre Dumas.



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Goupilpm
  10 mars 2016
La fille de Robin des Bois nous entraîne dans une aventure dans un Londres, médiéval, sombre où vivent les mendiants et leur roi. Robin et sa Fille Diane y séjournent pour notre plus grand plaisir.
Vous croyez bien connaître Robin ? Que tout vous a déjà été raconté ? Il n'en est rien : laissez l'auteur vous le prouvez.
A la lecture du résumé, on s'attend à une épopée mythique en compagnie de Robin enseignant les rudiments de la filouterie à sa fille. Il n'en n'est rien ! C'est à une réelle plongée mystique dans les rues de Londres et ses souterrains que la jeune Diane de Loxley nous invite à partager.
Avec ce roman, l'auteur signe sa cinquième incursion dans la littérature Jeunesse...
une poursuite du mythe de Robin... très loin des bois.
Si comme le consacre l'expression, "jamais deux sans trois", presque toujours "quatre sans cinq" : avec ses quatre précédents romans jeunesse, l'auteur avait signé un quatuor sans faille. Et on escomptait que ce cinquième office serait un peu, comme le veut l'adage, la cinquième roue branlante de la carriole.
Si par le passé, l'auteur avait brillé en développant son imaginaire sous l'ombre de la tradition Shintô ou en ancrant l'action de son récit dans un contexte historique, le lecteur exigeant que je suis se méfiait du présent sujet. Ici, l'auteur se frotte pour la première fois à un mythe profondément occidental orné de tout un fatras d'adaptations cinématographies plus ou moins réussies, qui pour la plupart n'avaient pas laissé dans ma mémoire un souvenir impérissable. Avec la dernière flèche s'attaque de manière plutôt périlleuse, à un des modèle que l'imaginaire a gravé dans l'esprit du collectif. Tout l'enjeu de cette chronique étant de savoir si la sournoiserie perfide du chroniqueur, sa mesquinerie goguenarde, allaient être récompensée, ou pas...
Dit plus simplement, NOIREZ s'attaquait à du lourd.
Le récit démarre lentement, une charrette, s'achemine paresseusement vers Londres Robin et sa fille Diane, adolescente impertinente, sont pris en filature par l'ancien Shérif de Nottimghan qui dans l'attente extatique du moindre impair de Robin espère abattre sur l'être abhorré le glaive de la justice divine. Peu à peu, les personnages se campent et, pour Robin qui a perdu son épouse Marianne, ce voyage vers Londres est une sorte de pèlerinage nécessaire à l'oubli.
Londres, nos principaux protagonistes y arrivent, et déjà l'imaginaire Noirezien détourne les codes et repères, les balises du mythe original et les transforment vicieusement, les malaxent insidieusement : Robin vieillissant et amorphe, laisse Diane s'aventurer dans les rues sordides et dangereuses de Londres sans se soucier de son sort. La pâte Noirezienne est déjà là : nous installant dans un climat tout particulier entretenu par une oscillation tonale : burlesque, drôlerie / étouffante noirceur, pesante gravité. Il y a plus de malice qu'on ne croit chez cet écrivain...
Mais bien d'autres surprises nous attendent. Car bientôt, un énième personnage se découvre à nos yeux, et non des moindres : Londres.
Un Londres, qui rugit et pue. Un Londres, qui de jour, déverse dans ses rues la lie des quidams en tous genres. Un Londres, qui de nuit se pare de ses hardes maléfiques : les corbeaux prennent formes humaines, d'anciennes entités démoniaques murmurent sous la pierre, la Tamise est jonchée de cranes humains qui vous fixent de leurs orbites évidées. C'est dans ce Londres nocturne, que Diane va découvrir le royaume des rebuts de la société, ainsi que son prince.
Mais ici, et on le comprend vite, il ne sera pas question d'actes de bravoure de la part de notre jeune archère, mais de sauver son propre père sous l'emprise d'un maléfice inexplicable, que la ville chargée de mystères, semble avoir éveillé. Un sortilège qui, à la nuit tombée, infuse dans son esprit une atonie langoureuse.
On est séduit par ce Londres du XIIIè siècle, magnifiquement avec reconstitué avec sa misère, avec le quotidien du petit peuple qui constituait une véritable caste. Un Londres glauque, mal famé et sombre à souhait, rongé par la pauvreté, la maladie,...
Si en ouvrant le mythe aux territoires de l'onirisme, l'auteur n'évite toutefois pas les écueils en nous dépeignant des personnages secondaires trop caricaturaux, trop stéréotypés, peu fouillés qui se rattachent à l'étiquette Jeunesse du roman.
Si le scénario est plutôt bien construit, la fin est tirée par les cheveux et , il manque des éléments de compréhension dans l'envoûtement de Robin et sur la nature réelle des corbeaux. C'est dommage car la description des liens père et fille sont décrits avec subtilité et humour. Les parents d'adolescents devront bien retrouvés les attitudes et comportements contradictoire pas toujours compréhensible de leurs enfants. le côté fantastique est lui aussi tiré par les cheveux et la trop grande diversité des créatures rencontrées ne permet pas une cohabitation réussie.
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edwige31
  28 juin 2013
Toujours intéressée par mon héros d'enfance, le fameux Robin des bois, et par la quatrième de couverture alléchante, j'ai dévoré en une journée ce roman.
Nous suivons l'histoire de la jeune Diane de Loxley , en Angleterre,1212. Fille de robin des Bois, elle entreprend avec son père une visite à Londres pour voir Will, l'écarlate devenu charcutier et père de famille. C'est aussi pour Diane et son père de renouer un dialogue un peu tendu car Robin est un homme meurtri par la mort de son épouse Marianne. L'ambiance de la ville pleine de bruits et de dangers sera un véritable choc pour la jeune fille. Elle y rencontrera des mendiants, des voleurs, des nains et des simplets et surtout un prince des voleurs, mystérieux et vénéneux. Celui-ci va l'entrainer dans des aventures où se mêlent la sorcellerie, complot et pouvoir.
Autant le dire tout de suite, le début du roman est bien plus intéressant que sa fin. Si le scénario est plutôt bien construit sur les ¾ quart du roman, j'ai trouvé la fin tirée par les cheveux. Il me manque des éléments de compréhension dans l'envoutement de Robin et sur la nature réelle des corbeaux. Quant aux géants gardiens, je ne comprends pas leur intérêt dans l'histoire.
C'est dommage car la description des liens père et fille sont décrits avec subtilité et humour. Les parents d'adolescents devront bien retrouvés les attitudes et comportements contradictoire pas toujours compréhensible de leurs enfants. La cité de Londres au Moyen Age est magnifiquement reconstituée avec sa misère, le quotidien du petit peuple, le rôle des mendiants, gueux et pestiférés de toutes sortes, qui constituaient une véritable caste. Je recommanderais ce roman rien que pour ses deux éléments. Mais la fantasmagorie et la magie est pour moi bien trop improbables, sans véritables liens entres les différents événements. Bref, bien trop surfait et superficiel. L'écriture est simple mais efficace avec des traits d'humour agréables.
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petit-lips
  09 décembre 2012
Avril 1212, en Angleterre. Robin des Bois, devenu Seigneur de Loxley, et sa fille Diane vont à Londres. Ils séjournent chez le neveu de Robin, Will l'écarlate, devenu charcutier. Rapidement, des choses étranges vont arriver à Diane, et elle découvrira que Londres recèle des dangers insoupçonnés. Elle fera également la rencontre de Tredekeiles, qui s'autoproclame le "prince des mendiants".
J'ai été séduite par l'univers général du livre. Ce Londres du XIIIe siècle nous est présenté comme une ville mal famée, sombre et glauque. L'auteur réussit parfaitement à nous transporter dans cette ambiance mystérieuse et dangereuse. Londres est rongée par la pauvreté, les maladies, la puanteur, les personnages peu fréquentables... Ce n'est pas du tout ce que Diane s'imaginait.
En revanche, je n'ai pas vraiment adhéré à l'aspect fantastique du récit, que j'ai trouvé un peu tiré par les cheveux et assez brouillon par moments. Je m'attendais à un roman un peu plus épique, avec plus d'aventure et de combats. On rencontre pas mal de "créatures" fantastiques différentes, et au final, j'ai trouvé que le mélange des genres ne faisait pas forcément bon ménage (une sorte de divinité, des spectres, des esprits, des démons, des géants...).
Concernant les personnages, j'ai adoré Diane. Cette adolescente de quinze ans n'a pas la langue dans sa poche, elle a du caractère et donne du fil à retordre à Robin. Son courage et sa détermination s'accroissent au fil des pages.
Je ne m'attendais pas à ce que Robin soit un héros dans cette histoire, puisque c'est sa fille qui est mise en avant. Cependant, je l'ai quand même trouvé assez mou et effacé, c'est dommage.
J'ai aimé les personnages secondaires, mais ils ne sont pas assez développés à mon goût. Tout le monde connaît plus ou moins les compagnons de Robin (Frère Tuck, Petit Jean...) donc en ce qui les concerne, ce n'est pas trop grave. En revanche, c'est plus gênant pour les personnes rencontrées par Diane. J'aurais aimé connaître davantage Tredekeiles et ses acolytes. J'ai eu l'impression qu'à part Diane, tout le monde n'avait qu'un "petit rôle".
L'écriture de Jérôme Noirez est très agréable, avec une pointe d'humour vraiment plaisante. Que ce soit dans les réparties de Diane, les dialogues avec les enfants de Will, ou même le carnet de bord de l'ancien shérif de Nottingham.
Pour conclure, malgré une héroïne attachante, une ambiance parfaitement retranscrite et une plume agréable, je n'ai pas totalement accroché avec « La dernière flèche ». J'espérais un roman un peu plus orienté "aventures épiques" et un peu plus proche de la légende de Robin des Bois, telle qu'on la connaît.
Lien : http://lectures-petit-lips.b..
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
boudiccaboudicca   29 janvier 2016
J'ai noté d'autres signes. De la mousse entre les pavés, des fougères au pied des murs, du lierre accroché à des façades. Les fêtes de mai sont pourtant achevées. Les guirlandes de feuilles ou de fleurs ont été retirées. Les jack-in-the-green ont jeté leur costume, les arbustes autour desquels les gens dansaient ont été débités pour faire du petit bois. Quand je suis arrivé à Londres, il n'y avait pas tant de verdure. La cité change de couleur. Suis-je le seul à m'en apercevoir ?
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emy421emy421   15 octobre 2011
Elle encocha une première flèche, regarda un moment la cheminée du donjon à laquelle elle faisait face, puis ferma les yeux en imaginant la trajectoire de son tir, tenant compte de la forme si particulière de la pointe et de l'encombrement de sa traîne de soie.
Les cloches de Charing Cross se firent entendre. Que les églises sonnent l'heure avec un décalage n'était guère inhabituel, et les sentinelles ne s'en inquiétèrent pas.
Diane leva son arc, le banda et décocha sa flèche. Sans même regarder le résultat de son tir, elle arma la suivante et répéta son geste. Le premier trait retomba vers l'intérieur de la cheminée. Son fer tinta une fois en heurtant la pierre, un son assez ténu pour pouvoir se confondre avec celui des cloches.
Les deux flèches atteignirent pareillement leur cible.
[...]
- T'avais raison, Tredekeiles, elle est douée, la morveuse.
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laulauttelaulautte   30 octobre 2014
Elle me ramène vingt ans en arrière, à Sherwood, dans ses inextricables broussailles. Je revois mes hommes tombant sous le tir d'invisibles archers. Cette forêt était notre ennemie plus encore que les bandits qui y avaient trouvé asile. Elle se faisait leur complice : chaque arbre, buisson, souche, parterre de feuilles mortes, cercle de champignons, brindille, mare, fondrière moussue... Autant de pièges qui nous étaient tendus. C'est une armée de bûcherons que j'aurais dû lever !
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psycheinhellpsycheinhell   04 décembre 2012
Diane avait conscience d'être ailleurs, loin de Londres. Elle n'arpentait pas une forêt réelle, mais un rêve de forêt où ne régnerait que le végétal, où le temps, les saisons, la lumière n'existeraient qu'à son seul profit. Croître, fleurir, proliférer, ensemencer, bâtir au rythme lent des arbres un royaume vert : tel était le fantasme de Sherwood. Et Diane, après tous ces jours douloureux passés dans la cité, son vacarme, sa pestilence et sa violence, parvenait à comprendre ce désir. Que tout disparaisse sous la verdure infinie ; cela valait peut-être mieux.
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laulauttelaulautte   30 octobre 2014
- [...] tu dis ne plus supporter le chant des oiseaux et le parfum du chèvrefeuille. Ici je t'assure, ni chants d'oiseaux, ni parfum de fleurs !
- Mais cris de barbares et odeur de merde !
- C'est ça aussi, la vie, ma chère fille.
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Retrouvez les grands moments de cette soirée de lancement de la collection young adult Electrogene et du premier titre Brainless de Jérôme Noirez, qui a eu lieu le 20 mai 2015 à l'école de communication visuelle de Paris.
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Quel est le nom du neveu du seigneur de Loxley (Robin) ?

il n'en a pas
William de Wendenal
Will l'écarlate
Tredekeiles

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